Bonjour à tous!
Tout d'abord, merci pour les follows/les favorite/ les reviews. Je suis vraiment très contente que le début de cette fic plaise. Il me reste deux chapitres à écrire avant d'avoir fini l'écriture, et l'histoire contiendra finalement 40 chapitres. :)
J'ai plusieurs choses à dire avant de vous laisser à la lecture : Premièrement, j'avais oublié de préciser dans l'intro du chapitre 1 que Emma et Killian sont fiancés (ce qui est important, mais je n'en dis pas plus ;) )
Ensuite, je voulais réagir par rapport à toutes les théories que j'ai vu dans les commentaires concernant les malaises d'Emma, et je dois dire que je suis très contente de ce que je vois x) Toutes les idées sont très bonnes, et je tenais juste à ajouter quelque chose sur un point : Certains m'ont dit qu'il serait trop facile voire répétitif que Emma soit de nouveau enceinte, mais je ne suis pas trop d'accord avec cette opinion (même si elle est parfaitement légitime). En effet, la première fic a été très soft, et je peux faire quelque chose de beaucoup plus hard s'il s'avérait que cette théorie était correcte. Et je vous vois arriver, "Mais du coup ça veut dire qu'Emma est enceinte et t'as tout spoilé", mais je peux très bien essayer de brouiller les pistes, vous n'en savez rien, mouahahahah (bon ok, j'arrête, je m'emballe xD)
Sur-ce, je passe aux remerciements personnels, bonne lecture! :)
Sissi1789 : Merci pour ta review! :D Les nouveaux arrivants sont introduits dans ce chapitre, j'espère qu'ils te plairont! :)
Nessouille : Je suis très contente de te retrouver dans les commentaires de cette fic! :) Toutes tes théories sont très bonnes, et j'ai déjà réagi ci-dessus concernant celle sur une potentielle grossesse, même si je comprends complètement ton avis ;) J'espère que la suite ta plaira!
CaptainSwan72 : Merci beaucoup, et tu verras pour toutes tes théories par la suite! (on apprend réellement ce qui se trame derrière les malaises d'Emma dans le chapitre 5, donc il faut encore un peu attendre :3). J'espère que ce chapitre te plaira! :)
ChefPopo : Merci beaucoup, et je suis vraiment heureuse que tu suives également cette fic! :D J'espère te retrouver dans les commentaires! :)
Naema : Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras ce tome autant que le premier, même s'il est différent dans le sens où le premier était très doux, et celui-ci est beaucoup plus dark! :)
Lulu : Je suis super contente de te retrouver sur cette fic, et merci beaucoup! Tu découvriras les nouveaux arrivants dans ce chapitre! :)
HEA-captainswan : Merci beaucoup beaucoup pour tous tes compliments, ça me touche énormément! :D Je suis contente que ce chapitre t'ait plu, et j'espère que la suite te plaira tout autant! Je préfère publier une fois par semaine pour faire durer le plaisir, puis comme ça j'ai le temps d'écrire d'autres fics entre temps et je ne laisse jamais mon compte inactif ;)
captainswan7683 : Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras tout autant le suite de cette fic! :D J'ai parlé de toutes les théories au-dessus, donc je ne vais pas revenir sur ça :p J'espère que ce chapitre te plaira! :)
Guest : Merci beaucoup, j'espère que la suite de cette fic ne te décevras pas! :D
Nous arrivâmes avec un peu de retard à l'entrée du parc, où mon père et Henry nous attendaient déjà. En m'approchant, je remarquai qu'ils trépignaient tous deux d'impatience, et m'avançai vers eux au pas de course, Hook sur mes talons.
- Désolée pour le retard, dis-je en arrivant à leur hauteur, légèrement essoufflée. Salut, kid, ajoutai-je à l'intention de Henry. Alors, qu'est-ce qui se passe ?
- Tu vas complètement halluciner, dit mon fils en ouvrant de grands yeux.
- Hein ? Demandai-je sans comprendre. Pourquoi ?
- Oh, non, on veut voir ta réaction en direct quand tu vas découvrir ce qui se passe, répondit-il d'un air taquin.
- Henry, c'est très drôle tout ça, vraiment, mais je ne suis pas d'humeur, grommelai-je en roulant des yeux. Papa ? Demandai-je en me tournant vers mon père, de qui j'espérais tirer plus de renseignements.
- Il a raison, dit-il avec un sourire. De toute façon, tu ne nous croirais pas si on te le disait.
Je jetai un coup d'œil interrogateur vers Killian, qui haussa les épaules dans un air de totale incompréhension, me montrant ainsi qu'il n'en savait pas plus que moi sur ce qui était en train de se passer.
- Très bien, capitulai-je en soupirant. Allons-y, alors.
- Ça va, maman ? Commença Henry en venant se mettre à côté de moi pendant que nous nous enfoncions dans les profondeurs du parc.
- Ouais, pourquoi ? Demandai-je distraitement.
Je n'étais pas au meilleur de ma forme, mes jambes étaient plutôt faibles et la tête me tournait un peu. Je n'avais qu'une envie : rentrer à la maison, me mettre au lit et dormir. Mais évidemment, dans cette ville, c'était beaucoup trop demander.
- Tu n'as pas l'air dans ton assiette…
- Tu dis ça parce que j'ai réagi plutôt abruptement à vos cachotteries, hein ? Grimaçai-je en tournant la tête vers lui.
- Entre autre. Mais tu as l'air fatiguée, et il me semble que tu as encore maigri…
- C'est vrai que tu n'as pas encore eu la chance d'avoir à faire à un foie défectueux. Qu'est-ce que tu veux, j'ai dû boire trop de rhum, ajoutai-je un peu plus haut pour que Killian, qui marchait devant nous, m'entende.
- Parce que c'est de ma faute, c'est ça ? répliqua-t-il d'un air faussement outré.
- Non, je dis juste que c'est injuste que, après plus d'un siècle à boire tous les jours, tu sois en parfaite santé.
Hook rit, et je me retournai vers Henry en lui souriant pour le rassurer.
- T'inquiète pas, kid. J'en ai vu d'autres. Si c'était vraiment grave, je ne serais pas ici, à faire face à cette « crise » dont vous ne voulez rien nous dire.
- Et bien tu vas bientôt en savoir plus, dit mon fils en me montrant cinq silhouettes qui se tenaient debout à quelques pas de nous.
Je reconnus sans trop de difficultés ma mère et Regina, qui discutaient avec trois inconnus, deux hommes et une femme. Je m'avançai vers eux en les détaillant, les sourcils froncés. Quelque chose en eux me semblait vaguement familier, mais je n'arrivais pas à mettre le doigts dessus. Sans trop savoir pourquoi, ce trou de mémoire m'agaçait au plus haut point.
- Ah, voilà enfin Emma, dit ma mère en me voyant approcher d'un pas rapide.
- Désolée de vous avoir fait attendre, m'excusai-je avant de me tourner vers les trois inconnus pour me présenter. Je suis le Shérif Emma Swan. Je suppose qu'on va débuter par les questions d'usage, on commence à avoir l'habitude. Très bien, qui êtes-vous et comment êtes-vous arrivés ici ?
- Tu ne sais pas qui ils sont ? Demanda Henry en levant un sourcil, un brin moqueur. Je dois dire que tu me déçois, maman.
- Hein ? Demandai-je, complètement perdue, avant de me retourner vers Killian, qui ne semblait pas comprendre grand chose non plus. Je suis censée les connaître ? S'il vous plaît, si vous avez de mauvaises attentions, dites-le nous tout de suite, continuai-je à l'intention des nouveaux arrivants. Il y a des cellules en dessous de l'hôpital, ça nous fera gagner du temps si on vous y enferme tout de suite...
J'avais essayé de détendre l'atmosphère en prononçant cette phrase, mais ma tentative n'eut pas l'effet escompté, car tout le monde, ma famille y comprit, me regardait à présent comme si je débarquais d'une autre planète. Je m'éclaircis la gorge et redressai le menton pour me redonner une contenance, un peu honteuse du malaise que venait d'engendrer ma plaisanterie.
- Je suppose que c'est une blague ? Demanda enfin la femme, qui devait approcher de la quarantaine et avait de longs cheveux bruns et touffus.
- Bien sûr que c'est une blague, répliqua le rouquin du groupe en levant les yeux au ciel. Excusez-là, elle et l'humour...
- Ron ! S'exclama la femme d'un air outré.
- Vous venez de la Forêt Enchantée ? Continuai-je sans tenir compte de l'échange, me mordillant l'intérieur de la joue pour essayer de comprendre ce qui était en train de se tramer. De Oz ?
- Quoi ? La Forêt Enchantée ? Répéta la femme d'un air perplexe. Qu'est-ce que c'est que ça…?
Je me rendis subitement compte de la façon dont l'inconnue avait appelé l'homme – qui était son mari d'après ce que j'avais compris - à peine quelques secondes plus tôt, et secouai la tête, complètement perdue. Un rouquin qui se prénommait de la sorte et qui se chamaillait avec sa femme, ça me rappelait beaucoup une certaine œuvre de mon enfance... Perplexe, je finis par dire :
- Vous vous appelez Ron ? Ça c'est une coïncidence.
- Pourquoi ? Intervint l'autre homme, ouvrant la bouche pour la première fois depuis mon arrivée.
Il avait des cheveux noirs en bataille et des lunettes rondes. Ma perplexité se transforma soudain en hilarité : j'avais trop d'informations à intégrer d'un coup, et ne pouvais pas croire en la réalité de la chose :
- Vous êtes un sorte de parodie ? Demandai-je en riant, avant de m'interrompre brusquement lorsque mes yeux se posèrent sur la cicatrice en forme d'éclair que l'homme aux cheveux noirs avait sur le front.
Je me retournai vers Henry et mon père en ouvrant de grands yeux, ce qui sembla beaucoup les amuser. Ma mère et Regina, les sourcils haussés, semblaient attendre mes prochaines paroles avec impatience. Je vis que Killian, lui, ne comprenait rien à la situation. C'était normal, il n'avait pas grandi dans ce monde, après tout. Mais je n'arrivais pas à digérer ce que je venais d'apprendre : ce n'était pas possible, il devait y avoir un malentendu.
- Emma, intervint mon père en riant. Je te présente Harry, Ron et Hermione. Il sont arrivés dans notre monde par accident, et…
- Non, non, non, l'interrompis-je en me pinçant la peau du bras, persuadée que j'étais en train de rêver, mais ne parvenant à rien d'autre qu'à me faire mal. Ce n'est pas possible, vous n'existez pas…
- On est censé le prendre mal ? Demanda le rouquin en me regardant d'un air perplexe.
- Maman, après tout ce temps, tu ne devrais plus être étonnée de rien, dit Henry, qui était plié en deux à cause de ma réaction. Sérieusement, si tu as pu accepter le fait que tu es la fille de Snow White et Prince Charming…
- Vous n'allez pas me faire avaler qu'il y a un monde où Poudlard existe réellement, quand même ! M'exclamai-je, complètement désorientée.
Même Ingrid m'avait assuré que Harry Potter n'existait pas vraiment ! Ce n'était pas possible, je devais rêver, ou c'était une blague que ma famille avait préparé pour essayer de me redonner ma bonne humeur. Je ne pouvais accepter la fait que mes repères s'écroulent une nouvelle fois, c'en était trop.
- Pourquoi est-ce qu'on parle subitement de contes de fées ? Intervint La femme en levant un sourcil étonné.
- Snow White, Prince Charming, dis-je en montrant tour à tour mes parents d'un air distrait, me mordillant la lèvre inférieure, essayant en vain de trouver une explication logique à la situation.
- Je croyais que vous vous appeliez Mary-Margaret et David, dit le rouquin en nous regardant comme si nous étions tous fous.
- Ce sont nos noms… communs, on va dire. Nous sommes bien Snow White et Prince Charming, expliqua ma mère avec le plus grand calme. Et voici notre fille, Emma.
- Voyons, c'est ridicule, dit la femme en nous dévisageant comme si nous étions complètement attardés. De un, vous n'existez pas vraiment…
- Je pourrais vous retourner le compliment, dis-je en croisant les bras sur ma poitrine, mécontente de cette petite pique venue de la bouche d'une femme qui n'était pas censée vivre autre part que dans des romans.
- De deux… Snow White n'a pas d'enfant, ça se saurait…
- J'en ai même deux, dit ma mère en hochant lentement la tête, vaguement amusée par les paroles de la nouvelle arrivante.
- Vous vous moquez de nous, on dirait que vous avez le même âge ! S'exclama la rouquin.
- C'est une longue histoire…
- Comment vous connaissez-nous, déjà ? Demanda l'homme à lunettes en levant un sourcil.
- Pour faire clair, vous connaissez nos histoires à travers des livres et nous connaissons votre histoire à travers des bouquins aussi, dit ma mère, toujours avec un sang froid à toute épreuve.
J'étais complètement perdue, et me passai nerveusement une main dans les cheveux. Je n'arrivais pas à croire que les héros de mon enfance existaient vraiment. Je sentais mes jambes devenir de plus en plus faibles, et clignai plusieurs fois des yeux pour éclaircir ma vision. Ce chamboulement dans mes croyances m'atteignait plus fort que je n'aurais jamais pu l'imaginer.
- Écoutez, intervint Regina qui avait l'air de s'impatienter. On vous expliquera tout ça plus tard devant une tasse de café. En attendant, est-ce que vous pouvez nous dire comment vous êtes arrivés ici ?
- Le problème c'est qu'on l'ignore, répondit Harry (je devais m'habituer à l'appeler comme ça, parce qu'ils n'avaient vraiment pas l'air de plaisanter). On se promenait dans notre village quand on a vu une lumière verte inhabituelle briller un peu plus loin. On a laissé Lily, ma plus jeune fille, et Hugo, le fils de Ron et Hermione avec ma femme Ginny, et on est allé voir ce qui se passait. Je ne sais pas exactement ce qui est arrivé ensuite, mais une tornade s'est matérialisée devant nous et nous a amenés… ici.
- Un portail… marmonna Regina, qui se mordillait le pouce d'un air concentré. C'est bizarre…
- Est-ce que vous pouvez nous ramener chez nous le plus vite possible ? Implora Hermione d'un air désespéré. Nos enfants sont dans notre… monde, comme vous dites, et ils ne savent pas où nous sommes… James et Albus, les deux garçons de Harry, sont à Poudlard, ainsi que notre fille, Rose. Ils ne savent pas ce qui se passe, il faut qu'on leur prouve qu'on est en vie…
- Ne vous inquiétez pas, assura Regina. On peut utiliser la baguette de l'apprenti pour vous faire rentrer chez vous. Mais restez ici une nuit pour vous reposer, vous avez eu une rude journée. Nous allons vous renvoyer dans votre monde à la première heure demain matin.
- C'est promis, ajouta ma mère devant l'air inquiet de nos nouveaux amis.
Je me sentais de plus en plus mal. Des points noirs dansaient à la périphérie de ma vision, et je sentais une sueur froide tapisser petit à petit mon front. C'était comme si ce que je venais d'apprendre avait encore empiré mon état de santé déjà très précaire. J'avais mal au ventre, et je cherchai des yeux un banc pour m'asseoir, mais Killian prit la parole :
- Emma, ça va ? Tu es toute pâle…
- C'est vrai que vous n'avez pas l'air bien… ajouta Hermione.
J'eus l'impression que sa voix se déformait de manière désagréable, et je sentis bientôt mes jambes se dérober sous moi. J'eus juste le temps de sentir ma tête heurter violemment le sol, puis ma vision devint totalement noire et je perdis connaissance.
- Emma ?
- Swan ? Tu m'entends ?
Je revenais petit à petit à moi, et ouvris difficilement les yeux. Un attroupement s'était formé autour de moi, mais j'avais du mal à distinguer les visages qui étaient penchés au-dessus de mon corps allongé. Je portai la main à ma tête en grimaçant et papillonnai des yeux pour parvenir à voir ceux qui se trouvaient autour de moi.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demandai-je d'une voix rauque.
- Tu t'es évanouie, m'apprit mon père d'un air tracassé.
- Tu peux t'asseoir ? Intervint Killian, qui avait posé sa main dans mes cheveux et me regardait avec inquiétude.
Je hochai la tête et me redressai avec l'aide de Hook et de ma mère. Je m'assis en tailleur sur le sol et pris trois grandes inspirations pour me remettre les idées en place. Ma tête me lançait à cause de la chute. Mon père me tendit une bouteille d'eau, que j'acceptai avec reconnaissance. La froideur du liquide me fit du bien.
- Ce n'est pas étonnant que tu t'évanouisses, tu ne sais plus rien avaler depuis des jours, dit Killian, plus pour lui même qu'autre chose.
- Sérieusement, Emma ? Tes malaises continuent ? Demanda ma mère en fronçant les sourcils, inquiète
Je hochai lentement la tête. J'avais une drôle de sensation dans le creux de l'estomac et posai ma main sur mon ventre comme si ça pouvait me faire aller mieux.
- Je crois qu'on va aller chez Granny plus vite que prévu, dit mon père d'un air concerné. Un chocolat chaud te fera du bien.
- Je crois que c'est la seule chose qui ne me donne pas le nausée depuis des semaines, alors c'est une bonne idée, dis-je en me forçant à lui sourire. Désolée, ça ne fait pas très bonne première impression, ajoutai-je à l'intention de Harry, Hermione et Ron ,qui me regardaient avec tracas, un peu honteuse de m'être évanouie alors que j'étais censée paraître en pleine forme devant eux.
- Ne vous inquiétez pas pour ça, assura Hermione d'un air grave. Le plus important est que vous soyez saine et sauve.
- Au point où on en est, je pense qu'on peut se tutoyer, proposai-je en lui souriant vaguement.
- Tu crois que tu peux marcher ? Demanda Killian, qui avait serré ma main dans la sienne. Tu ne vas plus t'évanouir ?
- On peut toujours tenter le coup. Je ne vais pas rester assise là toute la journée.
Il hocha la tête et m'aida à me relever. Mes jambes étaient toujours un peu faibles, mais je pouvais avancer sans trop de risques. Killian passa un bras autour de mes hanches, et laissa les autres prendre de l'avance avant de se retourner vers moi pour me dire :
- Ça va ? Tu ne t'es pas fait trop mal ?
- Un peu mal à la tête, avouai-je en grimaçant. Mais je vais bien.
- Je n'appelle pas vomir trois fois par jours et s'évanouir aller « bien », Swan, contra-t-il d'un air un peu agacé.
- Désolée, soufflai-je en me mordant la lèvre inférieure. Je ne veux juste pas t'inquiéter.
- C'est un peu tard pour ça, love. Tu me promets d'aller voir Whale rapidement ? Il faut que tu soigne ça, d'accord ?
- Je le ferai dès qu'on aura renvoyés nos trois amis chez eux, assurai-je en souriant d'un air faussement confiant.
- Au fait, pourquoi tu avais l'air si étonnée en les voyant ?
- Ce sont les héros des livres de mon adolescence, expliquai-je. Ce sont des sorciers. Ils font de la magie avec des baguettes, je te montrerais les films et les livres, si tu veux, tu verras c'est génial. C'est juste qu'on m'avait assuré qu'ils n'existaient pas, c'était donc un peu surprenant.
- Ce que je trouve surprenant, c'est que tu sois toujours étonnée quand tu dois faire face à des choses comme ça.
- Mon esprit logique reprends le dessus, qu'est-ce que tu veux, répliquai-je, avant de me retourner vers les autres qui avaient déjà pas mal avancés. On y va ?
Il hocha la tête, mais il garda sa main bien serrée autour de mes hanches alors que j'avançais.
- Tu sais que tu peux me lâcher, me moquai-je gentiment. Je sais encore marcher à ce que je sache.
- Ça reste à prouver. Et puis je ne vois pas pourquoi j'aurais besoin d'une excuse pour vouloir être proche de toi.
Je secouai la tête, amusée, et me mis sur la pointe des pieds pour poser ma bouche sur la sienne. Certes, ma santé n'était pas au beau fixe et je vivais des moments difficiles. Mais j'avais des gens qui m'entouraient, et mes parents, mes enfants et Killian m'aidaient à tenir le coup.
- C'est bon, dit mon père en revenant avec des boissons, suivi de Killian. On a demandé à Granny de vous réserver des chambres pour ce soir, tout est arrangé.
Nous étions installés à une des tables extérieures du restaurant. L'air frais du mois de mars me faisait du bien et avait pour bénéfices de m'éclaircir les idées. Calée dans le fond de mon siège, je me sentais déjà mieux, même si la position assise devait jouer beaucoup dans mon état. Hook s'assit sur la chaise restée vacante à mes côtés et poussa une tasse de chocolat chaud vers moi.
- Merci, soufflai-je en lui jetant un coup d'œil en coin.
- Maintenant qu'on est tous installés, vous pouvez nous expliquer vos liens de parenté histoire qu'on puisse s'y retrouver ? Demanda Ron avec curiosité.
- Ce n'est pas compliqué… commença ma mère.
- En fait, si, c'est très compliqué, l'interrompit Killian, ce qui me fit rire doucement. Mais continue.
- Emma est notre fille. Nous avons aussi un fils, Neal, qui a 3 ans et demi. Emma a deux enfants : Henry ici présent, et Liam, qui a 2 ans, et qu'elle a eu avec Hook.
- Comme dans Capitaine Hook ? Demanda Hermione en levant un sourcil.
- Donc vous avez entendu parler de moi ? Répondit-il avec un grand sourire.
- Tu vas ressortir cette réplique à chaque fois, ou… me moquai-je gentiment.
Killian se retourna vers moi pour me donner un léger coup de coude faussement vengeur dans les côtes, ce qui me fit éclater de rire.
- Regina est la mère adoptive de Henry, car Emma était fort jeune quand elle l'a eu et a préféré le mettre à l'adoption.
J'en fus reconnaissante à ma mère de ne pas exposer tous mes problèmes de jeunesse devant des gens que nous connaissions à peine, et lui souris discrètement par dessus ma tasse de chocolat chaud.
-… mais elle est aussi ma belle-mère…
- Attendez, par belle-mère, vous entendez qu'elle est la méchante reine ? Demanda Hermione en ouvrant de grands yeux presque effrayés.
- Merci, railla Regina en levant les yeux au ciel.
- Elle l'a été, dis-je en volant à son secours. Mais elle ne l'est plus. Elle a même trouvé l'amour avec Robin Hood…
- Merci d'étaler ma vie privée, Swan.
- Avec plaisir, répliquai-je avec un sourire innocent.
- Regina a jeté le Sort Noir il y a maintenant 34 ans, qui nous a amené dans ce monde, nous a fait oublier nos vraies identités et a arrêté le temps pendant 28 ans. Mais Emma et Henry nous ont tous sauvés, et nous voilà à présent. C'est pour ça que nous avons l'air d'avoir le même âge, Emma et moi. Je n'ai pas vieilli pendant 28 ans, alors que Emma, qui a été élevée dans ce monde, a grandi normalement.
- Pas compliqué, tu avais dis ? Fit remarquer Harry en haussant un sourcil.
- C'est encore plus tordu que ça, croyez-moi, on vous passe les détails, dis-je d'un air entendu, ce qui les fit rire.
- On peut vous raconter notre histoire aussi, c'est beaucoup moins compliqué, proposa Ron avec un sourire.
- Inutile, je connais déjà tout, dis-je, avant de capter leurs regards étonnés. Quoi ? J'étais une fan des livres et des films quand j'étais enfant.
- Ils ont aussi fait des films sur nous ? Demanda Hermione d'un air perplexe.
- Si nous avions un peu de temps devant nous, nous vous les montrerions, mais en attendant j'ai tous les livres, je peux vous les apporter.
- Ça promet d'être intéressant, souffla Hermione d'un air songeur.
- C'est vrai qu'un livre que tu n'as jamais lu, ça doit te rendre perplexe, dit Ron en riant à moitié.
- Très drôle, Ron, je m'étouffe de rire.
Je ris avant de boire une longue gorgée de chocolat chaud. Je trouvais ça étrange que ce soit la seule chose qui ne me fasse pas vomir, mais je ne m'en plaignais pas. Ça avait au moins l'avantage de me réchauffer et de faire que j'avais quelque chose dans l'estomac, même si ça n'avait rien à voir avec un repas complet.
Me sentant observée, je tournai la tête et vis que Hook me regardait d'un air tracassé. Je savais qu'il s'inquiétait pour mon état de santé, à juste titre bien sûr. Mais nous avions assez de tracas comme ça, et je ne voulais pas qu'il s'inquiète pour moi. C'était entre autre pour ça que je ne voulais pas accepter l'idée qui me tournait en tête depuis des jours et qui expliquait parfaitement mes symptômes.
Je souris à Killian et passai la main sous la table pour chercher la sienne. Nos doigts s'entremêlèrent dans un geste rempli de tendresse. Nous avions réussi à garder nos moments d'intimité malgré la naissance de Liam. Ma mère gardait notre fils au moins une fois par mois pour nous donner des soirées rien qu'à nous deux, et je savais que ça nous aidait à tenir le coup. Hook avait la faculté de faire ressortir le meilleur côté de moi-même, quand j'étais sans méfiance, sans masques, et je lui faisais confiance au-delà des mots.
Je serrai un peu plus sa main sous la table, résistant à l'envie de m'approcher de lui pour l'embrasser longuement.
Et voilà! Vous connaissez donc l'identité des nouveaux arrivants! pour ceux qui me connaissent, ce n'est pas très étonnant car je suis une grande fan d'Harry Potter! (Poufsouffle power hahah x) ). Harry, Ron et Hermione ne vont pas apparaître dans tous les chapitres, c'est pour ça que cette fiction n'est pas catégorisée comme Crossover. Vous vous en doutez, leur présence cache des enjeux plus importants, et je me réjouis de vous les faire découvrir! :)
A dimanche prochain! :)
