Percevaal


Cette fic est écrite dans le cadre de la cent-quatrième nuit d'écriture du FoF (Forum Francophone) pour le thème "Envie". Le but du défi était d'écrire une fic (OS) en une heure de temps, idée, écriture et postage compris.

Ce recueil se concentrera sur le personnage de Perceval et ses rencontres avec des vieux (ou pas).

Disclaimer : Rien à moi, ou presque.


2. Passion

Perceval a le verbe haut. Même si le vocabulaire n'est pas son talent premier, l'expression publique ne lui fait pas peur. Que ce soit à la taverne, en tête-à-tête politique avec le roi Arthur ou lors des réunions de la table ronde, il s'exprime avec plus de conviction que de génie, déstabilisant parfois son auditoire.

Pourtant, il y a une situation qui échappe à son contrôle langagier, une personne qui le désarçonne suffisamment pour qu'il oublie d'écouter et de réfléchir. Parce qu'elle est belle, Angharrad. Elle possède une folle et longue tignasse blonde qu'elle attache négligemment en demi-queue de cheval ; les bras graciles, mais musclés ; un nez fin et long, caractérisant son visage ; une peau très blanche pour une fille de la campagne venue faire la bonniche à la cour du roi ; des paupières pleines de cils noirs et charmeurs ; des doigts calleux à force de coudre et de repriser les vêtements de la reine Guenièvre ; de trop grands pieds et de tout petits seins. Mais plus que tout, Angharrad a de belles lèvres rougies par le fard dont elle l'orne avant ses rendez-vous avec Perceval dans les jardins de Kaamelott ; une bouche portée vers l'avant, souvent ouverte pour déverser un flot de mots non contenus derrière le vernis social dû à sa position ; des dents rieuses et gourmandes ; une langue imaginative, souple et acérée.

De ces lèvres, de cette bouche, de ces dents et de cette langue, Perceval a une envie débordante. Envie qui l'empêche d'entendre ce qui lui est directement ou indirectement dit. Envie qui lui interdit d'être sincère, car personne n'embrasse un con. Envie qui l'oblige à utiliser des subterfuges enseignés par son ami Karadok.

— Je suis déprimée, se lamente Angharrad. Je me sens tellement... insipide.

— C'est pas faux ! Rétorque Perceval.

Envie qui l'éloigne de sa belle.


Merci de la lecture. À bientôt pour de nouvelles aventures.