Bonjour à toutes et à tous
Merci pour vos réactions et avis concernant le premier chapitre. C'est toujours un plaisir d'écrire sur ces personnages mais s'en est un aussi d'écrire pour vous.
Anne-Laure, je te remercie pour ta review, tu vois l'attente n'aura pas été très longue ;) . J'espère que toi, comme les autres apprécierez ce deuxième chapitre.
On se revoit en bas.
Bonne lecture.
CONTINUER A AVANCER, POUR LUI.
Felicity était assise sur son canapé, enroulée dans un plaid douillé, une tasse de thé désormais froide entre les mains. Elle avait le regard perdu dans le vide. Elle fixait inconsciemment sa poignée de porte, comme si quelqu'un allait en surgir. Comme si … Lui… allait revenir.
Après sa crise de panique, Felicity avait pris quelques jours de repos. Juste quelques jours pour elle, loin du repère, loin de son travail, loin de tous ces lieux qui lui rappelaient tant Oliver. Elle pensait que son appartement était un lieu neutre, jamais Oliver n'y était venu. Alors que Ray, lui avait déjà franchi le seuil de cette porte, juste en face d'elle. A cette pensé une sensation étrange frappa son estomac. De la colère, oui, elle était en colère contre Ray car il avait partagé une chose avec elle, qu'Oliver n'avait jamais faite. Et qui désormais n'en aurait plus jamais l'occasion.
Felicity ravala ses larmes, elle était épuisée de pleurer. Elle se demandait même comment des larmes pouvaient encore sortir de son corps. Mais elle resta dans cette position, assise sur son canapé, à fixer sa porte d'entrée. Mais rien ne bougeait. Rien ne valait la peine de bouger.
Dans sa bulle bien au chaud, coupée du monde extérieur, il lui semblait entendre des gens frapper à sa porte. C'était sûrement sa voisine, qui devait s'inquiéter de ne plus la voir sortir. Peut-être même que John ou Lyla étaient passés, eux aussi. Mais rien ne la motiva à se lever.
Depuis quand, suis-je là ? se demanda mentalement Felicity. Je m'en moque, fini-t-elle par se répondre.
Elle posa sa tasse sur la table-basse et se coucha sur le canapé. Elle s'endormit rapidement, épuisée par la tension oppressante qui ne la quittait jamais.
Les rayons de soleil réveillèrent Felicity qui n'avait même pas pris la peine de baisser ses stores la veille. La lumière se refléta sur un petit objet métallique posé sur son étagère, proche de la fenêtre, ce qui attira l'attention de la jeune femme. C'était la balle qui l'avait blessée à l'épaule alors qu'elle avait sauvé Sara.
Une vague de nostalgie s'empara à nouveau d'elle. Cela se transforma rapidement en rage. Elle se sentait ridicule d'avoir gardé cet objet, comme les autres qui étaient exposés sur cette étagère comme des trophées prouvant son héroïsme.
Elle se leva telle une furie et partie dans sa cuisine chercher un carton vide. Elle revint vers le salon et se planta devant son étagère. Fixant une dernière fois ses souvenirs.
— A quoi bon garder tout ça, hein ? cria Felicity contre elle-même.
Elle prit le premier objet, et le fourra dans la boite sans même regarder ce que c'était.
Elle s'attarda un peu plus sur le second, une tête de flèche forgée par Oliver lui-même, mais avant que les larmes embues de nouveau ses yeux, elle la rangea sauvagement avec le premier objet.
Puis elle attrapa la seringue vide qui contenait le remède contre le mirakuru. Celle qu'elle avait enfoncée dans le cou de Slade. Elle se souvenait de la fierté qu'elle avait ressentie en la posant ici parmi les autres. C'était la preuve de sa force et de la confiance qu'Oliver avait pour elle. Mais aujourd'hui, la seule chose qui la frappa, c'était les mots d'Oliver lorsqu'il avait glissé cette même seringue dans sa main. Elle aurait voulu revenir à cet instant, savoir s'il pensait ce qu'il lui avait confié. Elle aurait aussi voulu savoir à quel moment, ses sentiments à son égard avaient évolués. Tellement de questions qui resteront sans réponse. Puis la seringue finit dans le fond de la boite.
Ensuite, ses doigts se posèrent autour d'une clé USB, celle que Felicity avait avec elle, lorsqu'Oliver, Diggle et elle avait infiltré l'entreprise de Merlyn. Ce qui représentait pour elle à l'époque leur première vraie mission en tant qu'équipe n'était maintenant qu'un rappel du sacrifice d'Oliver à cause de cette ordure de Merlyn, elle jeta violemment la clé dans la boite.
Ce fût à cet instant que quelqu'un frappa à sa porte. Elle sursauta sur le coup de la surprise. Et s'immobilisa pour ne faire aucun bruit, jusqu'à ce que ce visiteur décide de partir.
— C'est John, je sais que tu es là, Felicity.
Elle ne répondit rien.
— Cela fait quatre jours que nous n'avons aucune nouvelle. On s'inquiète tous pour toi.
Quatre jours ! se répéta Felicity.
Il lui s'emblait que cette nuit était la première passée dans son appartement.
– Ouvre, s'il te plait. Je veux juste m'assurer que tu vas bien, et ensuite je pars, il fit une pause. Lyla m'attend dans la voiture, elle m'a annoncé que si je revenais bredouille, elle viendrait défoncer ta porte elle-même. Tu sais comment elle est, tout en délicatesse.
Cette dernière remarque arracha un sourire à la jolie blonde. Elle posa la boite sur l'étagère, se recoiffa machinalement à la hâte et partit ouvrir la porte.
Elle se retrouva face à un Diggle au regard sincèrement inquiet. Elle se sentit obligée de lui sourire pour le rassurer, mais il ne tomba pas aussi facilement dans le panneau.
Elle l'invita à entrer. D'un rapide coup d'œil John fit l'état des lieux, et ce qu'il vit ne le rassura pas. L'appartement n'était pas réellement en désordre mais il constata que Felicity avait passé le plus clair de son temps sur le canapé à en juger par les coussins qui jonchaient le sol et les tasses et autres paquets vides entassés sur la table-basse.
Son regard se posa de nouveau sur Felicity, qui baissa les yeux comme une enfant prise sur le fait.
John remarqua la boite près de la fenêtre. Il s'en approcha tout en demandant à Felicity :
— Comptes-tu revenir au repère ?
— Je ne sais pas, répondit Felicity tout en suivant John du regard.
— Est-ce que tu y as réfléchi ?
— Hum… non pas vraiment.
— D'accord.
Puis après un moment de silence, il lui demanda :
— Et ça, c'est quoi, dit-il en désignant la boite.
— Du ménage, éluda Felicity.
— Je n'aurais certainement pas commencé par-là, contesta Diggle en regardant le désordre autour du canapé.
Felicity n'était pas bien bavarde aujourd'hui, alors Diggle chercha une vraie réponse par lui-même en attrapant la boite.
— John! tenta de le stopper Felicity.
— Pourquoi ranges-tu ça? Tu n'es pas obligée de te séparer de tous ces souvenirs, dit-il après avoir examiné le contenu du carton.
— S'ils ne m'apportent que de la peine, je ne vois pas pourquoi les garder, se renfrogna Felicity.
John attrapa la balle, toujours exposée sur l'étagère.
— A quoi te fait penser ça ? Réponds-moi franchement.
— A Sara. A la jalousie que j'avais pour elle, déclara Felicity en hachant chaque mot, chaque phrase. A ce qu'elle représentait pour Oliver à ce moment. Au fait d'avoir été blessée pour la sauver. Au fait qu'elle soit morte quelques mois plus tard, sans qu'on ne puisse rien y faire. Elle nous a filé entre les doigts, John. Et je revois Oliver me disant qu'il finirait comme elle. Et, je n'ai pas voulu l'accepter, j'ai voulu avancer, me détacher de lui, par orgueil, par colère, s'emporta Felicity, la douleur faisant dérailler sa voix. Ça me rappelle que j'ai dit vouloir profiter de la vie, et que je n'ai profité de rien, de rien mais surtout pas de lui. La seule chose que ça me rappelle, c'est que je suis passée à côté de quelque chose, je suis passée à côté de lui.
Elle ne put soutenir le regard de John plus longtemps et se détourna.
— Moi ce que je vois, reprit John. C'est l'acte courageux d'une jeune femme qui a voulu sauver une amie. C'est le parcours de cette assistante technique devenue membre à part entière d'une équipe. Une équipe constituée de deux fous qui avaient bien besoin de cette touche féminine, de ses connaissances, de sa patience et surtout de sa détermination. Et ceci en est bien la preuve, annonça Dig en désignant le mousqueton du parachute qui les avait fait se poser sur la plage de Lian Yu. Je vois avec ça, toutes les fois où malgré la peur, tu as fait passer les missions en premier sans même te rendre compte que parfois ta vie était en danger. Je pense que tous ces objets définissent la femme que tu es aujourd'hui. Tu ne peux pas mettre cette partie de toi de côté.
Elle savait où John voulait en venir, il n'était plus à son premier discours de remotivation, et il arrivait toujours à trouver les mots parfaits pour cibler ses émotions. John était plus qu'un ami pour elle, il était devenu un membre à part entière dans sa vie. Il la connaissait tellement bien que s'en était parfois agaçant pour elle. Mais aujourd'hui, il l'avait encore frappée de sa vérité.
Felicity se dit, qu'elle n'avait pas le droit de s'effondrer, parce qu'elle n'était plus cette personne désormais. John avait raison, les deux dernières années avaient fait d'elle, ce qu'elle avait toujours rêvée d'être, une femme forte. Et c'était ce qu'elle serait, forte. Assez forte pour continuer à protéger la ville que chérissait tant Oliver, assez forte pour continuer son œuvre et faire régner l'ordre avec Roy et Diggle, assez forte elle espérait, pour le rendre fier.
Le meilleur moyen de lui rendre hommage, c'était de faire en sorte que tout ce qu'il avait bâti ne soit pas vain. Personne ne devrait oublier Oliver Queen, personne ne devrait oublier Arrow, elle y veillerait personnellement.
Alors qu'en pensez-vous?
Pour ceux qui me connaissent un peu, vous savez que j'affectionne tout particulièrement la relation d'amitié entre John et Felicity. J'espère vous l'avoir montré à travers ce chapitre.
La suite arrivera certainement mercredi, puisque lundi démarrent mes partiels. Mais j'ai trouvé ma façon de décompresser avec cette fiction :D
Bonne soirée à tout le monde.
J'ai hâte d'avoir vos avis !
