Bonsoiiir les petits loups ! Comment vous allez ? Bon tout d'abord... Je suis sincèrement désolée du retard de ce chapitre, j'avais énormément de boulot et en plus... j'ai pas pu le faire corriger par ma correctrice, elle avait trop de boulot et du coup si il y a des fautes n'hésitez pas à me le signaler. :D
Aussi, merci à tous ceux qui ont follow et mis en favoris ma fiction c'est adorable. Merci aussi à tous ceux qui ont laissé une review, ça m'a fait super plaisir ! :D
J'espère que vous allez aimer ce chapitre et laissez moi votre avis, ça m'aide beaucoup ! :D
Pour répondre à deux petites reviews :
Satani - Voici la suite, j'espère que tu vas l'aimer ! :D
Lolipop - Mdrr oui je vois ça, j'espère aussi que tu vas aimer cette suite !
Bref, bref, ouiiiiiiii je vous laisse lire ! On se voit au chapitre 3 !
Lya.
Blaine ne voulait que le bien de sa fille. Et pourtant, il manquait à ses devoirs de père en la laissant être le maître des lieux et la reine du monde. Il se devait de rester près d'elle même si elle ne faisait que de le repousser. Être un père exemplaire et pas celui qu'il était devenu depuis quelques années. Il fallait qu'elle parle. Il fallait qu'elle arrête de se murer dans son mutisme constant.
Il tapa alors rapidement quelques mots sur son ordinateur portable et composa un numéro sur son cellulaire. Au bout de trois sonneries son interlocuteur décrocha.
- Bonjour, puis-je vous renseigner ? chantonna la voix derrière le téléphone.
- Je suis bien à l'association "Courage" ?
- Oui. C'est exact monsieur.
- J'aimerais savoir s'il était possible de parler avec quelqu'un. Ma fille a des problèmes et j'aimerais qu'elle parle avec un des vos intervenants.
C'est en cherchant des psychologues que Blaine était tombé sur ce site, indiquant que chaque intervenant s'occupait d'un adolescent jusqu'à ce qu'il aille mieux. Les membres de l'équipe avaient chacun une histoire différente et étaient assignés aux adolescents dont l'histoire convenait à la leur pour partager leur vécu.
- Bien sur. Qu'elle type de problèmes rencontre-t-elle ? demande la voix féminine
- Elle a perdu sa mère. Enfin pas morte. Quoique je ne sais pas. Mais elle a disparu de sa vie. Et je pense qu'elle a réalisé qu'elle ne reviendrait pas. Elle a une mauvaise attitude depuis quelques années.
- Mmhh..., elle réfléchit quelques instants et sembla trouver ce qu'ellecherchait. J'ai seulement une personne qui a perdu sa mère. Sauf qu'elle est décédée, mais c'est similaire. Je lui ferai part de tout ça. Cette personne peut vous recevoir samedi matin, vers 10heures, ça vous convient ?
- C'est parfait.
Il lui donna ensuite les renseignements qu'elle lui demanda et raccrocha, satisfait de lui. Une chose était sûre. Alayna n'allait pas apprécier. Blaine espérait seulement que ça puisse lui faire du bien.
Blaine entra dans l'appartement où s'était installée l'association. Il poussa sa fille après avoir sonné, la faisant entrer de force. Il tourna la tête vers la droite et vit une jeune femme, blonde avec les cheveux courts, assise derrière un bureau. Elle semblait être la femme que le brun avait eue au téléphone. Elle leur adressa un sourire et reçut de la part d'Alayna un soupir, et cette dernière la toisa d'un air supérieur. Blaine s'avança gentiment vers elle, laissant sa fille devant la porte, les bras croisés sur la poitrine.
- Bonjour, je suis la personne qui vous a appelé jeudi soir pour ma fille. Alayna Anderson.
- Oui, je me souviens de vous. La personne qui va vous recevoir est occupée, je vous demanderais d'attendre quelques minutes s'il vous plaît. Vous pouvez vous assoir ici, dit-elle le sourire aux lèvres en désignant quelques sièges devant son bureau.
Blaine la remercia et ordonna à sa fille d'aller prendre un siège. Ce qu'elle fit avec beaucoup de désinvolture. Elle était folle de rage contre son père. Il n'avait pas le droit de lui dire ce qu'elle devait faire. Ni le droit de l'emmener voir un stupide psy, ou n'importe quelle autre personne qui essaierait de lui enseigner la vie, et de comprendre ses démons noirs, ses pensées les plus obscures. Elle avait lutté contre son géniteur pour qu'il lui fiche la paix. Physiquement parlant. Mais il avait été plus fort, il lui avait pris le bras, mise dans la voiture et avait verrouillé toutes les portes. Elle ne pouvait pas le frapper, elle le respectait un minimum pour ça, et elle n'avait pas tenu sa promesse. Elle irait voir quelqu'un.
Pendant qu'elle ruminait et pestiférait intérieurement toutes les insultes possibles et inimaginables contre son père, elle ne vit pas l'homme qui allait être son tuteur sortir de la salle en face d'elle. Il sortit de la salle, téléphone à la main. Il avait l'air d'avoir eu une conversation des plus mouvementé vu l'air inquiet de la blonde et les traits irrités qu'il abordait. Il se dirigea vers la femme derrière le bureau et la regarda d'une façon lassée mais amusée.
- Quinnie, je te promets que ça va. Arrête de faire cette tête là, ça va bien, c'est habituel ce qu'il m'a fait.
Il lui frotta le bras amicalement et se dirigea vers les Anderson. Blaine se leva par respect et serra la main que le jeune homme lui tendait.
- Kurt Hummel, se présenta-t-il en montrant ses dents aussi blanches que celles des pubs de dentifrices.
A l'entente de ce prénom Blaine tiqua. Alayna ne lui avait-elle pas dit que… ? Alors c'était lui le garçon qui avait empêché que l'adolescente se fasse massacrer par son petit ami non fréquentable ? Il n'y a pas qu'au brun que l'entente de ce nom fit un drôle d'effet. Aly releva brusquement la tête et dévisagea celui qu'il allait être son tuteur pendant… elle ne savait trop combien de temps. Elle le regarda avec des yeux aussi gros que des soucoupes. Qu'avait-elle fait au monde pour qu'on s'acharne autant sur elle ? Ce gars était d'une lourdeur à ses yeux. Pourquoi il fallait absolument qu'il fasse irruption comme ça, tranquillement dans vie ? Elle ne voulait pas de ça.
- Vous ?! C'est quoi votre problème ? cria-t-elle en se levant de son siège.
- Ravi de te revoir aussi, nargua Kurt.
Blaine fit un regard indigné quant à l'impolitesse de sa fille. La dite « Quinnie » avait l'air d'être perdue et Kurt lui fit signe qu'il lui raconterait tout. Il était en position de puissance comparé à leur dernière rencontre. Et ça le ravissait, car elle n'allait pas être facile à faire parler.
- Papa, je ne veux pas aller avec lui. J'irai voir qui tu veux, n'importe qui mais lui, supplia-t-elle.
Elle faisait un caprice, mais le brun en avait assez. Il se rassit, prit un magasine de sport et plongea le nez dedans. Elle soupira, l'insulta et suivit Kurt dans la pièce dont il était sorti quelques minutes avant. Il ferma la porte derrière lui, et lui proposa de s'assoir sur le petit canapé d'angle qui était à droite.
La pièce était petite mais chaleureuse. En face du petit canapé, il y avait une table basse, et derrière cette même table, il y'avait deux fauteuils, des genres de poufs qui avaient l'air plus confortable. Une grande fenêtre était encastrée sur le mur du fond, elle donnait une vue incroyable sur l'océan. Le soir, ça devait être vraiment magnifique. Devant cette baie vitrée, il y'avait un bureau avec un ordinateur portable et dans le coin un plante, avec des proportions surdimensionnées, qui ne devait pas manquer d'eau.
L'adolescente prit place où le châtain lui avait dit de s'installer et se vautra littéralement sur la banquette. Kurt lui alla chercher une bouteille de jus de fruits exotiques sur le bureau avec deux verres. Il les posa sur la table basse et regarda la jeune fille.
- Tu veux à boire ? proposa-t-il doucement sans se désarmer face à au mutisme et à la provocation de la belle brune.
- Non, mais vous êtes fous ? Qui me dit que vous n'avez pas foutu de la drogue dedans pour me faire parler et qu'après vous allez me découper en morceaux ?!
Il rit doucement avant de se servir un verre pour lui-même, décidemment cette petite allait lui donner du fil à retordre.
- Pourquoi tu es ici ? sourit-il.
- Demandez ça à mon connard de père, pesta-t-elle.
- Quel magnifique preuve de respect envers ton père. Il a l'air d'être un homme bien, et ne mérite pas une petite peste comme toi tu sais.
Elle se renfrogna, roula des yeux et croisa ses bras sur sa poitrine. Non mais sérieusement, pour qui il se prenait celui-là ? A lui dire ce que son père méritait. Non mais où allait le monde, c'était la meilleure celle là. Quel enfoiré. Elle le fixa dans les yeux avec un regard noir, et ne le lâchait pas. Elle voulait se confronter à lui mais il ne rentrait pas dans son jeu. Il avait vu bien pire, et ce n'était pas une gamine en pleine crise d'adolescence qui allait l'énerver.
- On va pouvoir rester longtemps comme ça tu sais ?
- Allez-vous faire foutre.
- Ton père a dit que tu avais perdu ta mère ? Tu peux m'en dire plus à propos de ça ?
- Y'a rien à savoir sur ça. Rien qui ne vous regarde sincèrement. En quoi vous pouvez m'aider vous ? Vous êtes comportementaliste de connasse ? Ou gay et vous avez un don pour la psychologie féminine ?
- Ecoute-moi bien jeune fille. Tu ne sortiras pas d'ici tant que tu ne me donneras pas un petit renseignement, c'est comme ça que je fonctionne avec des cas comme toi. On pourra y passer la nuit, la journée s'il le faut. Mais j'attendrais. Alors libre à toi de coopérer ou pas.
Il prit un magasine, croisa ses jambes et se mit à le lire. Il allait la faire parler. Bon sa méthode n'était peut être pas la bonne mais il voulait l'aider. Il la regardait discrètement de temps en temps et voyait bien que quelque chose n'allait pas. Elle ne se comportait pas comme la première fois qu'il l'avait vu, fière et sûre d'elle-même. Elle était en position de faiblesse et de vulnérabilité. Elle ne voulait pas parler. Du tout.
- Ca fait combien de temps que tu es avec Matt ?
Après tout, elle ne voulait pas parler, il la ferait parler d'une manière détournée. Elle le fixa, le détailla de la tête au pied et soupira.
-Je ne sais plus vraiment…. 4 mois, peut être 5…
Kurt trouva sa réponse bien étrange, elle ne se rappelait plus depuis combien de temps elle sortait avec ce gamin. D'habitude les filles notaient partout LA date, en lettres, en chiffres romains... Elles s'en souvenaient toujours et comptaient les jours jusqu'à ce qu'au quarantième, elles se fassent plaquer. Alayna se leva du petit canapé, enfila sa veste en cuir qu'elle avait ôté et se dirigea vers la porte. Elle se retourna en montrant toutes ses dents, et lâcha posément :
- La prochaine fois que vous voulez me faire parler, évitez ça. Je vous ai donné un renseignement, je peux partir.
Tasse de thé entre les mains, couvertures sur les jambes, Kurt était chez lui devant la télé qu'il ne regardait que vaguement. Elle servait plus de fond sonore à Quinn qui était installée dans le fauteuil à côté du canapé, jambes sur l'accoudoir, couverture sur elle. Elle posa sa tasse de thé à la pêche sur la table basse.
La jolie blonde avait 27 ans, tout comme Kurt, ils étaient amis de très longue date. Ils se connaissaient depuis le lycée et avaient été soudés comme jamais deux êtres humains n'auraient pu l'être. Ils se donnaient l'amour fraternel qu'ils ne recevaient pas, et ils ne se quittaient jamais. Au lycée, elle avait été la cheerleader populaire, mais était tombée enceinte à seize ans. Elle avait pu compter sur le soutien d'un rejeté de Glee Club, persécuté des joueurs de football : Kurt. Depuis cette période ils étaient inséparables et s'étaient encore plus rapprochés quand Quinn avait dû faire face à la réalité cruelle qui l'attendait : elle avait dû abandonner sa petite fille Beth. Elle se battait aujourd'hui pour récupérer sa garde mais c'était peine perdue.
Kurt venait de lui raconter l'histoire avec Alayna. Il ne pouvait pas faire autrement vu l'attitude de l'adolescente dans l'association. Quinn l'écoutait d'une oreille attentive et admirait son meilleur ami pour le courage et la conviction qu'il avait à faire parler l'adolescente légèrement… rebelle. D'après la blonde, elle ne dirait pas un mot. Coupant la conversation, le téléphone de Kurt sonna et il décrocha en soupirant. Son interlocuteur commença à parler et le châtain quitta la pièce en faisant un signe à Quinn. Et rien qu'à ce signe elle savait que quelque chose se passait encore et toujours avec la même personne.
Le jeune homme s'enferma dans sa chambre et s'affala sur son lit, la tête fixant le plafond, cellulaire à l'oreille. C'était en quelque sorte devenu le petit rituel désagréable du soir. Cette petite conversation finissant rarement sur des éclats de rire et des sourires.
- Kurt, tu es où là ?
- Je suis à la maison, tu le sais… je suis directement rentré après avoir passé la journée à l'association…
- T'es seul ?
- Mais tu vas arrêter oui ? Tu ne me fais pas confiance ? J'en ai marre tu sais ? Vraiment. Arrête de me fliquer. Arrête de tout le temps surveiller ce que je fais à longueur de journée. Je t'en prie, fais moi confiance !
Sa voix était montée dans les aigues, pour mieux se briser ensuite. Il était quasiment sûr que Quinn l'avait entendu derrière la porte et les murs peu épais. Une boule se formait au fond de sa gorge et sa voix était éraillée. Pourquoi fallait-il qu'il soit si sensible ?
- Je te fais confiance… c'est juste que…
- Non, stop. Arrête de justifier. Arrête. Tu ne me fais pas confiance, il n'y pas d'autres explications. Je te préviens, calme-toi ou ça finira mal.
- Kurt, tu n'as pas le droit de dire ça. Tu n'auras pas le cran de faire ça.
- Ne me tente pas…Je suis arrivé à un stade où je suis à bout de nerfs. Méfie-toi…
Kurt proférait des menaces et cela ne lui ressemblait absolument pas. Lui d'habitude si calme et si gentil, il était brisé. Une larme coula doucement le long de sa joue et roula doucement jusqu'à sa bouche. Il ajouta d'une voix enrouée :
- Maintenant c'est comme tu veux, mais c'est soit tu changes, soit j'arrête. Si tu veux passer ce soir, je suis là, je ne te rejette pas. Je sature juste mais ça ne veut pas dire ce que je t'entends penser jusqu'ici. Je… je te laisse,… bye.
Il raccrocha et posa son téléphone sur sa table de chevet. Il resta dans le noir, oubliant totalement la présence de la femme dans la pièce d'à côté. Il laissa libre cours aux quelques petites larmes qui coulaient le long de son visage humidifiant les contours parfaits de son nez, les yeux rivés sur le plafond qui semblait particulièrement intéressant. Il ne savait plus quoi faire sans se pourrir la vie. Ses pensées divaguèrent et il entra dans une profonde torpeur.
Il n'entendit même pas Quinn ouvrir la porte. Elle s'inquiétait à propos de son meilleur ami, certes il était fort, et avait la plus grande force du monde mais elle le sentait réellement fragilisé par ce qui était en train de se passer. Elle tâtonna dans le noir plusieurs minutes avant de trouver le lit et de se glisser dessus. Elle rampa jusqu'à atteindre le torse de Kurt, toujours immobile sur le dos. La jolie blonde se mit dans la même position et lui prit la main. Elle voulait juste être là à sa façon, même si elle ne pouvait voir ses larmes elle savait qu'il avait probablement dû en verser.
- C'était encore lui hein… ? chuchota-t-elle.
- Ouais, répondit Kurt après s'être éclairci la voix.
- Je suis là, tu sais…
- Je sais Quinnie…
- Je t'aime Kurt.
- Moi aussi Quinn.
Et ils ne surent comment, ils sombrèrent dans le sommeil. La télé tournait toujours dans le salon et leurs tasses de thés sur la table basse devaient maintenant être froides.
