Un jour, alors que Shouyou organisait les préparatifs de la prochaine réception qui aurait lieu au manoir Tsukishima pour les fiançailles d'Akiteru-sama avec Saeko-san, ce dernier ayant fait récemment sa demande, Kei prenait tranquillement le thé dans le jardin tout en lisant un livre quand un bruit dans les buissons l'alerta. Intriguée, la blonde se leva afin de savoir de quoi il s'agissait quand quelqu'un l'assomma par derrière pour la ligoter et la transporter rapidement jusqu'à une calèche située non loin du manoir...
..."Shouyou-sama!" La rousse leva les yeux vers le domestique qui avait ouvert brutalement la porte de son cabinet. "Kei-sama a été...enlevée, ajouta-t-il en haletant avec une feuille de papier à la main, essoufflé par la course qu'il venait de faire, on a laissé un message sur la table où elle prenait son thé. J'ai préféré vous le donner vu qu'Akiteru-sama est absent pour affaires et...
- Quoi!?, cria-t-elle en se levant brusquement pour prendre le message des mains de ce dernier.
Le serviteur n'eut pas le temps de répondre que Bokuto arriva dans la pièce en s'écriant joyeusement : "Hey!Hey!Hey! Chibi-chan, Tsukki est là? Ben, qu'est-ce qu'il y a?, demanda-t-il en voyant le visage de la rousse s'assombrir lorsqu'elle lut la feuille. "Votre soeur sera recluse dans ma résidence jusqu'à ce que vous acceptez notre mariage."
- Bokuto-san, Akaashi-san est avec toi?
- Oui, pourquoi?"
Shouyou réfléchit. Kei pouvait très bien se défendre elle-même mais le manoir Ushijima était connu pour être très bien gardé. De même qu'elle ne pouvait pas rentrer en tant que servante, le comte Wakatoshi la reconnaitrait trop facilement.
Elle aurait besoin d'aide et même si Tobio lui venait à l'esprit, elle ne connaissait malheureusement qu'une seule personne capable d'entrer facilement chez Ushijima sans que celui-ci le dénigre sur son ascendance. "Kei a été enlevée par le baron Ushijima, expliqua-t-elle alors à Bokuto, et j'aurais besoin de quelqu'un capable de veiller sur Akiteru-sama le temps que je vienne la sauver.
- Akaashi s'en chargera, la rassura Bokuto, par contre, j'irai avec toi et je vais réduire cet Ushijima en charpie pour avoir enlevé Tsukki, crois-moi.
- Merci, Bokuto-san, déclara Shouyou avec un petit sourire. Kei s'était un peu plus ouverte depuis qu'elle fréquentait le jeune duc et il lui arrivait de s'appréter davantage quand il venait et de sourire à son contact. "Bien, poursuivit-elle avec détermination, mais nous allons d'abord faire un saut au manoir Oikawa, je t'expliquerai pourquoi sur le chemin."
Manoir des Oikawa, ancienne propriété des Hinata, antichambre de Tooru :
Tooru sirotait tranquillement le thé que lui avait servi sa si chère Iwa-chan en évitant le retard peu amène que lui lançait Tobio-chan qui était en train de jouer aux cartes avec lui. "Tu m'en veux encore pour Chibi-chan?, soupira-t-il en posant la tasse en porcelaine, cela fait quatre ans que cette histoire s'est passée, tu sais? Et puis, tu devrais être content, non? Tu peux la courtiser comme bon t'en semble."
Tobio le fusilla du regard comme il s'y attendait. Son cousin lui faisait aussi pression afin qu'il rende la propriété et la fortune à la famille Hinata mais malheureusement pour lui, il n'avait pas voix au chapitre. Sa relation avec Shouyou, ce simulacre d'amour, n'était que le fruit du plan qu'avait élaboré son père, un duc alors au bord de la ruine.
Sa grande soeur était décédée des suites d'une longue maladie et en se fiançant à Shouyou, Tooru avait fait diversion le temps que son père falsifie les documents pour s'emparer des biens de celle qui aurait dû être sa promise. Le brun ne niait pas qu'il se sentait coupable d'avoir fait souffrir une jeune fille si innocente. Le regard à la fois mortifié et haineux qu'elle lui avait jeté lorsqu'il lui avait avoué la vérité le hantait encore et, il se l'avouait, le fait de l'avoir vue à la soirée organisée par Sawa-chan en train de danser avec Tobio-chan l'avait rassuré.
De même que la soeur du comte Tsukishima avait l'air de veiller sur elle. S'il avait été réellement amoureux de Shouyou, cela n'aurait causé aucun problème mais son coeur appartenait à celle qui fut la gouvernante de sa famille, de même que son amie d'enfance. Hagino lui avait plusieurs fois demandé de réparer ses fautes mais avec son père comment pouvait-il faire?
L'arrivée de cette dernière le coupa de ses pensées moroses : "Tooru-sama, le duc Bokuto souhaite te voir et il n'est pas seul. Hinata-sama est avec lui et je te conseille vivement de lui parler." Tooru déglutit face aux prunelles vertes qui l'intimaient de faire ce qu'elle lui disait au point qu'il ne fut plus concentré à admirer la beauté de sa servante, vêtue d'un simple kimono bleu marine et d'un tablier en dentelle blanc qui disdimulait de moins en moins son ventre rond. Tooru allait être père et il souhaitait vraiment arranger les choses, sinon, il ne pourrait pas voir son enfant enbface."D'accord, Hagino, répondit-il en soupirant tout en se levant pour embrasser tendrement le front de son aimée, je vais le faire."
Tobio s'était levé à la mension de nom de Hinata et décida de le suivre pour retrouver dans le vestibule la jeune fille au visage bien déterminé accompagnée en effet du duc Bokuto. Tooru se sentit soudainement mal à l'aise en faisant face à Shouyou. Durant ces quatre années, la rousse avait pris de l'assurance et elle semblait beaucoup moins ingénue, plus dure même. Cela dit, tout était de sa faute. "Bonjour, Chibi-ch...Je veux dire, Hinata, salua-t-il nerveusement, que me veut l'honneur de ta visite?
- Kei a été enlevée par le baron Ushijima et tu vas me servir de porte d'entrée, déclara Shouyou en posant des mains sur les hanches, je ne peux pas y aller comme ça vu que je ne suis qu'une vulgaire domestique, Tooru accusa le coup, et Ushiwaka te considère comme un ami donc tu seras un bon appât. De toute manière, tu me dois bien ça, non?"
Tooru fut sidéré de l'aplomb qu'avait mis la jeune fille pour lui dire tout ça. "D'accord, déclara-t-il en soupirant, allons-y tous les...
-...Je vais avec vous, déclara Tobio derrière eux, il est hors de question que je te laisse seul avec Hinata.
- Ce n'est pas grave, Kageyama-san, le rassura Shouyou en lui tapotant gentiment le bras, de toute manière, Bokuto-san sera avec nous.
- Je ne veux pas qu'il t'arrive du mal, déclara le noiraud en toute franchise tout en lui prenant les mains, donc je vous accompagnerai."
Shouyou fut touchée par la détermination qu'elle lisait dans les iris océans. Le baron Kageyama souhaitait vraiment la protéger, même si elle pouvait se débrouiller toute seule. Ils avaient tous deux appris à se connaitre lors de ses visites au manoir de Kei et elle ne niait pas qu'elle avait été séduite par sa droiture et sa volonté de bien faire, sans oublier cette adorable innocence qu'il laissait transparaitre par moments. "C'est d'accord, fit Shouyou en souriant, maintenant en route."
Le trajet dans la calèche fut extrêmelent tendu avec un Bokuto mal à l'aise à coté d'un Kageyama en train de fusiller Oikawa du regard tandis que ce dernier se triturait les doigts avant de parler sérieusement à Shouyou qui fut assise à coté de lui en train de regarder la fenêtre avec inquiétude. "Hinata, je suis désolé, murmura-t-il en baissant les yeux.
Shouyou se retourna en lui lançant un regard à la fois méfiant et interrogateur. "Je sais que ce que je vais te dire est déplacé de ma part, poursuivit Tooru, mais si j'ai fait ça, c'était pour sauver ma famille de la ruine. Je m'en suis toujours voulu d'avoir joué avec tes sentiments et causé tous ces problèmes alors pardonne-moi."
La rousse pouvait lire de la culpabilité dans les iris chocolat. Elle pouvait le fustiger, là, maintenant pour lui avoir fait tant de mal mais elle avait autre chose à faire. Tobio et Koutarou restèrent là à écouter la conversation malgré eux, inquiets de la tournure que celle-ci allait prendre."Tu as de la chance que j'ai décidé de passer à autre chose et que j'ai des amis qui ont toujours été là pour moi, lui répondit-t-elle alors, je ne suis plus la jeune fille naive de seize ans et je mets ça sur le compte de passé.
- Alors, fit Tooru en levant les yeux, je suis pardon...SLAP!" Une main percuta rapidement sa joue au point qu'il en ressentit une vive douleur sous l'oeil à la fois surpris et effrayé de Kageyama et Bokuto.
- Là, nous sommes quittes, déclara Shouyou avec un grand sourire avant d'ajouter, je crois que nous sommes arrivés."
Ils descendirent tous de la calèche, Tooru se remettant petit-à-petit de la gifle que Shouyou lui avait assené. Comme prévu, ils partirent en direction du manoir Ushijima où Oikawa se présenta au majordome, un homme nommé Oohira, pendant que Kageyama, Hinata et Bokuto rentrèrent par une autre entrée que Tooru leur avait indiqué peu avant de partir en calèche.
Pendant ce temps, Kei s'éveilla dans une chambre et découvrit en soulevant les pans de son kimono vert d'eau que ses chevilles étaient enchainées. Elle se souvint d'avoir été assommée dans le jardin puis...On m'a enlevée. Et elle savait très bien qui était le coupable. La porte s'ouvrit sur une servante vêtue d'un costume de soubrette aux longs cheveux rouges dont les franges étaient retenues par un bandeau noir.
Son visage avait un je ne sais quoi d'horrifique."Voici de quoi manger, Tsukishima-san, lui dit-elle en lui apportant un plateau où se trouvait une part de fraisier et une tasse de thé, Wakatoshi-sama connait vos gouts et m'a demandée de vous servir en fonction.
- Vous savez que votre maitre fait une grave erreur en me capturant, mademoiselle...
- ...Satori, fit la servante en la regardant d'un air désolé, et pardonnez Wakatoshi pour son attitude. Contrairement à ce que tout le monde pense, c'est un homme bon. Il a même été d'accord pour engager une personne aussi disgracieuse que moi à son service, poursuivit-elle avec un petit rire amer, c'est juste que son père lui fait pression afin de posséder les terres de votre frère.
Comme Oikawa-san avec Shouyou. "Merci de m'avoir éclairée sur les motivations d'Ushijima-san, Satori-san." Satori lui fit une petite courbette en déclarant : "Je vais me retirer. Je suis désolée de vous maintenir captive de cette manière mais ainsi en a décidé Wakatoshi-sama mais ne vous inquiétez pas, tout va s'arranger."
Kei hocha la tête silencieusement bien qu'elle fut dubitative à ce sujet et la laissa partir tout en regardant les chaines. Elles n'avaient pas l'air très solides donc autant prendre une petite collation avant de s'évader quoique connaissant Shouyou, elle risque de rappliquer illico presto pour la libérer et vu le grabuge qu'elle entendit depuis les couloirs quelques instants plus tard, c'était le cas.
Shouyou, Tobio et Koutarou furent en train d'arpenter les couloirs quand une servante à la longue chevelure noire les appréhenda accompagné d'un jeune homme aux cheveux courts à la teinte chatain : "Que faites-vous ici?, leur demanda-t-elle avec méfiance, Wakatoshi-sama n'a reçu qu'un seul invité.
- Je suis venue libérée ma maitresse que vous avez capturé, répondit Shouyou en se mettant en position de combat, je sais qu'elle est là.
- Et nous ne partirons pas avant de l'avoir retrouvée, ajouta Koutarou en faisant de même, quitte à vous battre contre vous.
- Tu as entendu ça, Kenjirou?, se moqua la domestique, ils croient qu'ils ont une chance. Ecoutez, j'ai beau être une femme, je suis une des meilleures martialistes de la ville donc rendez vous tout de suite.
- Bokuto-san, demanda Shouyou en s'agenouillant, Kei doit être dans une des chambres, va la chercher. Tobio et moi, on s'occupe d'eux, si cela ne vous dérange pas, ajouta-t-elle à l'adresse du noiraud qui rougit légèrement à l'annonce de son prénom.
- Non, fit Tobio en se positionnant à son tour, et puis j'ai bien envie de voir ce que cela donne quand on combat ensemble.
- Ok, Chibi-chan, affirma Bokuto avec un grand sourire, hey!Hey!Hey! Tiens bon, mon ange, j'arrive!"
Goshiki n'eut pas le temps de le poursuivre quand la rousse lui sauta dessus en sortant deux couteaux de ses jambières pour la maintenir au sol en les plantant sur les épaulettes de l'uniforme de celle-ci. "Voilà, comme ça tu ne peux plus bouger."
Shirabu fut à son tour assommé par Kageyama qui évita le coup de poing que celui-ci lui donna avec aisance pour mieux lui assené un petit coup sur la nuque sous l'oeil ébahi de Shouyou dont le regard pétilla d'admiration. "Ouaaah, tu es trop cool, Tobio!"
Celui-ci se sentit à la fois confus et rougissant. Il ne savait plus quoi dire si ce n'était : "Euh toi aussi, tu te débrouilles bien."
L'adorable sourire que lui adressa ensuite Shouyou lui fit fondre le coeur.
Au même moment, Koutarou trouva enfin la chambre où fut maintenue captive Kei et fut surpris de voir celle-ci assise près d'un lit, en train de siroter tranquillement un thé. "Ça va, Tsukki?, s'inquiéta-t-il en s'agenouillant près d'elle, mais ils t'ont enchainée!
- Ce sont juste mes chevilles, soupira la blonde en posant sa tasse, et je suis étonnée de te voir ici. Je pensais voir Shouyou.
- Chibi-chan est en train de maitriser les gardes d'Ushiwaka avec Kageyama, lui expliqua Koutarou en esseyant d'enlever les chaines, et Oikawa est en train de faire diversion le temps qu'on te libère. Je suis venu avec elle car je n'ai pas supporté l'idée que ce foutu baron t'emprisonne. Hors de question qu'il coupe les ailes de mon ange."
Shouyou est donc venue chez Oikawa afin de me libérer. Cette attention la touchait autant que ce que venait de lui dire Koutarou bien qu'elle n'eut rien d'un ange. Elle sortit son éventail de son obi. "Peux-tu t'écarter un peu que je me débarasse de ces chaines?"
Le duc se demandait pourquoi elle lui demandait ça quand il vit de fines lames tranchantes sortir de son éventail après qu'il eut été déployé. "Heureusement que je les ai bien affutées dernièrement." Kei en profita alors pour trancher les chaines avec une facilité déconcertante avant d'appuyer légèrement sur le manche de l'éventail pour les rétracter. C'était pour cette raison qu'elle ne sortait jamais sans un éventail et elle se félicitait d'avoir réussi à restaurer une arme aussi ingénieuse.
Bokuto en fut d'ailleurs ébahi et la fixait totalement bouche-bée. "Qu'y a-t-il?, questionna Kei une fois levée.
- Epouse-moi, répondit Koutarou face à tant de beauté et de grâce mortelle.
La blonde cacha son visage derrière son éventail avec un petit rire. Elle ne cacha pas qu'elle trouvait le comportement un brin maladroit de Koutarou amusant et mignon. "Nous verrons ça plus tard, murmura-t-elle en baissant la tête pour lui embrasser tendrement les lèvres en chuchotant, Koutarou-san."
C'en fut trop pour Bokuto qui se mit à rougir comme une pivoine, ce qui l'amusa d'emblée. Peut-être devrait-elle le taquiner de cette manière bien subtile plus souvent mais avant..."Allons rejoindre Shouyou.
- Euh oui!, se reprit Bokuto. Tsukki lui faisait vraiment perdre ses moyens mais au fond, il adorait ça.
Tooru accepta le thé que lui tendit un domestique en hochant la tête en guise de remerciement. "Alors, comment se porte le comté?, demanda Wakatoshi en buvant le sien. Bien qu'il ne cautionnait pas ce qu'avait fait Oikawa pour obtenir la fortune qu'il possédait maintenant, Wakatoshi se disait qu'il était dans le même bâteau et face à son père qui l'avait gardé en dépit qu'il fut le fils d'une de ses nombreuses maitresses, il ne pouvait rien y faire. Tooru s'apprétait à répondre quand Satori arriva dans le boudoir où ils se trouvaient : "Notre invitée se porte-t-elle bien, Tendou?
- Je crains qu'elle soit partie Wakatoshi-sama, répondit Satori avant de poursuivre rapidement, je sais que de vous parler ainsi relève de l'irrespect et que j'aurais du vous le dire il y a longremps, mais il vaut mieux que vous revenez sur votre décision. Vous avez toujours le choix et vous pouvez très bien vous passer de la fortune de votre père étant donné vos compétences plus qu'honorables. Ne rendez pas Tsukishima-sama ainsi que vous-même malheureux pour faire plaisir à votre père, cela n'en vaut pas la peine. Je serai là pour vous soutenir."
Wakatoshi se leva pour faire face à sa servante. Tendou était la fille d'une duchesse qui l'avait rejetée en la jugeant indigne d'être mariée car "trop disgracieuse" et elle avait préféré la mettre à son service dans l'espoir qu'un jour, il l'épouserait. Wakatoshi en était tombé amoureux bien sûr et peu importe les sinistres plans de la mère de cette dernière, il avait voulu se marier avec elle sauf que son père convoitait le domaine des Tsukishima qui fut plus grand et l'avait forcé à courtiser la soeur du comte, une jeune fille certes intelligente mais pas à son goût.
Wakatoshi avait alors décidé de taire son amour envers Satori pour lui obèir mais maintenant, il voyait combien elle souffrait de son choix. "Pardonne-moi, Satori, murmura-t-il en la prenant dans ses bras, j'ai été bien égoiste."
Satori se raidait, surprise avant de rendre son étreinte. Wakatoshi-sama l'avait toujours considérée avec respect et, petit-à-petit, ils s'étaient mis à s'aimer. Rien que le fait de l'entendre s'excuser lui mit du baume au coeur. Tooru se leva puis quitta les lieux en les laissant tranquille, un rictus bien triste aux lèvres. Lui aussi aurait du écouter les paroles de sa bien-aimée Hagino à l'époque mais il avait bêtement suivi les ordres de son père et il ne savait pas comment...Ah si, il savait.
Le brun marcha dans le vestibule pour voir Chibi-chan, Tobio-chan, Kei-chan et Bokuto le rejoindre. "Ushiwaka-chan ne te harcèlera plus Kei-chan, lui expliqua-t-il, Satori-chan s'est chargée de lui remettre les pendules à l'heure.
- Je vois, fit Kei en poussant un soupir de soulagement. Elle comprit ce qu'avait voulu dire Satori par "tout va s'arranger". "Je pense qu'il est temps de rentrer, déclara-t-elle en rangeant son éventail, je vous invite au manoir pour prendre une petite collation quant à toi, Shouyou, tu as quartier libre.
- Ouaiiis!, s'écria la jeune fille, je vais pouvoir finir ton furisode pour les fiançailles d'Akiteru-sama.
- Je peux voir comment tu le fabriques?, demanda alors Kageyama un peu trop vivement à cause de sa timidité.
- Bien sûr, répondit joyeusement Shouyou, je dois m'occuper des motifs. Par contre, il va falloir que je te passe un kimono afin que tu ne te salisses pas à cause de l'encre.
- Pas de problème."
Kei fut attendrie de les voir s'entendre aussi bien, néanmoins, elle le cacha en dissimulant son visage derrière son éventail, ce que Bokuto remarqua. Il lui prit alors la main en lui murmurant à l'oreille : "Tu es mignonne quand tu es gênée, Tsukki." La blonde le toisa d'abord avec froideur, énervée d'avoir été découverte avant de se radoucir en croisant le regard à la fois effrayé et tout penaud de Koutarou. "Je déteste qu'on me perce à jour, lui dit-elle en remettant son éventail dans son obi, mais je vais faire une exception pour toi, ajouta-t-elle en lui plantant un baiser sur la joue lorsqu'ils furent sur le point de rentrer dans la calèche.
Bokuto eut le visage tout rouge durant tout le trajet.
L'affaire de l'enlèvement fut donc vite réglée, Ushijima décidant de renoncer à épouser Kei. Akiteru put donc fêter ses fiançailles tranquilles où les amis de sa soeur furent conviés. La blonde avait mis le furisode fabriqué par Shouyou à l'occasion qui fut violet et décorée de fleurs dorées. "Je suis contente de l'avoir si bien réussi, se félicita Shouyou en l'aidant à nouer le obi noir, tu es jolie comme ça.
- Justement, fit Kei avec un petit sourire, ta robe de bal est aussi terminée. Elle est sur le mannequin." Elle avait passé ces derniers jours à la faire le soir dans sa chambre sans que sa servante ne le remarque.
La rousse se retourna pour en effet voir une robe de bal verte d'eau à manches longues décorée de petites dorures argentées au niveau des plis et des manches. "Elle est magnifique, s'émerveilla-t-elle, merci Kei.
- C'est normal, répondit la blonde en reprenant contenance, tu es toujours là pour moi, après tout. Depêche-toi de te changer avant que les invités n'arrivent."
Shouyou lui offrit un grand sourire et commença alors à se préparer, Kei l'aidant pour le maquillage.
La soirée fut ensuite très animée, Ryouko et sa grande soeur mettant l'ambiance la plupart du temps tandis que Kei discutait un peu avec Akiteru. Puis Tetsumi l'accapara un peu. "Au fait, ça me fait penser que je vais aussi me fiancer avec Daichi et Yakkun aussi a trouvé quelqu'un apparemment, dit-elle en désignant ce dernier qui bavardait joyeusement avec Nishinoya. Et toi avec Bokuto, où cela en est?"
Kei se posait la même question. Bokuto-san n'était pas venu la voir ces derniers temps et cela l'inquiétait quand même. Avait-il renoncer à..." Tsukki?" La blonde baissa les yeux pour rencontrer à sa grande surprise, Yamaguchi et sa femme, Hitoka qui lui adressèrent un sourire timide. "Je vais vous laisser, déclara la comtesse Kuroo, et voir si je ne trouve pas le hibou de service." Tsukki avait déjà souffert d'un amour à sens unique et elle ne souhaitait pas qu'elle eut encore le coeur brisé.
"Bonsoir Yamaguchi, salua alors Kei en faisant une légère courbette, Hitoka-sama.
- Euh bonsoir, Tsukishima-sama, bafouilla Hitoka, comment allez-vous?
- J'ai entendu parler de l'enlèvement, expliqua Tadashi, la mine un peu rembrunie.
- Tout s'est bien terminé et Ushijima ne m'a fait aucun mal, le rassura Kei, et vous? Comment allez-vous?
- Hitoka et moi attendons un heureux événement, répondit Yamaguchi, la joie se lisant dans son visage, et nous aimerions que tu sois sa marraine."
En temps normal, Kei aurait eu le ressenti amer suite à ce genre d'annonce venant de son ami d'enfance mais maintenant, elle se sentait plus sereine et elle était heureuse pour eux. "Cela sera avec grand plaisir, déclara-t-elle avant que des petits cris d'émerveillement attirèrent son attention. Elle en comprit vite la raison en voyant Shouyou entamer une valse avec Kageyama dans l'espace réservé aux dances. On dirait vraiment un prince et sa princesse.
Tobio contempla sa partenaire pendant qu'ils tournoyèrent, n'ayant cure des regards autour d'eux. Il adorait danser avec elle, cela lui donnait l'impression qu'ils s'envolaient tous les deux et il ne put détacher son regard du visage souriant qui rayonnait dans la pièce tout comme il la trouvait éblouissante dans cette robe verte qui réhaussait l'éclat de sa longue chevelure rousse. Le noiraud voulut se déclarer mais en privé. "Retirons-nous autre part, murmura-t-il à l'oreille de Shouyou qui s'arrêta de danser. Surtout qu'il avait aussi de bonnes nouvelles à lui annoncer.
Shouyou hocha la tête puis se laissa guider jusqu'au balcon situé assez loin de la salle de bal où ils purent bavarder à l'abri des regards. La jeune fille attendit donc qu'il parle : " Bon, tout d'abord, je tenais à t'annoncer qu'Oikawa-san a rendu la fortune de ta famille à ta mère ainsi que votre titre de noblesse." Son cousin lui avait déclaré qu'il ne souhaitait plus faire partie de la haute et couler des jours heureux auprès de celle qu'il aimait maintenant, peu importe ce que dirait son père. De toute façon, Tooru lui avait confié qu'il s'occupait des exportations de produits locaux à l'étranger, ce qui fut pour lui une affaire florissante.
"Rends Shouyou heureuse. Elle le mérite, lui avait-il aussi dit.
Pour Shouyou, ce fut une occasion inespérée pour sa mère et sa soeur de vivre dans de meilleurs conditions. "Je...Je ne sais pas quoi dire, balbutia-t-elle, les larmes aux yeux, à part que je suis super contente.
- Et ce n'est pas tout, murmura Tobio en se rapprochant d'elle pour enlever délicatement les larmes présentes sur ses joues du pouce, je..., il prit une longue inspiration, je suis passé voir ta mère ce matin pour lui demander l'autorisation de te...demander en mariage, poursuivit-il en fuyant son regard, elle m'a dit que cela ne dépendait que de toi, alors, il lui prit les deux mains, acceptes-tu de devenir mon épouse?"
Le sourire de Shouyou s'élargit davantage. "Bien sur, Tobio, répondit la rousse en se réfugiant dans tes bras toute sourire.
Le noiraud referma l'étreinte en plongeant les mains dans les mèches rousses qui lui semblaient soyeuses sous ses doigts. "Je ne t'abandonnerai jamais, murmura-t-il doucement.
- Je le sais, lui déclara Shouyou en se dégageant un peu de son étreinte pour lui adresser un regard aimant et confiant. Elle était tombée amoureuse du jeune comte au fur et à mesure qu'ils s'étaient fréquentés et même s'il avait ses défauts, elle l'aimait tel qu'il était. Tobio baissa alors sa tête afin de goûter ses lèvres qu'il trouvait fort douces en un tendre baiser auquel Shouyou répondit amoureusement.
Tous deux restèrent ensuite dans les bras l'un de l'autre sous le regard apaisé et ému de Kei qui s'éloigna discrètement, rassurée de voir son amie aussi heureuse. Elle allait devoir organiser leur mariage mais cela ne la gêna pas, après tout, cela lui donnerait l'occasion d'en faire un à Shouyou qui lui permettrait d'oublier le précédent.
La blonde allait donc rejoindre la salle de bal quand une voix l'interpela. "Ah, te voilà, Kei? Je t'ai cherchée partout."
Koutarou se tenait devant elle, l'air ètrangement sérieux. C'était d'ailleurs la première fois que le duc l'appelait par son prénom. "Je suis désolé de ne pas être passé te voir, ces derniers temps, poursuivit-il en fouillant dans ses poches, mais je suis allé passer commande pour t'offrir ça."
Kei fut étonnée de voir une petite boite en velours noire dans sa main. Alors, c'était pour ça? Elle tenta de réfréner les battements de son coeur. Koutarou, quant à lui, sentit ses mains devenir moites, très nerveux quant à ce qu'il allait dire. "Euuh, quand j'ai commencé à te voir au manoir, j'avais demandé à ton frère si je pouvais te courtiser et il m'a dit de voir avec toi."
La blonde eut un petit rire. Ça, elle le savait déjà, Akiteru lui avait même dit qu'il trouvait que Koutarou était très amusant et qu'il avait bon coeur. "En tous cas, continua Koutarou, j'ai eu la peur de ma vie quand tu as été enlevée et...Oh! Puis zut!, il s'agenouilla en ouvrant l'écrin, acceptes-tu d'être ma femme? Je ferai tout pour que tu sois l'épouse la plus heureuse du monde."
Kei ne put s'empêcher de rire face à cette déclaration maladroite, c'était touchant mais très hilarant. Elle se reprit cependant avant qu'il n'y eut méprise et lui répondit en un doux murmure : "J'en serai honorée, Koutarou."
Koutarou fut ébloui par le tendre sourire qu'il vit tout comme l'amour qu'il put voir dans les iris mordorés. C'est vraiment un ange. Il lui mit la bague argentée sertie d'un discret diamant au doigt avant d'y poser un baiser et de se lever. Kei posa alors la main sur sa joue pour l'attirer davantage à elle et l'embrasser.
Pendant ce temps, une certaine comtesse aux cheveux noirs et au sourire moqueur ne perdait pas une miette du spectacle. "Et voilà!, murmura-t-elle en secouant son éventail vermillon, cela va en faire des mariages à organiser.
- Que fais-tu, Tetsumi?, demanda alors son fiancé qui fut un peu inquiet.
- Rien Daichi, répondit-elle en prenant le bras qu'il lui offrait, je regardais seulement comment allaient les tourteraux et je dois dire qu'on va crouler sous les mariages.
- Il faudrait qu'on pense aussi au notre, murmura le noiraud d'un air taquin, et aussi à fêter la naissance de ma filleule." Asahi et Suga venaient d'avoir leur fille.
Tetsumi lui sourit après lui avoir posé un baiser sur la joue. Le temps était vraiment à la fête, ce qui la réjouit au plus haut point.
Voili voilou, merci d'avoir lue jusqu'au bout et j'espère que cela vous a plu. C'est vrai que j'ai mis plus de temps à la finir mais bon, j'aime bien le résultat. On se revoit pour la requête. A bientót. :)
