Disclaimer: Harry Potter et tout l'univers magique qui l'entoure (personnages compris) sont la propriété de JK Rowling

Rating: pour le moment c'est grand public, la trame n'étant pas totalement terminé, je vous préviendrai si cela devait changer


Se sentir vivre

« Pour être vivante une légende doit servir » Louis Lefebvre.

Au goût de Scorpius, les professeurs, notamment ceux de Poudlard, étaient des sadiques notoires. Donner aux élèves une dose de devoir à rendre comme celle qu'ils avaient après seulement deux semaines de cours, c'était tout simplement de la torture.

Il aurait aimé pouvoir se plaindre, dire à haute voix à n'importe qui tout ce qui l'opprimait, mais il ne pouvait pas se mentir, personne ne l'écouterait et surtout personne ne le consolerait. Tout le monde était logé à la même enseigne, paraissait-il. Oui, mais lui était un Malfoy, et à son humble avis, qui n'était pas si humble, il ne devrait pas se torturer les méninges autant. Ce n'était manifestement pas bon pour sa santé.

- Arrêtes de grogner Malfoy, j'entends tes jérémiades jusque dans mes pensées !

Et voilà qu'il n'avait même plus le droit de faire ses recherches de la manière qui lui convenait.

- Je fais comme bon me plait Potter !

- Fais le ailleurs que dans la Bibliothèque alors, y a des premières années qui te regarde comme si t'étais un lycan une nuit de pleine Lune !

Le blond tourna vivement sa tête et lança une œillade furibonde aux-dit élèves et poussa un énième grognement.

- Et si tu te voyais je pense que tu douterais sérieusement de tes origines si pures…

- Je ne suis pas sûr que tu sois le mieux placé pour parler d'origine mon cher Potter.

Entre deux mèches de sa frange, ses yeux lançaient un regard noir, et sa voix sifflante lui rappela perfidement que si Potter voulait jouer à ce jeu il ne pourrait que gagner. Il se demandait souvent pourquoi lorsque Potter parlait Fourchelangue, tout son être se tendait comme un arc, le ventre douloureux et les pensées affolées. Encore heureux qu'il se gardait d'utiliser son don régulièrement il aurait depuis longtemps fait une série d'ulcères meurtriers.

Il soupira et se replongea dans sa lecture. Son ouvrage n'était pas vraiment d'un entrain captivant mais il détenait une grande partie des informations dont il avait besoin pour son devoir de « vingt-cinq parchemins ? Autant nous accrocher à un œuf de Magyar ! ». Si le professeur Davies lui avait sèchement répondu qu'il était difficile qu'il survive à une telle aventure, il lui avait tout de même donné raison sur le fait qu'il était assez ardu de réaliser un tel travail et que c'était pour cette raison qu'il aurait trois semaines pour le réaliser.

« Cependant je tiens à vous préciser que si ce travail fastidieux vous parait impossible et vous accable, vous allez être fortement déçu par la suite de l'année », en contemplant les regards vides de ses élèves, il continua : vous aurez à réaliser ce genre de dissertation tout au long de l'année, si je vous donne un délai aussi long, c'est tout aussi bien pour que vous puissiez avoir le temps de réunir toutes vos informations, mais aussi pour que cela n'influe pas sur le reste de vos devoirs dans les autres matières »

Scorpius se retenait d'aller tuer le professeur pendant la nuit. Si le plan était totalement clair dans sa tête, il doutait très sérieusement à sa capacité à le mettre en œuvre. Azkaban n'en valait surement pas le coup. Et puis il ne voulait pas rejoindre son grand-père.

- Dites les garçons, les harpies, elles vivent ensemble, mais le groupe qu'elle forme ça s'appelle comment ? une harde ? un troupeau ? une colonie ?

- On s'en tamponne comme de notre premier chapeau !

- Malfoy! Moi j'ai marqué une nuée, parce qu'elle vole mais je ne sais pas si c'est vraiment adapté Rosier…

Alecto Rosier, lointaine cousine des célèbres mangemorts, était une serdaigle qui avait quelque cours en commun avec les garçons. Ils l'aidaient en Défense contre les forces du mal et Métamorphose et elle en retour leur apportait secours en Sortilèges. C'était un accord tacite qui s'était créé en cinquième année. Depuis, lorsqu'il devait se rendre à la bibliothèque, ce qui se produisait bien trop souvent au goût de Scorpius, ils s'asseyaient à la table près du rayon d'Arithmancie, toujours désert. Toujours, sauf quand Rose Weasley se lamentait sur ses tableaux incompréhensibles (appartenant à la « bien trop grande famille de Potter, ça tu vois Rosier c'est un troupeau ! »).

Alecto sourit et se ravisa très vite devant le regard noir de la jeune fille aux cheveux flamboyants. Elle se replongea sur le sujet du devoir :

« Comment peut-on se défendre face aux harpies ? Après avoir décrit la créature, son habitat et ses coutumes, vous réaliserez une esquisse des différentes défenses qui se présentent à un sorcier pour se sortir d'une rencontre avec ces créatures. »

Les quatre élèves soupirèrent d'un même souffle. Ils se regardèrent amusés par leur réaction et se sourirent de dépit avant de retourner à leur besogne.

- Potter ?

- Mmmh ?

- Tu comptes faire un schéma général des Harpies ou tu comptes aborder le sujet par rapport aux espèces ? fit le blond en se grattant la tête au-dessus de deux lithographies terrifiantes

- Espèces ?

- Oui il y a une certaine différence entre les harpies des Montagne, d'Amazonie et de la mer Egée…

- Où tu as lu ça ?

Albus se jeta sur le livre que Scorpius lisait, et Alecto le rejoignît prestement.

- Vous pouvez me dire pourquoi vous vous excitez comme des premières années à qui on aurait dit qu'ils pourraient voir les 'Vices et Viscères' en concert ?

- Tu as trouvé Malfoy !

- Trouvé quoi ?

- Le pourquoi ça doit faire vingt-cinq pages !

- Ah, et bien quand vous aurez fini, vous me passerez vos devoirs que je les recopie, alors !

Alecto et Albus levèrent leur tête d'un même mouvement, et Scorpius se ratatina légrement dans sa chaise, pas du tout confortable pour son derrière malfoyen.

- Je n'ai rien dit… n'empêche que je l'avais le premier !

Il accompagne ses dires d'un mouvement rapide pour récupérer le livre qui contenait les précieuses réponses. Alecto se leva rapidement pour voir s'il n'existat pas un deuxième exemplaire et lorsqu'elle en vit sur la table d'un groupe de Poufsouffles, elle soupira. Elle s'avança discrètement, et s'empara du précieux sans que les pauvres et pas très dégourdis élèves ne s'en rendent compte.

Elle revint un sourire triomphant près du rayon d'Arithmancie, et se rapprocha d'Albus pour qu'ils puissent tous les deux profiter de l'ouvrage.

- N'en profitez pas pour vous tripoter !

Ils se regardèrent étonnés des paroles de Scorpius qui n'avait pas levé les yeux de son parchemin.


Un soir, lors de la dernière semaine de septembre, au dîner. Dans la grande salle, sous un plafond aux nuages menaçant et aux éclairs sourds, les discussions menaient bon train. A la table des Serpentards, à l'extrémités, près des grandes portes, Albus et Scorpius, mangeaient pourtant silencieusement et surtout tranquillement, pensait le blond. Cependant c'était sans compter, deux jeunes filles aux blasons, bleu et bronze, qui se dirigeaient vers eux. Malgré les piques fusant de toute part à la table des serpentards, elles s'assirent près des jeunes hommes en prenant grand soin d'ignorer les sifflements.

- J'ai bien cru que je ne survivrais pas au cours de métamorphose, lança Rose pour amorcer une conversation.

- Weasley ? encore Rosier, je comprends, mais toi qu'est-ce que tu fiches ici ?

- Eh bien, figures-toi Malfoy, que je fais ce que bon me semble !

- Rose, laisse ! Nous sommes venues pour vous demander si vous aviez prévu quelque chose pour Halloween.

- Il y a le bal pourquoi tu nous demandes ça ? fit Albus, sceptique.

- Tu vois mon très cher cousin ! On a deux places qui ne nous servent à rien pour le concert des 'Vices et Viscères' !

- Un groupe pour midinettes, qu'est ce qui te fais penser qu'on a envide vous accompagner ?

- Malfoy, Malfoy, Malfoy !

- C'est moi… répondit-il blasé

- C'est ça ou vous coltiner Roockwood et Goyle les gargouilles.

Face à la vérité Scorpius ne pouvait répliquer, ou tout du moins, il était d'accord, 'avec une Weasley !' Mais cet air triomphant coincé entre ses taches de rousseur l'insupportait terriblement. Cependant il ne savait comment se défiler, il ne voulait pas aller au bal avec les deux gargouilles si bien nommées et n'avait pas non plus envie d'aller voir un concert pour adolescentes aux hormones déréglées. Il supplia Albus du regard. Pourtant celui-ci n'avait pas de solution non plus.

- Vous comptez y aller comment exactement ?

- Dans le sens où le concert est au Trois Balais, que Malicia est une très bonne amie et que j'ai la carte de James on devrait s'en sortir, dit Rose avec un grand sourire

- Tu as volé la carte des Maraudeurs ? s'exclama Albus désabusé

- Voler, voler, c'est un bien grand mot, je dirais plutôt emprunter

- Mais de quoi vous parlez ?

- Je t'expliquerais Malfoy…

Albus soupira d'anxiété. Si son frère venait à découvrir qu'il n'avait plus la carte alors il serait grillé.

- T'inquiètes pas Al' de toute manière il n'en a pas besoin à l'école des Aurors.

Le brun se rassura et se servit de la tourte au potiron. Rose entama un monologue sur la difficulté des cours de métamorphose auquel Alecto souriait les yeux vides. Scorpius se demanda un instant si elle faisait vraiment attention sa camarade, et la régularité de ses réponses monosyllabiques lui fit penser qu'elle n'écoutait pas un moindre mot.

- N'empêche, je ne vois pas à quoi ça va nous servir de savoir transformer une armoire en rat !

- A vrai dire, Scorpius fut étonné de voir Albus participer à cette 'conversation', si tu savais la transformer en une multitude d'araignée, tu pourrais être sûre de pouvoir t'enfuir du terrier pour rejoindre Karl cet été.

Rose sentit ses joues s'empouprer. Scorpius, frillant de ce genre de ragots, même s'il ne se l'avouerait jamais, sourit d'un air sadique. Et une petite info dont il pourrait se servir contre la rouquine, une !

- Karl ? Karl Spinnet ?

- Nan Lagerfeld, Malfoy !

- Ah, je ne connais pas…

- Pfff, bon Alecto, on a un devoir à finir en étude des Moldus non ?

- Ba non, je ne crois pas.

- Si, si, tu as dû oublier !

- Mais puisque…

Rose ne laissa pas Alecto finir, elle ne voulait pas s'embourber dans le pétrin où Albus l'avait si gentiment mise. Albus ricana, et se moqua de Malfoy qui s'entêtait à chercher dans ses souvenirs des soirées mondaines, un quelconque Lagerfeld, à qui ce Karl pourrait être lié.

Albus, en grand philanthrope, le remit sur les rails. Et c'est en fulminant contre la serdaigle qu'il rejoignit sa salle commune. Albus lui expliqua qu'il devait faire un tour à la bibliothèque, alors il entra seul et s'affala sur un des fauteuils devant l'antre de la cheminée.


Lors du premier week-end d'octobre avait lieu la première sortie au Pré-au-Lard. C'était l'occasion d'aller à de 'Fil en Baguette' la boutique que la styliste Lavande Brown avait ouvert, pour se procurer la Robe pour le bal d'Halloween. De fait, Scorpius avait une migraine qui s'amplifiait de minutes en minutes en entendant 'cette insupportable colonies de Doxys enragées'.

Après qu'Alecto et Rose soit revenues de leur 'épopée', pour trouver une tenue sympa pour le concert, ils se retrouvèrent au Trois Balais où Rose devait retrouver Malicia. La demoiselle, très grande, à la chevelure d'un brun électrique, était la fille de Rosmerta, la propriétaire du bar. Apparemment, elles devaient régler les détails de la soirée d'Halloween pour ne pas se faire prendre par un professeur lassé du bal.

En attendant qu'elles aient finis de discuter, les trois amis restaient silencieux en s'échangeant les friandises qu'ils s'étaient offerts. Albus concentré la carte d'un sorcier à l'air goguenard, entendit des chuchotements venant de la table derrière lui où se tenaient deux filles de troisième année au blason jaune et noir.

- Mais puisque je te dis qu'elle avait l'air en transe

- Non mais arrêtes, si ta mère avait un troisième ça se saurait !

- Mais j'ai une tante qui est voyante, tu sais et elle a bonne réputation, peut-être que ma mère a un don sans le savoir.

- Et qu'est-ce qu'elle a dit comme prophétie ?

- Un truc dans le genre…

- Les mots exacts sinon ça ne vaut rien !

- Bon d'accord :

« Lorsque pour la deuxième fois,

L'astre lunaire s'assombrira

Un cercle de feu l'entourera.

Alors viendra le temps

Pour l'enfant président

De sortir de la demeure des … »

- Un enfant président ? je pense que tu devrais dire à ta mère d'arrêter les chocogrenouilles avant de se coucher

- Attends ce n'est pas finis !

- Ça me suffit amplement, aller viens, allons voir si on peut entrer dans la boutique cette fois-ci, j'aimerais bien acheter ma robe.

Albus était bien d'accord avec la jeune fille, la mère de l'autre devait être folle à lier pour sortir des sottises pareilles. Rose était revenue, et discutait joyeusement avec Alecto qui lui répondait un peu moins gaiement.

Rose était une fan du groupe de musique 'Vice et Viscères', mais Alecto s'en moquait éperdument, et n'y allait seulement parce que Rose l'y avait forcé. Manifestement parler de la beauté des textes ne semblait pas l'enthousiasmer beaucoup.

Scorpius, que tous ces babillages exaspéraient, décida de rentrer, sauvant la vie, malgré lui, de ses deux compères qui n'en pouvaient plus.


Cette soirée là Scorpius, s'allongea sur un des canapés de la salle commune, et se plongea dans un livre. Albus venait de sortir, et Scorpius ne savait pas où il avait rangé son devoir d'Herbologie, il allait être obligé d'attendre. Le sien était terminé, mais comme Albus avait toujours de meilleurs notes que lui, ce qui l'horripilait au plus haut point, il vérifiait toujours qu'il n'avait pas fait d'erreurs. Malgré tous ses efforts le brun le surpassait toujours, à croire qu'il achetait le professeur Longdubat.

Son livre, intitulé Les cent destinations où vous ne voudrez jamais vous rendre, portait très mal son titre. Enfin pour Scorpius. Chaque chapitre étudiait une contrée, racontant les contes et légendes, les créatures qui la peuplent, l'Histoire des grands mages qui étaient passés par là. Scorpius rêvait de se rendre dans chacun de ces lieux, de vivre des aventures et de ramener des trophées. Rêver c'était déjà assez bien pour le moment, parce que le serpent à plumes géant, ailé qui plus est, aux crocs acérés et aux griffes empoisonnées ne lui plaisait pas trop. Les forêts de Shola, ce ne serait pas pour tout de suite se dit-il.


Le lundi matin, au petit-déjeuner alors que Scorpius se débattait avec ces œufs brouillés, une chouette au plumage fauve fit un atterrissage forcé sur la carafe de jus de citrouille, l'aspergeant immanquablement. Grommelant furieusement contre l'animal, il se débarrassa d'un coup de baguette de la substance qui s'infiltrait dans ses tissus.

Albus retira la gazette des pattes de l'oiseau et lui donna une tranche de bacon avant qu'elle ne s'envole. Lançant un regard au blond, et s'apercevant que la gaffe était réparée, ne lui adressa aucun commentaire. Scorpius au petit matin, c'était un peu comme un Voldemort en puissance, il ne valait mieux pas lui parler.

- Alors ?

Le rituel du matin pouvait commencer, Scorpius demandait un résumé rapide des nouvelles qui n'étaient jamais intéressantes tout en tentant d'avaler quelque chose tandis qu'Albus lisait tranquillement les passages qui lui paraissait valoir un peu d'attention.

- Décret voté pour un salaire versé à tout elfe le souhaitant.

- Stupide !

- Le ministre de l'éducation sorcière à Salem, hier, pour un partenariat.

- Des chiffes-molles !

- La Pologne a perdu contre l'Espagne 240 à 250.

- Quoi ? mais … contre l'Espagne…

Scorpius arracha le journal des mains du brun et s'acharna à lire le résumé du match afin d'y trouver une erreur. Le quidditch était un des rares sujets qui passionnait Scorpius. Lui qui ne pourrait jamais jouer, trouvait un moyen dans l'analyse tactique pour y remédier. Il était grand et svelte, mais il était pitoyable sur un balai, Albus lui ne se passionnait pas pour ce sport. Le blond pensait, surement à raison, que le fait que James ait été poursuiveur vedette de l'équipe de Gryffondor l'avait dissuadé et anesthésié.

Scorpius ronchonnait sur la page sportive agaçant Albus qui ne pouvait finir sa lecture. Pourtant avec l'habitude il aurait dû s'y faire. Pourtant à chaque fois il se faisait prendre au piège. Alors pour une énième fois il se dit 'la prochaine fois je lirais la page des sports en dernier !'.

- Z'ont changé d'attrapeur au dernier moment ! marmonna Scorpius en rendant la gazette à Albus

Ce dernier finit sa lecture sans trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Ils finirent leurs assiettes et se rendirent en potions.

Ils attendaient patiemment, assis avec une gryffondor et deux serdaigles. Peu de personne ne songeait à prendre potions après la cinquième année. La plupart du temps ceux qui s'y résignait voulait faire médicomagie ou spécialiste des onguents et traitements. De ce fait la classe était fortement réduite, et le cachot en était que plus froid et silencieux.

- Désolé pour ce retard jeunes gens !

Les élèves relevèrent la tête et furent étonné de voir le professeur Mc Gonagall. Ils s'échangèrent de regard, espérant trouver quelqu'un qui aurait une explication, mais tous furent déçus. Ils se retournèrent alors vers leur directrice qui attendait patiemment le retour d'une certaine attention.

- Bien. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise c'est que votre professeur commençant à être âgé, à décider de laissé les cours des deux dernières années à un autre professeur.

Scorpius se retint de sourire. S'il y avait une mauvaise nouvelle là-dedans, ce n'était pas pour eux, mais bien pour ceux qui continueraient d'avoir le professeur Jaded. Ce vieux croûton était aussi imbuvable que la Goutte du Mort-Vivant.

- La bonne nouvelle, c'est que votre nouveau professeur venant de Salem, vous y effectuerez un court voyage de deux semaines pour approfondir vos connaissances avec vos camarades américains. Oui, Mlle Jordan ?

- Ce sera quand ?

- Sûrement au mois de Janvier Mlle.

Scorpius se retourna vers Albus, ce dernier lui montra du doigt la gazette, et il se souvint qu'un ministre y était allé la veille. Il leva les yeux au ciel en pensant qu'Albus ne lisait jamais les articles intéressants. Il ne lui dévoila pas ses pensées, il connaissait déjà sa réponse : « mais si t'es pas content Malfoy, je t'en prie, tu seras de corvée de gazette pendant un mois ! ». Une fois ça lui avait suffi.

- Je pense que Mlle Alexie Marchebank saura mieux que moi vous répondre.

La directrice pointa son bras en direction de la porte de la salle où se tenait, appuyée, et l'air pensive, une jeune femme « aux cheveux d'or et de lumière ». Scorpius ne pensait pas qu'il aurait un professeur de potion aussi se…. Séduisante.

Elle s'avança au centre de la classe. Elle ne portait pas de robe, mais juste des habits à la moldu, qui déçurent fortement Scorpius. Elle portait en plus un tablier en peau de dragon, et des gants de cuir d'hyppogriffe. Ses cheveux étaient enserré par ce que Scorpius pris pour un bandeau à première vue, mais qui de profil se révéla être des lunettes de protection.

Jamais Scorpius n'avait vu un tel accoutrement, et aux bouches grandes ouvertes qu'arboraient que les autres étudiants, il ne devait pas être le seul. Le professeur ne manqua pas de remarquer l'air béat de son assistance et après avoir remercié la directrice les salua.

- Bonjour à vous. Je m'appelle donc Alexie Marchebank. Je sais que cette tenue ne vous ai pas familière, j'ai moi-même effectué quelques-unes de mes années à Poudlard dans ma jeunesse, et je sais qu'ici personne n'en porte. Cependant il vous faudra vous procurer des tabliers, des gants et des lunettes de protection.

- En peau de dragon aussi, demande un des deux serdaigles

- Non bien sûr que non, répondit elle dans un sourire, sauf si vous en avez les moyens et que vous comptez réaliser des potions dangereuses tout au long de votre vie, continua-t-elle en riant.

D'un coup de baguette elle afficha un programme sur le tableau. Scorpius s'attendait à une liste d'ingrédients et fût surpris de ne voir que des noms de potions. Il songea un instant qu'il ne pourrait jamais toutes les réaliser en quatre heures.

- Je vous ai affiché ici, le programme des potions que nous allons voir jusqu'à Janvier. Nous avons donc trois mois pour le moment. Vous réaliserez certaines d'entre elles dans des pièces que je vous ferais réserver, et auxquelles vous aurez accès pendant le temps d'études. Lorsque je vous le demanderais donc vous devrait travailler sur une potion, en trouver par vous-même les effets, les ingrédients et la réaliser. Bien sûr la difficulté ici n'est pas la réalisation mais bien la recherche, les mixtures que je vous proposerais sont sujettes à débat et vous devrez me rendre un compte rendu de vos recherches et expériences.

- Nous devrons le faire tout seul ?, demanda la seconde serdaigle

- Par groupe de deux je préfère, mais comme vous êtes un nombre impair, l'un de vous devra se mettre seul. Bien sûr j'en tiendrais compte dans la note.

Tout le monde se tourna vers la gryffondor qui soupira de dépit et acquiesça.

- Si tu as besoin d'aide pour la réalisation je pourrais t'aider si tu le souhaite.

Scorpius se retourna vivement en fixant Albus. 'Il n'a qu'à m'abandonner directement pour se jeter dans ses bras ce sera plus simple !'

La gryffondor lui répondit par un demi-sourire et le professeur Marchebank continua.

- Cette année donc, nous allons élever le niveau de réalisation. Nous verrons des potions qui rentrent dans le domaine de la médicomagie et des soins, mais aussi dans celle de l'attaque et la défense. Qui ne veut pas faire de Médicomagie ou autre métiers dans le même thème plus tard ?

Albus leva prestement la main et Scorpius le suivit plus lentement.

- J'ai pris le cours de Médicomagie mais je ne compte pas me lancer dans une carrière de guérisseur, fit il

- Que comptez-vous faire alors ?

- Je ne sais pas vraiment encore.

- Ce n'est pas grave, et vous ?

- Spécialiste des reptiles Mlle.

- Peu commun. Bien, j'imagine que je ne vous donnerais donc pas de compte rendus sur des potions ayant attrait aux soins alors.

Après une description rapide du cours et des potions qu'ils verraient, elle leur donna un premier exercice de « mise en bouche ». Scorpius et Albus devait donc travailler sur une potion de solution subite.


Affalé dans l'herbe entrain d'éplucher des manuels de potions, Scorpius vit arriver une Rose colère et Alecto qui l'a suivait désespérée.

- Si elle se nomme « interdite » c'est qu'elle est interdite !

- Qu'est-ce qu'il y a Rose encore !

- Commença encore ! Firenze nous oblige à venir dans la forêt interdite avec lui cette nuit pour pouvoir observer la nouvelle Lune, et puis quoi encore ?

- C'est un centaure vous serez à l'abri de tout danger… et puis ne t'inquiètes pas les acromantulas auront trop peur de toi Weasley !

- Rose, calme-toi ! ce n'est pas si grave, au moins dis-toi que tu verras ton Karl tout une nuit !

Alecto avait manifestement trouvé les mots justes. Albus souffla, exaspéré par tant de mélodrame et se replongea dans sa lecture. Il ne tenta même pas de sauver Scorpius qui était mis à mal par la rouquine qui venait de réagir à la pique acerbe du blond. Alecto riait de les voir se chamailler et s'assit en tentant de sortir de son sac un livre plus épais que ses bras.


Voilà un second chapitre,

J'espère qu'il vous a plu,

Je tiens à remercier Sandra Nott-Weasley qui est la première à avoir mit cette fic dans ses favoris, merci beaucoup =)

Bon week-end, Bonne chandeleur à tous

Aurore-Anne