Bonjour!

Voici la suite de ma fanfic. Les prochains chapitres sont presque finalisés, et viendront donc très prochainement. Je remercie ceux qui ont commenté le premier chapitre, cela fait toujours très plaisir.

Bonne lecture!

Chapitre 2:

POV Luc.

Cela fait trois semaines que nous avons quitté le foyer, pour nous installer chez Jane . Je ne peux l'appeler que de cette façon. Il n'est pas méchant, même plutôt gentil et compréhensif, mais...il ne pourra jamais remplacer papa. Papa et ses sorties en forêt, papa et ses parties de pêche, papa et ses samedis soirs "football entre hommes" quand Lisbeth était invitée à une soirée pyjama. Pourtant, on ne s'ennuie pas non plus avec M. Jane. Le week-end, il nous emmène à la plage, on se baigne, on rigole un peu. C'est vrai, on n'est pas trop mal loti.

Mais il ne sait pas si nous allons rester ici, car tous les matins, il fait Malibu -Sacramento,c'est exactement pareil le soir, il rentre tard. Il culpabilise un peu à cause de ça. Il voudrait être plus présent à nos côtés. Il projette, d'acheter une maison en bord de mer, toujours, mais plus proche de son lieu de travail. Et de mettre en vente celle ci, d'après ce que j'ai compris, il est plutôt riche, grâce à ses anciennes activités.

Lise est également avec nous, et ça me fait presque une seconde maman. Elle est vraiment sympa et attentionnée. La mienne, est partie bien trop tôt pour que je me souvienne d'elle parfaitement. Mathieu ne la pratiquement pas connu, seul Lisbeth doit conserver de réel souvenir d'elle. Le soir, avant de m'endormir, je regarde mes photos. Maman, papa... Nous tous ensemble... Moi et mon frère sur un toboggan, nous trois sur un manège. Que de bons moments. A la suite j'en ai une que M. Jane a fait développer, lors d'un après-midi à la mer. L'avantage, c'est qu'il ne nous force en rien à rester ici, à participer aux activités, il respecte notre indépendance. Si on ne veut pas parler, et bien, on ne parle pas. Je trouve cela respectable, comme attitude.

Cependant, je pense que c'est aussi un peu difficile pour lui, de nous voir tous les jours, surtout Mathieu. Il avait une petite fille avant, je crois. Une petite fille appelée Charlotte et une femme, oui une femme, pas Lise... hum, plutôt Angela. Il y a un cadre d'eux trois dans sa chambre. Une fois, je l'ai vu en train de le regarder et j'ai eu l'impression qu'il pleurait un peu.

Mais elles sont mortes. Tuées par mon père. Parfois j'ai dû mal à le croire. Et ensuite, il... Je n'aime pas trop y penser. Ça perturbe beaucoup Elisabeth, et on ne sait pas vraiment si Matt a tout compris. On a préféré lui avouer la vérité. Papa disait qu'il ne fallait jamais vivre dans le mensonge, que... Cela détruisait nos relations. Je trouve maintenant, que c'était déplacé de sa part, au vu de ce qu'il nous a caché. Ne croyez pas, que je sois quelqu'un d'insensible, mais je n'extériorise jamais mes sentiments, ni même dans ma tête. Jane trouve que je ressemble un peu à Cho, parfois, toujours stoïque et impénétrable. En fait, je veux rester un pilier pour ma soeur et mon frère. C'est un rôle qui est parfois dur à tenir, mais je ne dois pas m'appesantir sur mon sort.

Je me regarde un bref instant, dans la vitre. Le soleil se lève, c'est magnifique. J'occupe le dernier étage de la villa. Mathieu et Lisbeth, sont aux premiers, ainsi que Lise et son petit-ami. Ma sœur reste assez farouche, je la comprend. Pas facile de pardonner, quand on vous a fait du mal, à vous ou à votre famille. Mais il faut savoir composer avec son temps et selon votre vie. Parfois la rancune, ainsi que s'entêter ne sert à rien. Je ne dis pas que je n'ai pas oublié ce qu'il a fait mais... Je me dois d'aller de l'avant, surtout pour préserver Mathieu, pour moi, j'imagine que c'est trop tard. Autant sauver ce qui reste, le dernier trésor, et probablement le plus précieux...

Mon reflet, me donne l'image d'un garçon brun, aux iris changeantes. Parfois vertes, parfois brunes, parfois dorées.J'ai toujours les yeux un peu rêveur. Des tâches de rousseur, aux niveaux des pommettes, des dents blanches. Je réajuste le col de ma chemise. M. Jane m'a inscrit dans un bon collège. J'ai deux ans d'avance. Je m'ennuie, un peu malgré tout. Mais les profs restent très gentils, c'est toujours cela de gagné. M. Jane est fier que je donne l'exemple.

Bon, je me prépare à partir. Je fourre mes cahiers, dans mon sac, enfile mes baskets. Heureusement que l'on ne nous impose pas la cravate, je déteste ça. On m'appelle en bas. Notre tuteur a troqué sa vieille DS bleue, contre un monospace familiale, même si elle reste bien précieusement entrposée dans le garage. Je descends, embrasse mon petit frère, on grimpe tous dans la voiture. Le moteur démarre, et c'est parti pour une nouvelle journée...


POV Lisbon:

3 semaines. 3 semaines, pendant lesquelles il s'est passé tellement de choses. Le comportement de Jane a changé. Il est plus joyeux, et quelque part plus responsable également, même si cela ne l'empêche pas de continuer ses coups fourrés. J'ai néanmoins, un peu moins de rapports à remplir. Il est toujours aussi attentionné, mais il part plus tôt le soir. Il me conseille d'en faire autant. Un jour, nous avons d'ailleurs eu une drôle de discussion.

"-Hey Lisbon. Quoi de neuf dans votre vie sentimentale? Me demande-t-il, l'air de rien. Rien que le ton m'a désarçonné, alors imaginez le contenu... Je vire au rouge violemment.

-Non mais de quoi je me mêle? C'est ma vie!

-Vous devriez sortir le soir, allez en boîte, je ne sais pas, vous êtes jeune.

-Tiens, maintenant, en plus d'être la personne la plus chiante de la Terre, il vous prend également l'envie de jouer au Cupidon! Et puis, je n'ai plus l'âge d'aller en soirée, voyons...

-Non... Je ne veux simplement que votre bonheur.

Il est déjà plus sérieux, même s'il est en train de faire ses yeux de chiens battus, qui m'ont toujours fait craquer. Et cette petite moue gamine...

-C'est ça, dite que je vis dans une grotte! Je suis heureuse! Entendez le bien! Et je suis également assez grande pour savoir ce qu'il me faut! Ceci ne regarde...

-Réfléchissez y bien, Lisbon, me coupe-t-il. Vous méritez de trouvez un compagnon, quelqu'un qui vous comprenne, qui vous aime et que vous aimez." Et il s'en va, comme il est venu, aussi insaisissable que le vent. J'aurai aimé lui crier: "Mais j'ai déjà cette personne! C'est vous, Jane! C'est vous qui me faites sourire, c'est vous..." Hugh! Ma pauvre Teresa, tu dérailles complètement. Il est casé je te rappelle. Je déteste quand mon esprit part dans des... Fantasmes comme celui là. Rahh... Concentre-toi un peu. Nous avons une nouvelle enquête. Une femme a été retrouvée assassinée, au sud de la ville. Tu dois t'y rendre. Van Pelt, Rigsby et Cho sont déjà sur place. Emmène Jane. Surveille le. Tâche qu'il ne fasse pas trop bêtises, même s'il s'est calmé.

"Jane, une nouvelle enquête! je lui dit depuis mon bureau.

-Hum...Lisbon. Je dormais, me répond-il.

-Levez-vous, alors, on y va." Il saute du canapé en cuir, tape dans ses mains et enfile sa veste. Il me sourit et m'accompagne jusqu'à l'ascenseur. En bas, en parfait gentleman, il m'ouvre la portière comme si c'était un carrosse.

"S'il vous plaît, Lisbon, laissez moi conduire! m'implore-t-il, comme un enfant implorerai sa mère de lui acheter, un paquet de bonbons.

-Non non non, Jane! Vous ne respectez jamais le code de la route! Si je me prends un PV et que c'est vous qui conduisiez, ce sera quand même pour ma pomme! De plus, finir dans le fossé, très peu pour moi!

-Oh allez, si vous voulez, on prend ma magnifique voiture, toute neuve en plus!

-Jane, ce n'est pas la peine d'insister, on prend le SUV et j'en suis l'unique conductrice!

-Mais...Je voulais utiliser les quatre roues motrices de ce magnifique engin…" Vraiment, je vous jure, un véritable enfant. Cependant, le pire reste le fait, qu'il me fait toujours craquer...Argh! STOP! 1, 2,3 concentration. Nous démarrons et sortons du parking.

Jane me parle de ses enfants, et m'explique que cela fait bizarre d'utiliser le possessif, c'est encore tout nouveau. Mathieu est vraiment mignon, il court dans la maison le soir en criant lorsqu'il rentre: "Patti, Patti, te voilà!" et se jette dans ses bras pour un gros câlin. Les deux plus grands, restent beaucoup plus réservés. Elisabeth est assez renfrognée mais il saura se faire accepter, après tout, il a bien réussi à m'amadouer, moi, véritable ours mal léchée! Je lui donne une tape dans le ventre, nous rigolons un peu, j'aime particulièrement ces petits moments de complicité. Il me raconte, leur week-end sur la plage, les jeux avec le petit, les débats passionnés avec Luc. Quelque part, je l'envie. Lise a bien réussi à s'intégrer et c'est une nouvelle dynamique qui souffle dans sa vie. Il me dit qu'il se sent bien désormais, et qu'il est heureux. Il m'invite également à venir dîner, disons, ce soir, si cela est possible. Il pourra me loger pour la nuit et je n'aurai qu'à apporter quelques affaires. J'accepte avec joie.

Nous sommes arrivés sur les lieux du crime. C'est un quartier plutôt défavorisé, avec de grandes tours blanches. Je repère la petit banderole jaune et me gare à côté. Nous sortons. Ce ne va pas être une tâche facile, d'interroger les voisins... Nous rentrons à l'intérieur, un agent nous guide vers l'appartement. Jane est déjà en train de tout observer. Le logement, bien que petit, est aménagé avec goût. Au milieu de la cuisine, une jeune femme brune, au teint mat, plutôt jolie. Elle gît au sol, dans une large flaque de sang.

J'interroge Cho:

"Donc, Mlle Elina CONRAD, caissière dans une supérette, juste en bas. A été retrouvée poignardée, par son petit-ami, Rodrick BLAKE, aux alentours de 20 heures 30. Elle l'aurait convié chez elle, pour un repas en amoureux. Il est actuellement en état de choc, nous ne pouvons donc pas l'interroger.

-Quand et pourquoi est-t-elle décédée? Où sont Rigsby et Van Pelt?

- Elle serait morte,entre 19 et 20 heures, d'une hémorragie. Nous attendons confirmation. Et ils sont partis interroger les voisins.

-OK. Vous pouvez m'en dire plus?

-Hum... Elle avait des parents agriculteurs, je pencherai pour le Texas, et sa sœur vit probablement dans une grande ville...de la côte Ouest, intervint Jane.

-Exact, ses parents ont une exploitation là-bas et sa sœur, Sophie est coiffeuse, à Washington.

-Étonnant. Les deux filles se sont éloignées du domicile familial. As-tu les numéros des membres de la famille, mon cher Cho?

-Non, nous n'avons pas encore saisi les téléphones. Mais je peux te les donner dans une heure. Ah, aucun objet n'a été dérobé et bien sûr aucune empreinte exploitable à part celle de la victime, sur l'arme du crime. Nous n'avons pour l'instant aucun mobile, non plus.

-Il faudrait interroger les proches. Très bien, Jane et moi on va à la supérette où la victime travaillait, puis on essaiera d'interroger le petit-ami. Dites à Rigsby et Van Pelt de nous appeler, dès qu'ils auront du nouveau. C'est partit, je conclus."