NdA: Me revoilà! Je suis contente, j'ai reçu de bons commentaires pour le prologue, ça m'encourage!

Me voici donc avec le premier chapitre!

Bonne Lecture!


Chapitre 1: Ste-Mangouste

C'était pas croyable. C'était un véritable massacre! Tous ces blessés qui se succédaient...

Cet hôpital aurait dû être un endroit relativement tranquille où les patients pouvaient se remettre de leurs blessures dans le calme et la paix, où les médicomages pouvaient prendre soin des malades sans trop de soucis... Ou plutôt, c'était ce que Harry croyait, ce à quoi il s'était attendu... Probablement n'était-il qu'un cas désespéré de naïveté, car ce n'était pas du tout ce qu'il avait imaginé. Il avait arrêté de compter le nombre de personnes gravement blessées, au seuil de la mort, qui avaient pénétré ces lieux. Si troublant...

C'était Voldemort. À coup sûr. Les mangemorts avaient attaqué une ville tout près, ne laissant derrière eux que morts et blessés. C'était la routine. C'était toujours comme ça que ça se passait. Ils ciblaient un lieu et le mettaient à feu et à sang. Cela faisait quelques mois à peine qu'il était bénévole à Ste-Mangouste, et il avait déjà vu suffisamment d'horreurs pour bannir à tout jamais ce genre de films de son lecteur DVD. L'hôpital magique n'était plus qu'un endroit rempli à craquer de corps sanguinolents, de sorciers souffrants et à l'agonie. Un endroit où un constant vacarme régnait, où la combinaison des voix paniqués, des cris de douleurs et des différents bruits qu'émettaient les quelques machines devenait insupportable. C'était... c'était la dure réalité de la guerre...

Car c'était le cas. Ils étaient en guerre. Depuis déjà très longtemps. Trop longtemps. Toutes les horreurs de la guerre, tout ce sang, toutes ces morts... tout cela était devenu leur lot quotidien. Ils voyaient tout cela tous les jours, en quantité industrielle. Format familial! C'était affreux. Tout bonnement affreux.

«Harry!» fit une voix masculine derrière lui, attirant son attention.

Le jeune homme aux yeux verts se retourna aussitôt, cherchant la source de cette voix. Il était occupé à panser le bras meurtri d'une fillette de dix ans en pleurs et il n'appréciait pas vraiment être dérangé pour un rien. Il espérait pour ce fanatique de risques qu'il avait une bonne raison... ou encore qu'il courait vite! Malgré tout, il trouva rapidement celui qui l'avait interpelé. C'était un jeune homme de vingt et un ans, tout comme lui, avec des yeux bruns chocolat, s'accordant très bien à sa peau de la même couleur.

Blaise Zabini.

«Oui?» demanda Harry, fronçant les sourcils, en regardant son ami s'approcher.

Blaise Zabini... Un être exceptionnel! Un ami aussi génial qu'il était un médicomage réputé.

C'était si étrange de se dire qu'ils s'étaient tous deux méprisés pendant toutes ces années passées à Poudlard, simplement car, théoriquement, le rouge et l'or ne s'agençaient pas au vert et argent. Pourtant, alors qu'ils étaient tous deux adultes, cette raison leur semblait soudain si futile, si faible. Il était ridicule de se détester pour ces motifs, et ils n'avaient réalisé l'insignifiance de la chose qu'à la fin de leur sixième année, suite à cette horrible nuit où Dumbledore était décédé...

Il était aussi étrange de se dire que la mort de ce grand homme avait donné naissance à de nombreuses unions inattendues. Des amitiés s'étaient créées entre ceux auxquels on ne se serait jamais attendu. Suite à ce décès, l'année s'était terminée dans l'angoisse et l'affliction. Ils avaient terminé leur sixième année, s'attendant à ne plus revenir pour la septième, croyant voir pour la dernière fois tous ceux et celles qui furent leurs amis ou simplement des camarades de classe. Ils avaient tous craint la bataille finale, profitant de chaque instant qui leur était donné comme si c'était le dernier.

Pourtant, leur septième année avait eu lieu. Contrairement à l'affrontement final.

Après cette nuit fatidique où Severus Snape et Draco Malfoy avaient disparus dans la nature, suite à leur meurtre, tout le monde avait craint, anticipé, angoissé... mais ils avaient dû se rendre à l'évidence. Rien ne se produisait! Les attaques de mangemorts se faisaient anormalement rares, voire inexistantes, et la présence de Voldemort ne se faisait plus sentir. La guerre semblait... suspendue. Ils étaient tous restés méfiants, ne se laissant pas berner par ce qu'ils croyaient tous être un piège, mais rien n'était survenu. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ne se manifestait décidément pas.

Et c'était resté ainsi pendant quatre ans. Quatre ans! Quatre longues années. Ils avaient complété leur septième année, et la plupart avaient poursuivi leurs études. La vie avait suivi son cours, comme si de rien n'était... ou presque. À vrai dire, ils agissaient tous comme si la menace n'existait plus, mais ils ne bernaient personne. Ils avaient tous peur. Ils étaient tous complètement effrayés, craignant le pire. Ils anticipaient toujours une mort certaine, sursautant au moindre bruit inattendu. Ils étaient tous à cran, sachant que le danger était toujours là, sournois.

Quatre ans. Quatre longues années à craindre ainsi. À avoir peur. À cauchemarder chaque nuit, chaque soir. Même les bras de Morphée n'étaient plus sécuritaires pour personne. Ils ne se sentaient en sécurité nulle part. C'était... c'était insoutenable. Il n'y avait pas de panique générale, pas de manifestation évidente de peur, mais elle était bien là. Personne n'en parlait, personne n'agissait en conséquence, camouflant tant bien que mal ce qui les rongeait de l'intérieur. Quatre ans à agir ainsi... c'était beaucoup trop long. Ne dit-on pas que la douleur est toujours pire lorsqu'elle est anticipée? Eh bien, leur situation en était un cruel exemple. Probablement auraient-ils tous préféré mourir quatre ans plus tôt, peu après le décès de cet homme qu'ils avaient, pour la plupart, tant admiré. Quatre ans...

En quatre ans, il s'était passé tant de choses... Blaise était devenu médicomage! Qui aurait cru? Hermione Granger était une avocate très réputée et son fiancé, Ron Weasley, travaillait au ministère en compagnie de son père. Ginny Weasley était, pour sa part, infirmière dans un hôpital magique aux États-Unis. Elle était si loin parce qu'elle avait suivi l'amour de sa vie, qui avait dû déménager en Amérique pour son travail. Personne n'aurait pu décrire ce dit travail, mais ce mystère ne surprenait personne, car Luna Lovegood avait toujours été spéciale. Ces deux jeunes filles s'étaient trouvées... Neville Longbottom enseignait la botanique à Poudlard et entretenait une histoire d'amour prétendument secrète avec la professeur de défense contre les forces du mal, mademoiselle Pavarti Patil. Un secret de Polichinelle, ces deux-là. Quant à Padma, elle n'était pas employée pour l'instant, et elle cherchait toujours le grand amour. Lavande Brown était, contre toute attente, devenue Auror. Cette jeune fille était passée de la superficialité extrême à la générosité sans bornes. C'était un changement radical, qui ne pouvait que plaire. D'ailleurs, Seamus Finnigan et Dean Thomas aussi, étaient devenus Aurors. Ces deux-là s'entendaient toujours autant, et certaines rumeurs circulaient à leur propos, mais jamais personne n'avait pu présenter la moindre preuve. De toute façon, ils pouvaient bien faire ce qu'ils voulaient! En ces temps pour les moins difficiles, chaque moment de bonheur et de tendresse était accueilli à bras ouverts.

Tout le monde avait tant changé, évolué... mais qu'était devenu l'Élu? Le survivant? Le sauveur? Qu'était devenu le grand Harry Potter? Celui-qui-avait-survécu? The boy-who-lived? Eh bien, il aidait son grand ami Blaise à l'hôpital. Il était bénévole, et menait une vie des plus normales... en apparence. Évidemment, il était mieux placé que personne pour savoir que cette suspension de la guerre ne présageait rien de bon. Absolument rien de bon... Alors il s'était préparé aussi bien qu'il l'avait pu pour l'affrontement final, qui viendrait un jour...

Et puis, c'était arrivé... C'était il y avait à peine quelques mois. Une attaque. Un massacre. Les blessés étaient arrivés en grand nombre à Ste-Mangouste et les morts ne pouvaient plus être comptées. Tout cela était arrivé si soudainement, si brusquement, prenant tout le monde par surprise. C'était... c'était le début. Ou plutôt, le retour. IL était revenu, en force. Toutes ces années tapi dans le noir... Voldemort les avait passées à préparer des armes, un plan... tout ce dont il avait besoin pour tout détruire sur son passage, tel qu'il le faisait depuis son retour...

«Hey, désolé de te déranger, mais je voulais savoir si tu faisais quelque chose ce soir. J'ai l'intention de faire une petite fête chez moi. Il y aurait Granger et Weaslaid, Longbottom, les Patil, et puis aussi...»

Harry esquissa un faible sourire. C'était bien là son ami Blaise! Toujours en apparences si insouciant, bien que le survivant savait qu'il ne l'était pas. Le jeune noir savait tout du danger qui les guettait sournoisement, et c'était pourquoi il tentait toujours de détendre l'atmosphère. C'était vraiment un bon ami...

«Heum...» émit le garçon à la cicatrice. «C'est vraiment gentil de ta part, mais... je ne crois pas que ce soit une bonne idée...»

Il vit aussitôt un air de reproche se dessiner sur le visage de son ami. C'était toujours comme ça...

«Allez, Harry! T'as besoin de t'amuser un peu, comme tout le monde!» insista le médicomage.

«Je sais...» soupira le jeune homme aux yeux verts. «C'est juste que...»

«C'est juste que tu es trop préoccupé par cette guerre!» l'interrompit l'ancien Serpentard. «Tu y penses tout le temps! C'est pas sain! T'as besoin de relâcher un peu, mon vieux!»

Le bénévole soupira à nouveau, ne pouvant retenir un faible sourire. C'était toujours comme ça. Il refusait, Blaise insistait...

«Je sais bien...» admit Harry, hésitant.

«Et puis, je ne te l'ai pas dit puisque ce n'est pas certain, mais Ginny est censée venir passer quelques temps à Londres avec Luna, et elles devraient arriver ce soir, normalement.»

Cet argument était de taille, le bénévole ne pouvait le cacher. Il n'avait pas vu ses deux amies depuis si longtemps, et elles lui manquaient énormément... Ce n'était pas juste! À chaque fois, il refusait, Blaise insistait, et il cédait! Toujours!

«Bon, ça va...» émit le jeune homme à lunettes, vaincu.

«Voilà! Là, on parle! À ce soir, alors!»

«Mouais...»

Et le médicomage repartit à son travail, laissant son ami seul avec sa rancune. Il n'en revenait pas. Lui qui était destiné à sauver le monde se faisait mener par le bout du nez par tous ses amis. Il était pitoyable...

Il revint donc à ce qu'il faisait avant l'arrivée de Blaise, remarquant la confusion de le regard de la fillette. Il l'avait un peu oubliée, celle-là... Il continua donc de panser son bras, tout en songeant à sa soirée. Il était vrai qu'il n'avait pas vu Ron et Hermione depuis beaucoup trop longtemps. C'était honteux... Et puis, Ginny lui manquait beaucoup! Luna aussi... Ce serait une bonne chose, de revoir tout le monde!

Ouais, bon, il n'avait jamais été bon pour convaincre qui que ce soit. Pas même lui-même.


NdA: Wala! (Sandra! Sors de ce corps!)

J'espère que ce n'est pas trop confus, je voulais amener une explication subtilement, mais moi et la subtilité... ce mélange à déjà fait ses preuves et c'est totalement hétérogène!!

Bon...eh bien... à la prochaine!