Chapitre 1 : Nouvel Environnement

Le monde dans lequel se trouvait Karin en ce moment était de glace. On y voyait des icebergs des pics de glace. Tout était blanc autour d'elle. Pourtant, elle n'avait pas froid. Elle avait même chaud. Un cri strident déchira le ciel parsemé de nuage blanc cachant parfaitement le soleil. Karin voulu se boucher les oreilles, mais quand elle vit ses mains, elle se figea. Ses mains ainsi que ses bras et tout le reste du corps étaient enflammé. Paniquée, elle essaya de se défère de ses flammes jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'elle ne brûlait pas. Une fois calmée, elle aperçu une créature ailée venant du ciel voler vers elle. Un immense dragon de glace atterrit devant Karin. Bien qu'elle tremblait de peur, la jeune fille ne pu s'empêcher d'être captivée par les yeux turquoise de la bête. Soudain elle entendit une voix dans sa tête :

« N'est pas peur, jeune maîtresse. C'est un ami. Approche. »

Karin tendit la main pour caresser le dragon, et c'est à ce moment là qu'elle se réveilla.

Elle était en sueur. Combien de fois avait-elle fait ce rêve étrange ? Cela remontait à ses quatre ans, après la mort de sa mère. Il avait d'abord été flou pour ses yeux de petite fille, puis il s'était fait d'une netteté si intense ces derniers temps. Il était même devenu plus long. Jusqu'à il y a deux jours, elle n'avait encore jamais entendue cette voix et encore moins essayer de toucher le dragon.

Quelqu'un vint soudain lui saisir la main. Karin réagit et vit les yeux peinés de sa sœur jumelle.

KARIN : Yuzu !

YUZU : Ca va aller Karin-chan, je suis là. Tu as encore fais ce rêve ?

Karin inclina la tête, sa sœur n'avait pas besoin d'en savoir davantage et prit brièvement sa moitié dans ses bras. Puis elle se leva pour aller allumer la lumière de leur chambre. D'abord déconcerté, Karin regarda Yuzu dans les yeux. La petite blonde sourit et lui dit :

YUZU : C'est justement l'heure de se lever. C'est aujourd'hui que nous partons à la Soul Society.

KARIN : Ah oui ! J'avais oublié, dit-elle en se grattant la tête, gênée.

YUZU : Dépêche-toi de te préparer, je faire le petit déjeuner.

KARIN : A tes ordres.

Pendant ce temps à la Soul Society, les capitaines et les vices capitaines arrivaient au compte goutte dans la salle de réunion. Quand Rukia arriva à son tour, Matsumoto se jeta sur elle.

MATSUMOTO : Vice Capitaine Kuchiki ! Vous êtes partie tellement vite la dernière fois que je n'ai pas eu le temps de vous demander.

RUKIA : Que vouliez-vous me demander Vice Capitaine Matsumoto ?

MATSUMOTO : Les sœurs d'Ichigo. A quoi ressemblent-elles ? demanda-t-elle les yeux plein d'étoiles.

Les autres personnes présentent dans la pièce arrêtèrent leurs discutions, curieux eux aussi d'en savoir plus sur les sœurs Kurosaki.

RUKIA : Euh… Par où commencer? Débuta-t-elle gênée. Karin-chan est brune et Yuzu-chan est blonde cuivrée. Pour résumer, Karin-chan est la sœur de son frère.

Des soupires se manifestèrent autour d'elle. Un Ichigo était déjà assez pénible à supporter alors deux…

RUKIA : Je vous assure qu'elle est plus facile à vivre que son frère, se dépêcha-t-elle de rajouter. Et Yuzu-chan est une vraie jeune fille modèle, il n'y a rien à lui reprocher. Elle est juste un peu trop romantique à mon goût.

… : Rukia ! appela quelqu'un derrière son dos.

La jeune shinigami se retourna et vit son frère.

RUKIA : Byakuya-ni-sama ! Heureuse de vous voir, le salua-t-elle en s'inclinant promptement.

BYAKUYA : Les sœurs Kurosaki vont bientôt arriver, va les attendre à l'entrée du portail, elles seront plus rassurées si c'est toi qui les reçois.

RUKIA : Tout de suite, Byakuya-ni-sama.

Et la jeune femme partit au pas de course jusqu'au portail.

Il ne fallut pas plus de dix minutes avant que les portes interdimensionnelles ne s'ouvrent. Avant qu'elle ne puisse bouger d'un poil, Rukia entendit des hurlements et se retrouva projetée au sol avec les sœurs Kurosaki dans les bras. Les trois jeunes filles se redressèrent désorientées et Karin se mit à crier :

KARIN : Non mais ça va ! Espèce de sale type au bob bizarre ! Tu ne pouvais pas prévenir qu'il aurait un monstre prêt à nous tuer à l'intérieur avant de nous faire entrer dans ce tunnel tout miteux ?! ragea-t-elle après Urahara.

URAHARA : Ah la, la ! J'avais oublié qu'il venait aujourd'hui, désolé ! répondit-il en se grattant derrière la tête avec son éventail.

Rukia regarda les nouveaux venus tour à tour. Karin croisait les bras et s'était mise à pester dans son coin, le shinigami tentait encore en vain de s'excuser et Yuzu regardait autour d'elle complètement perdue. La vice capitaine s'avança vers cette dernière et la rassura :

RUKIA : Ca va aller Yuzu-chan, je serais avec vous deux pour vous soutenir.

YUZU : Rukia-ne-san ! s'extasia la blonde. Je suis tellement contente que tu sois avec nous!

URAHARA : Ce n'est pas tout, mais je pense qu'il faudrait qu'on y aille. Les autres doivent nous attendre.

RUKIA : Alors veuillez donc me suivre.

Quand Karin se retrouva devant l'assemblée de shinigami, elle s'attendait vraiment à autre chose. Son frère lui avait raconté que les dieux de la mort étaient, à quelques exceptions près, plutôt austères et attachés à un certain code de conduite. Bref, ennuyeux.

Or, la bande en kimonos noirs qui se trouvait en ce moment en face d'elle, n'avait rien à voir avec cette description. Certains vices capitaines étaient en train de se disputer, deux capitaines jouaient au go pendant que les autres commentaient la partie.

Rukia non plus n'en croyait pas ses yeux. Elle se pencha vers Matsumoto et lui demanda :

RUKIA : Que ce passe-t-il ici ? Où est mon frère ?

MATSUMOTO : Le Capitaine Unohana a été amené à la quatrième division de toute urgence. Le Capitaine Kuchiki, le Capitaine Zaraki et le Capitaine Commandant Kyôraku sont à son chevet. Le Capitaine Hitsugaya, lui, est toujours à son entraînement dans la grotte. Il fallait bien qu'on s'occupe en attendant. Le Capitaine Soi-Fong a bien tenté de nous… Mais bon, elle a vite abandonné. Oh ! Mes voilà les sœurs Kurosaki ! Tout le monde ! appela-t-elle enfin. Les sœurs d'Ichigo sont arrivées !

Tous arrêtèrent ce qu'ils étaient en train de faire et se retournèrent vers les deux humaines. Yuzu se cacha derrière sa sœur, trop intimidée. Karin, elle, ne l'était pas du tout. Elle avait déjà tenu tête devant toute une bande de collégiens en dernière année prêt à en découdre avec elle, alors devant des gens qui ne voulaient, lui semble-t-elle, aucun mal…

KARIN : Yo ! salua-t-elle complètement décontractée. Voici ma sœur Yuzu, moi c'est Karin et l'autre pervers derrière c'est Urahara, mais vous le connaissez déjà, je crois.

YUZU : Karin-chan ! s'exaspéra-t-elle devant e manque total de manière de sa jumelle.

Un fou rire général éclata dans la pièce.

SHINJI : Il n'y a pas de doute ! C'est bien la sœur d'Ichigo, dit-il résumant l'avis général.

Les rires se tarirent peu à peu et Karin se rendit compte qu'ils n'avaient ris ainsi depuis un bon moment.

Ces dernières années, le don d'empathie de la jeune fille s'était considérablement sensibilisé. Elle pouvait mesurer la température émotionnelle d'une salle en quelques secondes. L'ambiance, à cet instant, était plutôt glauque. Il avait dû se passer quelque chose de vraiment important avant leur arrivée.

… : Oh ! Alors voilà les sœurs de Kurosaki Ichigo ? dit une voix derrière elles.

Les filles se retournèrent et virent deux hommes et une petite fille aux cheveux roses.

URAHARA : Shunsui-san ! Alors tu es devenu Capitaine Commandant.

KYÔRAKU : Kisuke-san ! Que fais-tu donc ici ? Il me semble que personne ne t'ait invité.

URAHARA : Tu te doutes que je n'allais pas laisser ces jolies fleurs venir toutes seules dans ce repère de loups.

YUZU : Trop beau ! s'exclama-t-elle.

KYRAKU : Merci jeune…

KARIN : Pas vous le vieux pervers. Elle parle de l'homme à coté de vous.

Le Capitaine Kuchiki se retrouvait peut-être un peu troublé, mais il ne laissa rien paraître derrière son masque d'impassibilité. Rukia, elle, ne savais pas si elle devait s'en amuser ou s'en inquiéter.

KARIN : Désolé m'sieur, ma sœur est un peu trop directe.

BYAKUYA : Vous l'êtes aussi jeune fille.

KARIN : Ha, ha, ha ! J'appelle juste les choses par leur nom c'est tout.

BYAKUYA : Peut-être, mais évité de le faire devant des hauts gradés ou des personnes de la haute noblesse, ce n'est pas très courtois.

Rukia n'en croyait pas ses yeux. Un rictus presque imperceptible était apparu sur les lèvres de son frère. Elle avait s'en doute rêvée.

KYÔRAKU : Capitaine Kuchiki ! Pourquoi avoir confirmé, s'insurgea-t-il en feintant les pleurs.

Les deux sœurs se mirent à rire toutes les deux, suivit rapidement par le reste de l'assemblée. Le Capitaine Commandant arrêta sa petite comédie et se reprit.

KYÔRAKU : Bon, trêve de plaisanteries, passons aux choses sérieuses.