Depuis qu'elle avait reçu sa lettre, Lucy ne faisait que se morfondre. Onix n'allait pas venir avec elle et elle ne lui avait pas dit qu'elle s'en irai loin de lui jusqu'aux prochaines vacances. Cependant, elle avait remarqué que son meilleur ami l'évitait quelque peu. Depuis que celui-ci avait fêté son dernier anniversaire, il semblait plus distant. Lucy ne comprenait vraiment pas. Peut être avait-il découvert qu'elle allait partir et qu'il lui en voulait pour ne rien lui avoir dit? Mais comment l'aurait-il su? Personne dans l'orphelinat n'était au courant.
Elle avait vu que certaines fois, son ami lui lançait des regards plein de tristesse et de regrets mais elle n'arrivait pas à savoir pourquoi. Lucy soupira et partit s'enfermer dans sa chambre. Elle s'allongea sur son lit. C'était un lit à baldaquins bleu foncés. La couette était bleu clair et les draps aussi. Le bois du sommier était fait de chêne et c'était le plus beau lit de l'orphelinat. Comment l'avait-elle obtenu? Cela avait été pourtant très simple...
Flash back
Un jour, alors qu'elle jouait dans le parc avec Onix. Un camion de livraison arriva. Le livreur qui venait de descendre, appela les deux enfants pour qu'ils lui ouvrent. L'homme, qui devait être âgé entre 30 et 35 ans, déchargea un énorme carton sur lequel était écrit "fragile". Cela attisa la curiosité de Lucy qui demanda à l'homme:
- Qui a t-il dans ce carton?
L'homme lui jeta un coup d'œil avant de répondre:
- C'est un lit de merveilleuse qualité et qui coûte extrêmement cher.
Il sortit un papier et montra le modèle du lit aux deux gamins. Les yeux de Lucy s'allumèrent de convoitise devenant un peu rougeâtres. L'homme ne s'en aperçut pas et continua:
- C'est le cadeau surprise que je dois décerner à la personne qui à le ticket gagnant.
En effet, l'orphelinat avait participé à une tombola et une élève avait gagné le premier prix. Lucy eut un sourire triomphant.
- Pouvez-vous le monter dans ma chambre alors? questionna t-elle
L'homme la regarda quelques secondes avant d'éclater de rire. Lucy, patiente, se tut.
- Bien essayé petite, mais on m'a déjà décrite la personne à qui je devais donner ce lit.
Onix lança un regard désolé à Lucy avant de se rendre compte qu'elle souriait toujours. Onix se rassura, Lucy avait un plan. Celle-ci sortit un ticket de sa poche et le montra à l'homme. Il le prit dans ses mains et l'observa attentivement.
- C'est le vrai. Comment l'as-tu obtenu?
Lucy lui fit un sourire hypocrite, qu'il ne remarqua pas.
- En fait, cette jeune fille est une de mes meilleures amies et comme j'étais déçue de ne pas avoir gagné à la tombola, elle me l'a offert !
Ce qui était totalement faux bien sûr. La vérité était que Lucy n'avait pas participé à la tombola, elle ne voulait pas dépenser son argent de poche qu'elle trouvait bien trop précieux pour être utilisé. La jeune qui avait gagné s'appelait Clara Georges. Elle était d'un naturel timide et était facilement impressionnable. Il avait été facile de lui prendre son ticket.
L'homme eut un magnifique sourire après avoir tout gobé la bouche ouverte. Il lui demanda où était sa chambre et après qu'elle lui ait montré, il y mit le lit, emportant l'ancien. Alors qu'il finissait de monter le sommier et de poser le matelas, Lucy l'entendit murmurer:
- Ah, l'amitié est incroyable.
A ces mots, il souhaita une bonne journée aux deux enfants et s'en alla. Quand il fut parti, Onix et Lucy se regardèrent puis éclatèrent de rire. L'homme était vraiment trop naïf.
Fin du flash Back
Alors que Lucy finissait de rire en se rappelant ce souvenir, quelqu'un toqua à sa porte. Ce devait être Onix car il était le seul qui avait l'audace de la déranger mais peut-être qu'il en avait le droit, après tout. Ils étaient amis. Ou était-ce parce qu'ils partageaient la même chambre, le même lit et la même armoire? Elle lui ouvrit la porte et le laissa entrer dans la pièce de taille moyenne. Ils s'assirent sur le grand lit et Lucy observa Onix qui avait l'air un peu embêté. Pourquoi donc? Après tout, il avait toujours cru en elle. Pourquoi était-il si gêné aujourd'hui?
Maintenant qu'elle y pensait, il l'avait aussi toujours soutenu dans chacune de ses actions. Que ce soit quand elle martyrisait un autre orphelin ou même qu'elle volait un objet, il était toujours de son côté. Même que parfois il participait à l'action, l'aidant dans ce qu'elle faisait. Il savait qu'elle avait tué deux de ses camarades mais il ne le lui avait jamais reproché. Il savait tout d'elle, à part le fait qu'elle soit une sorcière. A cette pensée, les yeux de Lucy s'assombrirent. Elle se sentait coupable et c'était bien la première fois. Bizarrement, Onix lui avait fait ressentir tellement de sentiments qu'elle n'avait jamais connu avant qu'il n'arrive. Des sentiments autre que la peur, que la colère et que la haine. Il lui avait fait ressentir de la joie, de l'affection et tellement de bonheur. Le simple fait d'être en sa compagnie suffisait à Lucy pour se sentir bien. Elle se sentait tellement sereine, tellement... elle-même.
- Lucy...
La voix d'Onix fit sortir la petite fille de ses pensées. Il semblait plus faible que jamais et surtout plus triste que n'importe qui dans le monde. Lucy s'inquiéta un peu pour son ami. Mais qu'avait-il?
- Qu'est ce qui se passe Onix, tu as mal quelque part?
- D'une certaine façon, déclara Onix en soupirant.
Il regarda Lucy droit dans les yeux. Il avait l'air vraiment sérieux.
- Je t'ai menti, dit-il simplement
Lucy ouvrit de grands yeux, il lui avait menti? Sur quoi, ses sentiments?
- Sur... quoi? demanda t-elle essayant de cacher sa peur.
- Sur moi.
A nouveau surprise, Lucy sursauta.
- Sur toi, comment ça?
- Mes origines, mes parents, ma famille, un peu tout.
Il inspira profondément.
- Il est vrai que je m'appelle Onix mais ce n'est pas tout. Mon nom complet est Onix Orion Regulus Arcturus Black. Je fais parti de la famille Black.
Lucy eut un autre sursaut. Black? Cela lui rappelait quelqu'un, mais qui? Un nom lui vient en mémoire Sirius Black. Mais qui était-ce? Malgré toutes ses questions, elle laissa Onix continuer. Celui-ci respira une grande bouffée d'air avant de se lancer.
- Je suis un sorcier, je pratique la magie et après les vacances j'irai dans une école de sorcellerie appelée Poudlard. Je ne pourrai revenir que pendant les vacances scolaires.
Les yeux de Lucy s'illuminèrent de joie sans qu'Onix ne s'en aperçoive.
- Je suis désolé, murmura t'il
- Ce n'est pas grave, ne t'en fais pas. Je suis vraiment ravi pour toi, lui répondit Lucy avec un énorme sourire heureux.
- Vraiment? Questionna Onix heureux que son amie ne lui en veuille pas et triste parce qu'il ne la verra presque plus.
- Oui mais j'ai quelque chose à te demander
- Quoi donc? Demanda Onix étonné
- Tu pourra m'apprendre la magie?
Onix eut un autre regard triste
- Je ne peux pas. Il faudrait pour cela que tu sois une sorcière aussi.
Lucy s'approcha de lui et le regarda yeux dans yeux. Elle lui fit un beau sourire et chuchota:
- J'ai aussi reçu une lettre de Poudlard !
Onix écarquilla les yeux de stupeur et son amie sous un nouveau jour avant de se jeter dans ses bras. Ils s'étreignirent avec force comme pour ne faire qu'un. Quand Onix relâcha Lucy, il lui demanda
- Pourquoi ne pas me l'avoir dit plus tôt ?
Lucy eut un petit moment de réflexion avant de répondre:
- J'avais un peu peur de ta réaction... En vérité, j'ai découvert mon pouvoir avant peu de temps avant de t'avoir rencontré mais je ne savais pas que c'était de la magie.
Onix lui jeta un regard à la fois heureux et coupable.
- Tu ne m'en veux pas de ne pas t'avoir dit pour la magie ?
- Et toi, est-ce que tu m'en veux de ne pas t'avoir parlé de mon pouvoir ? Répondit Lucy du tac au tac.
Ils se regardèrent, complices puis partirent dans un gros fou rire. Quand ils furent calmés, Lucy reprit doucement son souffle.
- Dis-moi Onix, est-ce que tu connais un certain... Sirius Black ?
Onix lui jeta un regard circonspect.
- Sirius Black? C'était le frère de mon père mais il lui a tourné le dos pour la famille Potter.
- Je suis désolé, déclara Lucy avec sincérité: Mais je ne peux pas le détester... il est mon parrain... enfin, je crois...
- Comment ça, « tu crois » ?
Lucy posa une main sur son front caressant inconsciemment la fine cicatrice en forme d'éclair qu'elle avait depuis qu'elle était petite.
- Je ne sais pas... J'ai de drôles d'images qui tournent dans ma tête. Comme... des souvenirs, des fragments de vie qui ne m'appartiennent pas.
Onix la regarda et la prit dans ses bras à nouveau.
- Peut-être est-ce une sorte de magie spéciale ? Nous pourrons peut-être chercher ce que c'est quand nous irons à Poudlard tous les deux.
- Oui tous les deux, chuchota Lucy: tous les deux, ensemble...
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Le 26 août, une femme à l'air sévère sonna au portail de l'orphelinat. La directrice vint lui ouvrir et l'emmena dans son bureau. Elles s'assirent toutes deux et la directrice prit la parole.
- Que puis-je pour vous?
- Je m'appelle Minerva McGonagallet je suis là pour venir chercher Onix Black et Lucy Potter.
- Pourquoi? demanda la Directrice, curieuse
- Ils sont inscrits à Poudlard, la plus prestigieuse école britannique. Je suis ici pour les aider à acheter leurs premières affaires scolaires.
La Directrice resta muette de stupeur. Finalement elle conduit quand même le professeur McGonagall aux deux enfants qui jouaient encore dans le parc. Elle les laissa tous les trois seuls et repartit en direction de son bureau.
Lucy s'approcha lentement du professeur et lui demanda d'une voix faussement douce:
- Qui êtes-vous, et que nous voulez-vous?
La sous directrice craqua pour ce petit bout de femme et répondit:
- Je suis le professeur McGonagall de l'école de Poudlard,mais j'imagine que vous avez déjà été informés par une lettre de mon arrivée.
Onix prit aussi sa voix la plus douce
- Vous êtes là pour nos fournitures scolaire non?
- C'est exact et nous devrions y aller.
Ils sortirent tous les trois de l'orphelinat et allèrent dans un endroit désert. McGonagall sortit une montre en argent et la leur présenta comme étant un portoloin. Les yeux de Lucy prirent une petite couleur rougeâtre, et elle demanda à quoi servait le bijou. Le professeur lui expliqua qu'elle l'avait enchanté pour pouvoir se rendre à Londres. Ils touchèrent tous le portoloin et disparurent pour réapparaître dans le Londres moldu. Ils partirent vers le chaudron Baveur, un vieux pub miteux qui sentait mauvais et se dirigèrent vers l'arrière boutique. Le professeur toucha certaines briques -que Lucy mémorisa immédiatement- et une entrée se forma, menant cette fois-ci, au Londres sorcier soit, le chemin de traverse.
Lucy regarda, émerveillée, les différentes boutiques. En plus, il y avait tellement de monde ! Alors, pour ne pas se perdre, Lucy attrapa la main de son ami. Celui-ci lui fit un sourire éblouissant et ils suivirent le professeur McGonagall jusqu'à une sorte de librairie appelée "Fleury et Bott". Ils achetèrent leurs manuels scolaires et partirent. Ils allèrent ensuite chez l'apothicaire puis chez Ollivanders;
En entrant, Lucy regarda la poussière autour d'elle. Et zut alors, elle était allergique à celle-ci et éternua un bon coup. Un homme arriva derrière le comptoir avec une vitesse phénoménale qui fit un peu peur à Onix. L'homme regarda les nouveaux arrivants mais zappa vite fait le professeur McGonagall pour regarder Lucy et Onix.
- Lucy Potter, Onix Black, Je vous attendais avec impatience. Qui commence? Demanda t-il avec une voix mystérieuse qui fit éternuer Lucy une nouvelle fois.
Onix s'avança
- Droitier, dit-il soudainement alors que l'homme allait poser la question.
Celui-ci fit un mince sourire et mesura la taille de son bras. Il partit dans la boutique et ramena quelques boîtes. Toutes les baguettes que l'homme avait apporté passèrent dans la main du jeune garçon, sans succès. Ollivanders repartit dans les étagères et revint avec une seule baguette. Onix l'essaya et sentit une douce chaleur dans sa main.
- Ecaille de cobra, plume d'aigle et bois de chêne, 21,5 centimètres, une baguette parfaite pour la magie ancienne, déclara l'homme
Lucy s'avança à son tour, non sans éternuer une autre fois et comme Onix déclara avant la question
- Ambidextre
Comme Onix, encore, Lucy essaya plusieurs baguettes sans trouver son bonheur. Après avoir fait essayer toutes les baguettes de sa boutique, Ollivanders partit dans la réserve. Quand il revint, il avait deux magnifiques baguettes. Lucy les essaya toutes le deux, une de la main gauche et une de la main droite. Les deux lui procurèrent une sensation de pouvoir incroyable. Mais elle n'avait le droit qu'à une seule baguette. Elle se retourna et vit que le professeur était parti. Elle lança un regard interrogateur à Onix qui lui dit discrètement qu'elle était parti acheter les chaudrons et tout ce qui allait avec.
Lucy eut une sourire ravi.
- Puis-je prendre les deux? demanda elle à Ollivanders
- Bien sûr, dit il d'une voix pensive.
Il montra la baguette que Lucy avait prit avec sa main gauche
- Sang de licorne, plume de phénix noir et bois de cerisier. 22 centimètres. Une baguette très utile pour la métamorphose.
Puis il montra la baguette de droite et prit un air sérieux
- Foie de vampire mélangé avec un foie de loup garou, cœur de licorne mélangé à un coeur de sombral et bois de rose entrelacé d'ébène. 22 centimètres. Une baguette puissante, très utile pour la torture et les arts noirs.
Onix et Lucy sursautèrent, magie noire?
Toujours avec son air sérieux, Ollivanders dit à Lucy
- Votre deuxième baguette ne voudra vous obéir qu'à la condition que vous utilisiez de la magie noire. Vous ne devriez vous servir que de la première pour l'instant, c'est un conseil.
- Merci, murmura Lucy en payant.
Ils sortirent et partirent vers la ménagerie magique. Onix craqua pour un grand aigle noir et Lucy pour un magnifique cobra, noir et jaune.
- Faites attention, il a un venin dangereux, conseilla la marchande
Le cobra se cacha dans les vêtements de Lucy pile au moment où McGonagall réapparaissait.
- Vous avez acheté vos animaux ? Questionna t-elle
- Oui, répondit Onix en montrant son aigle
Le professeur se tourna vers Lucy
- Et vous Lucy?
-Je n'ai malheureusement pas trouvé mon bonheur, mentit-elle prenant un air déçu
Minerva eut un regard compatissant et ils se dirigèrent vers une boutique de vêtements.
- Entrez les enfants, je vais allé vous retirer un peu d'argent à chacun dans vos comptes en banque, expliqua Minerva en voyant les bourses presque vides de ses futurs élèves.
Et elle les laissa seuls. Ils se regardèrent et entrèrent finalement dans la boutique. Une dame les accueillit, prit leurs mesures et les laissa patienter. Là ils virent un blond à l'air hautain qui attendait également. En les voyant, il prit la parole
- Vous allez à Poudlard?
Les deux enfants se regardèrent et Onix répondit
- Oui toi aussi n'est-ce pas?
- Exact
Puis la dame amena plusieurs vêtements au blond qui partit en disant:
- On se reverra dans le Poudlard express!
Et il sortit. Les deux amis choqués, récupérèrent leurs vêtements et il y en avait une tonne parce que Lucy avait renouvelé sa garde robe. Le professeur revint avec deux bourses contenant 2000 gallions chacune et leur donna. Les deux payèrent les vêtements et ils partirent tous de la boutique.
Ils reprirent le portoloin montre et retournèrent à l'orphelinat. Le professeur leur souhaita une bonne soirée et transplana. Lucy et Onix allèrent dans leur chambre et rangèrent soigneusement leurs affaires. Ils allèrent se coucher l'un contre l'autre et s'endormirent.
Dans pas longtemps, ils partiront à Poudlard, ensemble...
Juste à côté, un objet brilla dans la poche du jean de Lucy. Une montre en argent.
