L'heure de se préparer pour aller au collège était arrivée. Et malheureusement pour Adrien, les activités nocturnes n'excusait pas le fait qu'un cour puisse être raté. Il devait y aller!

Il rassembla alors ses dernières forces et se dirigea vers sa douche, pressé de se laver de ce sang qui tachait son corps. Le sang de Marinette...

Oh Marinette!

Il s'en voulait tellement! Et encore, ce mot à ses yeux était faible. Jamais au grand jamais il ne réussirait à oublier cette expression sur le visage de son amie avant qu'il ne mette fin à sa vie. Elle était... Elle était étrangement sereine, c'est vrai. Et ça, il n'en revenais pas... À croire qu'elle s'était déjà préparée à ce moment. Pas croyable, et en même temps, impardonnable. Son action était impardonnable!

L'eau jaillit de la douche, faisant sursauter le mannequin. Il secoua la tête et soupira. Oh Marinette! Pourquoi?

Est-ce que c'était de toute façon inévitable? Pouvait-il un jour se rassurer de ce qu'il avait fait, sous prétexte qu'il était un loup-garou? Non... sûrement pas!


La classe était silencieuse. Trop silencieuse pour lui. Comme si tous avait entendus parler de la mort "soudaine" de leur camarade. Impossible. Ça ne datait que d'hier soir. Et pourtant, les parents de cette dernière ont bien dû s'en rendre compte! Ils ont sûrement déjà alerté la police. Si jamais les autorités savent qui en réalité est le coupable, c'est certain qu'elle réagira d'une manière excessive. Quelle loi française punirait les loup-garous? Il n'en existait évidemment pas, se perssuada Adrien.

Ses réflexions furent interrompues par l'entrée du professeur. Il n'y avait aucune expression sur son visage. Rien qu'on ne puisse décrypter. C'était bizarre. Mais l'adulte ne se préoccupa pas du fait qu'on s'intéresse à elle ou pas et commença son cour en écrivant au tableau, dans le plus grand des silences, une phrase qui fit remonter toute le ressentiment qu'Adrien avait contre lui.

" Sujet de Rédaction: Imaginez comment vous vous sentirez si vous voyez un de vos amis mourir devant vos yeux. "

La craie grinça sur le tableau noir en un bruit extrêmement désagréable. Maudite méthode ancienne! Pourquoi ne pas utiliser des outils modernes, franchement!

Le centre de l'adolescent blond se tordit douloureusement alors qu'il réfléchissait à comment formuler sa rédaction. Ce qu'il ressentait? C'est simple: Haine, Dégoût, Tristesse, Désespoir, Ressentiment, Douleur, Vulnérabilité... et la liste était longue! Sincèrement, tout ses maux étaient pour lui bien trop léger! Il avait tué Marinette! Si ça avait été quelqu'un d'autre, il aurait ne l'aurait pas autant sur la conscience, mais là, on parlait bien de Marinette! La fille dont il a mis deux ans pour se rendre compte qu'il en était amoureux! Oh chère chère Marinette! Une vie sans toi est bien trop triste, elle est faite de noir et de gris...

C'était ce que pensait Adrien...


Vivante! Elle était vivante! Mais par quel miracle, sérieux? Non mais c'est vrai qu'on début elle s'est dit : "Ouais j'suis en vie, c'est normal! Je viens de ressusciter au calme!" À y repenser, c'est complètement dingue!

OMG c'est juste impossible!

On ne va pas s'en plaindre non plus! Elle était super heureuse tout de même. Après ce qui venait de se passer, c'était sûr à 100% qu'elle était morte, et pourtant...

Adrien...

- Tu avais peur n'est-ce-pas? se prit-elle a penser tout haut, et pourtant... tu l'as fait! Ça devait arriver de toute façon...

Marinette se rendit alors compte que depuis qu'elle était "revenue", elle n'avait pas bougé. Les quelques passant qui devaient être passés par là ont dû la trouver bizarre...

Maintenant, il fallait réfléchir. Que faire? Elle ne pouvait pas débarquer chez elle où au collège - surtout au collège parce qu'elle risquait de voir Adrien - et dire " Salut tout le monde! Alors... ne vous inquiétez pas, je viens de mourir, mais je suis revenue à la vie! Non, je ne suis pas folle, je me suit juste fait tué par un loup-garou!"

Non, ça n'irait pas. Alors elle allait attendre et... Attendez! Le bout de ses pieds commençait à disparaître! Très lentement, mais sûrement! Qu'est-ce qu'il lui arrivait? Est- ce que sa résurrection n'était qu'éphémère? On dirait bien que oui... Elle n'avait plus beaucoup de temps, il fallait faire vite. Vite vite! Et surtout, parler à Adrien. Oui, c'était impératif! Il fallait qu'elle le rassure, qu'elle lui dise qu'elle ne lui en voulait en pas.

C'était bien là sa priorité...


La journée s'était horriblement passée. Il avait tant bien que mal finit sa rédaction, prenant soin de ne pas mentionner la cause de la mort de cet "ami" en question, mais ne cessait de penser à Marinette. Nino avait bien remarqué que quelque chose clochait, mais il n'avait pas réussi à trouver quoi, heureusement...

C'est donc dans une humeur morne et dépressive qu'Adrien rentra dans l'immense voiture noire que conduisait "le gorille" et qui lui servait de taxi jusqu'à chez lui.

...

Se jetant sur son lit avec une grande lassitude, il laissa échapper en un soupir le peu de douleur qu'il voulait expulser.

Il repensait alors à ces films de loup-garous, où les hommes qui ont la malchance d'en devenir un sont toujours maudit. Et bien on pouvait dire que c'était vraiment son cas! Il voulait mettre fin à sa vie! Maintenant, tout de suite. En finir avec cette inlassable douleur qui lui meurtrissait le cœur et cette mauvaise conscience qui lui tourmentait l'esprit. C'en est assez! Il voulait hurler. Exprimer par un cri tout ce qu'il ressentait. Mais quelque chose le stoppa dans son élan.

Une ombre incroyablement familière volait difficilement à sa fenêtre.

Non... MARINETTE?!

Il accouru, pour ne pas dire qu'il se jeta à sa fenêtre pour ouvrir à ce qui ressemblait au fantôme de son amie défunt

Celle ci entra dans la pièce avec rapidité, et dès que le garçon eut refermé la fenêtre, elle s'empressa de le serrer contre lui, avec le peu de corp humain qui lui restait. Tout à partir des hanches avait disparus.

- Oh mon Dieu Adrien... murmura-t-elle

C'était plutôt à lui de parler, mais il n'en avait pas la force. C'était juste incroyablement délicieux de la serrer dans ses bras encore une fois, et cette fois, pas de problème de transformation animale à gérer! Il se contenta juste de la serrer plus fort contre lui. Mais il n'aurait pas dû...

La pression exercé sur le corps styliste n'eut pour résultat de le faire disparaître plus vite, et Adrien ne peut bientôt plus rien serrer de son amie, ne serrais-ce que ses épaules et sa tête.

Il avait encore foiré, punaise!

- A-adrien! balbutia Marinette, voyant que son état s'était considérablement aggravé; je voulais que tu saches que... je ne t'en veux pas. Je ne t'en veux absolument pas. Ces marques que j'ai dans le cou, je les porterai toujours avec fierté. Je dirai que c'est un loup- garous qui me les a fait! Les gens se moqueront bien de moi!

Elle rigola, puis son visage devint triste

- Marinette? demanda Adrien, voyant le changement d'expression de son amie

- Non, c'est rien, c'est rien! Je me disais juste que j'ai été vraiment bête tout ce temps, de ne pas avoir pus me rendre compte ce que je ressentait à ton égard et... qu'il va déjà me falloir repartir. Adrien... Je t'aime.

L'adolescent en resta interdit. Alors elle aussi? Ils avaient tous les deux des sentiments partagés! C'était juste incroyablement merveilleux! Il en oublia carrément qu'elle était en train de disparaître à vue d'œil, et pris la tête de Marinette entre ses mains, la rapprochant de lui pour pouvoir l'embrasser. Goûter à ses lèvres qu'il avait si souvent convoités durant ses deux (et même plus) ans. Il ne lui avait pas répondu, mais la jeune fille avait compris. Elle et lui s'aimaient. C'était tellement rassurant! Et pourtant...

Tout près, ils étaient tout prêt! Plus que quelques millimètres! Adrien ne sentait plus le visage de Marinette sous ses mains, mais ne s'en était pas rendus compte, aveuglé par l'amour qu'il éprouvait à l'égard de cette dernière.

Mais qu'il ne savait pas, c'est que leurs lèvres ne se scelleront jamais. Car encore une fois, à croire que la vie avait vraiment une dent contre lui, Marinette avec disparue.

Quand il le réalisa, il était bien trop tard. Et perdant ses derniers espoirs qui le raccrochait à l'envie de vivre, il éclata en sanglots et s'écroula sur le sol de sa chambre

- C'est pathétique, hein? J'ai même pas pu te faire de réelles excuses...

Une coccinelle volait dans la chambre du garçon et vint se poser sur lui. Elle agita ses ailes fragile, et en un écho à peine audible, Adrien pu entendre la réponse de sa bien aimée disparue

- Ce n'est pas grave, je savais ce que tu voulais me dire... Je t'aimerai jusqu'à la fin, je serais toujours la pour toi...

My werewolf... (Mon loup-garou)


Cette histoire est vraiment WTF! -.-"

La sadicité (mot purement inventé) vaincra! XD mouahahah!

Dîtes moi si finalement l'histoire vous a plu... ou pas :P