Et voilà le deuxième chapitre, jeune gens ! Remercions une fois plus Elizabeth Gray pour son travail remarquable. Et surtout, n'hésitez pas à laisser des reviews ! Promis, je ne mords pas. Et je lui transmets tous vos p'tits messages. Et pour répondre à OO, oui, j'ai traduit Random Acts of Kindness en français. C'est ce que le mot Traduction veut dire. Je ne possède ni les personnages ni l'histoire de cette fic. Je n'en possède que la traduction.

La ruée du Starbucks

Il y avait beaucoup de choses que Clary aimait à New York. Il y avait les immeubles qui montaient jusqu'au ciel, il y avait l'odeur des pots d'échappement qui se mélangeait avec celle des hot dogs qu'elle s'était surprise à adorer. Mais il y avait des désagréments. Les vieux wagons de métro bondés, l'eau des égouts qui ruisselait dans la rue et surtout, surtout la file d'attente infinie qui se formait chaque matin devant le Starbucks.

Clary était une addict mais son histoire d'amour avec le café n'était pas suffisante pour justifier de rester debout au milieu du Starbucks, avec tout le monde se poussant et les serveurs appelant sans cesse des noms qui n'étaient pas le sien. Surtout, elle détestait quand ils prononçaient mal son nom. Qui peut confondre « Clary » et « Swarly » ?

Mais elle était là, dans la queue, manquant de dégringoler de fatigue. Elle s'était levée à 7 heures du matin, comment pouvait-il y a voir déjà tant de monde ? Elle soupira en pensant à sa nouvelle bonne action du jour.

Achète un café à la personne derrière toi dans la queue du Starbucks, peut importe qui c'est.

Ces bonnes actions étaient sensées améliorer sa journée, pas la rendre encore pire. Je jure que je tue la prochaine personne qui hurle « un double mocha cappuccino » pensa-t-elle, en colère. Elle ravala une insulte en s'avançant d'un pas dans la queue.

Elle jeta un coup d'oeil derrière elle pour voir qui serait le chanceux qui aurait un café gratuit aujourd'hui. Si vous regardiez la définition de « professionnalisme », « sophistication » ou « policé », vous trouveriez une photo de ce type. Il portait un costume sec et ajusté avec une cravate parfaitement centrée. Il agrippait son attaché-case comme si sa vie en dépendait.

Génial, Il fallait que je paye un café à un type de Wall Street. C'est pas juste; il a suffisamment d'argent pour se le payer tout seul, non ? Le téléphone du type vibra et il le porta à son oreille.

« A-allo? » bafouilla-t-il. Une tirade indistincte se fit entendre à l'autre bout de la ligne mais vu son air terrorisé, ça ne pouvait pas être une bonne nouvelle. « O-oui Monsieur Mortmain. » Clary se désintéressa de la conversation parce qu'elle venait d'arriver devant le comptoir.

« Bonjour, je voudrais un café noir, sans sucre ni lait. » Clary aimait le goût amer du café et vu l'état dans lequel elle se trouvait, elle en avait bien besoin.

« Votre nom ? »

« Clary et euh... Vous connaissez le type derrière moi ? » La serveuse haussa un sourcil avant de jeter un coup d'oeil au type en question, toujours au téléphone.

« Oh, c'est Alec Lightwood. Pauvre gars, il a le pire job du monde. Il est l'assistant d'Axel Mortmain. » Le type venait de gagner toute sa sympathie. Axel Mortmain était le plus impitoyable et assoiffé de sang tombeur de la ville, avec une douzaine de maîtresses malgré son mariage. Clary se sentit coupable d'avoir pensé qu'Alec était l'un d'entre eux.

« Qu'est-ce qu'il prend d'habitude ? »

« Comme vous. »

« Je... Je vais payer pour lui. » La serveuse haussa les sourcils mais ne fit aucun commentaire en pianotant sur sa caisse.

O.O.O.O.O.O

« Hey, hum. C'est toi Clary ? » C'était Alec. Clary attendait toujours son café.

« Seulement si tu es Alec. » Le garçon était visiblement gêné.

« Je voulais juste te remercier pour le café de ce matin. »

« Je t'en prie, »dit Clary en haussant les épaules, « tu avais l'air d'en avoir besoin. »

« Ouais, c'est vrai. » Il fit une pause. « Mais, euh... Ok, comment je peux dire ça... Je suis gay, » finit-il par dire franchement. Clary le regarda d'un air étonné, se demandant pourquoi il lui disait ça, avant de comprendre.

« Oh ! Non, non, je... Je n'étais pas en train de te draguer. » Elle rit nerveusement. « En fait, je doit faire 30 bonnes actions et celle d'aujourd'hui était d'acheter un café à un total étranger et, enfin... » Elle pouvait sentir ses joues brûlantes. Alec se racla la gorge.

« Oh, eh bien... Clary. Ca a l'air... bien. Merci. »

« Alec ! » La serveuse les appela enfin. « Clary ! » Ils se dirigèrent vers la table pour avoir leurs cafés. La serveuse avait une mise pensive en regardant Clary avec ses grands yeux bleus.

« Est-ce que... tu es déjà allée à la bibliothèque Idris ? » lui demanda-elle.

« Oui, ça m'est arrivé. » Les yeux de la serveuse s'illuminèrent.

« Et tu as déjà écrit une lettre de remerciement à un parfait inconnu que tu as glissé dans une encyclopédie ? » Elle l'avait trouvé. Clary jeta un coup d'oeil à son nom, sur l'étiquette - Kaelie.

« Euum... Oui ? » Kaelie se mit à rire.

« C'était génial. Il faut vraiment que je te remercie pour ça, je passait une très mauvaise journée, et tu l'as illuminée. » Alec regarda Clary en haussant un sourcil.

« Hum... Ecrire une lettre de remerciement à quelqu'un. » Alec se fendit d'un sourire.

« Bon, il faut que j'y aille. Merci pour le café, Clary ! » Sur ce, il franchit les portes. Kaelie remua les sourcils.

« Petit copain ? » Clary se mit à rire.

« Aucune chance. Et... merci pour le café, Kaelie. »

« Attends, tu peux me passer ton numéro ? Je trouve ça bien, ce que tu fais. J'aimerai bien avoir de tes nouvelles. »

Clary sortit du Starbucks ce jour-là avec deux bonnes actions accomplies. Et il fallait avouer qu'elle en était fière.