Voila le chapitre 2 !!!

Merci pour les reviews !!

- twilight33: il y a en tout 13 chapitres, et voila la suite !!

- mag: tu as tout compris, cette fiction s'arrêtera quand Jacob viendra chez les Cullen !!

Aller j'arrête de parler !! Bonne lecture !!

Chapitre 2 : Bagarre

Point de vue de Rosalie

Je bouillonnais, mais au même moment j'étais complètement consumée par le chagrin. Je ne voyais pas comment cette journée pouvait être pire.

C'était bien sans Bella et Edward pendant quelques semaines. Ne le prenez pas mal, j'adore mon frère, mais chaque fois que Bella était là il y avait un incident, et cela cassait le rythme de la vie que j'essayais si durement d'aimer. Cela me rendait tellement furieuse que cette fille soit prête à envoyer balader tout ce que je voulais, tout ce que j'avais presque eut ; avec moins de réflexion qu'Alice avait l'habitude de jeter une paire de chaussures de la saison précédente. En elle-même, Bella ne m'ennuyait pas plus que ça – je ne pouvais pas ne pas apprécier à quel point elle était compréhensive et indulgente et par-dessus tout je me devais d'apprécier le changement qu'elle avait réalisé dans Edward. Peu importe, je ne pouvais pas me forcer à l'aimer. J'avais espéré que cela changerait au cours des prochaines décennies en vivant avec elle ; sinon cette non-vie deviendrait vraiment un enfer.

Je savais maintenant que je ne pourrais jamais l'aimer.

Ce matin, tout avait été relativement paisible. Nous étions tous dans la maison, en général nous détendant dans le salon. Carlisle venait juste de monter à l'étage pour lire un quelconque livre ou autre (je ne comprenais pas comment il pouvait relire un livre alors qu'il avait une mémoire parfaite) quand soudain Alice s'assit, avec un regard blanc sur son visage que nous reconnûmes tous immédiatement. Au début c'était causé par la préoccupation – les visions d'Alice étaient fréquentes et présageaient rarement quelque chose de très horrible (avec les exceptions des deux dernières années à cause de Bella, bien sur). Donc ça ne nous surprîmes pas que le premier mot qu'elle étouffa fut ‟Bella".

La réaction de la famille fut aussi instantanée que prévisible. Esme haleta de peur et d'inquiétude, et Jasper prit dans les mains le visage d'Alice, près à la questionner et calmer son humeur. Même Emmett regardait avec angoisse. Je ne bougeai pas. Que signifiait Bella pour moi ?

‟Que vois-tu, Alice ?" La voix de Jasper était précautionneusement calme et composée.

Le ton d'Alice, lui n'aurait pas pu en être plus opposé si elle avait essayé. L'horreur et la terreur coloraient sa voix alors qu'elle haletait un autre simple mot.

‟Rien."

Pour une seconde, nous étions tous complètement confus. Les sourcils sillonnèrent, mais il continuait régulièrement à interroger sa compagne.

‟Qu'est ce que tu veux dire, Alice ? Tu regardais Bella …"

‟Et n'ai rien vu." Finissait-elle.

Une brève pause. ‟Et Edward ?"

‟Toujours là." Murmura Alice.

J'avais peur à ce moment. Nous avions tous vu les conséquences quand Edward avait perdu Bella. Dieu sait que je savais plus que la plupart à quoi cela conduirait.

Avant que quiconque ait une chance de réagir, Alice sortit rapidement son portable et faisait sonner le téléphone d'Edward. La tension semblait se décupler à chaque milliseconde ou il ne dépondait pas. Nous pouvions tous entendre la sonnerie bourdonner dûment. Esme devenait frénétique alors que nous attendions en silence, et Jasper devait la calmer.

Après une éternité de rien, le téléphone s'arrêta enfin de sonner. Il y eut un autre éternel moment d'anticipation, puis une voix parla à l'autre bout du fil.

‟Salut, Alice." C'était Bella. Alice était sidérée pendant un moment. Comme nous tous. Pourquoi n'était-elle pas visible pour Alice quand elle était apparemment vivante ?

‟Bella ?" Demanda Alice dans une flagrante incrédulité, mélangée avec soulagement et confusion. ‟Bella, est ce que tu vas bien ?"

‟Ouai." Ca n'était pas convaincant. ‟Um. Est-ce que Carlisle est là ?"

Pourquoi voulait-elle Carlisle ? Emmett et moi échangeâmes un regard confus pendant qu'Alice répondit. ‟Il est là. Quel est le problème ?"

La réponse de Bella ne réassura personne. ‟Je suis pas … sure … à 100% …"

‟Est-ce qu'Edward va bien ? Carlisle !" Appela Alice. Il apparu instantanément, mais Alice enchaîna avec une autre question. ‟Pourquoi n'a-t-il pas répondu au téléphone ?"

‟Je suis pas sure." Dit Bella à nouveau.

Alice devenait irritée. ‟Bella, qu'est ce qu'il se passe ? Je viens juste de voir -" elle se coupa elle-même. Il valait mieux ne pas dire à une fille déjà enclin à s'inquiéter pour un rien qu'elle n'avait pas de futur.

‟Qu'as-tu vu ?"

Alice ne répondit pas. Carlisle leva sa main pour le téléphone.

‟Voilà Carlisle."

Carlisle parla immédiatement. ‟Bella, c'est Carlisle. Que se passe-t-il ?"

‟Je … je suis un peu inquiète à propos d'Edward." Tout le monde se raidit. ‟Est-ce que les vampires peuvent être en état de choc ?"

‟A-t-il été blessé ?" Demanda Carlisle. Personne ne respira pendant un moment.

‟Non, non." Nous exhalions tous. Ca aurait pu être comique si ça n'avait pas été aussi sérieux. Esme se revautra dans le canapé, soulagée, jusqu'à ce que Bella parle à nouveaux. ‟Juste pris par surprise."

Je commençais à être très ennuyée. Pourquoi ne pouvait-elle pas cracher le morceau ?

‟Je ne comprends pas, Bella."

Je me figeai à nouveaux aux prochains mots de ma belle-sœur.

‟Je pense … euh, je pense que … peut être … je pourrais être … enceinte."

Impossible. Ca ne se pouvait pas. A moins qu'elle ait trompé Edward. Mais il l'aurait su, n'est-ce pas ? Etait-ce ce chien ? Est-ce qu'Edward lui avait pardonné ?

Ou était-ce … ce pouvait-il que ce soit Edward ?

Non. Les vampires ne peuvent pas avoir d'enfants. J'en étais témoin. Esme et moi, nées pour être mères, turions pour avoir un enfant.

Mon point de vue d'être un vampire était plus proche de celui d'Edward que de celui de Carlisle. Je ne croyais pas qu'on avait perdu nos âmes, car je ne croyais pas aux âmes au départ, mais je pensais que c'était un sort que personne ne devrait avoir. Quand j'avais ramené Emmett à Carlisle, la culpabilité que j'avais ressentit était incroyable. Ca lui avait prit des années pour me convaincre qu'il sentait seulement de la gratitude. Le refus initial d'Edward de changer Bella avait juste ramené cette culpabilité. Cela voulait-il dire qu'il l'aimait plus que je n'aimais Emmett ? Je ne lui avais jamais dis, mais je savais qu'Edward avait entendu mes pensées sur la question, et il savait que c'était une grande partie de la raison pour laquelle je ne pouvais pas accepter Bella. J'étais reconnaissante que mon frère n'ait jamais dit ça à Bella.

Pendant que Carlisle parlait à Bella de ses symptômes, je réévaluais frénétiquement tout ce que je n'avais jamais su vrai à propos des vampires et des enfants. Je n'avais jamais mis en doute le fait que les vampires soient, sans exception, infertiles. Pourtant les dates du cycle menstruel de Bella suggéraient que c'était l'enfant d'Edward. Donc il m'apparut qu'il n'y avait que les femmes qui n'étaient pas capable de porter un enfant. Pas de cycle menstruel, pas d'hormones, pas de changement. Jamais. Mais les hommes … quand ils sont figés, tout en eux se fige aussi. Vous pouvez presque les comparer avec une banque de sperme. Si ce n'est que nous sachions que tout les fluides du corps était remplacé par du venin, et probablement cela incluait la semence. Quel effet cela aurait-il ? Est-ce que ça altérerait le développement du bébé ? A en juger par l'accélération de la grossesse de Bella, c'est le cas.

Même pendant que mon esprit était en train de rationaliser la science derrière l'impossibilité de cette situation, mes émotions devenaient sauvages comme elles ne l'avaient jamais été depuis je j'étais ou nouvelle née. Tout d'abord, l'injustice frappa mon cœur comme une lame brulante. Les femmes vampires, avec tous leurs instincts maternels restés intacts, étaient infertiles alors que les homes ne l'étaient pas. Ensuite, la jalousie. Bella avait toujours eut ce qu'elle voulait, et maintenant elle avait ceci également ! La colère suivis la jalousie. Ce n'était tout simplement pas juste. Bella ne le méritait pas. Enfin, je commençai à me demander comment se serait quand l'enfant sera né.

L'enfant. Ma nièce ou neveu. Famille. Même s'il ne sera pas mon enfant, il vivra dans ma maison, avec ma famille. Avec moi. Dans un sens, j'aurai finalement un enfant.

Soudain, je sentis une vague de chaleur, de joie, de bonheur, une énorme extase, et j'étais stupéfaite de penser que c'était la plus grande émotion de toutes. Je volais, jusqu'à ce que ma plus que parfaite ouïe me ramène fermement sur terre, et m'emmène en enfer.

Carlisle parlait à Edward maintenant.‟ … Je suis désolé, Edward, mais je ne pensais pas devoir t'avertir. Même les Volturis n'ont jamais expérimenté ceci, je pense. J'ai peur de ne rien savoir sur la façon dont le fœtus se développera. Je ne sais pas ce qu'il deviendra ni même s'il survivra, cependant la grossesse accélérée suggère que ça sera assez fort."

‟Et Bella ?" Demanda Edward, son ton étrangement faible.

‟Je suis désolé, fils, je ne sais pas si elle pourra le faire non plus. C'est un énorme risque, de permettre à la grossesse de se développer davantage. Si le fœtus est trop fort pour elle, elle pourrait mourir. Je te suggère de mettre un terme à la grossesse aussi rapidement que possible."

Mettre un terme ? Est-ce que Carlisle suggère sérieusement que l'enfant soit avorté ? Tué ? Non. Ils ne peuvent pas.

Mais si, ils peuvent.

Carlisle disait toujours qu'il n'avait jamais prit de vie humaine quand on lui demandait, mais maintenant je me demandais si c'était vrai. Combien d'enfants avait-il tués avant qu'ils ne puissent avoir le droit de vivre ? Combien de bébés sont morts de ses mains durant ses siècles de travail ? Et comment pouvait-il si facilement faire passer son propre petit enfant ?

A peine une seconde ne passa pendant que j'examinais tout ça. Puis j'entendis Edward dire, ‟Oui. Oui je le ferai."

Il avait accepté de tuer son propre fils ou fille. C'était un des rares moments ou j'étais d'accord avec Edward. Pas sur l'avortement, mais sur la conviction qu'il croyait depuis longtemps, quelque chose auquel j'étais toujours vivement en désaccord jusqu'à ce moment.

Il était un monstre.

Carlisle raccrocha, et soupira d'un souffle soulagé. Il était sur le point d'aller dans son bureau, probablement pour préparer la chambre de sacrifice, mais je me tins debout brusquement.

‟Tu es un meurtrier."

Le visage de Carlisle se tordit de douleur, mais je ne le laissai pas répondre. ‟Cet enfant sera unique ! Le seul de son espèce ! La seule possibilité que l'un d'entre nous puisse introduire une nouvelle génération ! Notre nièce ou neveux, ton petit enfant Carlisle ! Un enfant innocent ! Et tu vas le tuer ! Je m'en fou de ce que tu dis sur la préservation des vies humaines ceci est un meurtre !"

Je tremblais de rage. Esme se leva et mit une main sur mon bras, mais je la repoussai et tournai vers elle.

‟Esme, tu t'es remise avec nous pendant toutes ses années, mais c'est ton fils ! Vas-tu enlever ceci à ton enfant ? Comment peux-tu fermer les yeux sur ça ? N'ose pas, Jasper." Ajoutais-je, rugissant sur mon frère qui recula avec ses mains levées. La vague de calme qui menaçait de m'étouffer disparue.

Esme paraissait presque effrayée de mon inconstance. ‟Rosalie, chérie, normalement je ne le ferais pas. Mais ce n'est pas notre choix. C'est celui d'Edward et Bella, Rose." Son ton était doux et implorant.

Je me dérobai sous ses mots, me jetant sur de nouveaux points. ‟Le choix de Bella ? Et est-ce que quelqu'un lui a demandé ce qu'elle pensait à propos de tuer son enfant ?" Je continuai rapidement avant que Carlisle ne puisse m'interrompre. ‟Tu ne lui a pas demandé. Et nous avons tous entendu ce qu'Edward a dit : 'Oui, JE le ferai.' Il n'a pas interrogé Bella sur ça !"

Alice fut la suivante à se joindre au combat contre moi. ‟Rose, je sais que Bella n'a jamais voulu être une mère. Si ça menace de l'éloigner loin d'Edward, elle le choisira lui." Je pouvais voir que je me battais pour une cause perdue. Alice continua, ‟Elle ne le blessera jamais. Si Carlisle a raison et que ça peut la tuer, elle sait que ça le tuera par la même occasion, et Bella ne ferait jamais ça."

Je pouvais entendre le double sens derrière ses mots ; que ce soit intentionnel ou pas, je ne savais pas. Elle me demandait si je me souciais que ça puisse les tuer tous les deux. Mais j'étais désespérée, et je savais que si je pouvais avoir un enfant je ferais n'importe quoi.

Emmett vint derrière moi et mit un bras autour de mes épaules. Je regardai vers lui, l'homme que j'aimais avec le visage qui me rappelait le bébé de ma meilleure amie, et je me demandai à moi-même : si j'étais dans la position de Bella, garderais-je le bébé ? Même si je savais que je pouvais mourir ? Même si je savais que ça pouvait blesser Emmett ? Même si ça pouvait le tuer ?

Je n'avais même pas à décider. Bien sur je le ferais.

‟Tu ne comprends pas, Alice." Dis-je, et ma voix était plus basse maintenant. ‟Tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir cette possibilité et qu'on te l'arrache."

C'était un dur coup de poignard, de ramener le pénible passé oublié d'Alice, mais elle ne recula pas. ‟Peut être que je ne sais pas." Répliqua-t-elle calmement. ‟Mais je connais Bella."

Je regardai de visage en visage, chaque paire d'yeux dorés fixée fermement sur moi. Je scrutai les meurtriers. Ma famille me scrutait en retour. ‟Emmett ?" Demandai-je enfin, ma voix était suppliante maintenant. ‟Tu me comprends, n'est-ce pas ? T'es d'accord avec moi ?"

Mon mari s'immobilisa.

Je ne lui laissai pas la chance de répondre. Je me dirigeai vers la porte et couru dans la forêt, sauta par-dessus la rivière, et disparu à travers les arbres. Je n'allais pas loin. Jute assez loin pour que ma famille ne m'entendre pas pleurer.

C'était irrationnel. Je savais depuis plus ou moins 70 ans que je ne serais jamais mère, que je n'aurais jamais d'enfant. Je l'avais accepté, ou du moins je le pensais, depuis peut être 50 ans. Et pourtant la plus petite chose avait le pouvoir de ramener le chagrin que je ressentais pour les enfants que je n'avais jamais perdu. Quand j'avais entendu pour la première fois qu'Edward était tombé amoureux d'une humaine, quand elle avait demandé à être changée, quand ils s'étaient mariés, quand ils ont eut leur lune de miel. Mais aussi quand je voyais un enfant qui était sur le point de marcher dans un parc, un bébé dans un landau, quand j'entendais le rire d'un enfant, un bambin pleurer … absolument tout et rien provoquait l'amertume qui m'était aussi familière que la soif. La nouvelle de cette impossible grossesse me frappa aussi forte que quand Carlisle avait expliqué ma perte pour la première fois. La souffrance était aggravée par le fait que ce soit Bella, et qu'elle ait décidé que son enfant ne pouvait pas vivre.

Pendant une heure je restais assise ici, pleurant silencieusement, déplorant mes yeux secs, me tenant dans une position fœtale comme si j'étais moi-même un pauvre enfant condamné. Aucun membre de ma famille ne vint me voir. Trop occupés à préparer le meurtre d'un bébé innocent, sans doute. Ou peut être qu'ils savaient qu'ils ne pourraient pas me consoler. Je commençai tout juste à considérer de retourner dans la maison – après tout, il n'y avait rien que je puisse faire – quand la sonnerie de mon téléphone retentit, interrompant les doux sons de mes sanglots. Je m'assis, le sortit et regardai le numéro pendant une seconde. Pourquoi diable, Edward m'appelait ? Pour s'excuser ? Bizarre, quand il ne connaissait même pas ma réaction. Avait-il deviné ?

J'étais tentée de l'ignorer, mais ma curiosité dépassa ma colère. D'un petit coup, j'ouvris le téléphone. ‟Allo ?"

La voix de Bella me surpris. ‟Rosalie ? C'est Bella. S'il te plait. Tu dois m'aider."

Ma colère, temporairement diminuée, refit surface ; mon ton était aussi froid que mon ventre vide. ‟Oh ?" Demandai-je amèrement. ‟Et en quoi je dois d'aider ?" Les funérailles ? Si elle ose ... ‟Après tout ce que je t'ai dis, tu prends toujours la mauvaise décision, Bella !" Je crachai presque son nom. ‟Vas-tu un jour prendre la bonne décision ?" J'allais mettre fin à l'appel.

‟Attends, Rosalie !"

Contre mon meilleur jugement, j'attendis. Sa voix était si émotive, si désespérée. Elle sonnait … elle sonnait comme moi. ‟Ce n'est pas ma décision ! C'est Edward qui veut que …j'avorte … notre bébé. J'ai besoin de ton aide pour l'arrêter !"

‟Je …"

Alors Alice avait tort. Peut être connaissait-elle Bella mieux que moi, mais elle ne savait pas ce que ça signifiait de devenir mère.

Seulement 2 minutes avant, j'avais pleuré pour la perte de l'occasion d'être une famille dans le véritable sens du mot, et j'avais blâmé Bella. Bien sur, je blâmais Edward et Carlisle aussi, mais Bella avait le pouvoir de les arrêter si elle le voulait vraiment. Cela m'avait blessé si profondément quand Alice avait dit que Bella ne déciderait jamais de le faire.

Mais elle l'avait fait.

Si je l'aidais, nous formerions une alliance, nous pourrions sauver cet enfant. Emmett serait de mon côté au moindre signe de menace. Esme avait dit que c'était le choix de Bella. Peut être même que Carlisle se joindra à nous. Alice et Edward formeront la principale offensive, j'en étais sure, pour sauver la vie de Bella. Mais si Alice ne pouvait pas voir Bella, elle ne pouvait pas prévoir ça. Jasper prendrait le côté d'Alice, mais il avait toujours des difficultés à être près de Bella pendant trop longtemps. Avec un peu d'espoir, ça neutralisera son implication dans quoi que ce soit.

Je réalisais que je réfléchissais d'une perspective froide et militaire, mais pour ma défense, c'était autant une guerre que le combat avec les nouveaux nés d'il y a 2 mois. A part que cette bataille me donnait plus de motivation pour se battre.

Bella attendait toujours ma réponse. ‟Oh, Bella, bien sur je vais t'aider. Je les arrêterai."

Je l'entendis exhaler de soulagement. ‟Merci beaucoup, Rosalie. Tu ne peux pas savoir ce que ça représente pour moi."

Faux. Elle ne pouvait pas savoir ce que ça représentait pour moi. 70 ans d'attente … ‟Je pourrais être en désaccord avec toi sur ce point. Je sais exactement ce que ça représente. Si je ne peux pas être mère, je te remercie de me permettre d'être tante." Et si à la fin elle meurt, je pourrais être mère. Je me haïssais de le penser, mais je ne pouvais pas le nier complètement. C'était cette pensée plus que tout qui me poussait à continuer. ‟En fait, tu sais quoi, Bella ? Même si je sais que tu voudras toujours être changée après ça, même si je suis maladivement jalouse de toi, je suis heureuse que tu sois ma sœur."

‟Merci." Murmura Bella. Je me demandais si elle savait ce que je pensais réellement. Non, bien sur non.

‟Je dois y aller," Chuchota-t-elle urgemment. ‟Edward -"

‟Je serais à l'aéroport." Dis-je, le planifiant à voix haute. Espérant que beaucoup voudrait y aller comme ça je ne serais pas incongrue. Puis je pourrais protéger Bella et son enfant – notre enfant – de son père et son grand père. ‟On s'en sortira, Bella."

Je fis claquer le téléphone avec un triomphant clic, et éclatait en sanglots métaphoriques encore une fois.

Pensez à ma petite Review !!