Bonjour tout le monde! J'ai pas d'excuse pour, j'appellerai même pas ça un retard ça serait se foutre de la gueule du monde, tout ce temps sans nouvelle. En vrai, j'avais bien avancé dans la fiction et je voulais avoir plein de chapitre d'avance, pas comme d'habitude. Et mon ordinateur m'a lâché salement avec tout dedans. Du coup, j'ai tout perdu, Dieu m'avait pas donné la foi (dixit Ophélie, référence des nineties, d'où je viens) pour tout refaire. Puis en fait, ça me manquait. Dooooonc je reprends tout depuis le début, avec des changements parce que j'ai muri t'as vu (la meuf elle est passé de 24 à 25 ans, elle croit elle connait le monde maintenant). Je pense que j'ai définitivement perdu les lecteurs des débuts à mon plus grand malheur, mais j'espère faire la connaissance de plein d'autres gens trop cool parce que le monde il est beau. Et cette fois-ci, je ferai un chapitre et je le posterai, comme ça y aura moins d'attente quand même et trop peur de tout reperdre encore une fois. (J'ai pas encore fait le deuil…). Désolée encore une fois pour les fautes et ma non-organisation je suis une quiche. Je vais répondre aussi aux reviews même si ça fait tellement longtemps… Désolée! :(
Titcassis: Bonjour après autant de temps. Alors j'aime beaucoup le mot prélude, c'est dans le monde artistique et même si j'en suis pas une, ça rend bien wecheuh. Du coup, on peux dire que mon intro était un peu mon prélude! J'espère que tu seras toujours là pour la suite! :)
xAneurysm: J'aimerai tellement que tu sois encore là! Ta review, elle m'a fait tellement chaud au coeur, tu m'as redonné envie de continuer et de tout refaire, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer! Je crois que j'ai voulu t'envoyer un milliard de lettre quand je l'ai lu, et te consacrer un autel dans un sanctuaire, mais ma folie s'est calmé et la raison a repris le dessus. En plus, je vois qu'on est sur la même longueur d'onde, tu as deviné quels méfaits je comptais assouvir par la suite! De tout coeur, j'espère retrouver ta critique un jour, et mon coeur se remplira de joie à nouveau. Bien à toi. Mat.
Ritournelle: Merci, un énorme merci, pour ta review! Pareil, elle m'a donné tellement de courage et d'envie de recommencer! J'espère aussi te retrouver, même si j'ai peu d'espoir. Par pitié, ma soeur Anne, fais moi un signe par la fenêtre si tu trouves sur mon chemin (faut que j'arrête les références pour aujourd'hui). Merci, merci, merci! :)
Big up les bros, me voilà de retour pour vous jouer un mauvais tour!
Disclaimer Walking Dead m'appartient totalement, je touche un max de tunes d'ailleurs dessus et je suis un réel génie. Ah bah non en fait. Bien évidemment rien ne m'appartient, mise à part cette petite histoire et les quelques OCs qui vont apparaître (Mady, Connor, Casey, petite dédicace les gars… Comment ça ils sont pas réels?!)
Chapitre 1: Promenons-nous dans les bois.
4 mois plus tôt
-Tu peux dire ce que tu veux, mais je trouve que le fait d'être un mordu de science-fiction est plutôt pratique par les temps qui court! -Ah ouais, et tu veux bien m'expliquer pourquoi?
-Parce que! Tout bon geek qui se respecte aime les films de zombies et cela permet d'avoir des théories que les néophytes ne pourront pas connaître, ainsi que savoir les points faibles de nos ennemis. -J'ai pas besoin de connaitre toute la filmographie de ce qui concerne les zombies pour savoir qu'un coup de hache dans le cerveau les fout définitivement hors de cause. Et désolé de réitérer mon point de vue, mais les muscles, c'est plus pratique que Land Of The Dead en ce moment.
Ce qu'ils peuvent me pomper l'air ces deux-là quand ils s'y mettent. Tu peux pas plus caricaturaux et différents comme compagnons. Connor, le geek en puissance: pas un pet de musculature, des lunettes (cassées depuis quasiment le début de l'Apocalypse) sur le nez, étudiant en chimie, fan de comics et de films gores. Casey, l'athlète dans toute sa splendeur: beau-parleur, grand, plutôt beau goss si tu aimes le style un peu lisse, il étudiait le droit pour faire plaisir à papa mais c'était plutôt le basket qui l'intéressait à l'Université.
Et ils passaient leurs temps à se chamailler, pour un oui ou pour non. C'est bien pour ça que j'étais quelques mètres devant eux, regardant droit devant, essayant de faire abstraction de la discussion stérile et me concentrant sur des possibles bruits suspects dans cette foret qui n'en finit pas.
-Et voilà, c'est reparti. Les muscles, les muscles, les muscles. Autant faire gonfler ça que de faire travailler le cerveau hein?
Ooh là Connor, tu vas le regretter amèrement, c'est moi qui te le dit.
-Répète un peu pour voir?! Tu veux que je te rappelle qui était major de sa promo?!
Okay, ils me soulent. Faut intervenir.
-Bon! Dis-je en faisant volte-face. Connor, si tu pouvais arrêter de chercher Casey à tout bout de champs on passerai peut-être une journée tranquille. Casey, faut que t'apprennes à pas réagir au quart de tours dès que cette andouille te parle. Et pour ce que ça vaut, vous avez tous les deux raisons. Basta, conversation terminée. On peux avancer et trouver un endroit avant la tombée de la nuit maintenant?
Je fis de nouveau demi-tour pour continuer mon chemin. Des vrais gamins.
J'entendis de nouveau des pas derrière moi mais plus aucun son ne sortait de leurs bouches. J'avais eut ce que je voulais, rien à foutre si il fallait que je supporte leurs bouderies en échange.
On continua notre route encore une bonne heure avant de commencer à installer notre camp pour la nuit. Il restait quasiment deux heures avant que le soleil se couche, ce qui permettait de vaquer un peu pour nous changer les idées et de partager un repas sans attirer l'attention sur nous avec un feu. Une fois tout installé, je récupérais mon tournevis et mon couteau de chasse tout en vérifiant que je portais toujours mon revolver sur moi. On est jamais trop prudents.
-Je vais faire une ronde pour être vraiment sûre que rien ne se trouve dans les alentours. Reposez-vous.
Sans attendre une quelconque réponse, je partais direction nord pour explorer les alentours. Quelques minutes plus tard, j'entendis du bruit derrière moi. Pas assez bruyant pour être un zombie, trop pour quelqu'un qui voudrait être discret. Ça me laissait plus que deux choix possibles mais vu la cadence des pas, je savais très bien qui me suivait de la sorte.
-T'es trop con Casey, un jour tu te feras buter à pas t'annoncer comme ça. -Arrête Mady, je sais bien que tu m'aimes trop pour ne lever ne serait-ce que le petit doigt contre moi. -Pff, rêve pas trop. Personne n'est irremplaçable dans ce monde.
Je me retournais vers lui avec un petit sourire en coin qui se transforma en vrai rire quand je vis sa tête faussement outré, sa main sur le coeur.
-Moi qui pensait que t'étais la femme de ma vie, me voilà meurtri pour une décennie au moins. -Je sais bien que je suis pas ton genre, toi c'est plutôt les blondes aux yeux bleus un brin innocente si je me souviens nos soirées universitaires. -Flatté que tu te souvienne de comment je drague en soirée en sachant qu'on était pas les meilleurs amis du monde à l'époque, dit-il en me prenant par l'épaule.
Et c'était vrai. J'avais rencontré Casey à la fac lors d'une soirée quelconque, puis on s'était vu quelques fois sur le campus, puis de nouveau en soirée. On s'entendait bien mais on pouvait pas dire qu'on se connaissait vraiment. C'est quand la fin du monde à commencé et qu'on s'est retrouvé à survivre ensemble que de véritables liens se sont formés. On peux dire qu'il est ce qui se rapproche le plus d'un meilleur ami ou d'un grand frère pour le moment. Connor lui, on était dans le même lycée puis dans la même fac. Plutôt proche au lycée, on s'était un peu perdu pendant l'université mais pas d'une façon triste. C'était juste la vie, on était devenu des adultes et on avait moins de centre d'intérêt commun. Mais je le protègerai coûte que coûte. Ils représentaient mes derniers liens avec la civilisation d'avant.
-Tu sais, si t'as des besoins d'homme, je veux bien faire une exception pour toi Mady, je veux bien me dévouer, dit-il en faisant danser ses sourcils et en me regardant dans les yeux.
Ce qu'il est con.
Je le repoussai doucement en soufflant.
-Nope, merci, moi j'aime les hommes, les vrais, les burinés. Pas une vieille couverture pourrie de Cosmo des années 90.
Cette fois-ci, je sais qu'il allait plus moufter. Il ria de bon coeur avant de répondre.
-Ah oui, c'est vrai. J'avais oublié qu'à la fac t'étais plus du genre à te taper ton professeur chirurgien de 40 balais plutôt que la viande fraîche de 20 ans. -La ferme.
Maintenant, c'est moi qui allait plus moufter. J'ai eu le malheur de lui raconter lors d'une soirée, que j'avais vu quelques fois un des profs à l'hôpital, même pas un des miens, et il remettait toujours cette histoire sur le tapis.
-Ceci dit, je peux le comprendre. Tu te rends pas compte, une belle brune de 25 ans avec un air venu du Sud de Cuba et une paire de seins comme celle que t'as, personne dans le monde peut résister. -La ferme, je t'ai dit.
A l'époque, je sais que ceux qui aimaient les brunes un peu typées se retournaient plus souvent sur moi. Mais qu'importe, ce temps-là est révolu. J'avais perdu de ma superbe en même temps que mes formes au fil des mois, et on a autre chose à foutre que d'essayer d'allumer un type. Puis c'est pas comme si y en avait des masses de toute façon.
-T'es sacrément con Casey, je tiens à te le dire, dis-je en reprenant ma marche. -Je sais, mais j'ai l'avantage de te faire rire, et c'est tout ce que je veux en ce moment.
Je sais pourquoi il disait ça. Comme tout le monde, le climat qui m'entoure commence à me peser. Il faut prendre plus de responsabilités, les décisions sont de plus en plus lourdes, du coup les sourires sont de moins en moins présents. Casey essaye de remédier à ça. Il y arrive parfois.
-Allez, assez patrouiller, on va aller manger un bout Mady, dit-il en me prenant la main. -Mais…
-Pas de mais, y'a personne dans les environs, et on reprendra nos tours de garde après.
Ok. Allons-y alors.
On s'assit une fois de retour, puis chacun chercha un peu de nourriture dans son sac.
-Les gars, faudrait vraiment qu'on essaye de trouver de la nourriture bientôt, j'ai plus qu'une vieille barre de céréale, dit Connor.
-On fera ça demain. Tiens, prends une boite de ravioli qu'il me reste. -Oh bordel, t'es la meilleure. Merci Mady!
Je souris pendant que je mangeais une barre que j'avais aussi, et que Connor entamait la boite. Casey me lança un regard inquiet. T'inquiète coco, ça fait belle lurette que mon alimentation n'est plus bonne. Après ça, le soleil commençait doucement à se coucher, même si la nuit n'était pas tombée. Je vis Connor commençait à somnoler.
-Casey, tu veux bien prendre le premier tour de garde s'il-te-plait? Je vais faire une ronde et quand je reviendrai, je te remplacerai pour que tu puisses dormir un peu. -Pas de soucis, ma belle. SI t'es pas revenu dans une heure, je pars à ta recherche.
Je lui fis un clin d'oeil, avant de partir là où je m'étais arrêté tout à l'heure.
Ça faisait bien vingt minutes que je marchais, et le soleil était presque à la fin de son ascension. Il fallait être d'autant plus vigilant qu'on allait bientôt plus voir aussi bien. Je regardais devant moi quand je me pris les pieds dans une racine d'arbre.
Merde.
Mais en fait c'était pas une racine d'arbre, vu que ça commençait à se mouvoir et à émettre des râles reconnaissables entre mille.
Double merde.
Je me relevais vite pour dégainer mon tournevis et lui planter dans le crâne quand je me rendis compte qu'il était pas tout seul et que trois de ses copains étaient là aussi, assis tranquilles.
Triple merde.
Ils se réveillèrent et se levèrent pour faire de moi leur casse-croûte. J'avais déjà vu ça. Certains étaient en mode vieille, comme si ils attendaient qu'un repas arrive et là ils se remettaient en route. Vraiment bizarre. Mais trois, au même niveau, quand il commençait à faire nuit, c'était pas cool. Pas cool du tout.
J'arrête de dire merde, ça représente pas assez dans quelle panade je suis. Ils étaient maintenant debout. Je m'occupais du premier sans trop de difficulté. Puis vint le tour du deuxième qui était beaucoup plus coriace. J'ai du m'y reprendre à deux fois pour lui trouer le cerveau et il chuta, m'entrainant avec lui. Mon tournevis était coincé dans son crâne et le troisième est beaucoup trop près pour ma santé physique comme mentale. Arrête de paniquer Mady, souffle, dégage ce tournevis et tue le dernier. Bordel, il vient pas. Je me penche sur le côté droit pour atteindre mon couteau de chasse dans son étui, mais il est beaucoup trop près pour que j'ai le temps de dégainer.
Non, non, non, non.
Je peux pas mourir comme ça, c'est trop con.
J'entendis comme un sifflement, comme à cause de la vitesse et le troisième mort-vivant s'effondra sur moi. Mort pour de bon.
Qu'est-ce que quoi?!
Mouve toi Mady, c'est pas normal. Je me dégage rapidement, dégaine le couteau en même temps que je me relève et jette un coup d'oeil au cerveau du dernier zombie. Une flèche. Pas un des miens qui a fait ça donc. Zut.
Je zieute autours de moi, pour chercher celui qui est à la fois mon sauveur mais peut-être aussi mon bourreau. Dans l'époque dans laquelle on vit, on est jamais sûr de rien.
Je le trouve enfin, surtout son arbalète pointée vers moi. De part et d'autre, deux bras musclés puis une tête, que je distingue mal avec l'obscurité. Ok. C'est quitte ou double.
-Euh… Merci?
Bon, ma tentative d'approche est peut-être pas très assurée mais au moins j'ai dit merci.
Mais, pas très encourageant, il ne fait aucun mouvement et ne dit pas un mot. Pas de tension dans l'air, non vraiment. Je vais tenter une autre tournure. La politesse et la décontraction.
-Je m'appelle Madison. T'es tout seul?
Toujours rien. Je sais pas si c'est un muffle ou qu'il est juste conscient qu'il faut se méfier de tout le monde.
-Bon, si tu causes pas, je m'en vais retourner trouver les miens. Salut. -Bouge pas.
Ah, c'est un muffle donc. Peut-être un psychopathe.
-Hé mec, je te connais pas, je sais pas si t'es du genre sociopathe, mais je te jure que je veux pas d'embrouille. Je veux juste retourner à mon camp avant que mes amis s'inquiètent et débarquent ici armés jusqu'aux dents.
Bon, c'est un léger mensonge. Connor ferait jamais ça. Casey si.
-Z'êtes combien? -Je te trouve bien indiscret pour un mec qui veut même pas dire son nom.
J'arrivais maintenant à distinguer deux yeux bleus, et une seconde de surprise passait dedans. Il se reprit vite.
-Et moi, j'te trouve bien inconsciente pour une fille qui a une arme braquée sur elle.
Je trouvais sa répartie bonne, mais aucune chance que je l'avoue. On va y aller au culot.
-Tu viens de me sauver les fesses en tuant le mort-vivant qui allait me croquer, bien que j'aurai pu me débrouiller toute seule, pourquoi tu me tuerais maintenant?
Il baissa son arbalète.
-T'aurais pu te débrouiller toute seule hein? Et bah la prochaine fois, tu te démerderas et on verra bien si tu t'en sors aussi facilement que tu l'crois.
C'est que je l'ai vexé le petit.
-Bon Légolas, tu me le dis ton prénom où tu veux vraiment que je trouve tous les archers connus et que je te les cite? -Tu t'crois maligne peut-être? -Je sais que je le suis.
Il souffla et se dirigea vers le mont de cadavre pour récupérer sa flèche, à quelques centimètres de moi.
-Ça y est, je te fais plus peur? On est devenu potes? -On sera jamais potes toi et moi, et non tu me fais pas peur. C'est pas une gamine qui me fera trembler.
Charmant jusqu'au bout. Il commence à me les gonfler sévère.
-La gamine elle t'emmerde, et ça tombe bien, je veux pas être pote avec un vieux schnock qui se prend pour Robin des bois!
Je fis demi-tour pour retourner au camp en laissant là ce mec malpoli à souhait, comme je vis Casey arriver en courant, arme au point. Il réfléchit deux secondes et la pointa sur Guillaume Tell, qui à son tour chargea son arbalète vers lui.
-On se calme! Casey, baisse ton arme. Il a tué un zombie qui se tenait trop près de moi, si il voulait me tuer il l'aurait déjà fait. Tout va bien.
Sous ma réflexion, Casey baissa son arme, toujours méfiant. L'autre chevelu aussi. Je me tourna vers l'archer.
-Je suis quelqu'un de poli, alors je vais te proposer un truc, et je vais le proposer qu'une fois. Merci pour le coup de main, si tu sais pas où passer la nuit, tu peux venir à notre camp pour te reposer, on veillera les uns sur les autres. Prends ça comme remerciement de ma part. Demain matin, on se serrera la main et on se séparera chacun pour de nouvelles aventures. Je te rassure, on est que trois, on cherche pas embrouille, on survit c'est tout. Si tu nous emmerde pas, on t'emmerde pas.
Il avait écouté ma tirade sans broncher. Il bougeait pas d'un cil en me fixant.
Merde, il transperce du regard avec des yeux bleus comme ça.
Je soutiens son regard, hors de question de baisser les yeux devant lui. Il eut un bref hochement de tête pour donner son accord. Et voilà. Concis comme mec.
Casey passa devant, l'archer serait au milieu et je fermerai la marche. Quand il passa à côté de moi, je l'entendis grogner plus que parler.
-Daryl.
Ok Daryl. Merci Daryl.
Ça sonnait bien comme nom.
