On prend les même et on continue.


Chapitre 02 : Une cellule et un espoir asséché…


Se relevant après avoir été poussé dans sa cellule, Penguin essuyait rapidement ses mains sur son semblant de vêtement et en s'approchant de son compagnon alité, il fut saisit de cette chaleur.
Cherchant du regard une chose pour éponger la sueur, il trouva rapidement un tissu sec et faisant de son mieux pour soulager son ainé, il paniqua légèrement.
Le noiraud examina le pansement précaire posé il y a de ça près de trois jours et si la blessure n'avait pas l'air infectée, elle était tout de même encore suintante et humide.
Il aurait besoin de médicament, cet ébène le savait bien mais c'était impossible alors attrapant l'eau potable à laquelle il n'avait pas touché, il réhydrata Kidd et continua de le veiller.
Penguin était impuissant, il le savait bien et ça le mettait en colère.

_ Penguin, que se passe-t-il !? Demanda la voix de Shanks qui s'élevait de l'autre côté du mur après avoir entendu le reniflement du noiraud.

_ Il a de la fièvre et… je ne sais pas quoi faire.

_ Essaie de faire baisser la température. …Tiens attrape mon bol d'eau.

Penguin se détourna de son patient et observant le coin de sa cellule, il aperçut un bout de bras tendu avec un bol à son extrémité.
Il fit un rapide aller et venu, tout en remerciant le roux de l'autre côté et déposant un linge humide sur le front d'Eustass, un soupir se montra.

_ Shanks-san…, il a besoin de médicament.

_ Ce n'est pas une bonne idée. Si tu appelles de nouveau l'un des gardes, ils vont de nouveau te battre.

_ Mais-

_ Il est fort, je sais qu'il va s'en remettre sans que tu ne te mettes en danger. Affirma le roux non sans froncer les sourcils d'inquiétude.

_ Je suis inutile, j'aimerais…-, si seulement on pouvait sortir d'ici.

_ Désolé de ne pas pouvoir faire mieux… . Soupira un Shanks démuni.

Le silence revint et veillant sur ce carmin, un cri déchira l'air. Un cri lointain et qui résonnait dans tout le couloir Est.
Mais ce cri n'effrayait plus personne depuis bien longtemps. Il était même banal et incroyablement normal ici, c'était sans doute pour ça que personne n'y faisait attention.
Puis quelques minutes plus tard, Shanks le prévint de l'arrivée de l'un des gardes. Penguin s'éloigna de Kidd, rejoignit son « côté du mur » et attendit que les hommes soient passés.
Ici, les prisonniers n'avaient pas le droit de s'aider les uns les autres et encore moins de communiquer, s'ils étaient pris sur le fait alors la punition était lente et douloureuse.

.

Les jours se suivaient et se ressemblaient pour Dracule Mihawk.
Tout se passait tranquillement, tout se passait toujours tranquillement quand un blond ne venait pas mettre son nez dans ses affaires.
Un papier entre les doigts, un soupir lui vint. Il n'aimait pas. Il n'aimait vraiment pas qu'on lui force la main et là, c'était exactement ce qu'on lui faisait.
Le regard noir et son autre main sur une lame qu'il n'utilisait plus depuis longtemps, Mihawk se leva et contourna un siège avec accoudoir. …Bellamy l'emmerdait sérieusement !
Il l'emmerdait parce qu'il venait de lui amener un espoir vain.
Ce n'était rien. Ce n'était qu'un mot. Qu'une vulgaire hypothèse et pourtant… …à l'instant, il aimerait y croire.

_ Explique-moi. Rugit Dracule en fixant l'homme encore debout et près de l'entrée.

_ C'est ce que j'ai reçu de l'un de nos espions. …Dans l'aile Est des sous-sols de la prison.

_ Ce côté est condamné depuis une décennie.

_ Nous le savons tous seulement, je ne fais que répéter ce qu'on m'a dit Mihawk-san. Tout le monde sait que la prison est surpeuplée sur l'île des condamnés. Justifia Bellamy en s'avançant d'un pas.

_ Pourquoi aurait-il été envoyé là-bas !? Si j'étais le gouverneur de Trust, j'aurais gardé mon potentiel ennemi près de moi et sous haute surveillance. Encore mieux, je l'aurais tué depuis longtemps.

Face à la fenêtre maintenant, Dracule scrutait le paysage qui s'y dessinait à l'extérieur et serrant les poings à l'arrière de son dos, un rictus lui vint.
Il ne pouvait même pas tourner la page tranquillement et laver sa conscience.
…Toutefois et dans un coin de sa tête, un « et si » se forma. Toujours le même, celui qui le faisait douter et qui le remettait sur la route de la recherche.

_ Mihawk-san, je sais que vous m'avez demandé d'arrêter les recherches mais, je pense qu'on aurait tort.

_ Depuis quand tu es à mon service pour penser, Bellamy !? …Tais-toi, veux-tu. Asséna Dracule en faisant demi-tour. Est-ce que l'espion est encore là-bas !?

_ Oui, il attend les instructions.

_ Très bien, mais ça sera la dernière fois, ensuite nous oublierons tout. Demande-lui de nous envoyer une preuve tangible de son existence. Si je ne suis pas satisfait de celle-ci, qu'il rentre.

_ A vos ordres, Mihawk-san.

Le doré s'échappa de la pièce et parcourant le long couloir, il espérait ne pas décevoir celui qui l'avait recueilli il y avait de cela, 5 ans.
De son côté, Mihawk se posa à son bureau et déposant son menton sur ses mains liées, il réfléchit, essayant de taire son espoir improbable et soupira.
Il avait déjà fouillé tous les recoins de l'île de Trust, les alentours, les villes voisines ainsi que la prison entière sur l'île des condamnés et maintenant on lui disait qu'il avait raté quelque chose !? Non… .
Certes, il ne connaissait pas l'existence des sous-sols à cette époque mais tout de même, il n'aurait pas pu être aussi aveugle ! Si !? …Peut-être. Non. Impossible.
Revoir son ami n'était qu'un vieux rêve. Il avait même presque oublié son visage et la couleur de ses cheveux. Il ne pourrait pas le reconnaître. …Ne se pardonnerait jamais de l'avoir abandonné.


A suivre...

Sans rire, il y en a encore qui suit. On ne vous mens pas, regardez plutôt.