Toute histoire à son commencement, la mienne débute un matin pluvieux de mai. Je suis une mutante, de niveau 4, je maîtrise un des éléments fondateur. : l'eau. Si il y a une chose a savoir sur moi, c'est que je suis dangereuse et pas seulement grâce à ma mutation, mon caractère n'est pas ce qu'on peut appeler des plus faciles.

Je suis arrivée à l'école pour surdouée du Professeur Charles Xavier il y à maintenant trois mois, c'était un jour un peu comme aujourd'hui. J'avais été accueillie par Tornade et son valet de pied Piotr, ce mec la suivait comme un petit toutou. Pour en revenir à la jeune femme, elle était une des seules qui ne m'exaspéraient pas, elle ne joue pas l'hypocrite avec moi. La plupart des élèves de cette école ont mon age, soit 20 ans, mais, leur histoire n'est pas aussi intéressante que la mienne, j'ai réussit à dompter l'indomptable (et vice versa… )

Au commencement de mon histoire, j'étais derrière le bâtiment central, en train de fumer tranquillement, lorsqu'un bruit assourdissant vrombisse et rugisse au dessus de mes oreilles, me rendant pratiquement sourde. Je rabattis ma capuche sur ma tête et m'installai sur un des nombreux bancs qui longeait le mur. La laine de mon long gilet noir était humide, j'expirai la fumée après qu'elle ait pénétrée dans mes poumons, apaisant une fois de plus mes tensions, je croisai mes jambes nues et observai mes doc. Martens noir 20 trous qui les recouvraient jusqu'aux genoux. Des bruits de pas se rapprochèrent, je relevai les yeux et croisai ceux de Tornade et de Logan, ils avaient l'air exténués, derrière eux, il y avait un mec, plutôt mignon, qui les suivait, mais lui il avait la mine plutôt fatigué lui aussi, et une drôle d'expression trônait sur son visage. Lorsque nos regards se croisèrent, j'y vis une flamme si intense que mes yeux me brûlèrent et je du détourner le regard, mes iris bleues ne supportant pas l'ardeur de ses prunelles.

Je redressai ma tête, et fermai les yeux. "Tu fais quoi gamine, t'as l'air d'un chat mouillé." D'un seul regard, toute la pluie qui tombait se rassembla en un seul endroit et lui tomba sur la tête, imbibant le Wolverine. Je me levai, écrasant mon mégot dans le pot de fleur à ma gauche, et me plaçai en face de la serpillière "Et toi d'un chien mouillé maintenant, et en plus, tu as déjà l'odeur naturelle." Je le laissai là, et l'entendis grogner que c'était son dernier cigare.

Une fois dans le bâtiment, je traversai les longs couloirs et me rendit jusqu'à ma chambre. En entrant dans la pièce censée être vide et silencieuse, une surprise de taille m'attendait, et elle était blonde. En effet, une jeune femme sautait partout dans MA chambre, remerciant ses parents de l'avoir accompagnée et je ne sais quoi. Je m'appuyai contre le cadre de la porte, observai la scène quelques instant avant de m'éclipser discrètement. Je me rendis dans la salle de bain, et envoyai mes vêtements en boule dans un coin avant de plonger mon corps dans l'eau brûlante. Je m'occupai rapidement de mes longs cheveux, certes merdique, mais long, puis ressorti de la cabine, je me séchai sommairement avec un linge qui traînait sur le radiateur, et une fois que j'eus ramassé mes affaires, je me dirigeai vers ma chambre, le petit linge cachant a peine ma poitrine et mes parties intimes, mes cheveux cachant le reste. Les personnes que je croisai me regardèrent tous avec un air faussement surpris et indigné, voire choqué, j'entendis vaguement des "elle se pavane encore... Il y a quelque chose qui ne va pas avec cette fille ! Et la couleurs de ses cheveux t'as vu ça ?" Ce à quoi je réagissait comme a chaque fois par un petit sourire, cette façon d'attirer l'attention compensait pour moi le fait que je parle jamais à personne, pas par timidité, mais bien parce que les personnes de cette école de m'intéressaient en rien.

J'arrivai trop vite à ma chambre, et à l'intérieur malheureusement pour moi, la bimbo était toujours là, seule cette fois. Grande, Blonde, sourire plein de dents blanches, forte poitrine, une peu ronde mais les formes lui allaient à ravir. Elle se présenta à moi d'une façon personnelle je suppose " Kya ! Tu dois être Kara ! Ma copine de chambre ! Je m'appelle Cindy ! J'ai 20 ans, comme toi ! oh mon dieu! je suis trop heureuse tu sais ! J'aurais pas voulu avoir une autre fille que toi comme amie ! Au et tu sais, je crois pas les ragots de ce qu'ils dis" " STOOP !" J'avais hurlé. Les yeux écarquillés et la colère au bord des lèvres "Je suis ravie que tu te plaises ici, ceci était notre première conversation et notre de..." et, elle me coupa " Oh oui ! Je suis tellement heureuse " je levai la main devant sa face rosie : "Arrête de me couper ! Et écoute moi bien le moulin à paroles : Ceci est notre première et dernière conversation. On est coloc' pas copines. Tu te démerdes, tu m'adresses pas la parole." Sa face se décomposa et je ramassai mon linge qui gisait au sol et enfilai un boxer et un simple débardeur avant de m'allonger, dos à elle évidement.

Je fus réveillée en pleine nuit, par les sanglots de ma compagne de chambre que j'avais déjà, apparemment, traumatisée. Je maugréai, puis me levai, j'avais soif en plus, j'attrapai mon lecteur de musique et sorti de la chambre. Je traversai les dortoirs silencieux à pas feutré, profitant du silence pratiquement inexistant le jour, et avisant l'absence de foule, j'augmentai le volume de l'appareil et le morceau qui résonna dans mes oreilles me donna envie de danser, la musique marquait le rythme des mouvements de mon bassins que je balançais en marchant, tournant sur moi même, les percussions se répartissait dans tout mon corps, me faisant vibrer, et j'arrivai a la cuisine rapidement, je me servi un soda en continuant de m'agiter. J'avais chaud, j'avalai rapidement ma boisson, et grimpai sur le bar, une barre le traversait en son milieu et elle était parsemée de panier de fruits, que j'ôtai tout aussi rapidement que j'étais montée. J'empoignai la tige de fer et je dansai comme lorsque j'étais adolescente, mouvant mon bassin de façon suggestive, tout en l'ondulant autour de la barre, la chanson "3" de Britney Spears se répercutait dans mes tympans et je m'allongeai sur le bar en soulevant mon bassin, toujours en rythme, ce ne fut que quelques secondes plus tard que je sentis une présence à l'entrée de la pièce, je me retournai vivement, éteignant la musique et arrachant les écouteurs de mes oreilles en avisant la présence de la personne.

Il m'observait, de ses prunelles ardentes, elle semblaient encore plus enflammées que lorsque nous nous étions croisés quelques heures plus tôt, et encore une fois, mon regard ne se détacha des pupilles brunes qu'une fois que je sentis le froid de la pièce s'abattre sur mon corps en sueur, ma poitrine se soulevait au rythme de ma respiration qui ralentissait flegmatiquement. Il se déplaça vers le réfrigérateur, prit une de bière de Logan, la déboucha, et s'installa au bar, au niveau de mon ventre qui était légèrement découvert. Je rabattis mon débardeur et m'installai en tailleur dos au jeune homme.

"T'es bonne." Je me retournai brusquement et le noyai du regard, "T'es qui toi ?" je continuai de le dévisager, sans répondre à aucune de ses questions, trop choquée, fascinée, et envoûtée par l'énigmatique jeune homme qui semblait présentement plus impressionné par ma poitrine que par mes yeux bleus. Je descendis du bar sans décrocher mon regard de celui du beau brun "Et toi, qui es tu ?" Le sale type sorti un zippo, une tête de requin y était dessinée, attachant une certaine ressemblance avec son propriétaire. Il commença à jouer avec, l'ouvrant et l'allumant avec une facilité déconcertante, me laissant bouche bée. Ni lui, ni moi ne répondirent à la question commune et finalement, je pris sa bouteille de bière, et en avalai la moitié et me rapprochai des envoûtantes pupilles "Merci pour le verre beau-gosse."

Après avoir planté l'inconnu au jargon grossier, je retournai dans ma chambre. Ce n'est qu'au milieu du trajet que je me rendis compte que j'avais oublié mon mp3 sur le bar, et j'avais trop de fierté pour retourner la bas. J'abandonnai donc l'idée de retourner le chercher, et m'allongeai dans mon lit, ma super-coloc' dormait à point fermés, et je m'endormis rapidement. Environ trois heures plus tard, je sentis une chaleur inconfortable toucher mon visage, et je fus surprise en ouvrant les yeux de trouver une flamme brûlante contiguë à mon visage.

Et voilà pour le premier chapitre ! A bientôt ! (Reviews pleaaase ! :D)