et voilà le deuxième chapitre! En fait, je sais pas si ce sera le dernier... c'est à vous de décider! Je peux arrêter cette fiction là, ou fare un dernier chapitre. Je trouve qu'il y a encore quelques trucs qui mériteraient d'être éclaircis mais bon, comme ils ne sont pas essentiels... c'est comme vous voulez!
Bonne lecture en tout cas! :)
Dixy01: merci! x) Je suis contente que mon écriture te plaise :)
Anonyme972: En fait, à la base, je voulais en effet qu'Ichi découvre la véritable personnalité de Grimm et inversement, pour en faire un chapitre à la fois humoristique (j'ai toujours trouvé que Grimmjow était un joli prénom pour un chaton xD), romantique et chaud (apparemment, je me suis pas trop craquée là-dessus ^^'). Malheureusement, j'étais un peu claquée hier soir et j'ai fini d'écrire vers minuit, donc j'avais un peu hâte que tout ça soit bouclé. Maintenant, à lire les reviews et la fiction, je crois en effet qu'un troisième chapitre ne sera pas superflue ;)
Pour son entourage, Ichigo Kurosaki était un adolescent de dix sept ans tout ce qu'il y a de plus sérieux, intelligent et dévoué. Archétype du sauveur qui sacrifierait tout pour protéger sa famille et ses amis, y compris sa vie, les professeurs comme son père le respectaient et se félicitaient qu'il exista encore des jeunes de cette trempe. Ils passaient la majeure partie de leur temps à se lamenter sur la jeunesse d'aujourd'hui, qui n'avait décidément rien à voir avec la leur, et Ichigo apportait ce magnifique rayon de soleil qu'était l'espoir. Malheureusement pour eux – et peut-être heureusement pour lui – Ichigo Kurosaki, sous ses dehors de gentil garçon, cachait un caractère bien trempé et un net penchant pour tout ce qui avait un joli service trois pièces. Depuis ses quinze ans et sa découverte du bien fait des échanges masculins dans les douches du vestiaire du gymnase, il se passait difficilement de petits camarades de jeux. Bien sûr, il était le seul au courant et s'arrangeait toujours pour choisir des partenaires d'un soir, ne prenant aucuns risques. Il ne tenait pas à ce que son petit secret soit éventé, non par crainte de l'opinion des autres – au contraire, ça lui permettrait de savoir qui serait intéressé – mais plus par goût du danger. Il adorait risquer de se faire surprendre, être toujours sur ses gardes dans l'expectative d'un témoin malencontreux. En fait, il avait l'impression d'être dans une bataille, luttant contre l'ennemi invisible qu'était la morale bien pensante de la société.
Aujourd'hui encore, il tenait son rôle à la perfection, emmenant sa chère nièce qui lui avait déjà dégueulassé trois tee-shirts – inondés de bave, il avait dû les mettre directement à laver – voir son camarade de jeu préféré, le fils de deux amis de la famille : Stark et Hallibel Coyote. Leur fils Nnoitra avait quelques années de plus que sa cousine Neliel mais avait l'étrange pouvoir de faire cesser de saliver la petite fille de quatre ans, atout non négligeable et vital pour ses vêtements. C'est donc en début de journée, vers huit heures moins le quart qu'il sonna chez les Coyotes, Hallibel venant réceptionner le paquet. Elle lui souffla un « à cet après-midi » avant de claquer la porte et hurler à son fainéant de mari de se lever et à son fils de venir s'occuper de Neliel. Ichigo ricana doucement en entendant la douce voix d'Hallibel résonner dans ton le hall, couvrant presque celle plaintive de son mari. Il ne savait toujours pas comment ces deux là avaient pu finir ensemble et pondre un gamin aussi… bizarre que Nnoitra mais leur était reconnaissant de le libérer au moins pour la matinée du petit monstre qu'était Neliel, Nell de son petit surnom. Elle était attachante cette gamine au fond mais toute sa garde robe et ses pauvres nerfs risquaient de ne pas tenir le choc s'il l'avait plus de douze heures d'affilé dans les bras. Il devait la récupérer cet après-midi pour l'emmener voir un médecin – dans le fol espoir de trouver la raison de cet épanchement sans fin de salive – puis la leur ramener pour qu'elle passe la nuit chez eux. Il soupira. Il n'avait pas vraiment envie de rentrer, son père devait sûrement lui avoir préparer une nouvelle attaque spéciale en témoignage de son affection et il commençait à saturer. Il y avait déjà eu droit trois fois rien que ce matin, sous le regard blasé de sa sœur Karin et le sourire candide de la cadette, Yuzu.
Il appela l'un de ses amis de classe et passa la matinée avec lui, tuant le temps dans une salle d'arcade. Une fois l'heure venue d'aller chercher sa cousine, il le salua et se dirigea vers l'immeuble où logeaient les Coyotes, se préparant mentalement à l'attaque verte et baveuse qui l'attendait. Nell était toujours très… démonstrative lorsqu'il revenait la chercher. Cette fois-ci ne manqua pas, il eut droit au boulet de canon verdâtre en plein dans l'estomac, criant des « Istugo ! » à tue tête. Tentant d'arracher la fillette de son pantalon, il croisa le regard ennuyé de Stark et celui énervé de son fils. Faisant semblant d'être gêné, il esquissa un sourire désolé et embarqua la morv…sa charmante nièce en s'excusant du dérangement. Il fila chez le médecin, attendit la demi-heure habituelle puis largu… déposa avec douceur Nell sur la table d'auscultation du bureau médical, sous les yeux à mi-horrifiés, mi-ahuris de l'homme de science. Intérieurement, Ichigo partit dans un ricanement sadique. Il attendait impatiemment de voir comment ce… Szayel Apporo Granz allait s'en sortir. Le dernier médecin de Nell – si on pouvait appeler ce genre de décérébré un médecin – un dénommé Kurotsuchi Mayuri s'y était cassé les dents et avait fini à l'hôpital psychiatrique, qu'il n'aurait jamais dût quitter selon l'adolescent. Après une dizaine de minutes de pure torture pour le médecin et de sympathiques réjouissances sadiques intériorisées pour Ichigo, le médecin déclara qu'il ne pouvait rien faire pour cette pauvre petite fille et qu'il fallait prendre rendez-vous avec l'un des médecins de l'hôpital, un certain Ryuken Ishida. Se réjouissant déjà du spectacle qu'allait lui offrir ce nouveau médecin dans quelques semaines, Ichigo remercia le médecin et prit congés, Nell sous le bras.
Il était en train de traverser un carrefour dans le but de retourner déposer sa cousine chez son « ami » lorsqu'il vit une moto se diriger vers lui, à petite vitesse certes, mais sans freiner et avant qu'il n'ait le temps de se décaler, il se sentit projeter à quelques mètres. Dans sa chute, il lâcha Neliel et, les eux horrifiés, la vit tomber sur… bah sur la même chose que lui en fait, qui n'était pas le sol. C'était bien trop confortable pour être le sol. Il entendit un grognement suivit d'un juron alors qu'une mains se saisissait de la fillette pour la soulever et l'écarter d'un visage, le visage le plus viril et bandant qu'Ichigo n'avait jamais vu – et il parlait en connaisseur. A la fois ébahi et ravi, il se releva un petit peu pour mieux observer celui sur qui il avait atterrit. Soudain, il réalisa que l'homme sous lui était celui qui les avait renversé et qu'ils étaient au bout milieu d'un carrefour, sûrement observé par pas mal de gens. Se ressaisissant, il se mit à crier sur l'homme aux étranges cheveux bleus qui se redressait doucement, l'entraînant avec lui. Apparemment, il avait un peu de mal à revenir à lui.
-Pardon ? demanda-t-il.
Icigo dût utiliser tout son sang froid pour ne pas se mettre à frissonner au son de cette voix si... mais comment on pouvait avoir une voix pareille ? Un seul mot de lui et il était prêt à lui présenter son cul avec papier cadeau, là, tout de suite ! Malheureusement, ce n'était pas vraiment ce qu'il lui demandait, en tout cas pas pour l'instant, il recommença donc à vociférer sur cet apollon, résistant à l'envie de lui virer cette saleté de tee-shirt pour voir si ce qu'il imaginait en dessous était bien réel. Alors qu'il partait joyeusement dans ses tout nouveaux fantasmes, deux lèvres s'écrasèrent sur les siennes, coupant toutes ses pensées. A peine eut-il réalisé que c'était son nouveau fantasme qui l'embrassait qu'il ouvrait la bouche, laissant le champ libre à l'intruse qui avait commencé à lécher ses lèvres.
Ichigo se foutait complètement d'être en plein milieu de la rue, il était entrain de vivre le baiser le plus chaud de son existence ! Bientôt à bout de souffle, il le brisa, couvant toujours du regard l'homme qui lui faisait face. Ses yeux turquoise et félins le fixaient avec avidité et étonnement. Il se sentit durcir sous ce regard brûlant et oublia définitivement son rôle d'adolescent modèle. Il se présenta de sa voix la plus chaude, déterminé à avoir cet homme dans son lit le soir même. Celui-ci semblait encore un peu troublé d'ailleurs, puisqu'il dût répéter. Ichigo se demanda un instant si ce type n'était pas un peu crétin sur les bords, puis se fit la réflexion qu'être embrassé par la personne qu'on vient de percuter à moto, ça pouvait être un peu perturbant. Mais le trouble du motard ne sembla pas durer puisqu'il se présenta à son tour. Grimmjow. Il aimait ce nom, ça lui rappelait un félin et l'idée de griffures, rugissements et autres ronronnements lui plaisait assez. Surtout dans un lit. Sentant ses pensées divaguer un peu trop, il les mis de côté, se promettant d'y revenir plus tard. Il fallait qu'ils bougent maintenant, avant que des gens ne s'approchent pour voir s'ils allaient bien.
-Et bien Grimmjow, susurra Ichigo, que dirais-tu de ramasser ta bécane et de me laisser repartir avec ma cousine ?
Ce dernier ne répondit pas, sembla frissonner avant de poser sur lui un regard chaud empli de désir et de possessivité, avant de se relever d'un coup, l'embarquant lui et Neliel avec lui. Il les déposa près de sa moto qu'il releva, et avant qu'Ichigo ne puisse réagir, il la lui fit enfourcher, sa cousine dans les bras, puis démarra pour partir à toute vitesse. L'adolescent eut tout juste le temps de s'accrocher à lui et de prier pour ne pas être tombé sur trop gros pour lui finalement. Le visage collé au tee-shirt du dénommé Grimmjow, il ne vit pas que celui-ci l'emmenait exactement là où il voulait aller, c'est-à-dire devant l'immeuble d'Hallibel et Stark. Etonné, il jeta un coup d'œil au motard en descendant du bolide. Celui-ci le suivit de près et, avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit ou de bouger, il se retrouvait dans ses bras. Ahuri, il resta un court instant muet de stupéfaction avant de se débattre pour se dégager.
-Eh ! Lâche moi ! S'écria-t-il tandis qu'ils franchissaient la porte d'entrée du hall de l'immeuble. Je vais pas m'enfuir mais laisse moi au moins déposé Nell !
-Comment ça la déposer ? L'interrogea le bleuté, s'arrêtant momentanément.
-Je dois la laisser à des amis, ils habitent juste là, à deux portes, expliqua rapidement Ichigo, désignant une des portes du rez-de-chaussée.
Un sourire carnassier aux lèvres, Grimmjow se dirigea au pas de charge vers la porte, frappa trois coups rapides à la porte et donna sans un mot d'explication la gamine qui s'amusait à faire des bulles avec sa salive à Nnoitra qui venait d'ouvrir. Le bleuté repartit aussitôt, ravi de s'être débarrassé cette…Nell, qui allait le gêner pour ce qu'il avait à faire dans son lit avec un certain rouquin. Le concerné s'était d'ailleurs agrippé à son cou pour ne pas tomber alors qu'il grimpait les escaliers deux par deux. Légèrement admiratif – il ne faisait pas trois grammes quand même ! – Ichigo dévisagea une nouvelle fois le bleuté, imaginant déjà ce qu'une telle forme physique promettait dans un tout autre cadre… Décidant de jouer la carte de la provocation, il eut un sourire narquois alors qu'il se rapprochait du cou de son porteur, commençant par déposer de petits baisers sur la peau, pour se mettre à la lécher et la mordiller franchement. Grimmjow poussa un grondement sourd.
Cet Ichigo allait le tuer ! Il n'en pouvait déjà plus, si en plus il se mettait à titiller l'une de ses zones les plus sensibles, il ne répondait plus de rien ! Il sourit en tombant sur le dernier pallier avant le sien, pestant néanmoins d'avoir fait la connerie de louer un appartement au troisième étage. Alors qu'il allait s'engager dans le dernier escalier, une porte s'ouvrit derrière lui, un « GRIMMJOW ! » retentissant le faisant se stopper et se retourner. Il soupira en reconnaissant son voisin Ikkaku. Il n'avait pas le temps là ! Il avait un rouquin chaud bouillant à faire hurler de plaisir sur le feu là !
-ESPECE D'ENFOIRE, VIENS TE BATTRE QUE JE TE DEFONCE, SALAUD ! S'égosilla le dit voisin, une batte de base-ball à la main, l'air passablement énervé.
Grinçant des dents, Grimmjow fit quelque chose qu'il savait qu'il allait regretter, il sortit sa plaque de sa poche et la brandit sous le nez d'Ikkaku, retenant Ichigo contre lui à un bras. Ce dernier en profita pour couvrir plus de peau de ses bons soins, s'amusant follement, sous le gémissement intérieur du policier. Il s'arrêta cependant en entendant le hoquet de stupeur du voisin et le soupir agacé de son porteur. Interloqué, il tourna la tête pour voir ce qu'il se passait et avisa la plaque de police. Il resta scotché. Son fantasme sur pattes était flic ? Il n'était visiblement pas le seul à être surpris, Ikkaku avait le visage littéralement décomposé.
-Je…Tu… bafouilla-t-il, hébété.
-Ouais, j'suis flic et là, j'suis pressé alors t'fais pas chier, t'rentres chez toi et tu t'la boucles, capiche ? Cracha Grimmjow, autant agacé d'avoir dût révéler son métier que de l'air complètement crétin qu'affichait Ikkaku.
Celui-ci bafouilla un « oui » et des excuses avant de fermer précipitamment sa porte. Grimmjow grogna vaguement de satisfaction et alors qu'il allait ranger sa plaque dans son jean, Ichigo la lui piqua des mains. Observant, intrigué, la plaque.
-Oho ! Capitaine en plus, siffla-t-il, surpris. J'aurais pas cru.
-ouais, j'sais, ça surprend, grommela le bleuté tout en récupérant sa plaque, la callant bien au fond d'une de ses poches.
-Hm, je trouve ça plutôt excitant, ronronna l'adolescent à l'oreille du policier. Tu as des menottes chez toi ?
Grimmjow écarquilla les yeux. Dieu que ce gamin était bandant ! Saisissant brutalement le visage d'Ichigo, il colla ses lèvres aux siennes, le faisant glisser sur lui de façon à être face à face, ses jambes s'enroulant autour de sa taille. L'embrassant avec passion, il le plaqua contre le mur, ondulant du bassin contre le sien. Le plus jeune s'arracha de ses lèvres pour gémir de plaisir sous la sensation de leurs deux bassins pressés l'un contre l'autre. « Encore » souffla-t-il au bleuté, bien décidé à lui faire perdre toute maîtrise de lui-même. Jamais il n'avait couché avec un homme aussi sexy et policier, l'expérience le tentait assez. Il avait toujours rêvé d'utiliser quelques…accessoires comme des menottes et ça semblait être l'occasion parfaite !
Gimmjow donna un deuxième coup de bassin contre celui de l'adolescent qui gémit encore, ravissant les oreilles du bleuté. Il raffermit sa prise sur les fesses du plus jeune et gravit à toute vitesse les dernières marches qui le séparaient de son appartement et de son lit. Ichigo butinait toujours son cou, se frottant lascivement contre lui, mettant à mal les dernières réserves de self-control qu'il lui restait. Ce gamin ne savait pas ce qui l'attendait ! Il ouvrit fébrilement sa porte, s'engouffra dans son salon et se dirigea directement vers sa chambre, jetant sans ménagement l'adolescent sur le lit. Il le suivit de peu, se glissant entre ses jambes ouvertes, réunissant leurs deux bassins d'un mouvement sec.
Ichigo l'observait du coin de l'œil, essayant de ne pas se laisser submerger trop rapidement par les flammes de plaisir liquide qui dévoraient son bas ventre. Il voulait profiter au maximum de ce moment. Il sourit lorsqu'il vit le policier se pencher et sortir une aire de menottes de sa table de chevet. Docile, il le laissa lui attacher les mains aux barreaux du lit. Son pantalon le serra douloureusement à la pensée d'être totalement à la merci du bleuté. Il se sentait comme la proie qui allait se faire dévorée par le prédateur qu'était Grimmjow. L'adrénaline lui procura de délicieux frissons, et c'est en écartant outrageusement les jambes qu'il lança son ultime provocation.
-Prends-moi Grimmjow, prends-moi maintenant.
Grimmjow entendit clairement le dernier fil qui le retenait à sa raison céder, dans un « clac » retentissant. Les yeux fous, les lèvres étirées dans un sourire psychopathe, il déchira purement et simplement les vêtements d'Ichigo, se débarrassant de même de ses vêtements. Il se coucha sur sa proie, se repaissant de ses gémissements et de ses frissons. Il mordit à pleines dents son cou, à la jonction de l'épaule et de la nuque, faisant couler un peu de sang. Ichigo se cambra, gémissant bruyamment sous la douleur. Il aimait ça, ce mélange de plaisir et de douleur, cette ivresse sans fin qui l'habitait, attisée par chaque griffure, chaque caresse sur son corps tremblant. Il ferma douloureusement les yeux et réclama plus. Il n'en pouvait plus. S'il avait cherché à exciter le plus possible le bleuté, il était au moins dans le même état, Grimmjow l'excitant comme jamais.
Celui-ci se pencha à son oreille après avoir lécher avidement la plaie qu'il lui avait faite. Il en mordilla le lobe, et en lécha les contours, sous les petits cris mêlés de suppliques du plus jeune.
-Tu voudrais que j'te prenne, hein p'tite fraise ? Lui susurra-t-il à l'oreille, prenant un plaisir sadique à torturer sa proie. T'sais quoi, j'crois que j'vais prendre tout mon temps ! Une proie pareille, ça s'savoure, tu crois pas ?
-N-non, maintenant, implora Ichigo, perdant totalement pied au son de cette voix si chaude et rauque. M-Maintenant !
-Ouh mais c'est qu'elle est exigeante la p'tite fraise, s'esclaffa Grimmjow, laissant plus libre court à son instinct de prédateur que jamais. D'accord, pour cette fois-ci, j'vais faire c'que tu m'demandes, mais t'vas le r'gretter, j'te l'promets, déclara-t-il, partant dans un rire effrayant.
Ichigo déglutit, certain que le bleuté était sérieux. Néanmoins il ne se démonta pas et ondula férocement sous son amant, écartant encore plus les jambes, l'invitant à le posséder enfin. Grimmjow ricana une nouvelle fois avant d'attraper dans sa table de chevet un tube de lubrifiant et d'en déposer une noisette sur ses doigts. Il planta son regard dans celui suppliant d'Ichigo et commença à enfoncer deux doigts dans son intimité. L'adolescent se crispa et tira sur ses bras, supportant moins bien la douleur qu'il ne le pensait. Pourtant, il ne se découragea pas et s'efforça de détendre son corps, ce que le bleuté l'aida à faire en engloutissant sans prévenir son pénis dans sa bouche. Ichigo cria sous la sensation, pensant qu'il venait de jouir. Il n'en était rien, Grimmjow continuant à le sucer activement, l'observant toujours de ses yeux perçants. Pour la première fois depuis longtemps le plus jeune se sentit gêné par se regard et se mit à rougir de plus belle. Il ne se rendit pas compte que le bleuté avait rajouté un troisième doigt en lui. Il ne sentait que des vagues de plus en plus puissantes de plaisir le ravager, avivées par ce regard qui ne le lâchait pas, scrutant chacune de ses expressions. Lorsque les doigts de Grimmjow frôlèrent sa prostate, il hurla de plaisir, se déversant allègrement dans la bouche du policier. Celui-ci se redressa, léchant ses lèvres avec gourmandise. Décidemment, cette petite fraise était tout à fait à son goût. Sans laisser le temps à l'adolescent de reprendre ses esprits après l'orgasme qu'il venait d'avoir, il se positionna devant son intimité, se mordant la lèvre d'impatience. Lui aussi était à bout. Lentement il poussa sur l'anneau de chair tout en grognant longuement de satisfaction. C'avait été une torture pour lui de sentir l'étroitesse d'Ichigo autour de ses doigts et de s'imaginer en lui. Il avançait doucement, ne voulant pas blesser le plus jeune, qui était à présent loin de son orgasme et crispait les yeux sous la douleur. Il aurait dut se douter que Grimmjow ne serait pas un petit calibre. Il s'efforça de se décontracter, serrant malgré tout les dents. Bordel, ce qu'il était gros !
Il sentit soudain la bouche du bleuté venir butiner son visage, caressant du bout des lèvres sa peau luisante de sueur. Sa langue lapa les quelques larmes qu'il avait laissé échapper. Il l'entendait lui chuchoter des mots apaisants, qui lui permirent de se détendre assez pour que le bleuté arrive à entrer en lui jusqu'à la garde. Il sentait Grimmjow panteler au-dessus de lui, se contrôlant visiblement pour ne pas bouger et lui laisser le temps de s'habituer à lui.
Au bout de quelques minutes, Ichigo ondula doucement du bassin, indiquant par là au bleuté qu'il pouvait bouger. Celui-ci ne s'en priva pas, commençant par de lents va-et-vients qui firent gémir l'adolescent. Lorsque celui-ci murmura un « encore », Grimmjow accéléra d'un coup, transformant ses mouvements en coups de butoir qui vinrent frapper directement sur la prostate d'Ichigo, le faisant hurler de plaisir. Il ne savait plus se qu'il disait, poussant des cris ressemblant vaguement au nom du bleuté. Celui-ci continua sa cadence effrénée, s'agrippant aux hanches du plus jeune. Dans un énième coup de butoir, Ichigo se sentit venir, se répandant entre eux, alors que Grimmjow le suivait de près, prolongeant le plaisir de derniers va-et-vients.
Il s'écroula sur le rouquin, restant immobile quelques secondes, avant de se retirer et de s'allonger à côté de lui. Il lui enleva ses menottes et l'attira dans ses bras.
Alors que sa respiration commençait à revenir à la normale, il entendit Ichigo pouffer discrètement. Haussant un sourcil, il l'interrogea du regard. Ce dernier lui répondit par un sourire malicieux avant de s mettre à califourchon sur son bassin.
-Je croyais que vous alliez me punir, monsieur le policier ? demanda-t-il d'un air faussement innocent.
Grimmjow le dévisagea, interloqué. Décidemment, sa petite fraise était bien surprenante ! Un large sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il se redressait pour capturer les lèvres de son amant.
-T'crois pas si bien dire, p'tite fraise….
à suivre...?
Tadaa! Alors, fini ou pas fini? :p
Après avoir un peu réfléchi, j'ai le plaisir de vous annoncer que cette fiction ne s'arrêtera pas là! Je vais essayer d'écrire la suite (et fin cette fois!) ce soir :)
Pour ceux qui attendent la suite de Sauve moi, j'avoue que j'écris tout sur un premier jet, le soir même où je publie mes chapitres en fait. M'occupant de Mets moi les menottes ce soir, je pense pas mettre la suite de Sauve moi avant demain, voire après-demain. Mais vous inquiétez pas, je ne l'oublie pas! ;)
