Chapitre 2 : Bienvenue chers compagnons…

Harry, Ron et Hermione firent le chemin inverse de celui qu'ils avaient pris pour arriver jusqu'à cet endroit de la forêt. Une fois arrivé à l'orée de leur forêt, ils eurent le souffle coupé face à la vision des lieux qu'ils avaient sous les yeux.

- Harry… le château… il est si… différent ! souffla Ron, cherchant ses mots, ne sachant comment qualifier ce qu'il ressentait.

- Heu… nous devrions nous aller voir ça de plus près vous ne croyez pas ? répondit le dénommé Harry, ne s'attendant pas à un tel spectacle.

- Nous devrions prendre des précautions, nous ne savons pas à quoi nous attendre. Harry, tu devrais sortir ta cape d'invisibilité…

Le jeune Gryffondor, prenant note du conseil de son amie, sortie de sa poche ce qui semblait être une malle mais de la taille d'une boîte d'allumette. Il lui lança un sort et devant lui apparut ses affaire grandeur nature. Il ne lui fallut pas plus de dix secondes pour en extraire cette fameuse cape avec laquelle les trois amis se recouvrirent avant de rendre à la malle sa taille miniature. Ils avancèrent alors vers le château qui se dressait devant eux de sa toute sa taille. Il était plus petit que celui qu'il venait de quitter et bien plus neuf. Au premier regard, on voyait tout de suite qu'il était récent et que sa construction n'était pas encore tout à fait finie. Plus loin, on voyait le lac mais celui-ci était bien plus grand que celui qu'ils connaissaient. Autour de ses rives, des chevaux et d'autres animaux s'y abreuvaient tandis qu'un homme descendait de sa monture qui rejoignit les siens. Cet homme était grand et mince. Son allure lui donnait une sorte d'aura protectrice. Sans même remarquer le jeune trio, il se rafraîchit et partir en direction de Poudlard tandis qu'une femme en sortait pour l'accueillir chaleureusement.

- Helga ! Que me vaut le plaisir de te voir accourir dans ma direction ? s'exclama-t-il en souriant joyeusement alors que la jeune femme s'arrête à ses côté, quelque peu essoufflée.

- Oh ! Rien, je me suis juste perdue… le taquina-t-elle avant de le serrer dans ses bras. Alors Salazar, tu as réussi à convaincre les familles de ces enfants à les laisser venir l'an prochain ?

- Viens, je comptais justement vous en parlez mais j'aimerai que vous soyez tous présents pour m'éviter de devoir me répéter.

Le visage de l'homme s'était fit plus sérieux alors qu'accompagnait de cette charmante blonde, il continuait son chemin. Le trio décida alors d'aller à leur rencontre et de se présenter à eux comme ils en avaient convenu avant leur départ. Caché derrière un buisson, ils enlevèrent leur cape et transformèrent se recouvrirent d'un cape de sorcier simple pour éviter de paraître trop différent. Après avoir pris leur précaution, ils s'élancèrent à la suite des deux fondateurs et les interpelèrent. Ceux-ci, intriguaient par les bruits, se retournèrent et furent d'autant plus surpris de voir face à eux trois adolescents habillés pour le moins étrangement.

- Qui est-vous donc ? demanda Salazar d'une voix méfiante, sa main tenant fermement sa baguette.

Hermione, voyant son geste, devança Harry et prit la parole avant qu'il n'ait pu émettre le moindre son.

- Bonjour, nous aimerions nous adresser aux fondateurs de cette école, nous devons leur parler d'une chose extrêmement importante concernant l'avenir de la magie…

- Qu'est-ce que d'aussi jeune gens peuvent bien savoir de la magie, chère damoiselle ? Vous n'allez pas me faire croire non plus que vous savez jeter des sorts non plus ! s'exclama la fondatrice d'un regard suspect.

- Orchideus ! s'exclama alors Harry, une idée lui venant en tête. Ma dame… si vous voulait bien accepter ce simple bouquet…

Helga, bouche bée, accepta le magnifique bouquet que venait de faire apparaître un si jeune sorcier et d'une voix chevrotante dit :

- Je crois que nous avons des choses à nous dire… Salazar, je pense que nous devrions prévenir Godric et Rowena et leur dire que ce soir, nous aurons trois couverts en plus à table.

Quelques heures à peine après cette brève rencontre, le trio était installé dans ce qui leur semblait être le futur bureau du directeur bien que la décoration des lieux fut très différente de celle qu'ils connaissaient. Cette pièce était au couleur rouge et or bien qu'on puisse voir un peu partout sur les meubles ou les murs la trace laissées par les autres fondateurs. Assis sur des chaises en paille, ils virent les quatre illustres fondateurs entrer dans la salle et s'installer de l'autre côté du bureau qui leur faisait face.

- Bien, commença celui qui devait sûrement être Godric Gryffondor. D'après mes amis que voici, continua-t-il en montra vaguement d'un geste de la main Helga et Salazar, vous sauriez vous servir de la magie. Qui plus est, en vous servant d'un bout de bois, selon elle…

- En effet, lui répondit Harry. Nous sommes tous les trois sorciers et inscrit dans la célèbre école Poudlard en septième et dernière année d'étude.

- Comment est-ce possible ? Cette école n'existe pas, ou pour l'instant du moins… Nous avions prévu de l'ouvrir après la finition des travaux ! De plus, nous ne vous connaissons point et nous vous prions de bien vouloir arrêter de vous jouer de nous.

- Ce qu'à dit mon ami, Monsieur, si je puis me permettre, est tout a fait exact, reprit Hermione. Nous ne sommes pas de votre époque, nous venons du futur, voilà la raison pour laquelle vous ne nous connaissez pas malgré le fait que nous étudions dans votre propre école.

- Si ce que vous nous dites est exact, vous avez plutôt intérêt à nous le prouver je pense et à nous dire comment vous avez atterri ici et pourquoi aussi ! siffla entre ses dents Salazar, doutant de la parole d'Hermione.

- Vous le prouvez ? Comment ? En récitant des formules magiques ? En vous lisant des incantations ? En vous racontant l'avenir ? Non, je ne pense pas que cela nous aidera et cela pourrait même changer le cours du temps… souffla la Gryffondor, n'ayant pas aimé le ton de Serpentard. Nous venons d'une époque qui vous est bien lointaine, en 1997 pour tout vous dire. Si nous sommes ici, c'est pour sauver notre monde d'un puissant mage noir que personne n'arrive à défaire. Les temps sont sombres et chaque jour nous nous levons dans l'attente de recevoir la nouvelle liste des morts que ce monstre a pu achever…

- Si je comprends bien, vous n'avez aucune preuve à nous avancer, déclara Rowena en arquant un sourcil. Ce que vous dite est invraisemblable. Jamais il n'a été question de voyages dans le temps ! C'est impossible !

- Madame ! Si je puis me permettre, avec la magie, absolument rien n'est impossible ! D'ailleurs, c'est grâce à un livre appartenant aux fondateurs que nous avons retrouvé dans une sorte de cavité dans le dortoir des Gryffondors que nous avons pu arriver ici-même, expliqua alors Harry en sortant de se malle qu'il venait de faire apparaître un vieux grimoire usé par le temps.

Les fondateurs, abasourdis par cette révélation, regardèrent bouche bée la couverture du volume où l'on pouvait voir écrit dessus "Quand jouer avec le temps devient une réalité… Les Fondateurs" avec au dessus les armoiries de Poudlard. Rowena, intéressée par l'objet en question, le fit venir à elle d'un mouvement de poignet adroit et commença à l'inspecter. Pendant ce temps, ses compagnons attendaient son jugement qui ne se fit pas attendre. Après quelques minutes, elle referma délicatement la relique et la déposa soigneusement sur le bureau avant de prendre la parole :

- Bien que je n'ai détecté aucune magie sombre ou dangereuse dans ce livre et que les écritures utilisées sont bien les nôtres, je ne me rappelle en aucun cas avoir écrit un tel ouvrage !

- Dame Serdaigle, si je puis, je pense qu'il est tout à fait possible que ce livre, nous l'écrivions dans quelques années. J'ai depuis quelques temps, l'idée d'un tel exemplaire dans lequel nous mettrions toutes nos connaissances sur certains sujets… Le temps… un si grand sujet… pourquoi pas en effet écrire cet ouvrage ! Nous n'aurions qu'à le recopier et à la placer à l'endroit même où ce jeune homme dit l'avoir trouvé ! s'exclama Dame Poufsouffle à qui l'idée parlait vraiment.

- Nous reparlerons de ça plus tard. Pour l'instant ce qui nous intéresse c'est le pourquoi d votre venu. Après tout, vous auriez très bien pu aller chercher de l'aide ailleurs… c'est bien pour cela que vous êtes là ? Vous voulez que nous vous aidions non ? demanda Gryffondor perspicace.

Ron prit pour la première fois la parole et commença son récit sur leurs années d'études à Poudlard ensemble, les évènements qu'ils avaient du traverser en finissant par la mort de Dumbledore, la perte de l'espoir et le fardeau qui pesait depuis sur les épaules d'Harry :

- C'est pourquoi nous avons décidé de changer d'époque. Pas que nous voulions fuir, ça nous ne l'aurions pas supporté mais nous voulons suivre un entraînement complet pour nous préparer à combattre. A notre époque, nous n'en avons pas le temps ni les moyens. Chacun de nos faits et gestes son épiés par des aurors qui veulent selon eux nous protéger bien que sachions très bien que c'est plus pour que le ministère garde un œil sur nous… nous avons du leur jouer pas mal de tour pour arriver à remonter le temps et bien qu'à plusieurs reprises nous avons risqué de nous faire prendre, nous avons réussi. Maintenant, nous espérions que vous accepteriez d'être nos mentors et nous apprendre ce que vous savez sur tout ce qui touche à la magie…

- Pourquoi être venu à notre époque ? Vous auriez pu remonter n'importe quand alors pourquoi remonter en l'an 1000 ?

- Tout simplement car vous êtes les emblèmes de nos maisons, ceux qui représentent à eux quatre une telle puissance que n'importe qui ne pourrait les battre tant qu'ils resteront unis…

- Et bien jeune gens, je crois que nous avons du travail si nous voulons vaincre ce Vol-quelque chose qui se dit être mon héritier ! Et dire qu'à votre époque vous pensez que je voulais tuer les sorciers nés de moldus… mais ici nous n'avons quasiment que ça ! Et ce n'sont que les sangs de bourbes qui m'horripilent si vous voulez tout savoir…

- Les sangs de bourbes ? Mais justement ! Ce sont eux les enfants de moldus sorciers ! expliqua Hermione perdue.

- Ha non, damoiselle, les sangs de bourbes sont les sorciers qui renient leurs origines et s'en servent pour mener les autres sorciers au bucher. Nous déplorons en moins d'un siècle des centaines de jeunes enfants morts dans d'atroces souffrances ! Et certains n'étaient même pas sorciers…

Face à cette révélation, nos jeunes amis comprirent enfin les malentendus pesant sur le fondateur de la maison Serpentard et chacun se fit le serment de rétablir la vérité.

Voilà le 2ème chapitre ! Plus long déjà que l'premier ! Alors ? Quelque chose à dire là-dessus ?