Coucou !

Je suis désolée, avec la rentrée, j'ai zappé la semaine dernière o_o Je sais, je suis une vilaine fille (a) Mais voilà la suite ! Bonne lecture


L'appréhension montait, lentement. Sirius la fixait, une étrange anxiété brillait au fond de son regard. Il était condamné à rester ici, Square Grimmaurd… Ou, du moins, il était condamné à ne pouvoir aller à Poudlard. Pourtant, il aurait de nombreuses raisons de s'y rendre, à commencer par son cher filleul qui entamait sa cinquième année. Mais avec le retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom... Avec le retour du Seigneur des Ténèbres, le fugitif était légèrement inquiet pour le jeune homme, qu'il savait néanmoins bien entouré. De plus, Poudlard avait d'excellents moyens de défense.

« Ca va aller, tu le sais bien. »

Il ne savait pas. Il aimerait réellement le savoir, en être certain. Parfois, même quand tout allait bien, ça tournait mal. Il suffisait de voir ce qu'il était advenu de Lily et James Potter, et où lui-même avait fini. Pourtant, il lui adressa un sourire encourageant – que pouvait-il dire d'autre ? Il délaissa Abigail pour se tourner vers Harry qu'il serra brièvement dans ses bras, avant de se changer en chien pour accompagner les jeunes jusqu'à la gare.

« Sois sage, Patmol ! » lança-t-elle dans une dernière recommandation, avant de transplaner.

Abigail ne prenait pas le Poudlard Express comme les élèves, puisqu'elle n'en était pas une. Pourtant, douce et plaisante était la pensée de remonter dans le train…. Pour la première fois depuis la fin de sa scolarité, elle allait remettre les pieds à Poudlard, et en tant qu'auxiliaire, et autant dire qu'elle était assez fière. Un bond pour sa carrière, même si elle savait qu'elle risquait de ne plus être aussi enjouée une fois qu'elle serait en compagnie du directeur des Serpentards. Elle atterrit à Pré-Au-Lard, faisant voler magiquement ses bagages derrière elle. Elle fit le reste du trajet à pied, se souvenant de toutes ces fois où elle avait pu s'y rendre lors de sa scolarité.

Comme elle flâna en chemin et arriva un peu après onze heure, songeant qu'Harry et la petite bande commençait tout juste leur trajet. Lorsqu'elle arriva à Poudlard, elle fut accueilli par le professeur Mcgonagall, apparemment bienheureuse de voir l'une de ses anciennes élèves rejoindre le banc des (presques) professeurs. Abigail eut un moment de nostalgie en repensant à sa première année. Si elle n'en avait pas de souvenirs réellement précis – ou très peu – comment pouvait-on oublier l'accueil de la sous-directrice de Poudlard ?

« Suivez-moi, Miss Black. N'est-ce pas excitant de passer de l'autre côté ?

- Ca a un goût d'interdit ! » confessa la jeune femme avec un petit rire.

« Nos élèves perdrons peut-être moins de points en cours de potions… »

Minerva avait les yeux rieurs, et Abigail haussa légèrement les épaules avec un sourire timide. Oh oui, elle espérait fortement pouvoir aider un peu son ancienne maison, mais connaissant l'irascible directeur des Serpentard, ça n'allait pas être tâche aisée. Elles entrèrent dans le hall, et se dirigèrent vers le bureau de la directrice-adjointe. Assise dans son fauteuil, elle donna quelques papiers à Abigail et une clef, le regard grave.

« Il est vrai que nous n'avons pas souvent d'auxiliaire, mais cela ne veut pas dire que vous êtes la première, loin de là. Il y a donc des chambres libres, prévus à cet effet… Je suis navrée, la vôtre se trouve au-dessus de la salle de cours.

- En face du bureau du Professeur Rogue ?

- Exact. Bien triste lieu pour une Gryffondor. Vous connaissez le chemin ?

- Oui.

- Parfait. Nous nous reverrons avant l'arrivée des élèves, dans la grande salle. Vos affaires ont déjà dû être transportées »

La jeune femme hocha vivement la tête et remercia le professeur de métamorphose, et se dirigea d'un pas rapide vers les cachots. Elle entra dans la salle de classe, et referma la porte derrière elle.

« Miss Black. »

La rousse sursauta en faisant volte-face – mais il ne s'agissait que du professeur Rogue. Toujours droit, le regard hautain, sombre… Ils n'auraient pas pu le prendre pour les cours de Défense Contre les Forces du Mal ? Même Slughorn semblait plus appréciable.

« Professeur…

- J'espère que l'idiotie n'est pas un gène dans votre famille, et que vous serez moins désagréable que votre tristement célèbre cousin… »

Abigail fronça les sourcils mais préféra ne rien répondre. C'est ce qu'il attendait, après tout ? Qu'elle s'emporte et qu'elle lui prouve qu'elle n'était qu'une incapable ? Un léger sourire aux lèvres, elle pensa qu'elle aurait largement le temps de se venger plus tard. Ses valises flottant derrière elle, la rousse préféra monter les marches qui menaient à ses appartements sans un regard pour le maître des potions.

« C'est à gauche.

- Ne vous inquiétez pas pour ça, je ne risque pas d'entrer dans votre chambre. Je dispose d'une salle de bain ?

- Evidemment…

- Oh, je préfère demander, ça ne parait pas évident lorsqu'on vous voit. »

Bon, la vengeance était venue trop rapidement. Peut-être s'emportait-elle facilement… Elle claqua la porte derrière elle, laissant retomber ses bagages au sol. Les poings sur les hanches, elle grimaça légèrement en se rendant compte que la pièce ne possédait qu'une fenêtre, au ras du sol. Qui se trouvait donc à quelque un mètre vingt du plancher. Elle ferait avec. La première chose que fit la jeune femme fut de libérer son chat, un gros matou, un magnifique chat Birman. Immédiatement, le dénommé Walter fit le tour de la pièce pendant que sa maîtresse faisait le ménage à grand coup de baguette, la fenêtre ouverte. Elle délaissa ensuite ses vêtements pour s'habiller d'une tenue plus conventionnelle – ou plus habillée une longue robe de sorcière bleue nuit, sous laquelle elle avait revêtue un haut et un legging noir. Des bottes de la même couleur, et la voilà prête.

Elle laissa ses cheveux libres, et flâna quelques heures dans sa chambre et la salle de bain, afin que tout soit bien rangé et qu'elle prenne ses marques. Walter était d'ailleurs déjà sortit visiter l'extérieur, aussi l'ex Gryffondor décida-t-elle de laisser sa fenêtre ouverte avant de se diriger vers la Grande Salle. Lorsqu'elle y pénétra, la revoir depuis tant d'années – et vide – l'impressionna à nouveau. Mais cette fois, elle ne prenait pas place à la table des rouges et ors, mais bel bien à la table des professeurs… Elle traversa la pièce d'un pas rapide et rejoignit McGonagall, souriante.

« Où devrais-je m'asseoir ? »

Minerva sembla réfléchir quelques secondes, avant de lui indiquer une place

« Entre le Professeur Rogue et Miss Burbage. »

Abigail hocha doucement la tête, avant de demander

« Qui est professeur de Défense contre les Forces du Mal, cette année ?

- Dolores Ombrage… » La directrice adjointe ne semblait pas enchantée. Abigail avait pu la croiser durant un court stage qu'elle avait effectué au sein du ministère, et elle ne voyait absolument pas la dame donner ce genre de cours. « Vous savez, je pense que le Ministère veut garder Poudlard à l'œil, depuis ce qui a été raconté dans la Gazette… »

Dumbledore s'avança vers elle, et Minerva s'éclipsa pour accueillir les nouveaux élèves. Le directeur souhaita la bienvenue à la jeune femme, avant que tout le monde ne prenne place à la table les élèves entraient déjà dans la grande salle et s'installaient à leur table respective. Elle remarqua qu'Hagrid manquait à l'appel, et se pencha légèrement pour jeter un coup d'œil à Ombrage, qui était assise entre Dumbledore et Rogue. Son regard dériva d'ailleurs sur ce dernier, qui avait croisé ses doigts devant son visage.

« Excusez-moi, je ne voulais pas vous offenser. » Il glissa son regard vers elle, sans répondre. « Vous m'avez cherché, et-

- Je ne m'attendais pas à mieux. De la part d'une Black, cela n'a rien de surprenant.

- Cessez de me comparer avec Sirius, je ne suis pas lui !

- Commencez par vous calmer, les premières années ne vont pas tarder à arriver. J'espère que vous êtes plus douée dans l'art des potions que vous n'êtes patiente.

- Si vous cessiez d'être désagréable, Severus, peut-être me montrerais-je moins cinglante. »

Il leva un sourcil, certainement étonné par l'usage de son prénom, avant d'ignorer la jeune femme pour reporter son regard sur les portes qui s'ouvraient. La répartition n'allait pas tarder à commencer. Le premier – un dénommé August Barrowman, fut envoyé à Poufsouffle. Abigail se désintéressa totalement de son collègue pour observer tous ces futurs sorciers attendant avec une certaine anxiété d'être envoyé dans une maison qui serait la leur durant toute leur scolarité à Poudlard. La répartition se termina avec les jumelles Amy et Helena Zachary, qui furent toutes deux expédiées à Serpentard.

Le repas apparu magiquement, à la plus grande joie des élèves. Abigail se lança dans une grande conversation avec Miss Burbage, professeur de l'étude des Moldus. Une fois qu'il eut terminé son dessert, Dumbledore se leva pour faire son discours habituel. Il fut néanmoins coupé par Ombrage, qui se leva pour se placer devant le directeur afin de déclamer un petit speech expliquant parfaitement la véritable raison de sa présence et McGonagall semblait bien avoir raison.

A la fin du repas, la Black ne traîna pas – quoi qu'elle fut happée par l'envoyé du ministère au passage et dû lui faire la conversation durant quelques minutes (il faut bien se tenir les coudes entre nouvelles) – et elle regagna la salle de potions d'un pas rapide. Assez rapide pour voir Walter filer entre les jambes de Severus vers sa maîtresse, et le directeur des Serpentard pester après l'animal. Il lança un regard agacé à la jeune femme avant de lancer

« Ne traînez pas, demain matin. »

Elle hocha vivement la tête en prenant le matou dans ses bras et regagna sa chambre. Si Abigail se coucha immédiatement pour être en forme le lendemain, Severus traîna un peu plus. Il se demandait quels pourraient être les bienfaits d'une telle collaboration pour lui… Si cela était certainement une merveilleuse opportunité pour la carrière de la jeune femme, il ne voyait pas quels avantages il pourrait en tirer. En plus d'être une Black, elle était une ex-Gryffondor… Un soupire lui échappa il verra bien… Après tout, il y avait un mince espoir qu'il soit surpris.