Petit apparté pour le plaisir.

- Mycroft est reparti travailler ? Demanda John assis dans le fauteuil de l'inspecteur.

- Oui, il était temps. Répondit l'hôte en apportant deux verres.

- Ah bon ?

- Les deux premières semaines étaient fantastiques. GSM éteint, rien qu'à moi. Mais, au bout de la troisième, j'avais le droit à toute la milice politicienne chez nous.

- Le monde n'attend pas.

- Non, mais je préfère qu'il n'attende pas hors de chez nous.

- Il ne voulait pas te quitter.

- Il voulait absolument rester et gérer les affaires d'ici. J'ai supporté ça un jour. Au deuxième, je lui ai fait comprendre que je ne pourrais pas continuer comme ça une minute de plus.

- Et…

- Et, j'ai droit à une voiture devant la maison, des coups de fil toutes les heures, une surveillance quand je sors et les caméras qui se tournent sur mon passage.

- Ah oui. Et tu supportes ?

- Pour l'instant, je le laisse faire. Mais, quand je vais reprendre le travail, ça va devoir changer.

- Tu es conciliant.

- Il a été traumatisé par ce qui s'est passé. Vraiment. Je lui laisse le temps de mon congé pour arriver à digérer. Après, je lui ferai comprendre qu'il faut qu'il arrête cette surveillance.

- Il n'arrêtera pas. Il le faisait déjà avant ton hospitalisation.

- D'accord, qu'il la diminue alors.

- Bonne chance.

- Merci pour tes encouragements.

- Avec plaisir !