-Mademoiselle, je vous présente l'agent Eppes. C'est lui qui est chargé de retrouvé votre famille.
-Bonjour Monsieur.
-Bonjour Mademoiselle.
-Je vous la confie Eppes.
-Bien, merci Monsieur le directeur.
Ballotée, c'est comme cela que je pouvais me qualifiée à ce moment-là. Les deux agents qui étaient venus me chercher chez moi, ne m'avait rien dit de plus, et s'étaient contentés de m'amenée auprès de leur patron. Celui-ci s'était montré bien aimable, mais ne s'est aucunement soucié de mon état et de mes interrogations. C'est pourquoi, je fus si surprise lorsque la première question de l'agent Don fut: « Est-ce que ça va? »
Que lui répondre? Fallait-il que je me montre calme et polie, comme le veut la tradition, ou fallait-il que je laisse mes larmes et ma colère ressortir envers cet homme qui se souciait uniquement de moi?
« Je ne sais pas trop, j'ai l'impression d'être perdue.
- C'est normale, moi aussi je serais assez déboussolé, si ma famille venait à disparaître en quelques heures. Me rassura Don. »
Je lui fis un sourire triste qu'il me rendit aussitôt. C'était sûrement quelqu'un de bien, mais je ne lui faisait pas confiance. Surtout qu'il me guida dans la salle d'interrogatoire, et qu'il commença à me poser des questions sur mon emploi du temps de cette journée-là. Rapidement, d'ailleurs il comprit que je l'avais cerné; il me suspectait d'avoir organisé l'enlèvement de la totalité de ma famille pour touché l'héritage. C'est vrai qu'à ce moment-là je devenais la parfaite suspecte. Alors, je me fis plus méfiante avec les réponses que je donnais et j'en suis même venue à être désagréable.
Voyant que cela ne donnerait rien de continuer ainsi, il leva les yeux vers la vitre teintée et secoua légèrement la tête. À peine cinq secondes plus tard, un autre homme entra. Celui-ci ressemblait énormément à Don Eppes physiquement, mais on voyait clairement qu'il n'avais pas l'étoffe d'un agent du FBI. Pourquoi? D'abord sa tenue, t-shirt sous un chemise entrouverte, il avait plutôt le style à mon frère Damien, de plus il avait le même tic que mon frère Arthur, il se balançait d'une jambe à une autre. Ce détail sa trompe jamais, il était anxieux. Mais, je fus étonnée d'entendre Don le présenter:
« Voici mon frère, Charles Eppes, mathématicien consultant pour nos bureaux. Il va poursuivre avec vous, je dois voir comment avance les recherches de vos proches. »
Puis, il sortit, nous laissant seuls.
Charlie était mal à l'aise. À mon avis, il n'avait pas l'habitude de se trouver devant une suspecte aussi jeune. Mais, il fallait pas se faire d'illusions. J'était la seule héritière d'une immense fortune et d'un empire international qui curieusement n'avait pas encore subit de kidnapping. Je souriais intérieurement donc, face à cet homme d'environs trente ans qui semblait se méfier de moi, comme si j'étais un vampire assoiffée de sang. Le plus drôle, ce fut lorsque je lui fis remarquer que sa limite vers l'infini se transformait, sans raison apparente, en une intégrale à l'infini.
Il écarquilla les yeux et se mit en vitesse à cacher ses feuilles de calculs. Lorsque plus tard, il m'avoua qu'il pensait que sur le moment j'allais découvrir des infos concernant l'enquête, ce que j'étais bien incapable, n'ayant seulement qu'un niveau de collège avancé. J'avais seulement reconnu certains symboles aux milieu des inconnues et variables. Mais à cet instant, nous étions loin de plaisanter, on m'accusait de six enlèvements à 17 ans, et j'aurais refuser l'avocat que l'on me proposerait dans quelques minutes.
Je ne faisais confiance à personne, sauf à cet homme en face de moi qui sur le coup m'avais fait penser à mes frères et mon père, car il rassemblait en lui un petit peu de chacun. La bosse des maths des jumeaux, le look décontracté de Damien, l'angoisse de Art' et le même regard perdu que mon père a encore quelques fois.
Oui, ce mathématicien, qui était pour moi, un total étranger allait m'aider, j'en étais certaine.
Je lui faisais confiance, comme à mes frères et mon père.
Fin du deuxième chapitre
