J'adoooore ! - - (J'adore, au bar du Louxor – Philippe Katerine)
J'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore,….. je coupe le son…. Et je remets le son….
Postulat : Dumbledore est mort, tous les arrivants sont morts.
Dumbledore les attendait.
Il savait que la bataille finale devait avoir lieu et il savait qu'il allait en retrouver quelques uns. Son cœur se serrait à cette idée. Mais bon, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.
Par contre, il ne s'attendait pas à ce que ce soit si tôt… et qu'il y ait tant de monde.
Et puis il ne s'attendait pas à trouver son Professeur de Potions complètement nu. Et honteux…
« Monsieur le Directeur, auriez vous un vêtement quelconque à me prêter. Quelque chose pour me couvrir ».
Snape était mort alors qu'il était en train de prendre une douche. Il avait encore la savonnette à la main, il avait eu le tort de se pencher pour la ramasser… le genre de chose qui ne pardonne pas. Jamais…
Potter se tenait à ses côtés. Il était légèrement cramé sur les bords. Il tenait encore une bouteille à la main et des flammèches lui sortaient des oreilles.
Dumby sentit son cœur fondre, son petit héros avait combattu vaillamment… « Harry, tu as été très courageux. Affronter Voldemort et mourir dans les flammes de sa baguette… ».
Voldemort derrière Harry faisait de grands signes de négation. Il n'y était pour rien si le Survivant était incapable de faire des grillades correctement. Arroser le barbecue avec du White Spirit. N'importe quoi.
Potter dégageait une bonne odeur de viande grillée, et Lupin commençait à se lécher les babines.
Lui, il tenait encore le rideau de douche de Snape entre ses mains crispées.
Manque de pot, il n'avait pas vu la deuxième savonnette et s'était rétamé la gueule sur le carrelage de la douche, entraînant Snape avec lui.
En fait tout ça, c'était la faute de Fleur et Bill. Quelle idée de se marier en pleine guerre et de faire une fête de mariage à tout casser. Autant le repas de midi s'était bien passé, autant celui du soir…
Fleur regretta vraiment d'avoir commencé trop tôt sa nuit de noce avec un mari à peine remis de son attaque. Et surtout que cela soit une nuit de pleine lune. C'est vrai que lorsqu'il avait commencé à se transformer, elle avait bien senti la différence. Ce en quoi les Loups Garous ont certains avantages dont on ne parle jamais. Fleur n'en parlerait jamais à personne, mais elle avait bien rigolé avant de finir sous forme de viande hachée.
Bill la regardait du coin de l'œil, l'air coupable et l'oreille basse… la queue entre les jambes.
Il fallait qu'il arrive à se décoincer cette jarretière d'entre les crocs, cela ne faisait vraiment pas sérieux.
Percy s'empressa de la lui ôter, en en profitant au passage pour lui foutre une baffe. Quelle idée il avait eu de regarder par le trou de la serrure, quelle idée il avait eu de ne pas se tirer assez vite lorsque Bill, à peine repu de son plat, cherchait son dessert. Dans l'état où il était, il avait joué les pièces montées. Il en profita pour récupérer ses lunettes de la gueule du loup à ses côtés, ce dernier lui faisant une risette gênée.
Et il se reçut une baffe de Molly… « ne frappe pas ton frère. Et fais des excuses à ton père… ». Arthur restait en retrait et ne disait rien. Normal, difficile d'en placer une lorsque vous avez un volant entre les dents. C'est sûr qu'il avait tout fait pour éviter son fils lorsque celui-ci avait surgi devant lui alors qu'il testait sa nouvelle Peugeot moldue trafiquée.
Il n'aurait pas dû ôter les air-bags, ne sachant pas à quoi ça servait.
Mais de toutes façons, cela n'aurait pas évité qu'il écrase Percy et Bill avant d'aller se crasher dans la grange à foin.
Ron, complètement déculotté, faisait une gueule de 6 pieds de longs. Il n'avait pas eu le temps de conclure avec Hermione. Elle était à moitié déshabillée et crachait encore la paille de la grange qui lui était rentré dans la gorge lorsque la voiture avait tout fait s'effondrer.
Lucius s'évertuait à ôter le foin de ses cheveux. Il était en train de ramper sous les meules pour trucider le rouquin et sa copine, lorsqu'ils s'étaient écroulés sur lui. Ils avaient eu le temps d'un éclair de lucidité tous les trois… enfin une partouze… avant de mourir étouffés.
Voldemort était en train de botter l'arrière train de Potter… « Pauvre crétin. Même pas capable de rallumer un barbecue sans tout faire cramer ».
Son attaque surprise le soir du mariage avait tourné à la cata.
Pourtant c'était bien pensé et organisé. Snape avait été envoyé à l'intérieur de la maison pour neutraliser Lupin, Lucius la grange, Queudver les canalisations, Greyback le jardin. Et tous les autres attaquaient les invités. Aucun ne devait en réchapper.
Ce qui fut le cas.
Potter et son white Spirit à la con.
Harry, tout en sueur, se passa une main dans ses cheveux hérissés. Il avait eut chaud, pour un peu il se serait fait occire par Voldemort devant tous les invités.
La honte.
Ils se seraient rendu compte qu'il était nul en magie. Le coup du white spirit n'était pas voulu, mais il était tombé à point. Harry se croqua la merguez bien cuite qu'il enserrait dans sa main avant de mourir.
« T'en fais pas, Harry, je ne t'en veux pas ». Neville avait littéralement fondu. Pour maigrir, le barbecue est particulièrement recommandé. Bon, manque de pot, c'était pas très joli ce crapaud imbriqué dans la poitrine. Bellatrix lui posait amicalement une main sur l'épaule. En fait, c'était ad eternam , puisqu'il avait pris feu alors qu'elle l'empoignait pour lui faire sa fête.
Liés à jamais. Neville se dit qu'il avait de la chance. Elle avait encore une main de libre.
Tout le jardin s'était embrasé avec un Harry hurlant à la mort, une merguez dans une main, une bouteille de White Spirit dans l'autre. Tous les invités et les non-invités avaient pris feu à son contact. Voldemort le premier, puisqu'il avait eut le tort de tendre une main envieuse vers la saucisse de Potter. Il n'avait pas bouffé depuis la veille, et il était incapable de résister à l'odeur de la merguez grillée.
Ni à celle de la Chipolata, d'ailleurs…
Greyback n'avait pas fait la même erreur.
Avec son instinct de loup, vu qu'il était en pleine Pleine lune, il avait foutu le camp dès qu'il avait senti l'odeur de brûlé. Manque de pot, il s'était dirigé vers la grange et s'était fait écraser par la Peugeot.
Quand à Queudver, il avait choisi son moment pour mourir de vieillesse. Il s'était éteint dans les canalisations, les moustaches frémissantes, entre un Tampax usagé et un morceau de gruyère bien moisi. Queudver mourut heureux, louchant sur le Tampax.
Pas comme Snape.
Pour une fois qu'il avait l'occasion de vérifier ce qu'on disait sur les Loups Garous en rut.
Il n'avait même pas eu le temps de bien rigoler.
FIN
L'auteur discute un coup :
-J'adooooore… ! tu penses vraiment à tout ! surtout à n'importe quoi.
-Joanne, je t'en prie, au moins avoue que ça te fait rire…
-Tu me reproches de vouloir tuer Snape, alors que tu es prête à tuer tout le monde.
-Ouais, d'accord. Mais ça vient d'une conversation sur les « imagine que… » avec Zazaone. Je disais qu'une fois qu'on est mort, on est mort… Elle me disait qu'avec des SI on pouvait contourner tout ça. Mais, le SI a des limites.
-Je suis d'accord Déka, c'est ce que j'ai fait avec Sirius et Dumby. Je ne les ai pas fait revenir. Ils sont morts, je ne veux pas que les gosses croient que quand on est mort, on revient quand même.
-Quoique… avec tes fantômes, c'est bien l'idée quand même… Et c'est même pire ce que tu leur dis. Tu leur laisses croire qu'il n'y a que les lâches qui deviennent fantômes.
-Déka, vas penser ailleurs, tu me gonfles…
-Mais on est bien d'accord… lorsqu'on coupe le son, on ne remet pas la son… Hein, Joanne !
