Oh My God ! Je n'imaginais pas avoir autant de reviews pour une traduction ! Je dois dire que je suis touché par vos commentaires.
Klainekisses : Oui, je suis d'accord avec toi, c'est vraiment ce qui m'a poussé à traduire cette histoire. J'ai vraiment été ému (on peut même dire bouleversé) par cette fic que je souhaite vraiment la partager.
Justmoi59 : Voilà voilà la suite ! Merci beaucoup ^^
mmlabr : Content que ça te plaise. C'est justement pour les personnes n'étant pas à l'aise avec l'anglais que j'ai entrepris cette traduction.
Nemaja : Ouiii ! A Break In The Clouds est aussi une de mes fics préférées et je dois dire que le travail de traduction de Mizugachi m'a également inspiré. J'espère que la suite te plaira tout autant.
Laguna2703 : Ne t'inquiète pas, tu vas avoir droit à quelques réponses dans ce chapitre. Merci ^^.
Lafolleduklaine : Merci ! *chaud au coeur* Et bien, oui, la vie de Blaine dans les rues a dû être vraiment horrible. 4 ans dans ces conditions, c'est inhumain. C'est vraiment idiot ce que je vais dire mais depuis que j'ai lu cette histoire, je ne regarde plus les sans-abris avec les mêmes yeux. je me demande toujours pourquoi ils ont sont arrivés là ... Espérons que dans le cas de Blaine, Kurt parvienne à le sortir de là ^^
GleeCrisscolfer: Merci beaucoup ! Ca me fait vraiment plaisir que ça plaise. Par contre, je ne fais que traduire l'oeuvre de LauGS, l'histoire ne m'appartient pas, je préfère le rappeler. Et merci de suivre mon autre fic, que j'écris vraiment pour le coup ^^
Yunoki : Je suis content que tu es sauté le pas. Tu ne le regretteras pas (non pas que ma traduction soit la meilleure, mais cette histoire est tout bonnement magnifique).
Tonksinette : Wouah ! Je dois dire que c'est super flatteur. Ca me met encore plus pression du coup, mais je ferais de mon mieux pour vous offrir un travail propre et correct. Merci pour ton soutien !
Klaine29 : Merci beaucoup. Oui, j'adore cette auteure également. Et non, Kurt n'est pas une de ces célébrités imbue de leur personne. Pour la remarque de Kurt, sachant que ça m'ait déjà arrivé, j'ai bien ri aussi. La suite arrive juste après ces réponses au reviews ^^
Lala74 : Oui, le postulat de la fic est bien trouvée et très originale. Tu auras quelques réponses dans ce chapitre. Enjoy !
Aliice-Klaine : Oui, je suis complètement de ton avis, elle est géniale ! :p
Merci pour toutes ces reviews ! Je vais faire de mon mieux pour sortir un chapitre régulièrement. Je ne peux pas trop m'avancer sur le rythme de parution vu que je veux travailler sur mes deux séries en même temps. Mais je vais travailler dur !
RAPPEL : Vous pouvez retrouver la fic originale ici : www .fanfiction s/ 8795588/ 1/ Heart-Without-a-Home# (n'oubliez pas d'enlever les espaces) ainsi que les oeuvres de l'auteure sur son twitter : ConstantKlainer et sur son Tumblr : heartsmadeofbooks. N'hésitez pas à y faire un tour, vous ne serez pas déçus du voyage ^^
Voilà, je vous laisse tranquille, bonne lecture !
Durant tout le temps où il fut sorti, Kurt ne pu s'empêcher de s'inquiéter. Il avait laissé un type étrange qu'il connaissait à peine seul dans son appartement. Son habitation aurait pu être complètement vidée durant son absence.
Mais ce ne fut pas le cas. Tout était exactement à la même place que lorsqu'il était parti le matin. Kurt soupira de soulagement, se sentant un peu coupable d'avoir pensé que Blaine aurait fait quelque chose du genre.
Et c'est là qu'il remarqua ce qu'il manquait véritablement.
Blaine.
L'appartement était silencieusement désert. Le salon et la cuisine étaient aussi vides que les nuits où Kurt rentrait chez lui pour n'y trouver que la solitude qui lui tenait compagnie.
« Blaine ? » Il appela son nom désespérément et, oh mon dieu, pourquoi sa voix avait-elle craqué comme ça ? Pourquoi s'en souciait-il ?
Soudainement, il en prit conscience. Peut-être que Blaine était sans-abri parce qu'il n'avait pas d'endroit où vivre, mais Kurt était dans également sans-abri, à sa manière parce qu'il avait une magnifique maison mais personne à rejoindre.
Kurt dû s'arrêter un moment et se força à respirer. Après quelques ruptures au lycée, Kurt avait décidé que la douleur que les relations engendraient n'en valait pas la peine, alors il s'était contenté d'histoires d'une nuit qui ne signifiaient rien. Il avait quelques numéros de téléphones qu'il pouvait appeler quand il avait besoin de compagnie. Il y avait beaucoup de types qui aimaient traîner avec lui parce qu'il faisait les couvertures de magasines ou parce qu'il pouvait les inviter dans des restaurants très chers. Des types qui l'appelaient beauté et magnifique et tous les autres synonymes du genre présents dans le dictionnaire, parce qu'ils pensaient que c'était ce que Kurt voulait entendre.
Et quelque part, Kurt s'était convaincu que c'était exactement ce qu'il voulait, ce dont il avait besoin.
Il marcha le long du couloir jusqu'à la chambre d'invité pour voir si Blaine lui avait au moins laissé un mot, une explication, quelque chose. Il ne s'était certainement pas attendu à trouver l'homme cocooné dans le lit, dormant paisiblement.
Kurt haleta de surprise lorsqu'il le vit. Il semblait tellement différent de ce à quoi il ressemblait la nuit précédente. Peut-être était-ce dû au fait qu'il se reposait dans un lit décent avec un repas chaud dans son estomac vide. Peut-être était-ce dû au fait qu'il savait qu'à partir maintenant (même si maintenant finirait bientôt), il n'avait pas besoin de s'en faire.
Il ne voulu pas vraiment le réveiller. Il semblait évident que Blaine avait besoin de plus de sommeil. Il retourna à la cuisine, remonta les manches de sa chemise Armani et commença à préparer des sandwiches. Il ne se sentait pas d'attaque à faire une fournée de cookies ce soir. Il voulait juste se détendre en regardant un programme télé inutile et aller au lit.
Il mit deux des sandwiches dans une assiette, les couvrit d'un film plastique, puis attrapa une bouteille d'eau du réfrigérateur. Il se dirigea vers la chambre de Blaine … Non, la chambre d'invité et entra silencieusement, pour ne pas déranger l'homme endormi. Il serait probablement affamé en se réveillant, alors Kurt posa l'assiette et la bouteille sur la table de nuit et sorti en fermant la porte prudemment derrière lui.
Alors qu'il se tenait dans le couloir vide pendant un instant, il réalisa qu'il n'avait honnêtement aucune idée de ce qu'il était en train de faire.
Il avait du s'assoupir entre la fin de America's Next Top Model et le début du Project Runway. Mais ce n'était pas la légère lueur venant de la télévision qui réveilla Kurt. Ce fut le léger toucher d'une main sur son épaule, le secouant doucement.
« Kurt ? »
Les yeux de Kurt s'ouvrir d'un coup. Blaine était penché au dessus de lui, mordant ses lèvres nerveusement.
« Salut, » dit-il doucement, souriant un peu. « Désolé de vous avoir réveillé, mais vous ne sembliez vraiment pas être dans une position confortable. Peut-être devriez-vous aller au lit. »
Kurt s'assit doucement, clignant des yeux d'un air ahuri, toujours à moitié endormi. Blaine recula d'un pas prudemment pour lui donner un peu d'espace. « Quelle heure est-il ? Que faîtes-vous debout ? »
« Il est presque une heure du matin, je pense, » répondit Blaine. « Je me suis réveillé il y a peu. Merci pour les sandwiches et l'eau. Je venais ramener l'assiette dans la cuisine pour ne rien casser de plus et je vous ai vu endormi dans une position inconfortable, là. »
« Merci, » Kurt tourna sa tête en cercle pour essayer de dissiper l'élancement dans son cou. « A chaque fois que je m'endors ici, je me réveille avec d'affreuses douleurs dans mon dos. »
« Je vous en prie, » Blaine lui sourit, satisfait d'avoir épargné un mal de dos à Kurt.
Il y eu quelques secondes de silence avant que Kurt parle à nouveau. « Vous vous êtes ennuyé seul ici toute la journée ? »
« Oh, non, c'était bien, » Blaine fit un geste de la main, comme pour que Kurt ne se préoccupe pas de ça. « En fait, j'ai lu un peu. J'espère que ça ne vous dérange pas. Vous avez une superbe collection de livres. »
« Oh, non, ça ne me dérange pas du tout ! » Kurt lui sourit, également. « Je suis content que vous ayez trouvé quelque chose que vous aimez. Mais pourquoi êtes-vous allez vous coucher aussi tôt ? Vous avez dû vous ennuyer à un moment. »
« Non, vraiment, » Blaine lui répondit. « J'étais juste très fatigué. Je n'ai pas tendance à dormir profondément et au bout d'un moment, cela devient épuisant. »
Kurt pensa à quel point cela devait être horrible pour Blaine de dormir dans les rues d'une ville comme New York, où tout pouvait arriver. Il était dehors par tous les temps et devant constamment s'inquiéter de ce qu'il pouvait lui arriver.
Son cœur se serra un peu à cette pensée.
« Aimeriez-vous regarder la télé avec moi ? » Demanda nonchalamment Kurt à son invité.
« Je pensais que vous alliez vous coucher ? » Répondit Blaine, confus.
« Je n'ai plus sommeil, » Kurt haussa des épaules en grimaçant. Blaine s'assit à ses côtés sur le canapé juste après un bref moment d'hésitation.
Si Kurt devait être parfaitement honnête, c'était le fait d'avoir quelqu'un avec qui regarder ces idiotes télé-réalité qui était agréable.
Quand Kurt se réveilla à nouveau, quelques heures plus tard, il su qu'il était toujours sur le canapé, avant même d'ouvrir les yeux. Il pouvait encore entendre le doux murmure de la télévision et derrière ses paupières, il pouvait sentir la lumière, plus forte que dans sa chambre.
Ce fut les premières choses qu'il nota. Ce qu'il remarqua ensuite lui fit ouvrir les yeux, incrédule.
La chaleur contre son front ne venait pas d'un oreiller. C'était de la barbe rêche. Sa main ne reposait pas sur le cuir blanc et froid du canapé. Elle était sur quelque chose de chaud et solide qui bougeait de haut en bas, très très lentement …
Il était enchevêtré à Blaine. Il avait son visage caché dans le creux de son cou, sa main sur son estomac et leurs jambes étaient emmêlées.
« Oh merde, » il murmura et dans sa précipitation à se lever, il se prit les pieds de Blaine dans les siens et chuta sur le sol, manquant de peu de cogner sa tête sur le bord de la table basse.
Blaine se réveilla surpris, et se leva du canapé brusquement, avant même d'avoir le temps de comprendre ce qui se passait. Il avait l'habitude d'être réveillé brutalement (la plupart du temps par les agents de sécurité des parcs et des stations de métro qui lui disaient d'aller dormir ailleurs) et il n'en était vraiment pas fan de.
Puis, il remarqua Kurt allongé par terre et se précipita pour l'aider à se relever. « Vous allez bien ? »
« Ouais, ouais, » Kurt murmura, toujours à moitié endormi, attrapant la main que Blaine lui offrait. « Je vais bien. Juste ma fierté qui en a pris un coup. »
« Je suis désolé. Etait-ce ma faute ? » Demanda Blaine, préoccupé.
« Non, je … » Kurt s'éclaircit la gorge. « Nous, hum, nous nous sommes endormis ensemble, apparemment. »
« Oh ! » Blaine écarta sa main de Kurt, comme s'il était en feu.
« Ouais, bon … » Kurt ne savait pas pourquoi il se sentait aussi mal à l'aise. Ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'il s'endormait à côté de quelqu'un alors qu'il regardait la télévision …
Blaine ferma ses yeux et prit une profonde inspiration. « Je devrais … Je devrais y aller. »
« Blaine, je vous l'ai déjà dit. Il n'y a pas besoin que vous me prépariez le petit déjeuner ou autre chose … » Kurt tenta de sourire chaleureusement.
Clignant des yeux de confusion, Blaine secoua sa tête. « Non. Je veux dire … Je devrais partir. Quitter. Votre appartement. Comme j'ai dit que je ferais. »
Kurt ne s'attendit pas du tout à ce que son cœur se comprime dans sa poitrine. Il se leva d'un coup vers Blaine et attrapa son poignet, l'agrippant entre ses deux mains. Il ne remarqua pas que ses pouces se mirent à tracer des cercles sur la peau sensible.
« Voulez-vous vraiment partir d'ici, Blaine ? »
Blaine sembla prit au dépourvu par la question. Il fronça encore plus des sourcils. « Que voulez-vous dire ? »
« On dirait que vous êtes constamment en train de penser à partir d'ici, » Kurt haussa les épaules, lâcha le poignet de Blaine et s'assit sur l'accoudoir du canapé. Il leva ses yeux bleus et lumineux vers lui.
« C'est parce que je ne veux pas m'imposer à votre bonté, » répondit Blaine, pas encore certain de comprendre où voulait en venir Kurt. « Je ne peux pas rester pour toujours … »
« Mais vous pourriez rester un peu plus longtemps, » Kurt parla gravement.
« Pourquoi voudriez-vous que je reste ? » Il y avait une dose de soupçon dans la voix de Blaine. Peut-être de la méfiance.
« Je ne sais pas. » Kurt évitait son regard et fixait le sol devant lui. Il ne pouvait pas juste lui dire qu'il préférait rentrer chez lui vers cet étranger plutôt que de renter dans le silence et la solitude. Cela sonnait trop pathétique … « C'est juste … Il fait si froid dehors, Blaine. Et vous n'aurez peut-être plus de place dans l'abri. Pourquoi ne pas rester quelques jours de plus ? »
Quelque chose assombrit les yeux de Blaine pour un instant. Il serrait et desserrait ses poings. « Kurt … Je ne veux pas devenir votre acte de bénévolat, ok ? Alors, si vous faîtes ça parce que … »
« Non ! » Kurt s'exclama, horrifié. « Oh mon dieu, Blaine. Non. S'il vous plait, ne pensez pas ça … »
« J'ai juste beaucoup de mal à comprendre pourquoi vous aussi êtes insistant pour m'aider quand tout le monde me tourne le dos, » Blaine laissa courir sa main dans ses cheveux.
Kurt prit son temps pour trouver une réponse et même quand il répondit, il sentait qu'il n'était pas complètement sincère. « Parce que je ne suis pas tout le monde. »
Blaine ne semblait pas satisfait par cette réponse non plus. Il se décrispa légèrement, comme si très profondément en lui il espérait que Kurt dise autre chose. Il soupira, fatigué. « Café et toasts, n'est-ce pas ? »
« Vous n'avez pas à … »
« Je m'en occupe, » Blaine se dirigea vers la cuisine, mais avant de quitter le salon, il regarda Kurt par dessus son épaule de ses yeux noisette, et lui jeta le regard le plus brillant que Kurt n'ai jamais vu. « Merci, Kurt. »
Kurt ne fut capable que de faire un signe de tête. Ses pensées étaient beaucoup trop embrouillées pour faire quoique ce soit d'autre.
Kurt dit à Blaine de faire ce qu'il voulait, lorsqu'il partit pour se rendre à une rencontre de casting de deux heures. Il lui avait même demandé de le tutoyer car il trouvait le vouvoiement beaucoup trop formel. Il rentra directement à son appartement après ça, se demandant s'il aurait déjà mangé. Peut-être qu'il pourrait préparer quelque chose de bon pour le déjeuner ensemble, s'il n'était pas occupé à lire.
Mais il ne s'attendait vraiment pas à le trouver en train de faire ça.
Il portait toujours les gigantesques vêtements de Finn (Kurt devait vraiment lui en donner d'autres), mais les manches du sweat étaient relevées au dessus de ses coudes. Il y avait de la musique qui provenait de la télévision, quelque chose qu'il ne connaissait pas des années 80 avec beaucoup trop de lycra turquoise, selon l'avis de Kurt. Mais Blaine ne regardait pas la télévision (Kurt nota tout de même qu'il secouait ses fesses en rythme. C'était une vue plutôt jolie). Il était sur ses genoux, avec un seau rempli d'eau savonneuse à côté de lui, nettoyant le sol comme une sorte de Cendrillon moderne et barbue.
Kurt ferma la porte derrière lui, faisant lever les yeux de Blaine vers lui.
« Oh, salut ! » Dit Blaine, souriant très largement.
« Qu'est-ce que tu es en train de faire ? » Lui demanda Kurt avec ses sourcils s'arquant pour former une seule ligne.
Blaine se leva (Kurt le regretta car cela voulait dire qu'il ne pouvait plus voir ses fesses en l'air). Il sembla soudainement incertain et nerveux et Kurt souhaita avoir été un petit peu plus tendre avec le ton qu'il avait utilisé pour poser sa question.
« Hum … Je-je pensais que je pourrais faire quelque chose pour toi, vu que tu es si gentil et que tu me laisses rester un peu plus longtemps, alors, j-j'ai juste … Je me suis décidé à nettoyer l'appartement un peu … Pas que je trouve qu'il soit sale ou quoique ce soit du genre ! » Ajouta-t-il, son visage exprimant maintenant de la terreur avec les yeux grands ouverts. « Pas du tout ! Je n'ai pas trouvé comment allumé ton aspirateur, alors … Je … » Il laissa ses bras tomber désespérément sur ses flancs, semblant soudainement abattu. Il soupira. « Je suis désolé. »
« Blaine … » Kurt sourit, marchant vers lui. « Pourquoi devrais-tu être désolé ? C'est vraiment gentil de ta part d'avoir pensé à ça. Mais … Tu n'as pas besoin de faire ça. J'ai une personne qui vient faire le ménage chez moi quand j'en ai besoin. »
« Oh ! »Blaine ne s'était jamais senti aussi idiot que maintenant. Bien sûr que Kurt pouvait avoir une femme de ménage. Il déglutit et jeta l'éponge dans le seau, sa mâchoire tendue.
Kurt pencha sa tête sur le côté. « Ca va ? »
« Juste parfait, » répondit Blaine brièvement, alors qu'il ramassa le seau pour le ramener dans la buanderie adjacente à la cuisine. Il vida l'eau dans l'évier et remis l'éponge et le seau là où il les avait trouvé.
« Non, tu n'as pas l'air d'aller bien, » murmura Kurt depuis la porte, où il le fixait prudemment. « Tu sembles contrarié. Pourquoi es-tu déçu ? »
« Je suis juste … » Blaine s'adossa à la machine à laver, clairement frustré. « Je me sens si inutile. Tu me laisses dormir ici et tu me nourris et il n'y a rien que je puisse faire pour te payer en retour ! Pendant tout le temps où tu étais parti, j'étais juste assis à regarder dehors à travers la fenêtre, obséder par ça. Il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire, Kurt. » Blaine fit quelques pas dans sa direction, le fixant intensément. « S'il te plait. »
« Tu sais que je ne veux pas que tu me rembourses quoique ce soit, n'est-ce pas ? » Dit Kurt, et pour une raison inconnue, ses mains agirent d'elles-mêmes et attrapèrent le visage de Blaine en coupe.
« C'est ce qui me fait sentir comme ton acte de bénévolat, » confessa Blaine tristement. « Je ne veux pas le devenir. »
« Que veux-tu, Blaine ? » Demanda Kurt, intrigue.
Les mots furent difficiles à sortir, mais quand Blaine les dit finalement, il semblait si misérable que Kurt ne pu s'empêcher de l'enlacer. « Je veux juste retrouver ma dignité. »
Kurt s'arrangea pour poser une de ses mains sur son bras et lui donna une petite pression rassurante. « Ok. On va trouver quelque chose. »
Blaine ne semblait pas convaincu. Kurt n'avait pas ôté son manteau et une idée germa dans sa tête.
« Voudrais-tu qu'on sorte pour marcher un peu ? » Offrit-il, enthousiaste. « Tu as été coincé ici depuis la nuit où on s'est rencontré. Tu as besoin d'air frais. »
« Je … » Blaine regarda ses pieds. Il ne voulait pas que Kurt se force à sortir marcher avec lui. Les gens pourraient les remarquer et si quelqu'un reconnaissait Kurt, cela pourrait l'embarrasser.
Kurt sembla avoir lu dans ses pensées. Il le tira hors de la buanderie. « Allez ! J'ai besoin de sortir moi aussi. Et on pourra chercher quelques idées pour toi. Mais en premier lieu, nous allons devoir te trouver quelque chose de plus confortable à porter. »
« Kurt … » Blaine tenta de protester.
« Blaine, » Kurt se tenait droit au milieu du couloir. « Nous pouvons aussi rester ici si tu préfères et peut-être regarder un film ou un truc. Mais je pense vraiment que tu as besoin de sortir d'ici avec moi. Tu pourrais être surpris par les idées qu'on pourrait avoir dehors … »
Kurt se mit à faire une légère moue et l'estomac de Blaine se tourna sur lui-même. C'était la chose la plus attachante qu'il ait vu depuis longtemps. Il soupira, sachant qu'il ne parviendrait pas à lui résister. « Bien, allons-y. »
Le sourire de Kurt s'illumina plus que jamais. « Super ! Maintenant, allons chercher quelque chose à te faire porter … »
La chambre de Kurt était démesurée, au moins deux fois plus que la chambre d'invité où Blaine dormait. Elle avait son propre balcon, une salle de bain attenante et un placard si grand qu'on aurait dit une pièce. Blaine ne pouvait s'empêcher de regarder avec fascination les décorations grises et bleues faîtes avec goût. Le lit était gigantesque et avait tellement de coussins dessus que Blaine ne parvenait pas à s'imaginer devoir tous les bouger s'il pouvait dormir dans un lit comme ça. Cela devait prendre au moins plusieurs minutes …
Kurt avait déjà disparu dans sa penderie, murmurant alors qu'il inventoriait ce qu'il avait là. Blaine approcha timidement, pas vraiment sûr qu'il soit autorisé à pénétrer dans la pièce. C'était, après tout, la chambre de Kurt, la pièce la plus privée de la maison …
Blaine resta sans voix dès qu'il eut une meilleure vue de la garde robe de Kurt. C'était immense. Blaine n'avait jamais vu autant de vêtement dans la même pièce, excepté peut-être dans un magasin. Il pouvait voir des étiquettes de designers sur les manches de certains vêtements que Kurt n'avait pas encore porté et des piles de boîtes à chaussures.
« Wow, » Blaine lâcha un murmure d'étonnement sans même s'en rendre compte.
Kurt lui sourit de là où il se tenait, alors qu'il regardait dans une des boites. « Oui, je sais. Je suppose que certains pourraient penser que c'est un peu excessif, mais la mode est une de mes plus grandes passions. » Kurt trouva une paire de baskets qui ne semblait être jamais sortie de sa boite. « Je pense que celles-ci devraient t'aller. Et … Ce pantalon noir là est légèrement trop petit pour moi, donc ça devrait être la taille parfaite pour toi. »
Blaine fixa les vêtements. Ils étaient si beau. Il n'avait rien eu d'autre à se mettre que son jean miteux et son manteau usé depuis si longtemps … Porter ceux de Kurt le faisait se sentir vraiment étrange. Même le simple t-shirt blanc Lacoste. Il coutait plus d'argent que ce que Blaine pouvait réunir en une année …
« Quelque chose ne va pas ? » Demanda Kurt en fronçant les sourcils alors qu'il s'était déjà remis à chercher un manteau pour Blaine.
« Je ne peux pas porter ça, Kurt … » Dit Blaine désespéré. « Ce sont les tiens. Et ils sont trop beaux … »
« Mais ils t'iront très bien, » Kurt l'interrompit avec un sourire chaleureux. « Et, à moins que tu veuilles sortir nu ou dans les vêtements de Finn que tu portes, tu ferais mieux de les mettre. »
Blaine déglutit, sachant que Kurt n'accepterait pas un non comme réponse. Il soupira. « Est-ce que je peux au moins prendre une douche avant de les mettre ? »
Il se sentait dégoûtant. A ce moment précis, Blaine pouvait sentir la saleté de New York s'insinuer sous ses ongles, dans ses cheveux et sur sa peau.
« Oui, bien sûr, si tu veux, » Kurt haussa ses épaules.
Blaine retourna presque en courant dans la chambre d'invité, serrant les vêtements prudemment, comme s'ils étaient faits d'or. Kurt s'assit sur le sol de son magnifique dressing et espéra qu'il ne faisait pas plus de tord à Blaine en tentant de l'aider.
« Oh mon dieu, tu es super beau ! »
Blaine rougit de haut en bas alors que Kurt applaudissait avec enthousiasme quand ils se retrouvèrent dans le salon, quinze minutes plus tard. Les vêtements lui allaient parfaitement. Les baskets avaient peut-être une taille de trop, mais elles étaient les plus confortables qu'il n'ait jamais portés depuis longtemps. Elles étaient même accordées. Et c'était vraiment étrange.
« Je ne sais pas, Kurt … » Murmura-t-il, hésitant.
« Tu as juste besoin d'une coupe de cheveux et un bon rasage et toutes les filles de New York tomberont à tes pieds, » Dit Kurt en souriant.
Blaine tira un peu sur le pull-over, mal à l'aise.
« Ok, maintenant … » Kurt ouvrit un manteau noir devant lui, encourageant. « Essaye celui-là … »
Blaine se mordit la lèvre et glissa dans le manteau. Il était chaleureux et il sentait bon … Comme Kurt.
Kurt enroula une écharpe autour de son cou pour compléter l'ensemble et se mit à chercher la manière dont elle devait se porter. Les yeux de Blaine s'élargirent à cause de la proximité et il du retenir son souffle, espérant que Kurt ne puisse pas entendre les forts battements de son cœur.
Blaine remercia l'air froid qu'il reçu en plein visage lorsqu'ils sortirent de l'immeuble, quelques minutes plus tard. Les sons familiers de la ville de New York lui remplirent instantanément les oreilles. Il prit une grande inspiration et tenta d'apprécier cette sortie avec Kurt.
Ils marchèrent, côte à côte, tous les deux leurs mains profondément enfouies dans leurs poches. Ils ne se parlèrent pas au début, chacun perdu dans leurs propres pensées. Quand ils atteignirent le parc, Kurt se dirigea vers un banc, nettoya la neige et s'installa. Blaine le suivit et s'assit à ses côtés.
Le silence perdura quelques minutes de plus, mais Kurt le brisa finalement. « Puis-je te poser une question un peu personnelle ? »
Blaine hocha de la tête. Ses yeux fixaient un autre banc, pas très loin, juste sous un arbre. Il se souvint avoir passé un mois entier à dormir là toutes les nuits, quand le temps avait été plus chaud.
« Que t'est-il arrivé ? » Demanda Kurt. Sa voix était profonde et un peu surprise, comme s'il ne pouvait pas comprendre comment la vie de quelqu'un pouvait dérailler autant que celle de Blaine.
Les lèvres de Blaine se serrèrent, amèrement, dans ce qui aurait pu paraitre un sourire. « C'est une grosse question qui entrainera d'autres questions. »
« Tu n'es pas obligé de me répondre, » se pressa à ajouter Kurt, secouant la tête comme s'il regrettait d'avoir posé la question. « C'est juste … Je ne comprends pas. »
« Parfois, je ne comprends pas moi non plus, » Blaine soupira et quitta le banc du regard pour lever ses yeux vers le ciel, sans nuage. « Et je ne veux pas te mettre mal à l'aise … »
« Je ne te jugerai pas, » Kurt murmura. « Mais c'est toi qui voit. J'ai juste le sentiment que parler pourrait t'aider. »
Blaine en doutait, mais il savait qu'il devait à Kurt quelques explications. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait parlé à qui que ce soit. Il avait tout perdu. « J'ai toujours été un enfant en quelque sorte solitaire. Je n'avais pas d'amis à l'école et on me maltraitait pas mal. J'attendais qu'une seule chose : obtenir mon diplôme et m'échapper de cet enfert. Mais j'ai fait l'erreur de faire mon coming-out auprès de mon père la même nuit où j'ai terminé le lycée. »
Kurt s'étouffa lorsqu'il entendit les mots de Blaine. « Attends, tu … Tu es gay ? »
L'expression de Blaine se fit plus prudente, presque effrayée. « Cela pose un problème ? »
« Non, pas du tout, » les yeux de Kurt étaient légèrement plus ouverts que d'habitude, il ne savait pas pourquoi. « Je veux dire … Je suis gay, aussi. C'est juste … Je ne pensais pas que tu l'étais. »
« Oh, » Les yeux de Blaine s'élargirent un peu aussi. Il bégaya, cherchant ses mots pendant un moment, ne sachant pas quoi dire.
« Je suis désolé, je t'ai interrompu, » dit Kurt. « S'il te plait, continue. »
Blaine hocha de la tête, mais il lui fallu quelques minutes pour se remémorer où il en était dans son récit. « Quoiqu'il en soit … Mon père n'a vraiment pas apprécié d'avoir un fils gay. Je l'avais déjà déçu de plusieurs manières et c'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Alors il, hum, il m'a frappé … »
Inconsciemment, Kurt s'approcha des mains de Blaine et en attrapa une dans une de ses mains gantée, alors il hoqueta de surprise.
« Blaine … »
« C'est la première fois que je le vis aussi furieux, » poursuivit Blaine, se forçant à raconter parce qu'il était trop difficile d'y penser, et encore plus de le décrire à Kurt. Toutefois, la main de Kurt lui transmit du courage. « Je pensais qu'il ne s'arrêterait jamais. Je pensais qu'il allait me tuer. J'ai toujours été un peu plus petit, mais ce n'est pas comme si je n'avais pas pu me défendre. Quand il s'est tourné vers la cheminée, j'étais persuadé qu'il allait attraper le tisonnier … »
« Oh mon dieu, » Kurt couvrit sa bouche avec sa main libre et s'approcha un peu plus près de Blaine sans même y réfléchir.
« Alors … Je me suis enfui, » Blaine ferma les yeux et Kurt su qu'il devait se souvenir de cette nuit, qu'il devait la voir clairement dans sa tête. « J'ai couru hors de la maison et je ne suis jamais revenu. Il me restait un peu d'argent dans mon sac, mais c'était tout ce que j'avais. Je l'ai utilisé pour prendre un bus qui m'emmena le plus loin possible de lui et j'ai atterri à New York. J'étais persuadé qu'il allait me chercher et venir me trouver et … Je ne pouvais pas le laisser faire. »
« D'où viens-tu véritablement ? » Demanda Kurt, d'une voix douce.
« Ohio, » Blaine lui répondit rapidement, le regardant. Il vit la surprise dans les yeux de Kurt. « Quoi ? »
« Je suis de l'Ohio, aussi, » un léger sourire apparu sur ses lèvres. Blaine sourit un peu, également, mais il ne ressemblait à aucune des sourires qu'il avait déjà fait, pas un de ceux qui se voient dans le regard. « Que t'est-il arrivé quand tu es arrivé ici ? »
« Je n'avais pas d'argent, pas d'expérience, pas de références, aucun endroit où rester … » Blaine s'appuya contre le dossier du banc et soupira, fatigué. « Et le pire était que ce que m'avait fait mon père m'avait laissé si déprimé que j'arrivais à peine à trouver l'énergie pour survivre. » Il secoua sa tête, comme s'il était déçu. « Je ne pouvais pas avoir de travail. Personne ne voulait engager un gamin sans-abri. Ma dépression s'intensifia et certains jours je pouvais rester allongé sur la pelouse d'un parc et ne rien faire de la journée. C'était comme si j'attendais que mon histoire se termine … » Il haussa les épaules, comme si cela n'avait pas d'importance, mais il paraissait évident que cela l'avait énormément blessé. « Le temps que je me convainque moi-même que j'avais terminé ce que mon père avec commencé, il était déjà trop tard. J'étais à la rue depuis presque un an et j'étais devenu ce que je suis maintenant : une personne que les gens évitent à tout prix. »
Kurt réalisa qu'il pleurait lorsque Blaine tourna son visage vers lui, et avec un froncement de sourcil, essuya ses larmes tendrement. « Je suis tellement désolé que tout cela te soit arrivé … »
« Hey, tu n'as pas à pleurer pour moi … » Les doigts de Blaine étaient chaleureux sur les joues froides de Kurt et il ne pu s'empêcher de se pencher un peu dans sa main. « Je ne voulais pas te rendre triste. »
« Je ne peux pas m'en empêcher, » dit Kurt alors que ses larmes rejoignirent directement la main de Blaine. « J'aurais aimé te trouver plus tôt … »
« Tu ne peux pas me sauver, Kurt, » murmura Blaine d'une voix triste.
Kurt serra sa main. « Je peux au moins essayer. »
N'hésitez pas à laisser des reviews, je tacherais de les transmettre à l'auteure dès que possible.
