Un grand merci aux nombreuses reviews que vous m'avez envoyé et qui m'ont beaucoup motivé pour écrire la suite. Au début, c'était juste un chapitre que j'avais écris comme ça un après-midi. Mais après vos reviews, j'ai décidé de donner une suite à ce premier chapitre.

Comme dit dans le chapitre précédent, lire mon autre histoire Harry Potter et l'élémentaire de l'air peut permettre de mieux comprendre certaines choses. En fait, cette fiction est une suite de ma première fic, qui n'est pas abandonnée, juste mise en pause, faute de temps. Sans compter qu'il faut que je garde un certain suspens par rapport à ce qui va se passer dans L'élémentaire de l'air.

Voilà, bonne lecture et enjoy!

2. Premiers contacts

Emplois du temps et premier cours.

Rose se réveilla lorsque le soleil vint taper sur son visage. Elle aimait plus que tout se lever avec le soleil. Aussi orientait-elle toujours son lit de façon à recevoir les premiers rayons d'or directement sur elle. Elle trouvait ce réveil plus naturel.

Emergeant rapidement de son lit, Rose prit ses affaires posées sur la table basse et alla prendre une douche chaude. En sortant, elle se vêtit de l'uniforme de Poudlard sans prêter attention au miroir magique qui faisait des commentaires laudatifs sur elle. En sortant, elle demanda au tableau de sa chambre, une jeune femme en train de traire une vache, si elle avait quelque chose de spécial à signaler pour la nuit passée :

- Rien, si ce n'est le directeur qui est venue s'assurer que vous étiez bien dans votre chambre cette nuit.

- Merci. Bonne journée, à ce soir.

- Bonne première journée à vous !

Sur ce, Rose descendit, un sourire aux lèvres, les quelques escaliers qui la séparaient de la Grande Salle et fut parmi les premiers à petit déjeuner. En chemin, elle sortit un petit carnet de cuir brun foncé de sa poche, ainsi qu'un stylo bille. Elle l'ouvrit à la première page. Elle était couverte par une liste de noms. D'un mouvement précis et soigneux, elle barra le premier nom de la liste : Nalpet.
Un spectateur omniscient aurait pu s'étonner du manque d'hésitation de ses pas. Pas une seule fois elle n'hésita sur le chemin à suivre. Mais après tout, on était dans une école de sorcellerie, non ?

Dans la Grande Salle, elle se dirigea vers un bout de table, mais un élève qui devait avoir son âge et qui était à la table de Poufsouffles lui fit signe de la main. Souriante, Rose s'approcha de lui.

- Vient manger avec moi ! Ce sera plus sympa !

Le garçon avait des cheveux bruns coupés court. Son visage assez ovale lui donnait un air un petit peu naïf, mais l'éclat de ses yeux marrons venait contredire cette impression.

- Je me présente Marc Sinclair. Je suis préfet en sixième année. Si tu as des questions sur le fonctionnement de notre école, n'hésite surtout pas. Tu es la bienvenue !

- Merci. Je ne sais pas si j'ai besoin de me présenter, visiblement, toute l'école m'a repérée.

- Pas de problème ! C'est vrai que les élève qui viennent en cours de scolarité sont plutôt rares. Où étais-tu avant ?

- J'ai étudié avec un précepteur.

- Mmh, je vois. Et pourquoi es-tu venu à Poudlard ? Si ce n'est pas indiscret bien entendu !

- Non, ne t'inquiète pas. Je voulais rencontrer d'autres élèves de mon âge. J'ai pensé que ce serait important pour plus tard. Et puis Poudlard possède une bibliothèque très fournie. J'aurai pas mal de choses à y chercher.

- Waouh, et le Choixpeau ne t'as pas envoyé à Serdaigle avec ça ?

- Euh… non. Dis-moi, comment sont les professeurs ? demanda la jeune fille qui préférait éviter ce sujet glissant.

- Oh ! et bien commençons par le commencement : notre directeur de maison est Lionel Septimus. C'est également le professeur de Runes. Les étudieras-tu ?

- Non, je ne crois pas. De ce que j'ai lu dans les bouquins de sixième et septième année, l'approche enseignée à Poudlard ne me conviendrait pas. Pas assez de pratique.

- Tu sais utiliser les Runes ? Pratiquement ? Marc n'en revenait pas. C'était une discipline très exigeante et il y avait seulement quelques personnes au Ministère qui travaillaient sur l'aspect pratique. Les Runes étaient le plus souvent vu comme une matière purement théorique.

- A peine. C'était la passion de mon pédagogue. Il me l'a communiquée. Mais je n'y arrive vraiment pas bien.
Rose fit une moue convaincante.

- Waouh ! Euh… sinon il y a Smith, le professeur de DCFM, très compétent, c'est un ancien auror. Il n'a qu'un bras, mais crois-moi, il connaît ce qu'il enseigne. Sinon, il y a la professeure Hinch, directrice de Serdaigle, qui enseigne la botanique. Pareil, un vrai puits de connaissance, avec beaucoup d'humour. O'Connell, la professeure de potion et directrice de Serpentard. On pourra dire ce qu'on veut sur sa maison, mais elle est très juste et très fair-play. Crois-moi, ses élèves la craignent encore plus que nous. Ses retenues sont très … dissuasives.

- Comment cela ?

- Et bien, en cours, tu utilises pas mal d'ingrédients : foie de souris, œil triton, pattes de lézard … . Et bas en retenue, tu fais le travail désagréable : tu prépares les ingrédients. Crois-moi, au bout de trente bocaux d'œil de triton, tu as beau prendre trois douches, tu empestes toujours ! Ca donne à réfléchir !

- J'y penserai ! Rose savait exactement à quel point mettre des yeux de triton en bocaux était désagréable.

- Sinon, il y a Kariger, le professeur de Soins aux Créatures Magiques. Jacobson, celui de Sortilèges. Il a un caractère très sérieux, mais quel talent ! Pour Noël, il organise généralement un spectacle. C'est merveilleux ! Surréaliste ! Magique !

- Ca a l'air chouette.

- Oui ! Mais je m'égards. La métamorphose est assurée par le professeur Phelma. Très patient, il est un excellent pédagogue et directeur de la maison de Gryffondor. Voilà, je crois avoir fait le tour.

- N'y a-t-il pas des cours d'Arithmancie ?

- Mais si ! Excuse-moi ! Je suis impardonnable, surtout que je suis ce cours. C'est le professeur Schneider qui s'en charge. Tu as aussi choisi cette option ?

- Oui. C'est une matière que je connais peu mais qui m'intéresse beaucoup.

- Tant mieux ! Nous ne devions être que quatre, avec toi, nous serons cinq, ce sera plus intéressant. Mais je te le dis tout de suite, ce professeur est le plus exigeant que je connaisse.

- Mmh. On verra.

Sur ce, le professeur Septimus vint distribuer les emplois du temps aux élèves déjà levés.

- Ah, mademoiselle Weinberg. Monsieur le directeur nous a dit que vous pouviez choisir dans quelle classe vous serez jusqu'à votre affectation à l'une des maisons. Souhaitez-vous être avec mes Poufsouffles le temps que votre baguette arrive ? Le professeur lui adressait un sourire chaleureux. Comme tous les autres professeurs, les paroles du Choixpeau l'avaient beaucoup intriguées.

- Ce serait avec joie. Les élèves de votre maison sont très chaleureux et accueillants.

- Je suis heureux de vous l'entendre dire. Poufsouffle n'est pas la maison de la loyauté et de l'amitié pour rien ! Alors, quels ont été vos résultats aux BUSES ?

- Je les ai passées aux Pays-Bas, mais j'ai ici mes résultats, tenez !

Elle sortit un parchemin d'une de ses poches et le lui tendit. Le professeur Septimus y jeta un regard, mais ses yeux ne s'attardèrent pas longtemps sur le parchemin.

- Excusez-moi, mais ce n'est pas de l'anglais.

- Oh ! Pardon, je vous ai donné l'original. Voilà la traduction en anglais, vérifiée par le Ministère britannique.

Elle lui tendit un autre parchemin. Cette fois, il le lut attentivement. Au fur et à mesure de sa lecture, un grand sourire éclairait son visage.

- Mais c'est tout simplement excellent ! Magnifique ! Ah ! je vois que vous avez cependant un péché mignon en … ah ! Divination. Oui, bon … . J'ai envie de dire, mais ne le répétez surtout pas à ma collègue, que tout sorcier qui se respecte éprouve quelques … mmh, difficultés dirons-nous avec cette matière. Non ?

- Sans doute, professeur, ne put s'empêcher de sourire Rose. C'était presque mot pour mot ce que son père lui avait dit plusieurs années auparavant.

- Bon, alors que prendrez-vous cette année, Mademoiselle Weinberg ? Vu vos résultats, je dirais que vous pouvez prendre ce que vous voulez !

- Je pense que je prendrai DCFM, sortilèges, métamorphose, potions, arithmancie et botanique.

- Ne prenez-vous pas l'Etude des Runes ? demanda Septimus, étonné et déçu qu'une élève avec de tels résultats ne choisisse pas son cours.

- Je, euh … comment dire. Le programme de Poudlard dans cette matière ne m'attire pas.

- Comment cela ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Ne le prenez surtout pas mal, mais les aspects étudiez ici sont assez … basique. Vous ne faites pas ou trop peu de pratique, ne parlez pas de leur utilisation comme moyen de protection, ni comment les préserver du temps ou les protéger d'une contre-rune. Le seul aspect traité ici est celui de l'apprentissage des symboles. C'est juste le début. Un peu comme apprendre un dictionnaire d'une langue étrangère sans apprendre la grammaire et la syntaxe de la langue, ni les registres ou les expressions ! C'est frustrant ! Enseigné ainsi, les Runes n'apparaissent pas utiles !

Le professeur de Runes resta plusieurs secondes pensif, réfléchissant à toute allure à ce qui venait de lui être dit. Marc, de son côté, avait la bouche grande ouverte devant le discourt que venait de tenir Rose. Elle venait à peine d'arriver, et déjà, elle donnait des conseils sur ce qui était enseigné. Si ce qu'elle venait de dire n'était pas formellement exact, ça serait passé pour de la vanité ! Mais précisément, ce qu'elle venait d'énoncer était la pure vérité.

- Je vois que vous semblez mériter vos notes aux BUSES, mademoiselle Weinberg. Ce que vous venez de me dire est empreint de vérité. Je n'avais jamais vu les choses ainsi. Mais maintenant que j'y pense, à votre âge, j'avais également du chercher dans des ouvrages spécialisés pour assouvir ma passion pour les Runes.

- J'espère ne pas vous avoir offensé avec mes remarques professeur, demanda Rose.
Mais quiconque l'aurait regardée deux secondes aurait tout de suite remarqué l'absence totale d'embarassement de son visage.

- Ecoutez, Mademoiselle Weinberg, je vais y réfléchir et en parler au directeur. Aller dans votre sens me semble en effet ne pouvoir qu'intéresser plus les élèves à cette matière.

- Je ne pense pas que le directeur acceptera, déclara une élève qui venait de s'asseoir aux côtés de Marc. Celui-ci lui fit rapidement la bise.

- Qu'est-ce qui vous fait penser cela, mademoiselle Tharurt ? demanda Septimus, un petit peu étonné de l'intervention inopinée de l 'une de ses élèves.

- Et bien, commença l'élève, tout en se versant une tasse de café et pas le moins du monde gêné par la question de son directeur de maison, mon oncle m'a raconté qu'il y a plusieurs années, votre prédécesseur avait essayé de faire évoluer le programme dans ce sens. Mais le gouvernement, pas directement bien sûr, a bloqué tout changement du programme.

- N'en dites pas plus, je comprends pourquoi. C'était Septimus qui venait de parler. Je sais pourquoi ils ont refusé, et vous avez raison, je ne vois pas pourquoi ils changeraient d'avis.

Le professeur soupira, comme abattu à ces pensés.

- Bon, tenez, voici vos emplois du temps. Mademoiselle Weinberg, vous êtes la bienvenue dans mon cours si vous le désirez. Et si vous avez des questions sur ce sujet qui sortent du programme, n'hésitez pas à passer après un cours, je me ferais une joie de vous aider !

- Merci professeur ! J'y penserai !

Sur ce, le l'homme s'éloigna. Marc en profita pour embrasser celle qui était, sans aucun doute, sa copine.

- Dis-moi, Léa, je n'ai pas compris pourquoi le gouvernement a refusé et refuserait de changer le programme d'Etude de Runes.

- C'est pourtant très simple, répondit celle-ci. Les Runes sont une magie très ancienne mais surtout très puissante. Comme très peu de personnes savent bien maitriser cette branche de la magie, le gouvernement préfère en restreindre l'apprentissage pour garder un contrôle sur les personnes qui savent les utiliser. Contrer une rune peut demander des semaines de travail ! Imagine que quelqu'un les utilise pendant un combat, ce qui n'a pas été fait depuis des dizaines, voir des centaines d'années tellement le niveau nécessaire à cela est élevé. Les aurors ne sont pas formés aux Runes à un niveau très élevé. Ce n'est pas dans l'intérêt du gouvernement d'avoir une population capable d'utiliser une magie que n'ont pas ses forces de l'ordre.

- Mmh, je vois, répondit son copain, songeur.

Rose ne dit rien, mais elle n'en pensait pas moins.

oOoOoOo

Rose se rendit ensuite à son premier cours de l'année. Un cours de métamorphose. Elle était curieuse de connaître le niveau. Mais vu les questions des examens, ça ne devait pas être infaisable … .

A en juger par les uniformes des élèves, ce cours regroupait des élèves de toutes les maisons. Les dits élèves se mélangeaient d'ailleurs bien peu, à l'exception des Poufsouffes qui semblaient être plus ouverts. Rose attendit sans parler à quiconque et ignorant ceux qui l'a regardaient, pas très discrètement d'ailleurs.

Le professeur Phelma les fit rentrer dans la classe. C'était un professeur au crane chauve mais dans la force de l'âge. Ses yeux marron clair balayaient la classe avec enthousiasme. Il aimait enseigner aux années supérieures, plus intéressantes que les petites classes. Transformer une allumette en épingle est certes intéressant un moment, mais après avoir fait deux fois ce cours pendant cinq ans, c'est un petit peu ennuyant.

- Bonjour ! les salua-t-il depuis l'estrade, face à eux et en ouvrant ses bras en signe de bienvenue. Je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle année ! Si vous êtes ici, c'est que les métamorphoses vous intéressent et qu'on a jugé que vous aviez le niveau nécessaire pour continuer à en suivre les cours. Je vois que certains d'entre vous s'étonnent du pluriel que j'ai mis à « métamorphose », mais ce n'est pas un accident ! Non, non, vous avez bien entendu ! Car, si vous l'ignoriez, mais j'en doute, il existe de multiples branches en métamorphose : la transformation d'objet ou d'animaux n'est qu'une brindille sur l'arbre de cette art ! L'un d'entre vous saurait-il me dire quelles autres branches il existe ?
Son regard balaya la classe.

- Et bien, les vacances on fait du dégât à ce que je vois ! Ah, si, un, non pardon, une courageuse Serdaigle ose braver l'ignorance tumultueuse de cette classe ! dit-il en riant. Mademoiselle Mogliech, dites-nous tout !

- Et bien, il existe, la métamorphose des objets en autre objet ou en animal, celle d'animaux en d'autres animaux ou en objets, les métamorphoses humaines en objets ou en animaux, les animagus, l'apparition, la conjuration, l'altération à ses différents degrés et enfin l'animation d'objet inanimés en objets animés, mais controlés.

- Excellent ! Quinze points pour Serdaigles. Mais il y a un petit oubli. Quelqu'un le voit-il ? Non, personne ? Ah, si ! Mademoiselle … Weinberg, c'est cela ?

Toute la classe se retourna pour regarder la nouvelle, qui, dès le premier cours, répondait déjà à une question.

- L'alchimie, bien que n'étant pas purement de la métamorphose, est un des domaines où cette matière à une grande importance.

- Mais oui, c'est exactement cela ! Malheureusement, je ne sais pas vous mettre de points pour cela mais rappelez le moi quand vous aurez été assigné à une maison. Puis, se tournant vers le tableau qu'il regagna avant de leur refaire face:

- Comme l'a dit votre camarade, la métamorphose est une pierre angulaire de l'alchimie cependant, vu le niveau nécessaire pour en faire, nous ne ferons qu'effleurer le sujet sur l'aspect théorique, l'année prochaine, aux alentours de Pâques. Mais pour commencer, comme vous le savez, je suis un professeur sadique et minutieux, donc, je vous ai préparé une petite interrogation surprise, comme je vous l'avais annoncé en juin !

Les élèves râlèrent pour la forme, connaissant trop bien leur professeur pour espérer ne pas avoir droit au test « surprise » de début d'année. Test que les Serdaigles avaient, bien entendu, révisé une bonne partie de l'été. Les copies s'envolèrent des mains de l'homme pour aller sur chacune des tables.

- Bien entendu, vous avez chacun une copie personnalisée, afin d'éviter un quelconque risque de luxation de l'œil, n'est pas monsieur Ridac. Le professeur sourit à l'élève juste devant lui. Celui-ci eut la décence de paraître honteux, mais personne ne fut dupe.

Rose survola les questions. Elle repéra deux questions pièges noyés dans une foule de questions basiques. Aussi répondit-elle rapidement aux questions faciles avant de prendre son temps pour répondre aux deux questions plus ardues. Celle qui la passionna fut la dernière : quelles limites y a-t-il à la métamorphose d'objet ? Elle répondit y répondit cependant par une seule phrase : « le sorcier, ses connaissance et la situation. »

- Game over ! Tout le monde pose sa plume !

Les copies s'envolèrent des tables avant de finir dans les mains du professeur.

- Bon, comme c'est le premier cours et que les vacances sont passées par là, je vous demanderai de faire une liste des sorts que vous connaissez en métamorphose et de l'accomplir. Si vous avez besoin de quelque chose, demandez le moi !

Le professeur commença à regarder ses copies. A chaque fin de copie, il allait voir l'élève de la copie et parlait un petit peu avec lui, regardait sa liste de sorts et passait à la copie suivante. Il arriva à celle de Rose. Son nez suivit les réponses toutes exactes et s'arrêta à la dernière question. La réponse l'amusa. Il regarda la nouvelle élève. N'ayant pas de baguette, elle se contentait d'écrire les sortilèges qu'elle connaissait.

Il alla à sa table et lui demanda :

- Mademoiselle Weinberg, pourriez-vous développer votre réponse, bien que tout à fait juste, à la question : « quelles limites y a-t-il à la métamorphose d'objet » ?

- Bien sûr professeur. Pour commencer, il y a la durée pendant laquelle on veut que la métamorphose dure. Ensuite, une métamorphose sera d'autant plus complexe qu'elle changera l'objet de départ. Puis la précision de la métamorphose elle même. Enfin il est parfois plus avisé d'utilisé des moyens détournés : par exemple, si je voulais transformer un rocher en théière d'argent, j'ai le choix entre donner un aspect métallique à la théière, ce qui sera facile mais ne tiendra pas forcément longtemps, mais ne me demandera pas beaucoup de temps ni de magie, ou, mais c'est beaucoup plus compliqué, transformer une partie de la pierre en argent, ce qui sera très dure étant donné que c'est un métal. Mais la transformation sera stable et aura les propriétés métalliques de l'argent. Enfin, ont peu aussi la conjurer ou beaucoup plus simplement, la faire apparaître, c'est-à-dire posséder quelque part ailleurs une théière et la faire venir à soi.

- Très intéressant. J'ai hâte de voir ce dont vous êtes capable avec une baguette !

Rose ne répondit rien. Elle même ne savait pas ce qu'elle allait donner… .

La grotte.

Rose quitta de bonne heure la Grande salle après y avoir mangé son dîner. Elle n'avait eu que Botanique ce jeudi après-midi, après métamorphose. Le professeur Smith n'avait pu, pour une raison inconnue, donner cours après celui de métamorphose. La botanique n'était pas une matière très intéressante à son goût, mais elle en connaissait la nécessité en potions, qui elles, étaient très intéressantes. Marc lui avait proposé une visite du château de Poudlard, ce qu'elle avait acceptée avec plaisir. Le jeune homme s'était révélé être une personne réfléchie et à la conversation très intéressante.

Seulement, au lieu de monter les escaliers pour se rendre dans sa chambre, Rose les descendit, empruntant le chemin menant à la salle commune de la maison des verts et argent. Elle croisa quelques jeunes élèves qui la regardèrent avec de grands yeux. Mais sinon, personne. Tous étaient en train de manger.

Toujours sans la moindre hésitation, elle prit un couloir qui partait sur la gauche et s'enfonçait dans la pénombre, à l'opposé de la salle commune des serpentards. Les torches n'éclairaient plus grand chose, puis devinrent, au fur et à mesure, inexistantes. Rose continua cependant de marcher dans un parfait silence, mais elle ôta ses lunettes noires. Ses yeux parcoururent le couloir aussi obscur qu'une nuit sans lune.
Un bruit derrière elle la fit s'arrêter. Deux chuchotements, puis plus rien. Reprenant sa route, elle avança pendant de longues minutes dans la pénombre sans jamais hésiter sur le chemin à suivre lorsqu'elle arrivait à un croisement.
Le couloir déboucha sur un escalier en visse qu'elle prit sans hésiter. Les marches étaient étrangement sèches, pas la moindre mousse où herbe ne les recouvraient. Après avoir descendu une centaine de marche, la température avait monté. Mais Rose ne s'attarda pas sur ce détail, sachant ce qu'elle trouverait au bout.

Reprenant une suite de couloirs dignes d'un labyrinthe tellement il y avait de croisements et d'autres couloirs qui se présentaient, elle arriva à un mur qui semblait être un cul-de-sac.
Remettant ses lunettes, Rose approcha sa main du mur, à première vue banal. Mais elle sentait qu'une magie très ancienne suintait des murs. Bientôt, si tout se passait comme elle le prévoyait, elle serait également de voir cette magie.
Rose observa le mur quelque instants. Elle reconnut le système ingénieux pour avoir été conçu par Rowenna Serdaigle elle même. Cela constituait la deuxième barrière, après celle de Salazar Serpentard : les couloirs qu'elle avait parcouru ne pouvaient pas être éclairés. Ni par une torche, ni par une baguette quelconque.
La jeune femme réfléchit au moyen qui lui permettrait d'ouvrir la porte. Il lui sembla évident. Aussi, parcourut-elle de sa main droite le mur jusqu'à trouver un relief dans celui-ci. Souriant pour elle-même, Rose mit sa main sur le relief jusqu'à ce qu'elle en épouse la forme.
Des figures extrêmement lumineuses apparurent sur le mur aussitôt. Elles étaient blanches bleu claires. Contente d'avoir pensé à remettre ses lunettes avant d'avoir posé sa main sur le mur, elle observa les figures dessinées sur ce dernier. Elles formaient deux symboles, deux runes gaéliques.

Rose lu les runes une par une. Si elle ne se trompait pas, elles formaient une énigme à laquelle elle devrait répondre. La jeune femme ferma les yeux et commença à réfléchir.

oOoOoOoOoO

Pendant ce temps, dans la Grande Salle, tous mangeaient joyeusement, sans se douter de ce qui se passait sous leurs pieds. Enfin tous… .

Alors qu'il parlait avec le professeur Jacobson de la découverte du corps sans vie d'un employé de la banque Gringrott dans l'Allée des Embrumes, Greenspich sentit une légère modification dans la magie de l'école. Il s'interrompit de parler à la grande surprise du professeur de sortilège et se concentra sur son lien avec l'école. Et là, il le sentit. Lui. Lui, dont son prédécesseur lui avait transmis l'existence et la cache, lui qui avait défendu l'école lors de grands dangers, lui qui devait dormir jusqu'à ce que son aide soit requise. Il venait de se réveiller. Ou plutôt quelqu'un était en train de le réveiller.

- Je dois m'absenter, ne m'attendez pas pour la fin du repas ! Sous les yeux étonnés de tous les professeurs et de la plupart des élèves, il se leva de table, traversa très rapidement le hall et disparut derrière les portes.

Aussitôt, les élèves commencèrent à se demander mutuellement s'il s'avait pourquoi le Directeur venait de partir brusquement du dîner.

oOoOoOoOoOo

- Voyons voire, dit Rose à haute voix pour elle même. La première rune est une rune de sommeil très complexe, ne permettant le réveil de ce qui se trouve derrière cette porte qu'à certaines occasions. Il faut donc logiquement que je la contre par une rune de réveil et une autre d'annulation temporelle du sort qui relie la rune à la magie du château. Ca, c'est facile.
La seconde en revanche, est beaucoup plus compliquée. Ce symbole-ci, fit elle en regardant une arabesque qui barrait transversalement la roche, est une des runes de protection les plus avancées que je connaisse. Que dois-je faire avec ?

oOoOoOoOoO

Greenspich descendit deux à deux les marches de l'escalier qui menait aux dortoirs des Serpentard avant de bifurquer dans le sombre couloir.

- Bon, calme toi, Mario, se dit-il. Maintenant, l'erreur n'est plus permise.

Le sorcier fit apparaître un fil mauve qu'il accrocha prêt de l'entrée de façon à ce que personne ne puisse le remarquer. Puis, une fois qu'il eu accroché son fil d'Ariane, il commença à compter ses pas en même temps qu'il avançait. C'était la seule façon de ne pas se tromper dans cette obscurité totale.
Alors doucement, il progressa dans le labyrinthe sombre, se remémorant la phrase qui permettait de retenir le nombre de pas à faire dans chaque direction.

oOoOoOoOoOoOo

Après avoir réfléchi pendant cinq minutes, Rose releva soudain la tête. L'idée de Rowenna Serdaigle était tout simplement excellente !
Rose leva sa main, dans laquelle elle tenait une étrange baguette, et commença à tracer un premier symbole sur la rune de sommeil. Lorsqu'elle eut fini la première, elle se déplaça légèrement sur la droite avant de commencer à tracer la seconde, qui allait lui demander beaucoup plus de réflexion. Levant le bras, elle dessina une première courbe.

L'idée de la fondatrice de Serdaigle était réellement brillante. La rune de protection placée sur le mur était celle que la dernière personne à avoir ouvert la porte avait elle-même tracé dessus. Ainsi, à chaque fois que quelqu'un ouvrait cette porte, c'était une nouvelle rune de protection qui protégeait ce mur, mais aussi tout le château. Mais c'était surtout une rune plus puissante, car seule une rune plus puissante pouvait battre la précédente. Ainsi, le château se trouvait mieux protégé à chaque ouverture.

Rose finit de tracer sa propre rune de protection qu'elle avait elle même perfectionnée. Le mur sembla l'absorber.

Pendant quelques secondes, il ne se passa rien. Cependant, elle entendit distinctement de la direction d'où elle venait des pas de quelqu'un, encore loin, qui se rapprochait. Et lui non plus, il n'hésitait pas dans la direction à suivre.

Soudain, la porte se mit à luire et commença à glisser vers le haut, ouvrant le passage.

Lorsqu'elle fut totalement ouverte, révélant juste du noir, la jeune femme avança.

Au moment même où elle mit un pied devant, elle se senti entrer dans un volume contenant un charme qui l'immobilisa et commença à forcer ses barrières d'occlumens.

Ses barrières mentales voulurent résister, mais elle sut tout de suite que la force du sort était beaucoup trop grande, même pour elle. Alors, pour ne pas avoir l'esprit simplement écrabouillé par cette force mentale, elle laissa le charme fouiller son esprit. Elle le senti la sonder. Pendant quelques instants encore, elle fut immobilisée. Puis, le charme sembla s'estomper. Avançant encore un petit peu, Rose pensa avoir pensé l'épreuve d'Helga Poufsouffle. Il lui restait normalement celle de Godric Griffondor avant d'accéder à ce quelle cherchait.
Tandis qu'elle avançait un petit peu dans cette pénombre indescriptible, le mur derrière elle coulissa doucement dans un bruit de pierre pour se refermer. Mais Rose ne s'en souciât pas, sûre qu'il se rouvrirait lorsqu'elle en voudrait sortir.

Soudain, la lumière se fit. Heureusement pour elle, Rose avait gardé ses lunettes sur son nez.

Le spectacle en face d'elle était tout simplement époustouflant.

oOoOoOoOoOo

Greenspich arriva enfin devant le mur qui renfermait le gardien de Poudlard. Il fut rassuré de ne trouver personne. Il avait craint quelques secondes que quelqu'un aurait pu réussir à arriver jusqu'ici. Heureusement, il n'y avait personne.

Cependant, un doute le prit. Passant sa main sur le mur, il regarda tranquillement la première rune se réveiller. Mais à la vue de la seconde, il poussa un cri :

- NON ! Non ! ce … ce n'est pas possible ! Personne n'aurait pu réussir en si peu de temps !
Puis, d'une voix qui ne pouvait cacher un trouble évident, il commanda à la porte:

- Moi, Mario Serge Greenspich, Directeur de Poudlard, t'ordonne te t'ouvrir !

Mais rien ne se passa. Les runes s'effacèrent du mur.

- Ce n'est pas possible, commença-t-il à se lamenter. Qui a pu tracer cette rune ? Je ne sais même pas si les hommes du ministère auraient su comment ouvrir cette porte.

Puis, soudain, la lumière se fit dans sa tête :

- Ca doit être la même personne que mon voleur d'hier soir!

Greenspich prit la décision d'attendre dans le couloir que la personne qui était à l'intérieure en sorte et d'aviser ensuite ce qu'il ferait de cette personne. Il ne savait pas qu'elles étaient ces intentions, aussi préférait-il s'assurer qu'elle n'iraient pas contre les siennes.
Mais l'idée lui vint soudain que pour avoir réussi à ouvrir cette porte, cette personne devait être un génie en rune et peut-être ne serait-il pas en mesure de la désarmer.

- Il faut que j'aille chercher du renfort.

Avant de faire chemin inverse et de sortir de ce ténébreux labyrinthe, le Directeur posa un charme de détection et d'immobilisation à l'angle du couloir. Avec un petit peu de chance, il n'aurait même pas à combattre pour arrêter son voleur.
Puis, il fit demi-tour et suivit son fil d'Ariane et sorti sans difficultés du labyrinthe.

oOoOoOoOoOoOo

Devant elle se tenait un spectacle de toute beauté. Cela commençait par le plafond, constitué de stalactites qui semblaient être en cristal tellement ils étaient pures. Ils reflétaient comme des loupes la lumière qui semblait provenir de l'opposé de la grotte. Cette lumière étincelait également sur l'eau calme d'un lac. Pas une ride ne venait troubler la tranquillité de la surface.

Puis ses yeux tombèrent sur des roches à sa gauche, qui étaient couvertes de runes et de textes, gravés dans la pierre. A sa droite, et devant elle se tenait une véritable plage de sable fin. Il ne manquait même pas la chaleur, la température ici atteignant sans peine les vingt-cinq degrés.

Sur la « plage » de sable se tenait ce pourquoi elle était venue jusqu'ici : un imposant dragon couleur terre la fixait. Sa taille était impressionnante. Il devait faire facilement dans les trente mètres avec sa queue terminée par plusieurs piques. Ses ailes, repliées, étaient imposantes. Son corps n'était pas très épais, mais tout son être transpirait la force Rose se sentit vraiment peu de chose.
La tête du dragon, dirigé vers elle, terminait un cou ni trop long, ni trop court, mais musclé, tout en restant dans des proportions gracieuses. La tête du dragon à elle seule faisait sa taille.
Ses pattes, fines, étaient terminées par des griffes puissantes qui pourraient sans aucune peine la briser d'un seul coup.

Rose fut à peine surprise lorsqu'elle entendit une voix dans sa tête :

- « Bonjour, jeune sorcière. Qui es-tu pour venir interrompre mon sommeil et savoir ouvrir la porte de ma grotte ? »

La voix était grave et transmettait la puissance de son propriétaire.

Rose sourit. Puis elle commença à expliquer les raisons de sa venue.

Voilà, j'espère que personne ne sera déçu par ce deuxième chapitre ! C'est assez dur de garder un rythme similaire au premier.

Merci pour les reviews qui sont très appréciées !

Le prochain chapitre s'intitule Brixta. Celui – ou celle ! – qui sait me dire ce que signifie ce mot gagne une réponse à n'importe quelle question concernant cette fiction !

A la prochaine !