Coucou tout le monde.
Je vous poste le premier chapitre de ma version de Casey et Derek à la fac.
J'espère que cela vous plaira.
Bisous, bisous.

XoXo Lilly x3

Parfois j'oublie qui tu es...

~ Chapitre 1 ~

L'image à la télévision change brusquement, les Reines du Shopping laissant place à du Rugby. Je me retourne, folle de rage et regarde Derek s'affaler dans un fauteuil, télécommande à la main.

-DE-REK !, je hurle.

Son regard narquois ne s'attarde qu'une minute sur moi avant de se plonger dans la télé.

-Derek tes pieds !, fais-je remarquer.

Il ne me regarde pas et laisse ses pieds sur la table basse.

-Je regardais la télé au cas où tu ne l'aurais pas remarqué.

-Fais moins de bruit, je regarde le match. Lance-t-il, blasé.

Je le fusille du regard, attrape un coussin et lui balance en pleine tête en hurlant :

-Abruti !

Il arque un sourcil me regardant comme si j'étais une échappée de l'asile.

-Qu'est-ce qui te prend encore ?, demande-t-il.

-Tu te fou de moi ! Je regardais la télé et tu as changé de chaîne !

-Tu te rend compte que depuis quelques temps tu hurle vraiment pour un rien.

-Pour un rien ? Parce que c'est moi le problème ?

-Ce n'est certainement pas moi.

-Quelle mauvaise foi !

-Si ça peut te faire plaisir, soupire-t-il, je peux regarder mon match en silence maintenant ?

Je pousse un cri de rage et me dirige dans ma chambre avant de claquer la porte, ce à quoi Derek me cri :

-On ne claque pas les portes !

Pour toutes réponses je rouvre la porte et la claque de nouveau ce qui fait rire Derek. Oui je sais, c'est un comportement très immature, mais tentez de le supporter et nous en reparlerons.

Et moi qui pensais que les choses allaient s'arranger. Vous savez, l'entrée à la fac, devoir vivre seul ensemble et sans nos parents, que tout cela nous ferait grandir et renforcerait les « liens familiaux » ou plutôt les créeraient. Mais de nouveau je me suis trompé. J'ai beau m'efforcer de comprendre Derek je crois que, malheureusement, je n'y arriverais jamais.

Une heure plus tard, alors que je suis sur mon ordinateur, on frappe à la porte. Évidemment, cela ne peut être que Derek. J'inspire profondément, me préparant à la tempête et lui dis d'entrée, ce qu'il fait.

-Tu fais toujours la gueule ?, demande-t-il abruptement.

-Je ne fais pas la gueule Derek, je suis déçu.

-Pourquoi ?

-Je pensais que cela se passerait mieux entre nous, que l'on serait capable de s'entendre étant donné qu'on vit sous le même toit. Mais je n'arriverais jamais à te comprendre.

Je vois une étincelle qui ne présage rien de bon traverser son regard.

-Tu veux me comprendre ?

-Vu comment tu me regarde je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée.

-J'ai une idée.

-Qu'est-ce que je disais !

-Tu veux l'entendre oui ou non ?

-Je t'écoute.

-Je sors ce soir, viens avec moi.

-Pourquoi ?, m'enquiers-je, méfiante.

-Viens dans mon monde, peut-être que cela te permettrais de me comprendre.

Je réfléchie quelques secondes alors qu'il attend patiemment.

-D'accord, je viendrais.

-Habilles-toi bien, enfin tu sais... pas comme d'habitude quoi et ne dis pas que tu es ma demi-sœur, je n'ai pas envie que tu me colle la honte, j'ai une réputation à tenir, ok ?

Je lève les yeux au ciel.

-Casey !, insiste-t-il.

-Oui, ok.

Il sort de ma chambre alors que je me demande comment il a fait pour garder sa réputation même à des centaines de kilomètres de notre ancien lycée. Peu importe ! Je me lève et me dirige vers mon placard, je dois bien m'habiller genre... carrément canon, le style de truc qui fermera la grande gueule de Derek à vie. Rancunière, susceptible, moi ? Noooon !

J'opte pour une jupe cintré noir arrivant mi-cuisses avec un maillot transparent noir sous-lequel je met un bandeau. Accessoirisé d'une ceinture rouge à la séparation entre le haut et la jupe, ainsi qu'une paire d'escarpins rouge et d'une pochette de la même couleur. Finalement mes séances shopping avec Emily auront portés leurs fruits. En m'installant à ma coiffeuse j'ai une légère hésitation, étant habitué à me maquiller très simplement. J'opte pourtant pour des yeux charbonneux avec un effet nude sur les lèvres, après quelques ratés et plusieurs minutes plus tard le résultat me semble bien. Je sors alors de ma chambre, Derek est sur le canapé, prêt également, un jean foncé et une chemise blanche dont les premiers boutons sont restées ouvert. Il ne me regarde même pas jusqu'à ce que je dise :

-C'est bon, je ne te ferais pas trop honte ?

Il lève les yeux sur moi et son visage se décompose. Son regard me détaille de la tête aux pieds, j'ai l'impression de passer au scanner, ce qui me met très mal à l'aise :

-Derek arrête de me mâter !

-Désolé, je suis juste trop choqué là...

-Eh bah reprends-toi !

-Tu es magnifique.

-Quoi ?!, je m'étonne.

-Tu m'as demandé si tu ne me ferais pas trop honte, eh bien non, tu es magnifique.

Je le dévisage avec scepticisme mais aucune lueur d'amusement n'habite son regard alors je répond dans un souffle :

-Merci.

Il éteint la télé, se relève, me sourit et se dirige vers la porte. Je le suit, encore abasourdit par son compliment. Le seul qui ne m'est jamais fait en réalité.

J'avoue mettre attendu à un lieu de débauche incroyable, pourtant ce que je découvre dans cette pièce surpasse de loin mes attentes. Lorsque l'on pénètre dans la pièce un nuage de fumé blanche opaque nous encercle immédiatement, tellement que mes yeux, piqués a vifs, mettent un certain temps à s'en accommoder. Finalement, j'aurais préférée ne rien voir. En effet, il y a des filles, pas beaucoup plus âgées que nous voir pas du tout, qui danse en sous-vêtements sur la table. Des couples – peut-être pas – qui se bécotent – voir plus – sur les canapés. Des danses subjectives sur ce qui sert de piste de danse, le centre de la pièce. De l'alcool, des cigarettes et d'autres choses certainement illicites.

-Alors ?, s'enquiert Derek.

-Finalement je te connais plutôt bien.

Semi-mensonge, je ne m'attendais pas à ça, mais quand même dans le même genre.

-Envie de faire demi-tour ?, propose-t-il, narquois.

Oui !

-Non. Réponds-je, sûre de moi.

Il me regarde avec surprise,

-Bien, allons nous chercher à boire.

Je le suit jusque dans la cuisine, ou d'autres couples font des choses pas très catholique sur les plans de travail, cela ne semble même pas surprendre Derek ou le mettre mal à l'aise.

-Il n'y a que de la bière dans ce genre de soirée.

-Peu importe.

Il me sert un verre et me le tend. Puis il se penche sur moi, son oreille frôlant mon oreille et me dit :

-Ne pose surtout pas ton verre, quoi qu'il arrive et n'en accepte de personne à part moi.

Je suis simplement tétanisée. Par sa proximité, par son conseil ? Peu importe.

-Casey répond-moi, je veux être absolument sûre que tu m'as bien compris.

-J'ai compris.

Il ne parait pas vraiment convaincu mais il hoche pourtant la tête.

-Hey Derek !, lance un mec à l'allure négligé.

Il porte un jean délavé et un tee-shirt rayé vert et bleu qui est très certainement tâché de bière.

-Qui est cette charmante demoiselle ?, demande-t-il en me détaillant d'un air pervers. Une nouvelle victime ?, ajoute-t-il, voulant être discret mais ne l'étant carrément pas, sûrement à cause de son taux d'alcoolémie élevé.

-Tout à fait. Répond Derek en passant un bras autour de ma taille pour me rapprocher de lui.

Une fois de plus, je reste paralysée. Premièrement, il ne m'a jamais, jamais pris dans ses bras et deuxièmement, il vient de mentir.

-Ah quel dommage !

-Pas touche, Vince !, prévint-il.

-T'inquiète D, je ne toucherais jamais à ce qui t'appartiens tu le sais bien.

Sur ces derniers mots, il s'éloigne et Derek me relâche doucement. Je le regarde d'un air inquisiteur.

-Crois-moi, j'ai mentis pour ton bien. Assure-t-il.

-Bien sûr. M'exaspérais-je en levant les yeux au ciel.

Derek ne tarde pas à m'abandonner. Quand je pense que cette soirée va être très longue, mon regard se pose sur Leïla, une amie que j'ai rencontrée à l'université.

-Hey Casey !, me dit-elle en souriant. Je ne pensais pas que je te trouverais là.

-Je te retourne le compliment.

-Eh oui, tu vois le mec là-haut totale déchiré et bah... c'est mon mec.

-Oh je vois.

-Et toi alors ?

-Oh je suis avec... un ami. Dis-je, me rappelant des instructions de Derek et le désignant d'un vague signe de la main.

-Derek Venturi ?!

-Ouai, tu le connais ?

-Qui ne le connais pas ?, rétorque-t-elle.

Évidemment...

-Tu as couché avec lui ?, me demande-t-elle.

-Quoi ? Non !

-Derek n'a pas d'amie, et quand je dis amie je parle évidemment du nom se terminant par -ie.

-Eh bien, moi je le suis. Rien qu'amie, je t'assure.

-Ouai... répond-elle pas convaincu. On danse ?

Je lui souris et nous avançâmes sur la « piste » de danse. Finalement je m'amuse plutôt bien à cette soirée, je ne me rend même pas compte des heures qui défilent jusqu'à ce que Leïla me montre Derek d'un signe de tête. Incapable de tenir debout, il enchaîne les cascades en tout genre, je pense qu'il est totalement bourré – ou défoncé mais, à choisir, bourré – alors je fais un sourire d'excuse à Leïla et me dirige vers lui. Il est plié de rire par terre lorsque son pote lui lance :

-Hey Casanova, il y a ta nana !

Il relève la tête et rigole de nouveau. En levant les yeux au ciel je lui tend la main.

-On va rentrer.

-Ouai, je crois qu'il vaut mieux. Rit-il d'avantage.

Il prend ma main et je l'aide à se mettre debout. Je suis surprise lorsqu'il passe un bras autour de mon cou mais ne dit rien, de toute façon sans aide il ne pourrait même pas faire un pas. Nous sortons de la maison et sentir une odeur pure, sans fumé, me ravie. Je me dirige vers la voiture de Derek mais il s'arrête.

-On va prendre le bus !

-Quoi ?!

-Je suis peut-être déchiré mais je sais que quand on est déchiré on ne conduit pas. Récite-t-il d'une voix comique.

-Ça t'arrive souvent de rentrer en bus ?

-Euh... chaque fois que j'ai bu donc bah... ouais.

-Et tu fais comment ?

-Bah je reviens le lendemain matin, en bus, pour récupérer ma voiture.

-Eh bien cette fois je vais conduire !

-Hors de question qu'une nana conduise ma voiture, trop de risque.

-Tu crois qu'elle ne risque rien à passer la nuit ici avec une bande de gars totalement déchirés ?

Il semble considérer ma remarque et demande :

-Tu as bus combien de verre ?

-Un seul, celui que tu m'as servis.

-Ok.

Il sort ses clés de sa poche et les déposent dans ma main. On arrive difficilement jusqu'à la portière côté passager et je l'aide à s'installer avant de monter également. Le trajet jusqu'à l'appartement est rapide, seulement 5 minutes, mais Derek n'arrête pas de me regarder ce qui transforme ces 5 minutes en une éternité. Alors qu'on est arrêtés à un feu rouge, je craque :

-Quoi ?!

-Tu es restée.

-Quoi ?

-A la soirée, tu es restée.

-Bien sûr que oui.

-Tu as du cran.

-Ah oui ?

-Toutes les meufs sérieuses avec lesquels je sors, dès qu'elles commencent à parler de sentiments et de relations officielles je les emmènes à une de ces soirées et ça les fait fuir vite fait bien fait.

-Cherchais-tu à me faire fuir ?

-Pas particulièrement, mais je pensais que tu l'aurais fais.

-Eh bien, non !

Je redémarre et il continu de me dévisager.

-Derek, arrête.

-Quoi ?

-De me regarder.

-Je t'ai dis que tu étais magnifique ?

-Oui, tout à l'heure.

-Eh bah c'est encore plus vrai maintenant.

-Ça c'est parce que tu es bourré.

-Absolument pas, déchiré ou pas je sais reconnaître une fille magnifique.

-Attention Derek, deux compliments dans la même soirée je risque de m'y habituer.

Il rit légèrement et dit :

-Je pourrais peut-être m'y habituer aussi.

-J'en doute. Ce n'est pas comme ça entre nous, le mode gentil on connaît pas.

-Et c'est comment alors ?

-Eh bien, tu sais, les cris, les engueulades... tout ça quoi.

-Je pourrais te faire crier d'une autre façon tu sais. Dit-il, avec un regard équivoque.

-DE-REK !

-Ahh je ne pourrais définitivement pas m'en passer de celui-là.

-Je ne parles plus avec toi tant que tu es dans cet état.

-Bah pourquoi ?

-La ferme !