Chap 2
Lorsque Hermione atterrit dans le salon des Weasley elle put avoir une idée de
l'envergure de son changement physique. La question de Ron donna le ton :
« Qui êtes-vous ? » Demanda-t-il hébété.
« Moi aussi ça me fait plaisir de te revoir Ronald. » Répondit-elle railleusement.
Après le choc les réactions furent très positives et elle se promit de remercier, de façon dissimulée, Rogue pour sa potion collante.
Hermione était arrivée quelques heures avant Harry. Celui-ci serait ramené en voiture par Mr Weasley qui se montra ravi de cette « mission ». Bien sûr celui-ci serait escorté d'une demi-douzaine d'aurors. Hermione s'amusait à imaginer huit sorciers habillés moldus aussi bien qu'à la coupe du monde de Quidditch, vagabondant dans le métro, Maugré Fol Œil en tête de file avec son lobe tournant dans tous les sens.
Imaginer la tête des Dursley était encore plus réjouissant, vraiment c'était bien dommage qu'elle n'ait pas le droit de les accompagner.
Elle décida d'attendre le lendemain pour raconter à Mr Weasley sa rencontre accidentelle avec les Malefoy. Il ne servait à rien d'inquiéter Harry le jour de son anniversaire alors qu'il avait déjà un poids si lourd à assumer.
Pendant la mission secours-Potter la fête s'organisa dans la maison. Il y aurait les Weasley, Hagrid, Tonks, Remus, Maugré et Mondingus.
La mère de Ron se demandait bien ce que Mondingus venait faire à la fête d'anniversaire de Harry, il jura que c'était pour sa protection, la vérité était qu'il n'aurait jamais manqué un festin à l'œil.
Fred et Georges terminaient en haut dans leur chambre leur cadeau. Ginny et mère Weasley préparaient le gâteau pendant que Ron et Hermione mettaient en place la décoration. Ron ne cessait de contempler Hermione comme si elle était la 8ème merveille du monde et devenait aussi maladroit que Neville. Cela flatta l'ego de la griffondor même si elle n'y laissa rien paraître.
Une heure plus tard, la pièce principale était orné d'une banderole JOYEUX ANNIVERSAIRE RIRY (Ginny avait insisté) qui flottait dans les airs, de cotillons partant dans tous les sens puis qui disparaissaient, et de mini feux d'artifices aux coins de la salle. Le gâteau était soigneusement caché et les cadeaux soigneusement mis en évidence.
Un instant après, Harry arriva avec sa troupe de convives. Cela réchauffa le cœur de Hermione de le voir si heureux. Harry méritait cette fête, depuis la mort de Sirius il n'était plus que l'ombre de lui-même, cela se sentait dans ses lettres et il avait affreusement maigri, il était tant qu'il profite de nouveau de la vie.
« Joyeux anniversaire Harry », salua Hermione.
Le survivant resta sous le choc, tétanisé. Il ne fut pas le seul, Hagrid et Remus ne bougeaient pas non plus. Ce fut en définitif Tonks qui prit la parole.
« Hermione !! Ce que tu as grandi !! Et tes cheveux c'est... Tu es splendide. »
« Merci. Mais ne vous occupez pas de moi, c'est l'anniversaire de Harry aujourd'hui. »
La phrase réveilla le dénommé qui la prit dans ses bras puis alla saluer son meilleur ami et la famille Weasley.
Après un repas royal qui aurait fait tenir un bataillon pendant un mois vint le gâteau, tout aussi gargantuesque. Hermione se demanda si Harry aurait la force d'ouvrir ses cadeaux vu la quantité qu'ils avaient ingurgités et l'état de leurs estomacs. En vérité rien n'aurait pu empêcher à Harry d'ouvrir ses cadeaux. Bien que cela faisait 6 ans qu'il en recevait il restait traumatisé de son enfance et plus que personne comprenait la symbolique de cette fête.
La grande majorité des cadeaux furent liés au Quidditch. Exception fut du cadeau de Remus ; le loup garou lui dit de l'ouvrir plus tard et de le garder précieusement. Ron et Hermione ne purent rien tirer de Harry sur la contenance du paquet. Les jumeaux Weasley lui offrirent leur nouvelle spécialité (tout juste sorti des fourneaux) : le tourniquet fou.
Hermione pâlit en voyant la dernière invention, vraiment son année de préfète allait être difficile.
C'était une sorte de petite toupie qui lancée tournait en des directions indéterminées et dès qu'elle atteignait quelqu'un elle le faisait 'tournoyer' jusqu'à ce qu'il tombe.
Le caractère indéterminé faisait que même la personne qui avait lancé le tourniquet pouvait en devenir la cible.
« Une petite partie ? Proposa malicieusement Fred (ou Georges.. ?) »
Il lança l'objet qui se mit à faire des petits cercles. Leur mère était folle de rage et scrutait la toupie comme s'il s'agissait d'une hideuse souris. Ginny fut la première à valdinguer, suivie de près par Georges qui prit un plaisir masochiste à tenter au maximum de tenir sur l'objet, puis vint le tour de Harry qui fit preuve d'une grande adresse mais tomba lui aussi finalement. Mère Weasley jetait des stupefix sur l'objet et divers sorts d'entrave mais rien n'y faisait. Quand l'objet s'approcha de Fol Œil il alla jusqu'à y jeter des sorts impardonnables mais rien à faire il se retrouva lui aussi à tournoyer fiévreusement puis à tomber. A l'instant où l'œil de verre de Maugré fusilla Fred sur place celui-ci comprit que le jeu devait se finir.
« Rit, rit petit canari. »
La phrase-incantation arrêta l'otni (objet tournant non identifié).
« Fabuleux ! » S'extasia Harry.
« La phrase qui l'arrête est programmée par le possesseur du tourniquet fou. Ca va faire un malheur à Poudlard. »
« Et si un certain Néville en possédait un et oubliait la formule ? » Interrogea Hermione.
« Eh bien, dit Georges, roulez jeunesse ! »
La plaisanterie ne sembla pas au goût de la mère des jumeaux. Elle mit fin, courtoisement, à la fête.
ooOoo
Ce soir-là Ginny et Hermione passèrent leur soirée sous la couette à parler de maquillage et de tenues. La préfète se surprit à supporter et même à apprécier une discussion aussi dérisoire.
Le lendemain elle raconta son aventure au Terracio Hôtel. Mr Weasley lui dit de ne pas s'inquiéter, Malefoy était extrêmement surveillé. Il ne reconnut cependant pas l'inconnu à la description de Hermione.
Trois semaines se passèrent. Trois semaines heureuses. Hermione avait allégé son programme de révision (après des heures de dispute avec Ron) et profitait de ce temps libre pour aller se baigner à la rivière avec ses amis, encourager Ginny au Quidditch qui avait fait d'énormes progrès, et tenter coûte que coûte de garder Harry parmi eux.
L'état de son ami la préoccupait. Il cachait son mal-être mais plusieurs fois dans la journée ses yeux étaient éteints comme si plus rien ne comptait.
ooOoo
Ce matin, une semaine avant la rentrée, les résultats des BUSE arrivèrent chez les Weasley. Les garçons tremblaient comme des feuilles et n'osaient ouvrir les lettres alors que Hermione s'était jetée sur le morceau de papier et avait bu le parchemin comme si c'était la Bible.
« Optimal PARTOUT !! » Hurla la jeune fille. « Et en plus je suis préfète-en-chef !! »
« Je croyais que seuls les 7è années pouvaient être préfet-en-chef », maugréa Ron furieux de l'état extatique de son amie.
« Sache Ron que si tu ouvrais ta lettre tu saurais déjà que Dumbledore a changé le système. A présent il y a deux préfets-en-chef en 7è année et deux en 6è année ; apparemment c'est une mesure de protection... »
Inutile d'expliquer la signification de ce mot. Leur directeur avait jugé plus sage d'augmenter le nombre d'élèves pour les gardes de nuit, les professeurs aussi allaient aider à la tâche de Rusard. Il ne s'agissait plus seulement de punir les petits farceurs et 'somnambules' mais de veiller à protéger les lieux.
« Mais ouvrez donc ces lettres ! » Hurla mère Weasley. Celle-ci était proche de l'apoplexie tant elle attendait les résultats de son fils.
Ron était absorbé par la couleur de la lettre, Harry aussi.
« Et si je te donnais la mienne et toi la tienne. Ca serait sûrement moins dur de l'entendre, je n'ai vraiment pas envie de la lire. »
Harry accepta la proposition.
Leurs notes étaient très encourageantes. Harry avait bien sûr la note optimale en défense contre les forces du mal et aussi en soins aux créatures magiques. Il n'avait pas réussi sa BUSE en divination, cela ne l'étonna pas vu son carnage lors de l'examen. Ron n'avait pas d'optimal mais deux efforts exceptionnels dans les mêmes matières et avait aussi raté la divination.
Hermione se dit que ses efforts n'avaient pas été vains, ils s'en étaient bien tirés.
La mère de Ron manqua de l'étouffer de bonheur. Pendant son calvaire, Ginny susurra à Harry qu'elle ferait exprès de manquer ses BUSE pour éviter ces infâmes embrassades. Il l'approuva d'un signe de tête.
Cette soirée fut marquée d'une nouvelle fête.
Toute la maisonnée s'endormit profondément lorsque les festivités se terminèrent à minuit. La toupie avait fait des ravages sur leur fatigue.
Hermione elle ne s'endormit pas tout de suite. Elle avait pris un peu de retard. Elle révisa au clair de lune sur le bureau en face de la fenêtre dans la chambre de Ginny. Celle-ci dormait trop pour s'en apercevoir et stopper le travail de la nouvelle préfète-en-chef.
Une lueur bleue au dehors attira son attention. C'était étrange, on aurait dit un animal transparent. Elle fit plus attention et remarqua Harry, il faisait gambader son patronus.
Elle descendit le rejoindre.
« Coucou Harry. »
Le patronus disparut. Le jeune homme avait reçu l'autorisation par le ministère de faire usage de sa magie en dehors de Poudlard.
Hermione vint s'asseoir à côté de lui, regardant au loin.
« Moi aussi il me manque. »
Harry était renfermé sur lui-même, aucun son ne sortait de sa bouche. Il restait fixé à l'horizon, ses yeux émeraude dans le vide.
« Tu as envie d'en parler ? »
Après tout elle ne pouvait pas obliger son ami à lui parler. Elle devait respecter son silence.
Pour toute réponse il se laissa tomber sur ses genoux. Hermione lui caressa ses cheveux de manière matérielle. Inconsciemment elle essayait de les coiffer. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes avant qu'un son ne s'échappe du survivant.
« En fait », murmura Harry, « je ne le connaissais pas. »
« Je n'ai pas pris le temps de le connaître. J'aurai dû tout faire pour le voir le plus possible ces deux dernières années, mais au lieu de ça j'ai fait renaître un monstre et j'ai vécu ma petite vie d'adolescent égoïste. »
« Harry... » Murmura Hermione. « Ce n'est pas ta faute. Tu ne pouvais pas savoir. Personne n'aurait pu dire ce qui allait se passer. »
« J'aurai dû le sauver », sanglota-t-il.
Hermione serra Harry dans ses bras. Elle versa des larmes, elle se sentait aussi fautive que lui. Néanmoins ce n'était pas la même chose. Harry lui avait perdu sa famille une seconde fois.
« Tu sais Hermione. La prophétie dit que seul l'un de nous deux survivra, soit moi, soit Voldemort. »
« Harry tu vivras, j'en suis persuadée. Ce n'est pas pour rien qu'une telle prophétie existe. Je ne sais pas comment mais tu vaincras Vol...demort. »
« Je pensais que tu ne croyais pas aux prophéties et à toutes ces superstitions débiles. » Sourit Harry.
« Harry, je suis une sorcière ! Des milliards de personnes ne croient pas à l'existence des sorciers alors je peux bien faire quelques entraves à ma logique. »
Harry acquiesça.
Elle avait réussi à lui redonner le moral pour quelques temps. Pour cela Harry l'embrassa. Il posa ses lèvres sur les siennes puis repartit en direction de la maison.
« C'est juste pour te remercier de ton amitié. » Expliqua-t-il.
C'était inutile. Hermione l'avait bien compris.
Elle dormit paisiblement cette nuit-là.
A suivre...
Me tapez pas ! Me tapez pas ! C'est bien un Drago/Hermione.
Pour la petite histoire j'ai été trop triste que Sirius meure. J'en ai même pleuré. Donc je voulais parler de lui pendant un chapitre.
Bon, sur cette note d'espoir passons au chapitre suivant.
Reviews,
Reviews,
Reviews,
Reviews,
Reviews.
