Titre: La machine à rattraper le temps

Auteur: Kahllan

Disclainer: Bien entendu les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas , pour la plupart, ils sont la propriété de J. K. Rowling

Seule l'histoire est à moi.

Résumé: Harry est en prison en France où il est torturé par les mangemorts du Lord.

Une année , début août il voit un nouveau prisonnier débarquer…

Note: Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, et à tous les autres lecteurs anonymes, ça fait vraiment plaisir. Encore une fois merci à tous.

Sur ce, je vous dis Bonne lecture.

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Chapitre premier: Seul, épuisé, et...mort?

C'était une belle matinée de la mi-août , le ciel était bleu et quelques feuilles dorées commençaient à moucheter les pelouses des jardins de France. En cette dix-septième année du deuxième millénaire, tous, à de rare exception près, s'accordaient à dire que l'automne été déjà très en avance.

Situé dans la rade de l'Ile-d'Aix à mi-chemin entre cette dernière et l'Ile-d'Oléron, construit en pleine mer, se dressait un colosse à la forme d'un anneau de pierre elliptique .

Il était construit sur 3 niveaux , comportant des batteries qui étaient établies en casemates avec des embrasures étroites. Il y avait 66 casemates dont chacune pouvait si il le fallait, contenir une vingtaine d'hommes.

Au centre de l'édifice siégeait une cour intérieure, le rez-de-chaussée lui, accueillait les entrepôts de vivres, les cuisines, les latrines, ainsi que le réfectoire . Sur l'un des côtés de la battisse, un long escalier s'ouvrait sur l'océan.

Escalier depuis lequel par beau temps on pouvait espérer entrapercevoir le littorale Français à deux kilomètres de là.

C'est ainsi qu'en ces Années Noires, bien qu'oublié et à l'abandon pendant prés de 100 ans, le Fort allait devenir, au XXème siècle la plus crainte des prisons du monde sorcier.

réaménagé expréssement pour les résistants anti-Lord cette fois, et qui accueillait presque autant de moldus que de sorciers.

Fort Boyard...

Il va sans dire que le privilège d'y être enfermer ne revenait pas au premier venu, mais à ceux qui constituaient « l'élite » des ennemis du seigneur des ténèbres.

Ainsi ces derniers avaient l'immense honneur de se faire torturer à en perdre la raison et cela pour le plus grand plaisir du maître qui pouvait faire durer l'agonie de ces pauvres diables des mois, voire des années pour les plus "chanceux".

Mais ce que le Lord aimait par dessus tout, c'était de voir ses victimes ensanglantées, à bout de force et l'esprit brisé, le supplier de les achever.

En effet, pour ses pauvres âmes, demander pitié aurait été une perte de temps vers le chemin de la délivrance ultime parce que tous savaient que Voldemort n'avait jamais eu aucune pitié, pour personne.

Les malheureux qui s'y étaient risqués avaient déclenché les foudres du Lord noir et avaient agonisé longuement, pendant un jour ou deux, enchaînés aux poteaux de la cour, le ventre déchiré, les entrailles à l'aire libre, et les mouettes et goélands qui venaient à chaque nouvelle occasion festoyer dans leur cage thoracique.….

Mais si il y avait une chose que Voldemort haïssait, en dehors des moldus, de l'amour et tous ces autres sentiments inutiles, c'était que quelqu'un puisse lui tenir tête.

Or, il y avait un prisonnier qui était là depuis bien plus longtemps que tous les autres, il avait été l'un des premiers à être enfermé au Fort, et malgré toute l'application que le Lord mettait dans ses séances de supplice (autant physiques que morales) et le manque de nourriture, ce petit imbécile ne l'avait jamais prié, pas une seule fois, de mettre un terme à ses souffrances.

Bien sûr vous-savez-qui aurait pu s'en débarrasser depuis des lustres déjà, mais il savait que sa maigre victime ne tiendrait plus longtemps, de plus il voulait le briser jusqu'au bout, puis le voir le supplier, ce fils de sang-de-bourbe qui fut autrefois son pire ennemis! celui ci avait peut-être réussi à tenir plusieurs années, mais à présent sa fin était proche, très proche...Il n'y en avait plus pour très longtemps.

Harry Potter...

Le survivant...

L'élu...

Ses amis d'autrefois le pensaient peut-être mort, ou au moins disparu…

Depuis il ne sais combien de temps…supplicié au bon vouloir du Maître et de ses gardes-chiourmes, affamé, dans une cellule humide, sombre, puante et noire de crasse…c'est là qu'il était retenu.

Il était passé outre, il ne sait comment, l'épidémie de scorbut qui avait sévi les prisonniers il y a plusieurs années, avait réchappé par miracle d'une très mauvaise grippe, et n'était pas brisé au point de ne plus savoir qui il était (quoique par moments cela ne lui était plus très clair) …

Mais à présent « le survivant » n'était plus qu'un sac d'os de...pfff (il ne savait même plus son age: il ne comptait plus les années il avait passé dans cet endroit), le corps presque entièrement recouvert de cicatrices, seuls une partie du visage et le cuir chevelu avaient pratiquement été totalement épargnés, pour le reste...

Il était méconnaissable, dans ses loques déchirées et répugnantes qui lui servaient de vêtements avec des cheveux qui lui arrivaient au milieu du cou ( ses cheveux avaient bien repoussés depuis la coupe annuelle du printemps dernier) et un semblant de barbe qui avait poussé comme elle avait pu entre deux cicatrices….

On lui avait enlevé ses lunettes au tout début de son incarcération ( il aurait été dommage qu'il parvienne à se suicider sans qu'on eut pu lui en faire voir de toutes les couleurs), pourtant il n'avait pas l'impression que sa vue ait changée, peut-être se méprenait-il , mais il croyait savoir ce qui était à l'origine de sa non-baisse de vision….

Si depuis presque toujours, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, Harry s'était toujours senti vide de l'intérieur, aujourd'hui il ne ressentait plus rien.

Il était fatigué de se battre pour vivre, et de toute façon pour vivre quoi? Le couché de soleil à travers le ridicule soupirail qui lui servait de fenêtre et accessoirement d'éclairage?

Sûrement pas ! Le soleil, son réveil ou son couché il en avait vu des milliers et il s'en moquait!

Comme par habitude, depuis qu'il était ici, il s'était assis en tailleur sur la paillasse grouillante d'insectes qui lui servait de lit, (quoique depuis quelques années il préférait dormire à même le sol... question d'hygiène dirons nous), le regard vague fixé sur le mur d'en face.

Selon l'humeur de l'instant, cette tache journalière consistait certaines fois à en compter les briques de pierre qui le constituaient, de haut en bas, de droite à gauche, puis une sur deux, et ainsi de suite…, et d'autres fois à s'inventer des sortes de labyrinthes, de parcours en suivant les lignes du mortier qui soudaient les pierres les unes aux autres. A la longue ce petit jeu l'énervait plus qu'il n'aurait du, d'autant plus qu'il n'y voyait pas grand chose. S'en suivait alors plusieurs heures ou il insultait et maudissait chacun des atomes de la muraille entière….Il était plus ou moins conscient que cela était ridicule, mais après tout c'était un moyen comme un autre pour tuer le temps...

Le Temps justement…. tantôt il nous paraît court, tantôt il nous paraît long, dans ces moments on s'invente des moyens pour le faire passer plus rapidement, et dans les autres on aimerait avoir le pouvoir de le suspendre, de l'étirer infiniment….

Le Temps, inéluctable, qui passe sans qu'on n'y puisse rien faire pour l'arrêter.

Mais où peut-il bien fuir ce Temps ?

Au fil des années Harry y avait réfléchi et était arrivé à la conclusion que pour lui le Temps ne fuyait pas, il se transformait juste en souvenirs passés, encrés au plus profond des êtres.

Malheureusement pour lui, le passé était fini et il ne repasserait pas, il était parfaitement inutile de vouloir s'y réfugier et d'échafauder milles et unes théories sur les « et si …. », et pourtant, parfois Harry se prenait encore à rêver et à imaginer chacune des vies qu'il aurait pu avoir si seulement un des facteurs qui avaient fait de sa vie un enfer avait été modifié.

Et si il n'y avait pas eu la guerre.

Et si Dumbledore n'était pas mort.

Et si il n'avait pas été le survivant.

Et si Voldemort n'était jamais réapparu.

Et si ….

Et pour ne rien arranger, à l'inverse le futur, lui, était illusoire puisqu'il n'était pas encore là…Et heureusement d'ailleurs car au point où en était rendu le Monde lorsque qu'Harry s'était fait enfermer, il ne voulait même pas imaginer comment il était à présent, et encore moins comment il serait plus tard, si un « plus tard » il y avait un jour…Et d'après lui cet avenir risquait d'être très fortement compromis: à l'allure où allait les choses lorsqu'il était en liberté, il était étonné que l'armée des ténèbres n'aie pas encore éradiquée toute forme de vie sur Terre ou que les moldus ne l'aient pas encore fait exploser avec leurs bombes de destruction massive…

Mais contrairement à son habitude, cette fois, (la dernière et il ferait tout pour), il attendait que les mangemorts viennent le torturer et ainsi il pourrait mourir, sans se suicider, sans supplier personne et en gardant sauf l'honneur de sa famille. ( après tout il considérait que toutes ces années de tourments avant de mourir était plus que suffisant pour ne pas être déshonoré). En fait c'était bien là un prétexte pour mourir dignement, car de toute façon si les mangemorts ne le tuaient pas aujourd'hui il mourait demain, et ça il en était certain…

Il se demandait d'ailleurs souvent comment il avait bien pu réussir à tenir aussi longtemps sous le courroux du Serpent psychopathe qui venait une dizaines de fois par mois et qui mettait tout son cœur dans des sortilèges plus noir qu'une nuit sans lune affin de le faire abdiquer.

Et quand le Lord n'était pas là, c'était ses sous-fifres qui prenaient le relais, autant dire qu'Harry n'avait aucun répit. La seule consigne qui était donnée aux Mangemorts était de ne pas le tuer ( le Maître voulait le faire lui même).

De ces séances, Harry en ressortait chaque fois au bord de l'évanouissement, le corps lacéré de part en part de blessures sanguinolentes, la plupart des os si ce n'est broyés du moins brisés, la gorge en feu d'avoir trop crié et la tête prête à exploser. Ainsi quand on le reportait à sa cellule il bénéficiait de divers sortilèges et potions pour le remettre plus ou moins en état. Les potions pour réparer les os étaient horriblement douloureuses, de ce fait il souffrait presque autant, voire plus que lorsqu'il était torturé ( au fil des ans son seuil de tolérance à la souffrance c'était largement agrandi, à présent les seuls rares Mangemorts et bien sûr le Lord lui même parvenaient presque toujours à le porter au bord de la folie )...

- lâchez moi espèce d'ordures crétin sal…

-SILENCIO! La coupa un mangemort sous les rires de son collègue.

-Ho ho la vélane se met en colère, c'est qu'elle pourrait bien me faire peur… Ajouta-t-il en tenant fermement la femme qui redoublait d'efforts pour se dégager de la poigne de son bourreau.

Harry qui était encore dans ses sombres pensées, n'avait pu s'empêcher d'entendre les insultes proférées par cette femme à l'attention des deux hommes encagoulés. Il avait l'habitude de scène similaire à celle ci, tous les jours au moins cinq ou six fois.

C'était toujours le même scénario: on hurlait, on insultait, on essayait même de s'enfuir, après quelques temps on ne se rappelait plus où on habitait et à la fin on les priait d'avoir la vie sauve...

Ce qui le décida à diriger son regard sur les fauteurs de trouble fut le mot « vélane » prononcé par Avery. Il se dit que quelque part sa ne lui ferait pas beaucoup de mal d'observer une vélane avant de mourir, peut-être même du bien en fait…

Malheureusement à peine avait-il commencé à la regarder que déjà les serviteurs du Lord l'enfermaient trois cellules sur sa droite, hors de sa vue.

Alors, revenant à la contemplation de Son mur, il attendit patiemment son heure…

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Alors? est ce que ça vous a plus?

Donnez moi votre avis.

A+

Kahllan