Chapitre Un
"Il y a comme un air de printemps, tu sens son parfum dans les pétales de fleur, tu perçois dans l'air les battements de son coeur... Tu l'a enfin retrouvé"
New-York.
La ville s'étendait devant moi, le soleil se déclinait en arrière plan, faisant ainsi un contraste magnifique avec les lumières de la ville. Peu de nuage, seul le vent troublait l'illusion de calme que je voyais du 37ème étage. Aucun bruit, aucun klaxon, juste une ville sourde. Que d'illusion encore. La grosse Pomme dit-on, n'est que stress, remplit et débordante d'âmes vagabondes, vivants sous la richesse de cette ville mondiale. Je ne me plaind pas, loin de là... J'aime vivre a New-York. On ne se sent jamais vraiment seul.. même si nous le sommes. Dans l'étage du bulding où je me situais en ce moment même, appartenait à la société World Passion. Crée et fondée par Renée Swan, ma chère et tendre maman ! Agée de 47 ans, elle débordait de joie, s'extasiait à la moindre petite chose, vivait pour sa famille, mais surtout pour son agence de mannequin. Son rêve. Qu'elle souhaitait d'ailleurs a tout prix en faire le miens également.
Le front contre la baie vitrée, le regard perdu au loin, j'expirais le souffle contenu dans mes poumons... lassée de toute ses histoires... Mon rêve, ses rêves, leurs rêves.. j'en pouvais plus. Car même si j'ai accepté la co-direction de l'entreprise avec ma mère, cela ne m'enchantait guère. Les strasses et les paillettes... très peu pour moi.
En me relevant, essayant de faire abstraction de mes idées noires, je bu quelques gorgés du champagne que je tenais de ma main gauche. Le temps, ayant légèrement obscurci, je pu entreperçevoir le reflet de la salle mondaine qui se situait derrière moi... Deux semaines de préparation, et un grand nombres de personnes plus riches que les uns, d'autres plus connus que les autres, déambulaient entre tables nappées, couverts en argents, et serveurs et serveuses portant de fins mets, ils observaient ici et là la décoration de l'imposant podium... là, ou dans a peine une heure, ma mère fera son discours, et lancera l'ouverture du plus attendu des défilés...
Ses hommes en costumes Gucci, Ralph Lauren et j'en passe, ses femmes qui s'exhibaient dans leur robes de soirées, souriantes et aguicheuses... Mon dieu, mais que faisais-je encore ici ?
- Bella ?
Ha oui, Pour Alice Cullen. Styliste Renomée chez World Passion depuis maintenant 2 ans. Employée de Renée, mais avant tout ma meilleure amie, m'avait forçé par maintes menaçes et agressions téléphoniques, que si - et je cite - ne ramenait pas mon cul de poulet paillété a ce défilé, elle me ferait cuir a petit feu jusqu'à ma mort... Malgré sa petite taille, je peux assurer qu'elle a su me faire peur, si ce n'est plus. Je me retournais, lentement, prête a affronter mon destin.
- Oui Alice ? Un problème ? fis-je d'une petite voix. Car je n'aurais su dire pourquoi, en la voyant ainsi, les mains sur les hanches, d'une pose digne d'Hollywood , elle me foudroyait du regard, comme une maman l'aurait fait a un gamin venant de voler quelques bonbons sur le haut d'une étagère de la cuisi...
- Tu te fous de moi Bella ? Ca fait une heure que je te cherche partout ! M'interrompit-elle. Tu sais que ce soir, est un grand soir pour moi, et plutot que de faire semblant de t'amuser, et de profiter de te saouler la gueul en mon honneur, tu joue a cache-cache ! Enfin, tu comprends... C'est mon premier defilé en tant qu'Alice Cullen, grande Styliste Newyorkaise ! D'ailleurs ta mère, et je la remercierai jamais assez pour cela, m'a donné l'opportunité de me laisser faire ce défilé sans que World Passion n'y soit mêler ! Enfin de la reconnaissance.. et toi.. et toi tu continu a...
Et la voilà repartie dans un flot continuelle de parole. Ayant déjà décroché depuis longtemps, je la regardait mi amusée , mi surprise. Après tout, me dis-je, c'était compréhensif, la nervosité chez Alice n'a jamais fait bon ménage avec son caractère pétillant.
- Bref, oublions. Tu savais que ton père avait invité son ami l'avocat.. merde comment il s'appel dejà ? hm.. Eléonard.. un truc dans le genre. Mais si tu sais, le père de Rosalie Hale. La mannequin ! Enfin bella ! Réfléchis !
Sauf que j'étais dans l'incapacité de dire quoique se soit. Comment voulez-vous ? A quel moment aurais-je pu prononcer un seul mot !
- Même que son demi frère, tu sais ce certain Jasper, ton meilleur ami de longue date là ! Qui, a titre d'information, tu m'a toujours pas présenté ! Réfléchis ! Eléonard.. non.. sa finit en "ard" mais c'est pas ca.. merde..
- Alice Alice ! M'exclamais-je en agitant ma main libre dans tout les sens. Calme toi pour l'amour de dieu ! C'est fatiguant ! Comment fais-tu ? tu arrive a respirer quand tu parle comme ca ? soufflais-je.
- Je t'en pris, arrêtes de te plaindre. Et dis moi plutôt comment s'appel l'ami de ton père ! Je te jure que sa me pèse sur la conscience de plus m'en souvenir. Imagine que je le croise, j'aurais l'air de quoi moi si il...
- Eleazard Hale miss Cullen ! Criais-je , en interrompant encore son monologue. Eleazard bon sang !
- Ha oui ! C'est vrai ! Dit-elle en se tapant le front. Comment j'ai pu oublier ! Oh lala, je suis trop sur les nerfs moi !
- Non, tu crois ? répondis-je, ironique.
- Revenons là ou je voulais en venir. Continua t-elle, tout en m'ignorant. A ce que ma dit ton père, il sera accompagné de sa femme, mais aussi de Rosalie. Tu imagine ? Elle vient voir mon défilé ! Oh mon dieu ! J'y crois pas. Moi. Elle vient me voir ! Bella, enfin t'imagine ?
- Que trop peu.. Tu as de la chance...souflais-je.
- Pardon Bella. J'avais oubliée. Dit-elle toute triste. Tu n'a toujours pas eu de nouvelle de lui ?
Son bras s'étant accroché au miens, elle me sortit de ma soudaine torpeur.
- Non. Aucune depuis sa lettre du mois dernier. Alors vois tu, voir Eleazard et Carmen ce soir... Je ne suis pas très enthousisaste.
- Je comprends. Mais peut être a t-il eu des nouvelles de lui dernièrement. Tu devrais lui demander ! me dit-elle.
- Sans doute.
- Excuse- moi ma belle, mais je vais devoir te laisser. Surtout de t'avise pas de partir en douce comme une voleuse ! Je compte sur toi !
- T'en fais pas Alice, je vais rester sache comme une image. riais-je
- C'est ca, c'est ca. Fit-elle d'un coup soupçoneuse. Tiens, Swan ! cria t-elle en regardant sur notre droite. Viens ici !
En regardant dans sa direction, je vis mon frère, fronçant les sourcils, se diriger vers nous.
- Un problème les minettes ?
- Surveille ta soeur. Faudrais pas qu'elle se mette a fuir, et qu'elle abime le chef- d'oeuvre qu'elle porte ! Fit-elle en partant...
Le chef d'oeuvre en question, c'était la magnifique robe de soirée que m'avait crée Alice il y a quelques jours. De couleur rouge pourpre, son long et léger voile de soie descendait en cascade jusqu'au sol. Resseré a la taille, et finissant en un bustier arrondit, ni trop décolté ni trop prude, me faisait l'illusion d'avoir au moins prit 2 taille de bonet !
- J'ai pas besoin d'une nounou ! Répliquais-je
- Voyons Belli-Bell's Dark, t'a toujours besoin de moi. Nounou ou pas, j'te lache pas. ha ha.
- Très drole. Et arrêtes de m'appeler comme ca, on a plus 15 ans Emmett !
Emmett Swan. Mon frère Jumeau. Toute une histoire d'amour. Lié comme les deux doigts de la main, personne ne me comprend mieux que lui. D'ou ce stupide surnom " Belli-Bell's Dark " . Pourquoi me diriez-vous ? Tout simplement, parce qu'un jour, j'ai eu le malheur de sautter sur un gars, pour le tabasser. Du moins, ayant eu 11 ans a cet époque, tabasser est un bien grand mot !
- 15 ans ou pas ma soeur, ce surnom te vas a merveille. dit-il en souriant. Regarde, t'a beau etre habillé comme une princesse ce soir, je sais que t'es pensées divague vers... soit le stand de tire a papa, ou encore vers tes vieux jogging de mec et tout ces p'tits trucs de rebel.
- Gnia Gnia Gnia. fut la seule chose que j'ai pu répondre. Sachant qu'il n'avait pas tout a fait tord. Je n'ai jamais été cette petite fille, jouant aux barbies, ou rêvant du grand amour... Mais plutôt a jouer avec mon frère aux voitures, a me trimbaler dehors avec ses amis, a visiter les locaux du FBI avec mon père.. Et même lorsque nous étions au lycée. D'ailleurs, les filles de mon âge, ne comprenait pas pourquoi je perdait mon temps a fuir le monde pailleté que ma mère m'offrait a bras ouvert. Que voulez-vous... c'est ainsi.
Belli-Bell's Dark. Belli-Bell's étant le surnom qu'il me donnait depuis toujours, puisque pour lui Bella était trop commun, et que tout le monde me surnommait ainsi, il avait- selon ses dires- voulu être le seul et unique a m'appeler comme Belli-Bell's. Ensuite, il s'est vu ajouter Dark, après les nombres incalculable de bagares que j'ai pu engendré étant jeune. Je vous le fait pas dire... j'étais vraiment rebelle.
- Oh regarde Belli-Bell's Dark. Regarde la-bas ! Me dit-il soudain. Me frappant le dos, comme il le faisait a ses vieux potes, m'arrachant ainsi une grimace.
Puis suivant son conseil, je relevais la tête... Et là, je cru que mon coeur allait s'arrêter de battre. Mon dieu... comment étais-ce possible.. Que faisait-il ici ? Après tout ce temps ...
- Tu devrais le rejoindre ma Douce.. me chuchota Emmett a l'oreille.
Il était là. A l'autre bout de la salle. Accompagné de sa famille. Il observait. Regardait dans toute les directions... Me cherchait-il ?
Et Alors que ses yeux se posèrent enfin sur moi. Je vis ses lèvres s'étendrent en un fin sourir.. Charmeur et a la fois moqueuse. Soudainement, j'eu l'envie de pleurer.. Il avait tellement changé.
Et c'est sans m'en rendre compte, que j'avançais. Attirée par cet homme. Je fendais la foule, posait mon verre a une table près de moi...
Il fit de même. Snobant sa famille. Ne voyant que moi. Il avança. C'était long, trop long. Alors j'accelerais. Il accelera. Et ce fut comme un choc. Comme une dose de cocaine. Oui, au moment ou nos corps s'entrechoquèrent, et ou ses bras se raffermirent autour de moi, j'étais une Junckie en manque, qui venait de retrouver sa dose, sa boite de pandore...
- Tu m'a tellement manqué.. me dit-il a l'oreille, d'une voix remplie de trémolos, de douleur, mais également d'une infinie douceur...
...
Ainsi ce finit le Premier Chapitre. Sans doute un peu court, mais, l'idée de terminer sur des retrouvailles attendu depuis longtemps pour Bella, est synonyme de bonne fin.. non ? La suite bientôt...
Maïwenn.
