Nyaa ~
"Premier jour de cours. Bob, couvert de boue, doit s'habiller en uniforme de fille. Théo le rencontre et le drague ouvertement."
Difficulté pour commencer !
J'ai eu du mal sur ce texte, notamment parce que je me suis aperçue que.. Ben j'ai jamais dragué ni été draguée, donc déjà c'est compliqué '-'
Donc je suis pas sûre que ça passe pour le "ouvertement", pardonnez-moi T-T
Je prie donc votre clémence et suis ouverte à toute critique o/
EDIT: Triple crétine que je suis! Merci à SunWings de m'avoir corrigée, le scénario utilisé ici est en fait issu de Temtaranne...
Je suis impardonnable, vous avez le droit de me priver de cookies ;-;
Toutes mes excuses, je promet que ça ne se reproduira pas!
Le ciel d'un gris lumineux brûlait les yeux du lycéen. Ce première, se nommait Balthazar Octavius Barnabé, dont le nom à rallonge avait depuis toujours été remplacé par un "Bob" plus modeste. Aujourd'hui, jour de rentrée en première, il s'apprêtait à se mettre en chemin vers le lycée, uniforme impeccable. Et c'est ici que le cauchemar commença.
Ce ciel d'un gris perle, si pur, si ourlé amoureusement comme une couette d'enfant, épaisse couverture d'enfant dans laquelle on se sent blotti, en sécurité, cette atmosphère chaude qui appuyait cette sensation, il aurait dû la reconnaître. Il ne le fit que trop tard, faisant le lien avec les impacts légers qui laissaient des traces sombres sur le gris de son blazer. Il se mit à courir. Ah, si l'on pouvait courir entre les gouttes de pluie... Trempé, il traversa la cour du lycée. Glissant dans une flaque, il s'étala dans une de ses jumelles, entendit un craquement, et se redressa, dégouté. Journée de...
Il entra dans le bâtiment.
Il avait bien sûr pensé à être en avance en cas d'un imprévu quelconque, mais se trouvait dans l'incapacité de pallier à celui-ci.
- Oh. Bonjour.
Un professeur au bouc sombre se trouvait dans le hall, le toisant d'un regard étonné. Tandis que l'adolescent dépité tentait d'essorer maladroitement ses cheveux dégoulinants, le professeur lui proposa d'emprunter l'un des uniformes restant du lycée, de façon à éviter un rhume. Ainsi que des réflexions désobligeantes quant à la déchirure ornant son pantalon à un endroit où le bon goût eu souhaité qu'il n'y en eu point. L'adolescent acquiesça, et se retrouva à suivre le professeur dans une des salles où les uniformes restants stagnaient. Ses yeux tentèrent de s'échapper en dehors de ses orbites lorsqu'il les aperçut bien rangés, impeccables. Tout ce qu'il fallait pour se rhabiller convenablement. S'il avait été une demoiselle. Car il n'y avait en fait ici, que des uniformes à l'adorable jupe courte, au grand dam du jeune homme et pour le plus grand plaisir de son professeur qui s'excusa d'un air sadique (oui oui c'est possible) du fait que les uniformes s'accordants à son genre fussent tous, sans exception, en lavage.
C'est donc atterré que Bob retrouva ses amis, Grunlek von Krayn et Shinddha Kory. Ces derniers n'eurent aucun mal à le reconnaître, ayant déjà eu l'occasion de le voir en des vêtements féminins lors de gages qu'ils aimaient à se lancer. Se réfugiant dans un silence boudeur sous les quolibets de ses deux amis, Bob continua de se lamenter intérieurement sous les regards de sa nouvelle classe. Il faut dire qu'il avait belle allure, avec sa frêle carrure, son visage fin et ses cheveux bouclés qui donnaient désespérément envie d'y glisser les doigts afin d'éprouver leur douceur.
Plongé dans ses pensées, le regard tourné vers la fenêtre, il ne remarqua pas le nouveau venu qui vint s'appuyer sur la table à ses côtés, déposants ses affaires.
- Bonjour toi !
Bob tourna la tête dans un mouvement de chevelure qui, de l'extérieur, donnait un effet très... Héroïne-type de shojo. C'est du moins le reflet qui lui parvint à travers l'œillade lancée par le nouveau venu.
- Dis, tu es nouvelle ? Je ne t'ai jamais vu ici... Pourtant je me souviens des jolies filles d'habitude !
A sa décharge, Bob fut victime de ce qu'on appelle communément "un bug". Reconnaissants ce genre d'approche, ses amis furent victimes de ce même phénomène. Imperturbable, son voisin enchaîna:
- Si tu veux, on pourrait aller boire un verre après les cours, histoire de faire connaissance. Je pourrais te présenter des gens si tu veux...
Le jeune homme se sentait horriblement gêné. Derrière lui, ses amis avaient repris leurs esprits et commentaient à voix basse:
- On lui dit que c'est un mec ?
- Nan, laissons-les encore un peu... Je m'en voudrais de briser la magie de cette rencontre !
Et, désespérant de cette journée atroce, l'adolescent entreprit d'occuper ses pensées à une prière active pour que leur professeur arrive dans peu de temps, où que l'importun abandonne.
- Tu es bien trop mignonne, te caches pas !
Sursautant, il tourna la tête pour s'apercevoir que l'importun susdit était très près de son visage. Il se pétrifia, contemplant le garçon et sentant ses joues s'enflammer.
Il faut dire que le visage à quelques centimètres du sien était plutôt séduisant.
Des mèches noires ébouriffées par le tic d'une main y passant régulièrement tombaient sur des yeux au regard analytique, regard glacé aux prunelles chocolat. Un nez droit s'achevait sur un philtre creusé, comme une invitation au silence, au-dessus de lèvres qui semblaient un appel au baiser. Bob aurait juré être hétéro, et pourtant à ce moment précis sa voix se perdit dans sa gorge.
La délivrance arriva sous la forme d'un certain professeur au bouc sombre qui se révéla être , leur professeur principal. Le cours commença, consistant en une présentation succincte de l'année. Cependant, le soulagement de Bob fut brusquement interrompu par une feuille glissa de son voisin jusqu'à lui. Sur cette feuille, d'une écriture nerveuse et serrée, un numéro de téléphone suivi d'un nom. Théo. Il le laissa se former sur sa langue venue frapper contre ses dents avant de reculer en laissant ses lèvres former un cercle. Théo...
Il écrivit en retour, formant quelques mots de sa belle écriture toute en boucles élégantes et repoussa la feuille vers son voisin, l'air de rien. Au bout de quelques instants, la main de son voisin y inscrivit quelques mots et la repoussa de nouveau.
Sur la feuille, les deux écritures se répondaient.
"C'est gentil pour le verre, mais vois-tu, je crains que tu ne te fourvoies à mon sujet... L'histoire est longue, mais je m'appelle Bob. Je suis un mec..."
"Je sais."
Il resta sous le coup un instant. La main revint, et écrivit à la suite:
"Alors ce verre, ce soir ?"
TOI! OUI, TOI!
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