Hello mes petits grounders!
Tout d'abord, je tiens a m'excuser pour mon retard, j'aurais normalement du poster le chapitre hier mais j'ai eu une semaine et un weekend assez charger, et ce chapitre m'a pris plus de temps a écrire que prévu. Ensuite, je tiens à vous dire 1 millions de fois merci pour le bel accueil que vous avez fait à ma fanfiction! Je ne m'attendais pas à avoir autant de lecteur aussi rapidement, c'est juste dingue! Je tiens particulièrement a remercier la page Art Trikru sur facebook qui a fait une manifique illustration de ma fiction (je l'ai d'ailleurs mis en nouvelle image de la fic) Je vous invite vraiment à aller voir son travail, ses dessins sont splendides! Je tiens également a remercier la page fb Clexa The/France qui a gentiment accepter de faire une pub pour mon histoire. Et enfin bien sur je tiens a remercier Eléa, mon adorable chaton qui a corriger la moitié de ce chapitre et surtout qui a supporter toute la semaine mes petites crises de paniques, je ne sais pas comment je ferais sans elle!
Ce deuxième chapitre est encore plus long que le premier (j'avais de l'inspi xD) j'espère donc qu'il vous plaira! Je vous avoue que j'étais plus satisfaite du premier, mais bon, à vous de juger! ^^
Chapitre 2 : Luck arranges many things.
En sortant de sa dernière heure de cours de la journée, Clarke ne put s'empêcher d'émettre un soupire de soulagement. Cette semaine lui avait vraiment semblé interminable! Elle n'avait jamais particulièrement détesté l'école, au contraire elle avait toujours aimé apprendre de nouvelles choses, elle tenait sans doute cette insatiable soif de connaissances de son père. Mais ces derniers temps, elle n'avait plus le goût à rien. Les équations d'algèbre, les dates historiques, les méthodes de commentaires et toutes ces notions qu'elle s'était pourtant acharné toute sa vie à apprendre lui semblaient soudain totalement futiles. Elle qui quelques semaines plus tôt était encore l'une des élèves les plus assidues de sa classe était aujourd'hui incapable de se concentrer plus de quelques minutes sur les leçons insignifiantes de ses professeurs. Ces derniers ne lui en tenaient pas rigueur, pensant sûrement que ce désintéressement passager était dû à la récente mort de son père, mais il y avait autre chose.
Bien sur, son décès avait énormément affecté Clarke et cela avait inévitablement eu une incidence sur sa scolarité, mais il n'y avait pas que ça. Elle était simplement lassée. Lassée de cette assommante routine dans laquelle elle se sentait prise au piège. Lassée de ces gens sans profondeurs d'âmes, aux esprits vides, uniquement intéresser par le sexe, l'alcool et la réussite de leurs foutus examens. Lassée de la constante pression que sa mère lui m'était sur les épaules afin qu'elle soit acceptée en faculté de médecine et devienne comme elle une grande chirurgienne. Elle n'avait même pas envie de faire médecine.
Tous autour d'elle semblaient en permanence obnubilés par l'avenir. Ils allaient au lycée dans le but de pouvoir aller en fac, ils allaient en fac afin de décrocher un job minable mais suffisamment bien payer pour offrir des études supérieures à leurs enfants, et cela afin qu'eux aussi puissent un jour avoir un boulot merdique leur permettant de financer les études de leurs gosses. Un cercle vicieux auquel elle ne voulait certainement pas appartenir. À quoi bon penser à l'avenir si on finit par ne même plus profiter du présent?
- « Hey Clarke! Clarke! Attend-moi! » S'exclama alors une jeune fille aux longs cheveux bruns et à la silhouette élancée en courant pour la rattraper. À l'entente de son prénom, Clarke sortit enfin de la rêverie dans laquelle elle était plongée depuis plusieurs minutes et se retourna pour découvrir Octavia, sa meilleure amie. « Bah alors, tu ne m'a pas entendu t'appeler? Ça fait au moins cinq minutes que je hurle ton prénom comme une truie, espèce de sourde! » Railla-t-elle en arrivant à sa hauteur, la respiration haletante, encore toute essoufflée par sa course.
- « Oh, désolé. J'étais ailleurs. » S'excusa la blonde avec léger sourire. Octavia Blake avec sa bonne humeur toujours contagieuse était bien la seule personne que Clarke parvenait à supporter ces derniers temps. Elle n'était pas comme tous les autres idiots qui l'entourait, elle se foutait éperdument de l'avenir. Elle vivait au jour le jour et fessait constamment ce qui lui plaisait sans jamais se soucier du reste du monde. Elle l'admirait beaucoup pour ça.
- « Ça j'avais remarqué, tu es tout le temps ailleurs en ce moment ! Je ne t'ai pas vue prendre une seule note pendant le cours de math ! » Lui fit-elle remarquer tendis qu'elles allèrent s'asseoir sur l'un des bancs entourant la cour du lycée.
- « Parce que toi tu en prends des notes, peut-être ? » Rétorqua Clarke en arquant un sourcil, elle connaissait suffisamment sa meilleure amie pour savoir qu'elle était loin d'être une élève studieuse et attentive.
- « Ok, un point pour toi Griffin. » Lui accorda la brune en riant. « Oh, au fait, comme ma mère est en voyage d'affaires ce week-end mon frère organise une soirée à la maison ce soir. Il y aura surtout des gens de l'université mais Bellamy a accepté que j'invite aussi quelques amis tu- »
- « Je ne peux pas, je suis toujours privée de sortie. » La coupa Clarke avant même qu'elle ne puisse lui proposer de se joindre à elle. « D'ailleurs, je dois retrouver ma mère à l'hôpital directement après les cours, elle refuse carrément de me laisser seule à la maison... » Soupira-t-elle, exaspérée de la réaction selon elle plus qu'excessive de sa mère suite au soir où elle avait découché. Elle avait presque dix-huit ans après tout, ce n'était pas la fin du monde si elle avait passé une nuit en dehors de la maison! Pourquoi fallait-il toujours que sa mère en fasse des tonnes ?
- « Quoi ? » S'étonna Octavia. « C'est encore à cause de cette nuit que tu as passée chez cette fille ? » Elle hésita quelques secondes, tentant de se souvenir de son prénom. « Euh... Lisa ? Non. Lena ? »
- « Lexa. » La corrigea immédiatement Clarke. « Et oui, c'est encore à cause de ça. »
- « Ouais, c'est presque pareil. » Lui fit-elle remarquer. « Mais je ne comprends pas, tu as pourtant dit à ta mère que tu avais dormi chez moi ce jour-là, non ? Tu m'as même demandé si c'était d'accord pour que je te serve d'alibi ! »
- « Justement, une chance que je lui ai menti ! Si elle est capable de me punir trois semaines pour avoir passé la nuit chez toi, imagines un peu si elle apprend la vérité ! Elle est vraiment insupportable en ce moment. On passe notre temps à se disputer. » Lui confia-t-elle en s'affalant un peu plus contre le dossier du banc.
- « Ça ne change pas vraiment de d'habitude, ta mère a toujours été chiante. » Lui rappela Octavia avec sa franchise habituelle.
- « Pas faux. »
- « Donc tu ne peux vraiment pas venir ce soir ? Essaye de te faufiler en douce ! Aller, ça serait génial ! » Insista la brune. « Il y aura Raven, Jasper, Monty et même Finn ! Ça vous donnera l'occasion de vous voir un peu seul à seul si tu vois ce que je veux dire. » Essaya-t-elle de la convaincre en faisant plusieurs clins d'œil ne laissant aucun doute sur ce qu'elle tentait d'insinuer par "seul à seul".
- « Ma mère va me tuer pour de bon si elle l'apprend O, et puis de toute façon, je n'ai pas très envie de voir Finn. »
- « Ne m'appelle pas comme ça. Tu sais que je déteste ce surnom, c'est très vexant d'être réduit à une simple lettre tu sais ! » Répondit-elle avec une pointe d'agacement. « Et il se passe quoi avec Finn, ça ne va pas vous deux ? Il m'a dit que tu l'avais évité presque toute la semaine. »
- « Ton frère t'appelles toujours comme ça pourtant. » Lui fit remarquer Clarke pour changer de sujet. Elle n'avait vraiment pas envie de parler de sa relation avec Finn mais elle savait aussi que Octavia, têtue comme elle était, ne lâcherait certainement pas l'affaire aussi facilement.
- « N'essaye pas d'éluder ma question et réponds ! » Répliqua la brune d'un ton autoritaire, ayant parfaitement compris que son amie cherchait à éviter cette conversation. « Qu'est-ce qu'il ce passe ? Il a fait quelque chose ? Oh non, il t'a fait quelque chose c'est ça ? » S'inquiéta-t-elle immédiatement. « Si cet abrutit t'a fait du mal dit le moi et je lui règle son compte à se sale petit- »
- « Octavia, calmes-toi ! Il ne m'a rien fait ! » S'empressa-t-elle de la calmer en voyant sa meilleure amie s'emporter de la sorte. Octavia avait toujours eu tendance à s'énerver rapidement et à vite partir dans les extrêmes lorsqu'il s'agissait des personnes qu'elle aime, n'hésitant pas à en venir aux mains (ou plutôt aux poings) pour défendre leur honneur. En somme, si vous vouliez rester en vie, il valait mieux ne jamais de blesser les amis d'Octavia Blake.
- « Alors qu'est-ce qu'il ce passe entre vous ? » Demanda la brune de plus en plus intriguée.
- « Rien c'est moi c'est juste... Je ne sais pas. J'ai juste l'impression que les choses sont différentes maintenant. » Soupira-t-elle, incapable d'elle-même mettre le doigt sur ce qui clochait dans leur relation. Finn était pourtant le petit-ami idéal ! Il était gentil, à l'écoute, tendre, toujours là pour la soutenir, certes il avait tendance à être un peu trop possessif et jaloux mais il avait beaucoup de qualités. Non vraiment, elle n'avait rien à lui reprocher! Le problème devait forcément venir d'elle. C'est ça, c'est elle qui avait un problème.
- « Écoute. » Commença Octavia en s'approchant d'elle pour poser une main sur son épaule dans un geste qui se voulait réconfortant. « Je sais que ces dernières semaines n'ont pas été faciles pour toi, avec la mort de ton père. Mais ça va s'arranger d'accord ? Pour l'instant, tu es un peu perdue, tu ne sais pas trop où tu en es, mais les choses vont aller mieux. Je te le promets. » La rassura-t-elle.
- « Tu as sans doute raison. » Répondit Clarke sans grande conviction avant de sortir son téléphone afin de regarder l'heure. « Merde ! Il est déjà 15h20 ! Ma mère va me tuer ! » S'exclama-t-elle paniqué.
- « Alors file ! J'aimerais bien que ma meilleure amie reste en vie! J'ai besoin d'elle pour le contrôle de math de lundi ! » Plaisanta-t-elle.
- « Sale profiteuse. De toute façon je n'ai rien compris au chapitre donc tu vas devoir trouver quelqu'un d'autre sur qui copier ! » Rétorqua la blonde en riant. « Bon je t'appelle ce soir, je dois vraiment y aller. » Elle l'embrassa rapidement puis s'empressa de rejoindre sa voiture sur le parking. Il lui fallait maintenant prier pour que la circulation soit fluide et qu'il n'y est pas d'embouteillage sinon, c'est certain, son adorable mère allait l'achever.
Durant le trajet jusqu'au Bellevue Hospital Center, le célèbre hôpital de Manathan dans lequel sa mère travaillait, elle ne put s'empêcher de repenser à sa conversation avec Octavia. Peut-être avait-elle raison, ce n'était qu'une mauvaise passe. D'ici quelques mois elle irait mieux, d'ici quelques mois elle se réintéresserait à ses cours, d'ici quelques mois elle aimerait à nouveau son petit-ami. Du temps, oui, c'est sans doute ce dont elle avait besoin pour aller mieux.
Ou bien il lui fallait quelque chose de plus.
Quelque chose qui la sortirait enfin de cette foutue routine qui était en train de la rendre dingue. Depuis plusieurs semaines déjà elle ne vivait plus, elle se contentait seulement de survivre. Se forçant chaque matin à se lever sachant très bien que le monde dans lequel elle vivait serait pourtant toujours le même, avec toujours les mêmes personnes inintéressantes auxquelles elle serait pourtant obligée de sourire tout au long de la journée pour faire bonne figure, et ce malgré son envie intérieure de hurler. Il lui fallait quelque chose qui ferait que sa vie deviendrait plus que simplement survivre.
Ou bien il lui fallait quelqu'un.
Elle ne put s'empêcher de repenser une énième fois à Lexa. Elle ne l'avait pas revue depuis qu'elle avait quitté son appartement il y a maintenant une semaine, et pourtant, de ces sept jours, elle n'en avait pas passé un seul sans repenser à la jeune femme. Peu importe combien elle essayait, elle était incapable d'oublier la mystérieuse inconnue qui lui avait sauvé la vie sur ce pont. Chaque fois qu'elle tentait de se débarrasser de la brune, d'ôter son image de son esprit, elle revoyait le vert totalement envoûtant de ses yeux. Leur couleur était tout simplement restée gravé dans sa mémoire.
Son père avait l'habitude de dire que les rencontres dans la vie sont comme le vent, certaines vous effleurent simplement la peau, tendis que d'autres vous renversent complètement. Et il n'y avait aucun doute, Lexa faisait partie de la deuxième catégorie. Elle l'avait renversée et lui avait totalement retourné la tête jusqu'à pouvoir aujourd'hui hanter chacune de ses pensées.
Elle se maudissait intérieurement depuis une semaine de ne pas avoir eu l'intelligence de prendre son numéro, ou de retenir l'adresse de l'immeuble dans lequel se trouvait son appartement. Quelle idiote. Comment espérait-elle la revoir un jour sans même avoir pris ses coordonnées ? Elle ne connaissait même pas son nom de famille ! Et dans une ville comme New York, elle ne pouvait certainement pas compter sur le hasard pour remettre une nouvelle fois la brune sur son chemin. Elle devait se faire une raison, elle n'avait aucune chance de revoir un jour ses beaux yeux verts, aucune chance de découvrir un jour le mystère se cachant derrière eux.
Il fallut plus d'une demi-heure à Clarke pour traverser le quartier et enfin arriver sur le parking de l'hôpital, il lui fallut également plus de dix minutes pour trouver une place libre sur le parking en question. Elle détestait ce foutu hôpital. Mais sa mère avait été claire sur les thermes de sa punition, elle devait la rejoindre ici tous les jours après le lycée pour 1) avoir un œil sur elle et 2) la préparer à ce qui l'attendrait en faculté de médecine. Elle admirait beaucoup le métier de sa mère, sauver des vies devait être un travail fantastique. Mais ce n'était pas pour elle, elle ne se voyait pas suivre cette voie. Malheureusement, lui avouer qu'elle ne souhaitait pas devenir médecin reviendrait à signer son arrêt de mort, et sans son père pour la soutenir, elle n'avait aucune chance de faire entendre sa cause. Décidément, son père lui manquait de plus en plus chaque jour.
En pénétrant dans le bâtiment de l'accueil, la blonde soupira. Cet endroit sentait toujours aussi mauvais, à croire que les murs étaient imprégnés de cette horrible odeur de mort, d'urine et de vielle soupe au poireau. Elle eut du mal à contenir un haut-le-cœur à cette senteur nauséabonde et se pressa alors pour prendre l'ascenseur jusqu'au deuxième étage, où se trouvait le bureau de sa mère. L'odeur était encore pire dans le petit habitacle et elle dut se forcer à retenir sa respiration durant toute la montée de la machine. Une fois l'appareil stoppé au bon étage, Clarke se précipita sur la troisième porte du couloir, celle où le nom de "Dr. Griffin" était inscrit en lettres dorées. Une fois dans le bureau, elle prit une grande inspiration. Enfin une pièce où l'on pouvait respirer sans gêne.
- « Ah, te voilà ! Pas trop tôt ! » S'exclama Abigail, les bras croisés sous sa poitrine et un regard sévère sur le visage. « Tu es en retard. » Lui signala-t-elle.
- « Je sais, désolé, il y avait des embouteillages. » S'excusa Clarke sans même la regarder, connaissant de toute manière par cœur l'expression de reproche avec laquelle sa mère la regardait continuellement.
- « Mais bien sur. Si tu étais parti plus tôt du lycée, jeune fille, il n'y aurait pas eu de problème de circulation et tu aurais peut-être été à l'heure ! »
- « Oui maman. » Se contenta de répondre la blonde en soupirant. Elle n'avait pas la force de protester et de se battre avec elle aujourd'hui, elle préféra donc simplement se taire et accepter ses remontrances.
- « Tout va bien ? » S'inquiéta la femme plus âgé, surprise du comportement résigné de sa fille. S'il y a bien une chose que Clarke tenait d'elle, c'était son tempérament explosif et son obstination, ce n'était certainement pas dans ses habitudes d'accepter ses réprimandes sans se rebeller.
- « Mais oui je vais bien. » Répondit l'adolescente sur un ton agressif et amer. « Bon j'ai des devoirs, je peux les faire sur ton bureau ? »
- « Euh... D'accord. Oui va-si. »
La blonde s'essaya alors derrière le bureau en question et sortit son livre de mathématiques, une feuille ainsi qu'un crayon. Elle n'avait en réalité aucun devoir à faire, mais si sa mère le croyait, au moins elle lui ficherait la paix. Clarke observa quelques instants la feuille blanche devant elle, à la recherche d'une idée ou d'un modèle qu'elle pourrait dessiner. Car oui, tel était la passion de la jeune femme depuis son plus jeune âge : Le dessin.
Elle jeta un regard vers sa génitrice, cette dernière semblait occuper à trier des dossiers de l'autre côté de la pièce, ne lui prêtant ainsi aucune attention. Parfait. Elle serait tranquille pour réaliser son croquis. Sans plus attendre, elle traça les premiers traits du visage de son modèle. Les traits de Lexa. Absorbée par son dessin, elle ne remarqua même pas les trois patients que sa mère ausculta, et ne vit aucunement le temps passer. C'est simple, le reste de la pièce semblait avoir disparu. C'est ce qu'elle aimait tant dans l'art, ce pouvoir de l'isoler totalement du reste du monde.
Elle continua de travailler sur son portrait avec acharnement, cherchant à reproduire à la perfection le visage de Lexa. Elle soigna chaque détail avec une minutie impressionnante et, concentrer sur son travail, elle ne prêta une nouvelle fois aucune attention aux actions autour d'elle.
- « Abby, Mlle Woods pour toi. Encore. » Annonça une infirmière en laissant entrer une jeune femme brune dans le bureau de la doctoresse.
- « Alexandria. » Soupira le médecin avec un léger sourire. « Pourquoi ne suis-je pas surprise de te voir une fois plus ici ? »
- « Que voulez-vous, mon docteur préféré commençait à me manquer. » Plaisanta la brune en sautant pour s'asseoir sur la table d'auscultation.
Cette voix. Clarke l'aurait reconnue entre milles.
- « Lexa ? » Lâcha-t-elle en relevant la tête, surprise de la revoir, en particulier ici.
- « Clarke ? » S'étonna à son tour Lexa en remarquant l'autre jeune femme.
Elles se sourirent. Il faut croire que le hasard avait finalement décidé de la mettre une fois de plus sur son chemin.
- « Vous vous connaissez ? » Demanda Abigail, intriguée. Alexandria Woods était sa patiente depuis presque deux ans, et bien qu'elle éprouvait une certaine affection pour la jeune femme, ce n'était certainement pas une bonne fréquentation pour sa fille.
- « Oui, on se connaît. » Acquiesça la brune, un léger sourire au coin des lèvres. « On s'est rencontrées- »
- « Dans un café, il y a quelques semaines. » S'empressa de la couper Clarke, avant qu'elle ne brise sa couverture. Si sa mère apprenait la vérité sur cette soirée, nul doute que la durée de sa punition risquait d'être doublée, peut-être même triplée. Elle n'avait donc pas d'autre choix que de lui mentir à nouveau.
- « Je vois. » Répondit la femme plus âgé, peu convaincue, avant de reporter son attention sur Lexa. « Bon, à nous deux. Qu'est-ce que tu as encore fabriqué? C'est au moins la troisième fois ce mois-ci que tu te retrouves dans mon cabinet. » Lui signala-t-elle.
- « Je vous l'ai dit, vous me manquiez. » En entendant sa réponse, Clarke dut user de toutes ses forces pour se retenir de rire. Comme si sa mère pouvait manquer à qui que ce soit.
- « Très drôle, Alexandria. » Soupira-t-elle en roulant des yeux. « Je parie surtout que tu t'es encore embarquée dans une bagarre de rue. »
Un sourire se dessina sur les lèvres de Clarke, ainsi donc le véritable nom de la brune était Alexandria.
- « Premièrement, il faut vraiment que vous arrêtiez de dire mon prénom en entier. Vous êtes la seule personne que je connaisse à m'appeler comme ça, et c'est vraiment bizarre. Deuxièmement, pour la centième fois, ce ne sont pas des bagarres de rue. Ce sont des combats d'art martiaux, et sachez que les sports de luttes sont excellents pour libérer la colère. »
- « Ils sont surtout excellents pour te blesser. » Rétorqua le médecin en examinant avec attention le bras gauche visiblement déboîter de la jeune fille. « Regarde-moi ça, tu as encore réussi à te faire une luxation de l'épaule. »
- « N'en faites pas tout un drame, ce n'est rien, j'ai eu des blessures nettement plus grave que ça. » Lui rappela-t-elle, la profonde cicatrice sur son abdomen était d'ailleurs là pour l'aider à s'en souvenir. La doctoresse aurait souhaité lui répondre, mais c'est à ce moment-là qu'une infirmière décida d'enter dans le bureau.
- « Abby, on a vraiment besoin de toi au premier étage. Il y a eu un accident de bus scolaire, on a une dizaine de gamins blesser et les secours sont totalement débordés. » Lui expliqua-t-elle, ne lui laissant pas d'autre choix que de la suivre.
- « D'accord, j'arrive. » Acquiesça-t-elle avant de se retourner vers sa fille. « Clarke, tu peux t'occuper de son épaule? »
- « Quoi ? Mais maman ! » S'exclama la jeune fille paniquée à l'idée de devoir se charger seule d'une patiente, encore plus s'il s'agissait de Lexa.
- « Je t'en prie, chérie, tu m'as vue faire des dizaines de fois. Ça n'a rien de compliqué, tu dois juste remettre son articulation en place. » La rassura-t-elle. « Et puis tu as besoin de pratiquer pour te préparer à l'année prochaine. »
Ne lui laissant alors même pas le temps de protester, elle quitta la pièce. Laissant la blonde désemparer face à Lexa qui au contraire semblait trouver la situation plutôt amusante.
- « Ça n'a rien de drôle. »
- « Oh si, je peux t'assurer que la tête que tu fais actuellement est très drôle. »
- « Je déteste ma mère. » Marmonna Clarke en s'approchant de la table d'auscultation sur laquelle la brune était assise. « Bon, aller, enlève ton pull et montre-moi ton épaule. » Lui ordonna-t-elle, voulant en finir au plus vite avec tout ça.
- « Non pas que ça me pose problème de me déshabiller devant toi, princesse, mais au cas où tu ne l'aurais pas remarqué je suis incapable bouger l'épaule. Difficile d'enlever mon haut sans aide. » Lui signala la jeune femme en jouant des sourcils de façon aguicheuse. Clarke savait qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie, mais ses joues prirent malgré-elle une teinte rosée.
- « J'avais oublié ce détail. Bon, je vais t'aider alors. » Soupira la blonde en essayant tant bien que mal de ne pas rougir davantage. « Dis-moi si je te fais trop mal. » Elle attrapa alors les pans de son chandail, puis l'aida doucement à le retirer, fessant preuve d'une extrême délicatesse lorsque Lexa dut retirer son bras meurtrit. Sa mâchoire se serra sous la douleur, mais elle ne broncha pas et elles réussirent à enlever le vêtement sans trop de difficulté. Maintenant que la brune se trouvait en tee-shirt, Clarke put examiner sa blessure avec plus de facilité mais son regard fut attiré vers autre chose: Un tatouage. « Tu es tatouée? » S'étonna-t-elle en observant l'impressionnant dessin couvrant presque tout le biceps gauche de la jeune femme.
- « En effet » Acquiesça la brune.
- « C'est magnifique. » Souffla-t-elle en observant les détails du tatouage. Il paraissait pourtant simple au premier abord, mais en prenant le temps de le regarder de plus près Clarke comprit que les traits s'entremêlaient en réalité dans un dessin beaucoup plus complexe et sophistiqué. « Qu'est-ce qu'il symbolise ? » Demanda la jeune femme, curieuse.
- « C'est un tatouage de guerrier celte. Il représente la force, le courage et la loyauté. » Lui expliqua Lexa.
- « Ce n'est pas un peu prétentieux, tout ça ? » Railla Clarke bien qu'elle était en réalité certaine que la brune possédait effectivement toutes ces qualités.
- « Saches que je suis une redoutable guerrière, princesse. »
- « Dis plutôt ça à ton épaule. » La taquina-t-elle en pointant du doigt son articulation toujours déboîter. Elle alla alors rapidement chercher un crayon sur le bureau de sa mère, puis elle le tendit à Lexa. « Tiens, mord ça. La remettre en place risque d'être un peu douloureux. » La mit-elle en garde. Suivant ses conseilles, la jeune femme plaça l'ustensile entre ses dents tendit que Clarke positionna ses mains sur son omoplate. « Prête ? À trois. Un, deux, trois. » Dès la fin de son décompte, la blonde tira de toutes ses forces sur l'os de son bras afin de replacer l'humérus dans sa cavité articulaire. On entendit à plusieurs reprises les articulations de Lexa craquer dans le processus, mais alors que n'importe qui d'autre aurait hurlé de douleur, elle ne lâcha rien d'autre qu'un petit gémissement étouffé par le crayon de papier qu'elle mordait violemment.
C'était vraiment une guerrière.
- « Merci beaucoup » La remercia-t-elle une fois son épaule correctement remise en place.
- « Tu n'as pas besoin de me remercier, je n'allais quand même pas te laisser manchote, je ne suis pas cruelle à ce point. » Plaisanta-t-elle, les faisant rire toutes les deux.
C'est une des choses qui lui avait le plus manquer cette semaine, rire avec elle.
- « Alors comme ça, tu es la fille de mon médecin ? » Constata la brune avec un sourire moqueur.
- « Malheureusement, oui. » Soupira Clarke.
- « Laisses-moi deviner. Dr Griffin, la grande chirurgienne urgentiste veut que sa fille fasse des études de médecine tout comme elle et toi... Tu ne veux pas. »
- « C'est si évident que ça ? » Demanda la blonde, surprise par la perspicacité de la jeune femme.
- « Ça crève les yeux qu'elle veut à tout prix te faire marcher dans ses pas. Et c'est tout aussi évident que tu ne souhaites pas devenir docteur Griffin junior. »
- « Décidément, ma mère est bien la seule à croire que je rêve d'aller en fac de médecine. »
- « Elle croit simplement ce qu'elle a envie de croire. »
Lexa avait sans doute raison. Il était plus facile pour sa mère de croire que tout allait bien entre elles, que rien n'avait changé. Se donner pour objectif de lui faire réussir ses études était sans doute un moyen pour elle d'éviter le véritable problème : L'absence totale de communication dans leur relation. Si leurs rapports avaient toujours été conflictuels, les choses étaient clairement en train de s'aggraver et sans son père pour apaiser les tensions, Clarke savait que le fossé entre elles ne ferait que s'élargir chaque jour un peu plus jusqu'à ce que leur famille se déchire complètement. Si elle ne fessait rien pour y remédier, c'était inévitable.
- « Mais dis-moi "madame je ne veux pas faire médecine" quelles études aimerais-tu faire alors ? » Lui demanda Lexa, lui faisant quitter ses songes.
- « Oh euh... Je ne sais pas. » Hésita la blonde.
- « Mensonge. » Protesta l'autre jeune femme. « Je suis persuadé que tu as une idée derrière la tête. »
- « On ne t'a jamais dit que tu étais chiante à toujours avoir raison ? »
- « Et on ne t'a jamais dit que ce n'était pas polie d'éluder une question ? »
Elles se sourirent. Voilà une semaine que Clarke ne s'était pas senti aussi bien. Lexa et son humour sarcastique semblait être la seule chose capable de réellement la faire rire en ce moment. Elle était également la seule personne avec assez de répartie pour lui tenir tête, contrairement à bon nombre de ses amis qui depuis la mort de son père passait leur temps à la ménager. En somme, la jeune femme semblait la seule capable de réellement la comprendre. D'un simple regard elle pouvait la percer à jour et voir ce qu'elle-même avait parfois du mal à réaliser. Avec Lexa, la blonde avait la sensation d'être enfin à sa place.
- « Bon. Oui, c'est vrai, j'ai bien une idée de ce que j'aimerais faire après le lycée. » Lui avoua-t-elle. « Mais tu n'a pas intérêt à te moquer de moi. »
- « Je n'ai aucune raison de me moquer voyons. » La rassura-t-elle.
- « D'accord. Alors, voilà. Je pense que j'aimerais enter dans une école d'art. » Confia la blonde. C'était bien la première fois qu'elle osait le dire à haute voix. Elle avait toujours eu bien trop peur de l'avouer à qui que se soit tant ce beau rêve lui paraissait irréalisable. Mais pourtant, aujourd'hui, elle se sentait suffisamment courageuse pour faire partager à Lexa son projet totalement fou. « J'ai toujours adoré peindre et dessiner et il y a quelques années j'ai entendu parler de l'école des Arts visuels de New York et... Je crois que j'aimerais vraiment étudier là-bas. Leurs locaux sont immenses ! Pour le concours d'entrer il suffit simplement de présenter un catalogue de ses créations et je suis sûre que j'ai des chances d'être sélectionnée ! » S'exclama-t-elle, pleine d'espoir. « Mon Dieu qu'est-ce que je raconte... Tu dois sûrement trouver tout ce que je dis complètement ridicule. »
- « Quoi ? Mais pas du tout ! » S'empressa de répondre la brune. « Au contraire, je trouve ça fantastique comme projet. Je pense que tu devrais en parler à ta mère, tu ne peux pas laisser passer une telle chance. Je suis certaine que tu as beaucoup de talant et ça serait du gâchis de ne pas l'utiliser. Si c'est ton rêve d'aller dans cette école, alors fais-le ! » L'encouragea-t-elle.
- « Crois-moi, j'aimerais vraiment. Mais elle n'acceptera jamais ça. » Lâcha-t-elle dans un soupire de désespoir. « Poursuivre des études d'art est une véritable aberration pour elle ! Je sais que mon père, lui, m'aurait soutenu mais ma mère... »
- « Oh, au diable ta mère Clarke ! » S'exclama Lexa en sautant de la table d'auscultation sur laquelle elle était encore assise. « Tu ne vis pas pour ta mère, tu vis pour toi. Et si elle t'aime elle finira par accepter tes choix d'une façon ou d'une autre. Donc maintenant tu as intérêt à postuler pour cette école si tu ne veux pas que mon côté guerrière se charge de toi ! Compris ? » La menaça-t-elle en prenant un regard intimidant.
- « Devrais-je avoir peur ? » Ne put s'empêcher de rire la blonde face à la réaction totalement exagérée de sa nouvelle amie, elle était encore pire que Octavia.
- « Les armes que tu as vu dans mon salon ne sont pas seulement là pour la décoration Clarke, elles me servent aussi à botter les fesses des petites idiotes qui ne vont pas au bout de leurs rêves parce qu'elles ont trop peur de leur maman. » Essaya à nouveau de l'effrayer la brune en la regardant fixement.
- « J'aimerais bien voir ça. » Ria à nouveau Clarke, nullement apeuré par les fausses menaces de la jeune femme.
- « Oh mais avec plaisir, viens donc me voir m'entraîner et je peux t'assurer que tu changeras d'avis. »
- « C'est une invitation ? » Demanda la blonde, une lueur d'espoir clairement visible dans ses yeux bleus. Si le hasard lui avait à nouveau fait croiser la route de Lexa, elle ne comptait certainement pas la laisser filer une deuxième fois.
- « Pourquoi pas. Je m'entraîne tous les soirs au dojo de mon père adoptif. J'y reste souvent assez tard et c'est moi qui m'occupe de la fermeture. Tu n'as qu'à passer me voir. » Proposa-t-elle en s'emparant d'un stylo pour ensuite noter l'adresse de l'école sur le dos de la main de Clarke. « Je te donne aussi mon numéro de téléphone, ça t'évitera de me laisser sans nouvelles une semaine entière. » Ajouta-t-elle, un sourire au coin des lèvres, avant décrire les précieux nombres sur sa peau.
- « Attention, je vais finir par croire que je t'ai manquée pendant cette semaine. »
- « Mais c'est le cas. » Avoua-t-elle avec franchise. « Et je suis sur que je t'ai manquée aussi. »
- « J'avais surtout peur de ne pas te revoir. » Lui confia à son tour Clarke. « C'est grand New York, on aurait très bien pu ne jamais se recroiser. »
- « Pas moi. J'étais certaine que je finirais par te revoir. »
- « Comment ? »
- « Je crois au destin. Et je ne pense pas qu'il m'ait fait croiser ta route par hasard Clarke Griffin. »
Voilà voilà! ^^ J'espère donc que se second chapitre vous a plus! :) Comme je l'ai dis plus ot, j'étais d'avantage satisfaite du premier, car j'ai écris celui-ci plus rapidement (vue que j'étais déjà pas mal en retard xD ) Mais j'espère quand même que vous l'avez apprécier! ^^ Concernant la suite, j'ai pas mal d'idée pour le troisième chapitre malheureusement ce dernier n'arrivera pas samedi prochain pour la bonne et simple raison que je ne serais pas là! En effet je part demain soir en voyage scolaire en Irlande et je ne reviens que Mardi 29! Le chapitre 3 n'arrivera donc que dans deux semaines! (sorry, il va falloir vous montrez patient :p ) Dans tout les cas, je suis impatiente de lire vos review et de connaitre votre avis sur ce second chapitre.
Sur ce, bisous mes petits grounders! ^^
