Flash Back

Son coeur avait bondit lorsqu'il avait reconnu cette silhouette, ce visage au milieu des élèves de St James. Il n'en croyait pas ses yeux, un sourire s'était peint sur son visage et il n'avait plus vu que lui. En le voyant s'approcher, par jeu et taquinerie il lui avait dit :

-Je croyais que tu ne voulais pas te retrouver au milieu d'une bande d'ados boutonneux ?

Daphné avait rit près de lui, surprise elle aussi de la présence de Brian.

-J'ai décidé de retourner dans le passé. avait-il répondu.

Il l'avait alors entrainé vers la piste de danse le prenant par la taille, serrant son corps fébrile contre le sien. Ils avaient souvent dansé au Baylon, mais ce soir là c'était différent. Justin découvrait une nouvelle facette de Brian, cela ne le surprenait plus, tant cet homme était imprévisible. Il sentait un nouveau regard sur lui, de la part de cet homme qu'il ailmait profondémment, un regard d'amour, protecteur, empli de tendresse. Il se sentait en paix, sécurisé, plus rien n'existait hors mis ce corps et ce visage contre le sien. Lorsque Brian l'avait embrassé, il s'était sentit fondre, disparaitre, plus rien ni personne n'existait autour d'eux hors mis le couple qu'ils formait. Il aurait voulu figer ce moment mais quitta à regret les lèvres de Brian qui déjà, l'entrainait vers la sortie. Ils dansaient et riaient dans le parking, plus heureux qu'ils ne l'avaient jamais été.

-C'étaient la plus belle soirée de ma vie...

-Ridiculeusement romantique. avait répondu Brian dans un sourire.

Il l'embrassait lorsque Justin l'aperçut derrière eux à quelques mètres. Il n'eut pas le temps de prévenir Brian, il sentait déjà son corps s'affaisser contre le sien. Les coups de feu retentirent sur les parois du parking et résonnèrent longtemps dans la nuit. Un cri mourût sur les lèvres de Justin.

Par haine, par vengeance, Craig Taylor, le père de Justin, venait d'abattre d'un coup de revolver Brian Kinney et une splendide soirée pleine de promesses.

Fin du Flash Back

Le regard perdu dans le vide, la cendre tombant sur le lit, Justin ouvrit les yeux.

Une larme amère coula le long de sa joue. Il écrasa sa cigarette, se recroquevilla sous la couette et chercha un sommeil qui ne vint jamais.

Après le bal de promo, il avait tout abandonné, il était partit sans se retourner et sans prévenir personne, enfermé dans sa douleur et sa culpabilité. Ce soir là il s'était évanoui dans la nature, il avait disparu pour ne jamais revenir.