Voilà le chapitre deux, la seule raison pour laquelle je l'ai posté est qu'il est très court, donc vous faire attendre 2 semaines n'aurait pas été très sympa…
Merci pour toute vos reviews, j'apprécie beaucoup et je suis sure qu'Amethyst Jackson encore plus.
Merci à mes PP adorées qui se reconnaitrons ^^ et à Virginie ma super extra fantastique bêta !
Bisous et à bientôt !
Chapitre 2
BPOV
Quelque chose… allait de travers.
Pendant un instant, je soufflais mes bougies. Et le suivant, j'ouvris mes yeux dans un monde totalement différent.
Je me trouvais dans une rue bondée… quelque part. Je n'arrivais pas à identifier ce lieu. Mais ce qui était encore plus bizarre était les gens. Toutes les femmes portaient des robes qui leurs arrivaient au chevilles et qui comportaient de longues manches. Les hommes quant à eux étaient tous en costumes, certains avec des gilets et d'autres avec des bretelles… ça avait l'air… ça avait l'air d'être le début du XXe siècle. Les immeubles aussi ressemblaient à des vestiges du passé – des bâtiments en briques, pas plus larges qu'un quatre étages… plus bas dans la rue s'alignaient des maisons victoriennes. Mais cela ne pouvait pas être le passé ? N'est-ce pas ?
« Excusez-moi mademoiselle » dit une voix, une voix magnifique qui m'était familière, mais je ne me souvenais pas à qui elle appartenait. Je me retournais vers le visage qui accompagnait la voix et me stoppa net.
Je pouvais à peine réprimer un cri de surprise. C'était Edward, mais un Edward tel que je ne l'avais jamais connu. Je le regardais à nouveau de la tête aux pieds. Ses cheveux étaient pareils… Pas son visage. Rougie par le vent qui balayait la ville, sa peau était plus sombre que ce à quoi j'étais habituée, son visage était plus rond, paraissait plus jeune, plus doux, et ses yeux. Ils dansaient dans la lumière, un vert déconcertant. Peut-être que son éclat n'avait rien à voir avec le fait d'être un vampire après tout…
Et c'est là que je compris. Cet Edward n'était pas un vampire. Il était humain. Et tout ceci… était le passé. Le passé d'Edward.
« Mademoiselle ? Est-ce que ça va ? »
Sa voix me sortie de ma stupeur. Il semblait mal à l'aise, je me rendis compte que je le fixais. Je réfléchissais rapidement. Si j'étais je ne sais comment retournée dans le passé, alors j'aurais besoin de quelqu'un pour m'aider ici. Je n'avais nulle part où aller, aucun vêtement, pas d'argent et pas de nourriture – une situation précaire en somme. Et quelqu'un pouvait m'aider, cela ne pouvait être qu'Edward – serais-je revenue ici si ce n'était pour le voir de toute manière ?
« Où allez-vous ? Peut-être que je peux vous aider à retrouver votre chemin »
« Hum, « perdue » n'est peut-être pas le bon mot. Je n'ai nulle part où aller »
Je vis un sourire se dessiner au coin de sa bouche. « Vous n'habitez pas Chicago ? »
« Non » déclarais-je, je décidais de rester le plus proche possible de la vérité, j'aurais moins de chance de m'embrouiller, « je suis de l'état de Washington »
Il fronça les sourcils, d'une manière qui désapprouvait que je connaissais si bien. « Et vous n'êtes pas attendue ? Il n'y a personne pour prendre soin de vous ? »
Je commençais à me tendre à la présomption que j'aurais besoin de quelqu'un pour prendre soin de moi, mais il m'apparu que c'était exactement ce dont j'avais besoin alors rétorquer à ça n'aiderait probablement pas mon cas.
« Je n'avais pas vraiment l'intention de venir ici, » dis-je évitant les détails qui me mèneraient droit à l'asile. « Mais je n'ai nulle part d'autre où aller de toute façon. »
« Edward ? » appela une voix de femme de l'autre côté de la rue. Je levais les yeux et vis une magnifique femme dotée des mêmes cheveux et yeux qu'Edward venir à notre rencontre, jetant des coups d'œil de confusion entre Edward et moi. Rien d'étonnant vu ma tenue et mes cheveux. « Y a-t-il un problème ? »
« Je demandais seulement à cette jeune femme si elle avait besoin d'aide, » lui répondit-il, « Il semblerait qu'elle n'est pas d'endroit où aller. »
« Et t'es-tu présenté ? » lui demanda-t-elle, portant le même sourire narquois que j'avais vu tellement de fois sur le visage d'Edward.
Edward rougit – la couleur noya en fait tout son visage, aussi facilement que le faisait le mien. Je luttais pour cacher mon étonnement.
« Je n'ai pas encore exécuté cette partie, » murmura-t-il, avant de se retourner vers moi, « Excusez-moi. Mon nom est Edward Masen et voici ma mère. »
« Comment allez-vous ? » répondis-je solennellement d'un mouvement poli de la tête. « Je suis Bella Swan. »
« Bella, vous avez dis ? Est-ce votre nom complet ? » Me demanda Edward.
« Hum, non. C'est un diminutif pour Isabella. »
« Et bien c'est un très joli nom. Voudriez-vous vous joindre à nous pour le thé ? Peut-être pourrons-nous vous aider. »
Je soupirais de soulagement, « Merci, c'est très gentil de votre part. »
« Et bien de temps à autre nous avons tous besoin de gentillesse, n'est-ce pas ? » Me dit-elle accompagnée d'un sourire apaisant et prenant le bras d'Edward, « C'est tout simplement la meilleure chose à faire. »
Je pris timidement le bras qu'Edward m'offrit, et lui souriais en retour. « Tout de même, vous êtes beaucoup plus aimable que la plupart des gens. » Je doutais que beaucoup de personnes sois enchantées de devoir aider une fille étrangement vêtue, sans domicile en plein de milieu de Chicago, et ce peu importe l'époque.
Edward et sa mère me guidèrent plus bas dans l'avenue, passant devant plusieurs rues puis me firent tourner au coin d'une rue pour poursuivre sur trois pâtés de maisons supplémentaires. Le trajet fut silencieux, et je me sentais embarrassée, mais je réfléchissais tout de même à ce que je pourrais dire. J'avais déjà dis que je venais de Washington. Je devais leur expliquer la raison de ma venue à Chicago et pourquoi je n'avais plus de foyer. Peut-être dire que j'étais orpheline, puisqu'il était vrai que je n'avais pas de parents – ils n'existaient pas à cette époque. L'histoire se mis doucement en place. J'étais orpheline depuis trois ans. Mes parents venaient d'une famille modeste et pas de proches parents encore en vie que je sache. A cause de mon âge, je n'avais pas été envoyé dans un orphelinat. J'avais trouvé du travail chez une couturière veuve, qui me payait en me logeant et me nourrissant mais qui été récemment décédée et j'étais donc venu dans l'est pour trouver un nouvel emploi.
Pendant ce temps là nous avions tourné dans une petite allée qui menait à leur maison, j'étais satisfaite de ma petite histoire.
La demeure des Masen était très belle, une construction en briques avec des moulures blanches. Mme Masen prit les devant et Edward me conduisit dans le salon. Je m'assis sur un canapé d'un vert lumineux pendant qu'Edward s'installait tout près dans un fauteuil. Ses yeux me regardaient prudemment, curieusement, et je devais détourner les yeux de son regard. C'était déroutant, c'était le moins qu'on puisse dire, de le voir comme ça et incroyablement gênant de le connaitre et d'être consciente que lui ne connaissait rien de moi.
Mme Masen revint quelques instants plus tard avec un plateau chargé de tout le nécessaire à thé. « Votre maison est vraiment très belle. » alors qu'elle me servait une tasse.
« Merci, » me répondit-elle en remplissant deux autres tasses. « Elle a été construite juste après le grand incendie. »
Je ravalais ma surprise, « C'est fascinant. »
Elle m'interrogea sur la manière dont je buvais mon thé, et après y avoir ajouté de la crème et du sucre, elle se rassit pour m'observer. Son regard était aussi pénétrant que celui de son fils. « Pourquoi ne pas nous raconter comment vous êtes arrivé ici, Mlle Swan. »
Je pris une grande goulée de thé et me lançais dans mon histoire. C'était dur de les regarder dans les yeux, dur de les décevoir, mais quel autre choix avais-je ?
« Je suis navrée pour vos parents, » me dis Mme Masen quand j'eus finit. « Pardonnez-moi mais puis-je vous interroger sur la manière dont vous êtes vêtues ? Je ne crois pas avoir un jour vu une fille porter un jean auparavant. »
« Oh. Et bien il est plus facile de voyager ainsi, » mentis-je. « Moins de gens vous ennuis quand vous êtes habillée comme un homme… Je, hum… Je l'ai arrangé pour qu'il m'aille mieux. »
Je savais pertinemment que ni mon t-shirt, ni mon jean n'avaient l'air de vêtements d'hommes.
Mme Masen acquiesça, elle comprenait. « Il doit être difficile pour une fille de voyager seule de nos jours. »
« Parfois, oui, » répondis-je vaguement, « je m'en suis assez bien sortie. »
« Et bien, » dit-elle, « nous serions heureux de vous offrir un endroit où rester en attendant que vous retrouviez du travail. »
« Merci, » rétorquais-je, en mettant dans ma voix autant de gratitude que possible, « je ne vous remercierais jamais assez pour votre gentillesse. »
« Balivernes, » lança-t-elle avec une ondulation de la main. Elle me contempla. « Vous n'avez aucune affaire avec vous je suppose, et donc pas de vêtements appropriés. »
« Non, en effet. J'en suis désolée. »
« Aucun besoin de vous excuser. Je pense avoir quelque chose qui conviendra. Suivez-moi à l'étage. Edward, peux-tu préparer la chambre d'ami ? »
« Bien sûr, » dit-il. Ça voix me choqua à nouveau.
Je la suivis jusqu'à une pièce que j'assumais être sa chambre. Elle se dirigea vers une armoire et en sortie une robe longue bleue, qu'elle me tendit.
« Je pense que cela vous ira très bien. Cette couleur convient à merveille à votre teint. Vous pourrez la passer plus tard. J'essayerai de vous trouver plus de vêtements plus tard, pour dormir, etc. »
« Merci, » j'étais incapable de trouver une autre expression. Elle me sourie simplement.
« Allons voir votre chambre à présent. Venez. »
