Wouah
! Merci pour vos reviews je pensais pas en avoir dès le premier
chapitre o.o
Ca me fait plaisir.
Bah
ouais Tom il est niais, le pauvre fufufu.
Voilà la suite donc,
j'espère qu'elle vous plaira autant que le début.
Merci
encore. :)
Bonne lecture !
Partie
2 :
-
- - - - -
Bill passa ses mains sous le jet d'eau et s'aspergea le visage du liquide frais. Relevant la tête, il soupira doucement, les yeux clos, pour remettre ses pensées dans l'ordre et les classer... Tom, avec une fille... ça n'avait rien d'extraordinaire et pourtant il s'était énervé. C'était idiot ; il n'aurait peut-être pas dû... Il alla essuyer son visage puis leva le regard vers son reflet dans le miroir. Son maquillage avait coulé, ses yeux semblaient fatigués...
- Putain la gueule...
Il
n'avait pas envie de rester plus longtemps ici, cette soirée
l'agaçait. Il voulait rentrer à l'hôtel au plus vite, sans
recroiser Tom ; ça ne servait à rien si c'était pour
s'engueuler avec lui une fois de plus.
Soupirant, il se redressa
et sortit des toilettes pour regagner la grande salle où un tas de
personnes se pressait encore, à boire, à manger, rigoler... Il ne
voulait pas rester ici. Alors qu'il s'apprêtait à s'éloigner
discrètement, il entendit quelqu'un l'appeler :
-
Biiiiiiiiiiiiiill !!
-
Putain de merde... Quoi encore ?
La voix féminine suraiguë ne fit qu'accentuer son mal de tête. Les yeux légèrement plissés, il tourna péniblement la tête pour voir arriver la fille qui collait encore son frère quelques minutes plus tôt. Autant dire qu'il aurait préféré voir arriver sa prof de maths plutôt qu'elle.
-
Biiiiiill ? l'appela une énième fois la jeune blonde.
-
Was ? soupira Bill sans la regarder, l'air désagréable.
-
Il est où Tom ? demanda la fille avec un large sourire niais, sans
remarquer apparemment la mauvaise humeur de l'androgyne.
-
Il est mort.
Réponse
bateau, toute faite, bien sûr fausse, mais le jeune chanteur n'avait
pas envie de réfléchir à ça... Ni à quoique ce soit d'autre
concernant son jumeau, il en avait marre, ras le bol de cette soirée
et de tout ce qui allait avec. Marre ! Il voulait partir de là et
surtout ne plus voir la tronche de cette pauvre fille. Vraiment,
qu'est-ce que Tom pouvait trouver à ce genre de personnes ? Jolie,
c'était une chose. Mais question Q.I ce n'était vraiment pas
fameux.
Après sa réponse, il s'éloigna, mais entendit quand
même l'autre demander, de loin, d'une voix atrocement naïve :
- Hein ? C'est vraiii ?
Bill aurait peut-être ri dans d'autres circonstances, mais là, c'était la dernière chose qu'il avait envie de faire. Marchant le plus loin possible de la demoiselle, il chercha la sortie des yeux, balayant la salle du regard par la même occasion. Son manager discutait avec la journaliste qui l'avait abordé il y avait quelques minutes, d'autres personnes du staff qu'il connaissait de vue discutaient entre eux... L'androgyne repéra un groupe de filles souriantes, tenant dans leurs mains posters et CD à dédicacer. Dédicacer... Dédicacer... ? Dédicacer ?! La soirée VIP ! Les dédicaces ! Comment avait-il pu oublier ? Il soupira :
- Merde...
Tout
ce dont il rêvait à présent c'était d'une bonne nuit de
sommeil... Il n'avait vraiment pas envie et n'était pas du tout
d'humeur à sourire à un groupe de filles de 13 ans, faire
deux/trois traits sur un poster et poser avec elles sur des photos,
l'air heureux de faire ça alors qu'il rêvait de son lit. Sa
décision fut vite prise.
Réajustant
le col de sa veste en cuir sur ses épaules, il contourna le groupe
de fans le mieux possible, se frayant un chemin parmi les gens
présents, et cherchant du regard son frère, Gustav et...
-
Hey, Bill !
-
Bordel de me..., grogna l'androgyne entre ses dents.
Il se retourna lentement et vit Georg le rejoindre. Il tenta un sourire amical mais apparemment le cœur n'y était pas :
-
Wouah... C'est quoi cette tête ? T'as vu un fantôme ?
-
Ouais... Il est blond, avec 2 de Q.I, soupira Bill sans réfléchir.
-
Je vois... fit le bassiste sans vraiment comprendre.
-
C'était pour un sondage ?
-
Ah, euh, nein ! Juste, faut qu'on aille se rassembler pour la
séance dédicace, les fans atten...
-
Ouais, mais en fait là je me sens pas bien... le coupa rapidement le
chanteur, je crois que je vais...
Il laissa soudainement sa phrase en suspend, comme nouvellement intéressé par autre chose. En tournant la tête au hasard, le regard de Bill s'était en fait posé sur Tom qui discutait simplement avec Gustav ; ils les attendaient certainement tous les deux pour commencer à aller voir les fans. Georg haussa les sourcils en le voyant ainsi s'interrompre dans ses paroles puis suivit son regard avant de demander, perspicace :
- Tu t'es encore engueulé avec Tom ?
Bill redirigea aussitôt le regard vers son vis-à-vis.
-
Quoi « encore » ? répliqua t-il sur la défensive.
-
En ce moment vous arrêtez pas... soupira l'autre avec une moue
réprobatrice.
-
N'importe quoi... souffla l'androgyne en regardant ailleurs.
-
Ecoute Bill...
-
Fous moi la paix, d'accord ?!
Quelques visages se tournèrent vers eux quand Bill haussa le ton et il le regretta aussitôt. Tant pis pour la sortie en douce. Sans demander son reste, il se dépêcha de sortir, sous les regards des autres membres du groupe et des fans qui le dévisageaient sans comprendre, interloqués. Lui ne regarda personne et se contenta d'avancer rapidement pour enfin atteindre l'extérieur. Il ne voulait pas voir les réactions des autres. Décidément, rien ne se passait comme il l'aurait voulu, bordel, quelle soirée de merde !
Dehors,
il pleuvait.
Bill ferma la fermeture de sa veste au maximum pour
se protéger de la pluie et décida de rentrer à l'hôtel à pied
avant que quelqu'un ne trouve la mauvaise idée de venir l'accoster
encore une fois.
De toute façon ce n'était pas si loin.
OoOoO
-
Je vais l'tuer.
-
Calme-toi Tom !
-
Il se sentait mal...
-
Mon cul ouais ! C'est pas parce qu'il s'amuse à bouder comme
une fille qu'il doit se barrer comme ça ! explosa le guitariste,
hors de lui.
-
Tooom !
-
Qu'il assume son rôle, merde !
Lorsque la séance de dédicace avait touché à sa fin, Tom s'était précipité à l'extérieur de la vaste salle pour gagner l'hôtel à la suite de Bill, extrêmement énervé. Il avait commencé à courir sous la pluie pour rejoindre son jumeau, mais Georg avait insisté pour le ramener en voiture et le jeune guitariste ne cessait depuis le départ d'exprimer sa colère envers son frère, assis sur le siège avant tandis que Gustav occupait celui de derrière.
-
Mais pourquoi vous vous êtes engueulés ? chercha à savoir le
bassiste.
-
Mais j'en sais rien ! C'est lui !
-
Sans blague ?
-
Il s'énerve pour rien ! Pire qu'un gosse ! continua Tom, les
yeux rivés vers l'extérieur, sa jambe gauche bougeant
nerveusement.
-
C'est toi qui t'énerves là... fit remarquer son vis-à-vis.
-
Tu me cherches ?
-
Nein... Mais évite de le frapper, il peut encore servir.
-
C'est ça ouais, lâcha le dreadeux, peu convainquant.
Arrivés à l'hôtel, Tom se rua dans les escaliers dont il gravit les marches quatre à quatre pour gagner la chambre de son frère. Il laissa en plan les deux autres qui étaient restés en bas à attendre l'ascenseur, las. Une fois dans le couloir, en face du bon numéro, le jeune guitariste ne prit même pas la peine de frapper et débarqua en trombe dans la pièce, cherchant Bill du regard. Bien vite, il vit ce dernier arriver de la salle de bain, sans doute étonné d'entendre ainsi sa porte claquer. L'androgyne avait enfilé un jean et un tee-shirt propres, ses cheveux étaient encore humides et son visage était lavé de tout maquillage. Il ouvrit grands les yeux en voyant son jumeau puis se renfrogna vivement.
-
Qu'est-ce que tu fous là ? lâcha t-il avec mauvaise humeur.
-
C'était ouvert, répondit son vis-à-vis sur le même ton.
Tom ne répondait pas vraiment à la question du jeune chanteur, il le savait, et il s'en foutait.
-
On t'a jamais appris à frapper ?
-
Nein, répliqua le guitariste le plus naturellement du monde. Y a un
problème ?
Bill soupira mais ne répondit rien. Sa colère était toujours présente et se remanifestait de plus belle en voyant son frère, en l'entendant jouer sur les mots et le provoquer. Qu'est-ce que ça l'énervait. Rapidement, Tom s'approcha de l'androgyne, sous le regard noir de celui-ci qu'il ignora royalement.
-
Ca t'amuse de nous lâcher comme ça ? fit-il avec colère, direct.
-
Ah mais trop, j'suis en pleine extase là, tu vois pas ? ironisa
son frère avec un soupir agacé.
-
Bill !
-
« Excuse-moi frérot chéri ! », ça te va ? lança l'androgyne,
sarcastique.
Il retourna à la salle de bain pour déposer la serviette qu'il avait toujours sur les épaules sur un sèche-linge. Regagnant la chambre, il dévisagea son frère et lança :
-
Si c'est pour t'énerver tout seul tu peux partir, j'ai pas
besoin de toi.
-
Mais attends ! s'écria Tom en s'avançant, j'ai de quoi
m'énerver ! Tu fais la gueule depuis le début de la soirée et
après tu t'casses sans prévenir personne !
-
Qu'est-ce que ça peut t'foutre ? répliqua sèchement son
vis-à-vis.
-
Bordel Bill ! Mais qu'est-ce que t'as ?
-
Dégage Tom.
-
Mais tu rêves !
Bill
soupira longuement avant de se diriger vers la porte pour sortir. Il
n'avait pas envie de commencer une discussion pénible avec son
jumeau qui ne mènerait nulle part. Ils s'engueuleraient encore
plus que maintenant, et rien d'autre. Qu'est-ce qu'il pouvait
bien lui répondre ? Il n'avait rien à dire. Qu'est-ce qu'il
était buté !
Tom
alla rapidement se planter devant la sortie pour empêcher son frère
de passer.
-
Non pas cette fois, fit-il simplement, dis moi c'que t'as.
-
Mais qu'est-ce que ça va changer ?
-
J'en sais rien, on verra bien !
-
Fous-moi la paix !
Le
refus de répondre de son double commençait à fortement énerver
Tom qui n'aimait pas qu'on se défile comme ça. Il voulait
comprendre. Ce n'était pas la première fois depuis les dernières
semaines que Bill se comportait ainsi et, bordel, il voulait savoir
ce qui clochait chez son jumeau, c'était normal ! Ce qu'il
pouvait être têtu !
Rapidement,
il essaya de se souvenir de quelque chose dans la soirée qui aurait
pu le fâcher, n'importe quoi, un détail, ou bien...
- C'est à cause de cette fille ?
Bill lâcha un long soupir, énervé. Il recommençait avec cette pauvre fille, mais qu'est-ce qu'il s'en foutait ! Tom ne comprenait rien à rien et tout cela l'agaçait encore davantage.
-
J'm'en fous d'cette blonde, répliqua t-il sèchement.
-
Menteur.
-
Dragueur.
-
Bill...
Ce
n'était plus qu'un murmure, le guitariste ne voulait pas laisser
tomber, mais il en avait assez de ne pas comprendre et il en avait
surtout assez de crier en vain. Pourquoi Bill s'était-il comporté
comme ça toute la soirée ? Si ce n'était pas à cause de cette
fille – dont il se fichait royalement à présent d'ailleurs –
qu'est-ce que ça pouvait bien être ?
L'androgyne
fit alors volte face pour s'éloigner de son frère et rejoindre le
côté opposé de la chambre.
-
Va t'en, j'ai rien à t'dire !
-
Mais bordel, Bill !
Tom se précipita à sa suite, l'attrapant par le bras pour l'arrêter et le retourner face à lui. Bien vite et sans comprendre ni comment, ni pourquoi, Bill sentit une paire de lèvres se poser simplement sur les siennes et la surprise lui donna la sensation que son cœur cessait de battre l'espace de deux secondes. D'un geste machinal, il repoussa aussitôt son double, les joues rougies, les pensées floues, sans comprendre. Qu'est-ce qui lui prenait ?
-
To...Tom...
-
Naaan, j'y crois pas ! lâcha le guitariste avec un immense
sourire.
-
Bill ! Tu rougis ? sourit-il encore, le regard taquin.
-
A quoi tu joues ? demanda sèchement Bill qui commençait à saisir
le sens du petit manège de son jumeau.
- J'essaie de
comprendre... répondit son vis-à-vis, l'air faussement pensif.
Mmh... je crois que c'est fait.
Bill eut alors la sensation qu'un étau se refermait peu à peu sur son cœur tant il lui faisait mal. Un nœud douloureux se forma au creux de son estomac pendant qu'il essayait de se convaincre que ce n'était pas vrai...
-
Fous moi la paix... lâcha t-il en baissant les yeux, les joues
chaudes.
-
Faut t'faire soigner Bill, reprit cependant son jumeau sans changer
de ton, j'suis ton frère, t'as oublié ?
-
Dégage bordel ! hurla l'androgyne en relevant finalement la tête,
excédé mais en colère.
Malgré ses paroles, ce fut lui-même qui sortit en courant de la chambre pour gravir les escaliers sans savoir où aller, sans savoir où ils le mèneraient. Courir, courir, courir loin de lui, il n'avait que ça en tête, le reste, il s'en fichait.
- Et merde !
Tom
envoya brutalement son pied dans la première chose qu'il vit ; le
plateau en verre de la table basse installée au centre de la pièce
fut la victime idéale et se brisa en morceaux en échouant
lamentablement sur le sol. Le guitariste se laissa tomber par terre,
la tête dans ses mains, perdu dans un flot de pensées vagues et
opposées, incomprises et douloureuses.
Warum
?
