Chapitre 2 : Lucis Noctis.

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Allongée sur son lit, Hermione Granger regardait distraitement les tentures pourpres-et-or de son baldaquin. Nous étions en avril, le seize pour être précis, et pourtant, elle se souvenait du départ de Drago Malefoy comme-ci ça s'était passé hier, sa voix grave et envoutant résonnait toujours dans sa tête. Elle se souvenait d'être rentrée trempée au château, tandis que Pansy, Blaise et Theodore Nott l'attendaient près de la grande porte...

Flash-back, près de six mois plutôt.

Alors qu'elle arriva aux portes du château, elle vit Pansy, Theodore et Blaise qui la regardaient, tous les trois avec le même petit sourire entendu.

Tandis que Pansy lui passa un plaid sur les épaules, Theodore lui ouvrit un parapluie au dessus de la tête.

_Q-Qu'est ce que vous faites ?, balbutia Hermione décontenancée.

_On fait ce qu'il a dit, répondit fermement Pansy.

_On prend soin de toi, précisa Blaise.

_Et ce jusqu'à ce qu'il revienne, termina Theodore.

_Ça ne vous dérange pas ?, demanda la brune en passant les portes.

Tous les élèves se tournèrent vers la scène pour le moins déroutante. Hermione Granger qui était en compagnie de trois Serpentards, et pas des moindres, était un fait des plus exceptionnels. Mais que ces trois mêmes Serpentards l'amenèrent dans leur dortoir choqua la plupart de élève de la sombre maison.

_Qu'est ce qu'elle fout là ?, cracha un cinquième année une fois Hermione dans la salle commune.

_Euh... Je peux m'en aller, vous savez, proposa la Griffondor en amorçant un geste vers la porte.

_Elle reste.

La voix de Theodore, glacial, fendit l'air. Tous le regardèrent éberlués.

_C'est le Prince qui a ordonné ça, celui qui s'y oppose devra en référer à lui. Et je doute qu'un duel contre Malefoy vous enchante.

_Mais tout de même, c'est Granger, insista un quatrième.

Pansy s'avança vers le quatrième année et plongea son regard menaçant dans celui terrorisé du blondinet.

_T'as un problème avec ça, Smith ?, demanda-t-elle d'un tout doucereux.

_A-Aucun.

_Bien, alors cassez-vous tous !

Ils obéirent et allèrent dans les dortoirs pendant qu'Hermione s'asseyait dans un fauteuil en cuir noir, tenant dans ses mains une tasse chaude de Cappuccino apportée par Blaise. Le silence se faisant lourd, la petite brune se décida à le briser.

_Malefoy..., commença-t-elle doucement. Vous saviez pour Malefoy ?

_Ça ! On l'a toujours su. Bien même avant que lui ne le saches, sourit le métis.

_C'est vrai, opina la serpentarde. Tu sais Granger, j'ai beau aimer Drago depuis le premier jour, si c'est toi qu'il aime, je ferais tout pour que vous soyez ensemble. C'est son bonheur qui m'importe.

_Et... Vous ne m'en voulez pas ? Ou quelque chose comme ça ?

Pansy secoua la tête, exaspérée tout en souriant légèrement, le regard tourné vers l'horizon, regardant la pluie agresser les fenêtres.

_Il a beau t'aimer Granger, il ne te dira jamais. Ça serait frapper trop fort dans son orgueil et sa fierté.

_Alors comment avez vous su ?, questionna la dite Granger en fronçant les sourcils.

_C'est simple, il avait des réactions à ton égard qu'il n'avait pour personne d'autre.

_Étrangement, je me souviens encore de la fois où il s'est ramené en furie dans le dortoir parce que tu lui en avais collé une, sourit Blaise nostalgique.

_C'était rare de voir un Malefoy en colère, mais toi, tu le faisais sortir de ses gonds avec tellement d'aisance que je t'en jalousais presque, acquiesça Pansy.

_Faut dire que pour lui... Tu as toujours frappé fort, déclara Theo.

_Et là où ça faisait mal.

Hermione baissa la tête, profondément blessée et tourmentée.

_Mais c'est aussi pour ça qu'il t'aime, et pour ça qu'il va tout faire pour te protéger...

_Vous pensez qu'il va s'en sortir ?, demanda la griffondor avec difficulté.

_C'est Malefoy, on peut s'attendre à tout avec lui.

La griffondor passa le reste de sa soirée avec les trois serpent, discutant avec eux du sujet qu'elle jugeait fascinant : Drago Malefoy.

Retour présent.

Faisant un léger sourire fatiguée, Hermione s'extirpa de la douce étreinte de ses draps chauds et accueillants. Poussant un profond soupir, elle s'étira comme un félin et chercha après ses chaussettes près de son lit. Elle en prit une paire longue et épaisse faite en laine, les enfila jusqu'aux genoux avant de les descendre à mi-mollet. Elle enfila des bottines en cuir camel qui trainaient au bout de son lit, avant de passer un gros et épais gilet beige en laine qui lui arrivait à la même longueur que la nuisette en soie qui l'habillait, sois cinq centimètres au dessus des genoux.

Elle se saisit de l'un des nombreux élastiques noirs qui ornaient son poignet droit et attacha sa lourde chevelure dans un chignon lâche, et attrapa sa baguette avant de sortir.

Hermione n'avait pas perdu son rituel du matin, à savoir se placer près de son rocher, regardant l'aube lentement se lever. Regardant le ciel clair et dégagé, elle fit un immense sourire. Un grand soleil s'annonçait aujourd'hui.

Assise sur le rocher, elle se releva toutefois assez rapidement lorsqu'un bruit étrange provenait de la Forêt interdite. Prudente et sur le qui-vive, elle sortit sa baguette et s'avança doucement pour soupirer juste après, soulagée, en voyant Ronald Weasley et Harry Potter arrivés, essoufflés, un étrange sac dans les mains.

_Les garçons !, sourit Hermione ravie.

Elle déchanta bien vite et en les voyant accélérer l'allure Ron l'empoignant fermement afin de l'emmener au château.

_Qu'est ce que vous avez fais ?, beugla-t-elle une fois dans le hall.

_Oh tu sais, trois fois rien, rougit Harry, et si tu allais prévenir McGonagall, Ron, ça serait judicieux n'est-ce pas ?, grinça-t-il gêné.

_Harry, gronda la griffondor, qu'est ce que vous avez faits ?

_On a le dernier horcruxe !, s'extasia-t-il en agitant son sac.

Hermione le regarda sans comprendre.

_Eh bien, c'est génial non ? Pourquoi cette agitation ?

_Oh bah tu sais, le tout c'est qu'on l'a trouvé dans un temple Inca au Pérou, et que par conséquent, quand on s'est saisis de l'Orbe, qui est l'horcruxe, eh bah ça a déclenché un piège.

_Vous vous en êtes sortis, c'est le principal, non ?, sourit Hermione en lui frappant l'épaule.

Harry rougit un peu plus, l'air confus.

_C'est que... Le piège a ameuté une vingtaine de Mangemorts. On a réussis à éviter le traquenard mais lorsqu'on est arrivés à Pré-au-Lard, ils nous ont suivis et on commencés à saccager la ville. C'est qu'une question de temps avant qu'ils ne rappliquent.

_Bande d'empôtés, je vous ai prévenus de me tenir au courant avant une quelconque tentative de destruction ou avant de vous emparer d'un Horcruxe !, cria Hermione d'un ton suraigu. Il y avait surement un échappatoire, mais non, comme d'habitude vous ne m'écoutez jamais !

Les portes du château furent secouées par une violente bourrasque, surement dû aux Mangemorts qui venaient d'arriver.

_Tu me tueras plus tard, coupa Harry en courant, faut qu'on trouve un moyen de détruire ce truc sinon ça va très mal finir.

_Non, tu crois ?, hurla la jeune fille en s'élançant à sa suite.

Les fondations de l'édifice tremblèrent à nouveau, faisant frissonner la jeune fille. Après un énième sort, tandis qu'ils atteignaient l'étage de la Bibliothèque, les portes explosèrent dans un fracas assourdissants, laissant entrer la vague de sorciers encapuchonnés. Hermione se précipita aux rayons d'objets importants, se saisissant de la première encyclopédie qui lui passait sous la main.

Elle feuilleta frénétiquement les pages, replaçant sans cesse les mèches qui retombaient devant ses yeux noisettes. Harry la regardait, pantois, s'activer à trouver la solution à leur problème.

_Va aider à repousser les Mangemorts, tu m'énerves à traîner dans mes jambes, soupira Hermione en empoignant un autre livre.

Voyant qu'il ne réagissait pas, elle releva la tête, surmenée et paniquée.

_Harry ?, cria-t-elle pour le faire sortir de sa torpeur.

Le brun sursauta vivement, et fronça les sourcils avant de hocher la tête et de sortir de la bibliothèque, déterminé à éliminer le moindre mangemort qui se dresserait sur sa route.

Hermione tournait frénétiquement les pages, se mordillant les lèvres, angoissée. Les minutes passaient comme des secondes. Elle ne savait pas le nombre de mangemorts qu'il pouvait y avoir, mais vu que cette chose était le dernier Horcruxe, nul doute que cette bataille serait la dernière.

Elle poussa un léger cri plaintif en entendant très nettement les hurlements qui lui parvenaient de plus en plus clairement : Ils approchaient.

Elle chercha de plus en plus vite, lançant les livres inintéressants à l'autre bout de la pièce, n'hésitant pas à saccager son propre sanctuaire. Lorsque le « pop » significatif du transplanage retentit dans son dos, elle sursauta vivement tout en s'emparant de sa baguette et du sac qu'elle tenait fermement contre sa poitrine.

Pointant sa baguette contre l'inconnu, elle se crispa en reconnaissant Narcissa Malefoy, dont le visage habituellement froid ou inexpressif, montrait une flagrante anxiété ainsi qu'une profonde inquiétude.

_Je me tuerais et emporterai ce sac dans ma mort s'il le fallait, vous ne l'aurez pas, siffla-t-elle en détachant bien chaque mot.

_Je n'ai que faire de cet horcruxe de malheur, tout ce que je souhaite, c'est que ma famille reste en paix.

_Vu l'implication et la dévotion dont votre mari a fait preuve envers Vous-Savez-Qui ces dernières années, je doute fortement que vous aurez la paix, madame, souffla calmement Hermione.

_Je crains, en effet, que le sort de mon mari ne soit déjà scellé. Cependant, celui de Drago est encore changeable. Lucius se bat à vos côtés en ce moment même, Miss Granger, expliqua doucement Narcissa, avec un petit sourire.

Hermione fronça les sourcils, décontenancée.

_Qu'entendez-vous par là ?

_Lucius a compris que la cavale de Drago avait un sens pour nous tous. Si mon fils a bravé ses dix-sept années d'entraînement et d'endiguement intensives, c'est qu'il a jugé que vous en valiez la peine. Il ne voulait pas se dresser ni contre ses parents, ni contre vous, c'est donc la raison pour laquelle il fuit et se terre, Merlin-sait-où. Vous n'êtes pas encore mère, Miss Granger, mais quand la vie de votre enfant est en jeu, mage détraqué ou jeune fille d'ascendance moldue, rien ne vous empêchera de tout mettre en œuvre pour l'aider et le garder vivant.

Hermione resta coite, et pantoise avant de rapidement se remettre à chercher, un léger sourire aux lèvres. Malefoy était vivant, quelque part, en sécurité. Pour l'instant.

_Que faites-vous, Miss ?, demanda Narcissa interloquée.

_Je trouve un moyen pour détruire cette saleté, expliqua la brune en montrant le sac de son pouce.

_Lucis Noctis, la Lumière de la Nuit. Cet Orbe contient énormément de pouvoir, et il ne peut être saisi à mains nues, récita la blonde en rejetant sa longue chevelure derrière elle.

_Ou sinon... ?

_Celui qui le saisira se trouva dans l'Orbe, menant un combat acharné contre l'âme du Sorcier enfermé à l'intérieur.

_P-Pardon ?

Narcissa fit un léger sourire avant d'attraper un livre sur les sorciers célèbres et de le poser sur la table, près d'Hermione en l'ouvrant à la page de Lucis Noctis, un brillant sorcier disparu au Moyen-âge.

_La Peste Noire a ravagé le pays, prenant de cours un jeune sorcier aux pouvoirs extraordinaire. Pour essayer de sauver sa femme, il créa cet Orbe unique et exceptionnel. Cependant, à peine eut-il achevé son œuvre que sa femme mourut quelques minutes plus tard. Pour se punir de n'avoir pu réussir à préserver la vie de son épouse, il s'enferma dans l'Orbe et se jura qu'il n'en sortirai jamais. Car une fois entrés dedans, vous en pouvez en ressortir, Miss. Si vous saisissez cet objet à main nue, vous serez transportée dans l'Orbe et devrez affronter Lucis Noctis pour pouvoir le détruire. Mais dans tous les cas...

_Celui qui saisi cet objet à mains nues décèdera quoiqu'il advienne, acheva Hermione en regardant le sac.

Narcissa hocha gravement la tête, approuvant les dires de la jeune fille.

_Les chances de réussites sont minces. Soit la personne se fait tuer par Lucis, soit la personne tue Lucis dans l'Orbe et ce dernier implose, emportant Lucis et la personne dedans.

_Il n'y a aucun échappatoire ?

_Vous-Savez-Qui est malheureusement plein de ressource, il savait qu'en faisant de l'Orbe un horcruxe, il gagnait énormément d'avantages, qui oserait se tuer d'une telle sorte, déplora Narcissa.

Hermione releva la tête, le regard flamboyant.

_Moi, je le ferai.

_Vous ? Allons Miss, vous n'avez pas dix-huit ans, ça serait énormément risqué.

_Si ce n'est pas moi, ça sera quelqu'un d'autre. C'est un fardeau lourd à porter, et ça sera le mien, souffla Hermione, déterminée.

La Lady baissa la tête en soupirant, abattue. Hermione s'approcha doucement d'elle et posa sa main fine sur l'épaule frêle de la blonde.

_Vous m'avez été d'une aide précieuse, Madame Malefoy, sachez que je clamerai à tous que vous avez largement contribué à la chute de Vous-Savez-Qui... Ou, tentative de chute si j'échoue.

_Je dois y aller Miss, soyez prudente et... N'agissez pas de manière idiote.

Hermione lui fit un sourire franc avant qu'elle ne disparaisse. Elle attrapa le sac, déterminée et s'en allait pour sortir de la bibliothèque lorsqu'un mangemort fit exploser la porte et avança lentement vers elle, baguette pointée, un sourire sadique sur les lèvres.

_Tu vas gentiment me donner ton paquet, petite Sang-de-Bourbe, susurra-t-il mauvais.

_Va te faire voir chez les Grecs, crétin !, persiffla Hermione avec fureur.

_Tut tut, mauvaise réponse.

Un éclair vert alla le projeter à l'autre bout de la bibliothèque, devant une Hermione effrayée et choquée. Dans l'entrebâillement des portes défoncées, Pansy Parkinson se trouvait baguette levée, encore groggy, munie de vêtements enfilés de travers. À ses côtés, Theodore Nott et Blaise Zabini paraissaient dans le même état.

_Les secousses ne vous ont pas réveillés ?, s'étonna Hermione en les rejoignant.

_Si, sauf que je croyais à un tremblement de terre, répondit Theo.

_Idiot !, ronchonna Pansy en lui mettant un léger coup de coude.

_Bref, quoiqu'il en soit, tu as ton escorte princesse, ricana Blaise en faisant une courbette.

_C'est la Bataille Finale, Pansy vient de tuer un homme et vous, vous plaisantez ?, s'effara la griffondor.

Blaise haussa les épaules, désintéressé.

_Tu sais, pour nous, tuer des gens, c'est comme toi qui lit un bouquin. C'est naturel, Granger.

_Vous me faites sérieusement flipper, soupira la brune en descendant les marches.

Ils s'élancèrent derrière la brune qui dévalait frénétiquement les marches, se foutant bien de qui elle poussait. Elle se contentait de stupéfixer tous les mangemorts qu'elle croisait tandis que les trois Serpents derrière elle les abattaient de sang froid, sans le moindre scrupule.

Elle jeta un regard atterré au nombre de cadavre qui ne cessait d'accroître de manière exponentielle, déplorant les nombreux premiers années allongés face contre terre, où sur le dos, les bras en croix. Elle jeta un regard rageur sur le sac, le fusillant de ses orbes noisettes, emplis de larmes qui menaçaient de couler, chaque secondes un peu plus.

Son estomac se tordait, sa vue se brouillait, ses oreilles bourdonnaient. Merlin, qu'allait-elle devenir ?

Elle eut juste le temps de relever la tête pour voir un mangemort se ruer sur elle, avec l'intention évidente de lui dérober son lourd fardeau, cependant un éclair rouge le fit s'encastrer dans un arbre, quelques mètres plus loin. Remarquant celui qui avait lancé le sort, Hermione sentit son cœur battre nettement plus vite.

Ses cheveux blonds avaient foncés, et poussés, lui tombant sur la nuque et devant ses yeux devenus azurs. Sa peau s'était parée d'un hale léger qui lui donnait bonne mine malgré les lourdes cernes violettes qui entouraient ses yeux brillants. Une barbe de deux trois jours blonde foncée le rendait plus mature, et il paraissait bien plus vieux que ses dix-sept ans. Il portait un vieux jean foncé, une paire de tennis usées, avec un tee-shirt beige et un sweat noir assez large dont la capuche était abaissée. Drago Malefoy était là, il était vivant, et ça lui fit réellement du bien.

Se cramponnant à l'écorce d'un arbre proche, Hermione rendit le peu qu'elle avait avalé la veille tandis que Drago lui tenait les cheveux, tout en lui caressant doucement le dos.

_Ravi de voir que je te fais toujours cet effet, salua-t-il.

Hermione remarqua que sa voix avait changée, devenue plus grave et rugueuse, gardant tout de même son ton nonchalant qui hantait ses rêves.

_Crétin, souffla Hermione la gorge en feu.

_Remarque, ça a beau faire près de quatre mois que nous nous sommes pas vus, tu n'as toujours pas enrichi ton dictionnaire d'insultes ? C'est que les trois mousquetaires ont mal faits leurs travail, sourit-il.

_Tu parles, ils en déblatèrent plus d'une quinzaine lors d'une conversation à peu près civilisée, j'en ai entendus de sacrée perles. Alors t'imagines lors des confrontations ?

_Ah bah c'est sûr qu'on est très loin de ton magnifique monde des Bisounours.

Hermione le regarda, intriguée.

_J'en ai plus appris sur le monde moldu en quatre mois que dans toute ma vie, éluda-t-il l'air taquin. Maintenant, non pas que d'avoir de très instructifs débats sur la télévision idiote et abrutissante des moldus ne soit pas intéressante, mais je crois qu'on a un mage mégalomane sur les bras, et toi, un paquet très convoité vu le nombre d'adeptes qui tentent de te l'arracher.

Il jeta un regard suspicieux un sac noir qu'un énième mangemort avait essayé de prendre avant de faire tué par Theo, qui surveillait Hermione et Drago en compagnie de Pansy et Blaise.

_D'ailleurs, ya quoi dans ton sac ?

_Le dernier horcruxe, répondit Hermione en l'agitant.

_Super, bon maintenant, question à un million de gallions, comment on le tue ?

_C'est l'Orbe de Lucis Noctis.

Il fit une moue enfantine avant d'arborer un air franchement blasé.

_Non mais va vraiment falloir qu'on m'explique le trip des mégalos qui veulent toujours chercher des trucs complexe. Et comme par hasard, il a fallu que ça soit ce putain d'Orbe de merde et pas un putain de paquet de Kleenex !

_Parce que tu mettrais un morceau de ton âme dans un paquet de Kleenex toi ?, demanda Blaise, un brin moqueur.

_Oh toi ferme-là, siffla le blond.

_C'est bon de te ravoir avec nous mec, sourit le métis en lui frappant l'épaule.

Drago fit un léger sourire nostalgique, regardant le parc ensanglanté et ravagé. Il reposa son regard sur son ami avant de lui faire un sourire bienveillant.

_Remue ton imposant derrière, on a quelqu'un a buter je te rappelle.

Blaise fit un grand sourire. L'étrange façon dont Malefoy exprimait ses sentiments lui avait foutrement manqué mine de rien.

Hermione les laissa à leurs joyeuses retrouvailles et se faufila jusqu'à Ron qui venait d'abattre un mangemort et qui l'accueillis avec un grand sourire.

_J'en suis à douze !

_Vous me faites tous sérieusement flipper, mais là n'est pas la question, j'ai trouvé comment détruire cet horcruxe !, sourit Hermione. Mais éclaire-moi sur un détail, comment l'avez-vous pris ?

_Comme ils nous attendaient au temple, on l'a emballé directement dans le sac, et on s'est vite taillés, pourquoi cela ?

_C'est compliqué, pour le détruire, il faut mourir, alors je me dévoue à le faire.

Le roux secoua vigoureusement et négativement la tête.

_Comment ça non ?, s'offusqua Hermione.

_On s'était mit d'accord sur un point, expliqua doucement Ron, Harry tue Voldemort, on s'occupe de détruire les horcruxes, et tu cherches à trouver comment les détruire.

_Tu as ta famille Ron, reprit-elle posément, et aussi désagréable cela puisse me paraître, tu as aussi Lavande. Mes parents ne se souviennent pas de moi, quand à toi et Harry, vous continuerez la route, sans moi.

Le roux regarda derrière elle et fronça les sourcils.

_Tu as Malefoy toi.

_Q-Que... Quoi ? Mais non, absolument pas, de quoi tu parles ?, balbutia Hermione, paniquée.

_De Drago Malefoy qui te surveille en ce moment même comme si tu es la chose la plus précieuse de ce monde. Je le sais, mais tu m'expliques quand même ?

_C'est un peu long, pour les détails, tu verras avec Pansy ou Theo vu que Blaise est un peu crispé ces temps-ci et que...

Le roux fit claquer ses doigts en interpellant sa meilleure amie, qui le fixait interloquée tandis que lui, ne comprenait plus rien.

_T'appelles Parkinson et Nott par leurs prénoms ? Et ils tuent des mangemorts ? C'est moi ou c'est un violent délire ?, cria-t-il d'un ton suraigu.

_Continue comme ça Weasley, comme-ci l'on pouvait pas déjà assez te repérer avec ta touffe, persiffla Pansy.

_Tu traînes vraiment avec ça ?, hurla littéralement Ron en pointant Pansy avec son pouce.

_Là, tu deviens vraiment offensant, Babouin, cracha Pansy, haineuse. Alors laisse moi être claire, pendant que tu crapahutais dans la pampa sauvage ou que tu allais te taper tes gonzesses à Bucarest, moi j'ai veillé qu'Hermione se fasse pas tuer, alors j'exige expressément des excuses, sinon je te tue sans le moindre remord, t'as pigé ou je répète ?

Le roux la fusilla du regard avant d'attraper Hermione et de l'entraîner à sa suite, traversant le champ de bataille tout en se faisant aussi minuscule que possible.

_Hermione, tu veux vraiment faire ça ?, lâcha-t-il une fois qu'ils furent un peu éloignés.

La jeune fille hocha rapidement la tête, les larmes commençant de nouveau à perler.

_Putain, j'ai du mal à croire que tu vas vraiment... Enfin, tu vois.

_C'est mon histoire Ron, et je ne veux plus vivre dans la peur constante d'une attaque de mangemorts, ou quoique ce soit d'autres. Je veux être libre de tout engagement, de toute peur. C'est pour ça que je vais tout faire pour le tuer, et briser l'Orbe. Une fois qu'il sera brisé, tu ordonnes à Harry de tuer Voldemort, à mon humble avis, il doit être dans le château, expliqua-t-elle avec douceur des trémolos dans la voix.

Ron la prit avec douceur dans ses bras, baisant doucement sa chevelure en pagaille , le serrant un peu plus fort contre son cœur.

_Tu es vraiment comme ma deuxième petite sœur, murmura-t-il douloureusement.

_Et toi comme mon frère, sourit-elle en le serrant plus fort.

_Même si je sais pas trop ce qu'a été ton trip avec Malefoy, mais tu devrais lui parler de ce que tu comptes faire. Il a l'air de tenir à toi.

_Je vais y aller, articula-t-elle avec difficultés en se détachant de son frère de cœur.

Elle marcha lentement vers le champ de bataille, déterminée à en finir avec tout cela lorsqu'elle entendit la voix cassée de Ron :

_On se reverra de l'autre côté je pense !

Elle sourit en passant près des arbres avant de se faire violemment tirée puis plaquée contre l'un d'eux, Drago la tenant fermement plaquée au tronc, ses pupilles virant au gris, sa main droite plaquée sur la bouche de la jeune fille, l'empêchant ainsi de crier.

_Comment ça de l'autre côté ?, souffla-t-il en retirant sa main.

_Je crois que tu as très bien compris.

_Non... Enfin je veux dire... Non ! Je ne veux pas !, s'emporta-t-il avec fureur.

Hermione se mordilla la lèvre inférieure.

_Il a plus que ta vie et la mienne en jeu. Des gens meurent pendant que l'on discute, je dois faire ça.

Des larmes montèrent à ses yeux redevenus azurs, il les contenait avec difficultés, tentant de garder un minimum de décence.

_J'me suis pas tapé quatre mois de cavale pour revenir, rester avec toi une heure et que tu meures ensuite, articula-t-il en colère.

_C'est parce que tu as vécu quatre longs mois reclus comme un ermite aussi, que j'ai envie que ça finisse. Trop de gens ont souffert, comprend-le, ne sois pas égoïste.

_J'en ai rien à foutre d'être égoïste, je suis né égoïste, je mourrais égoïste, je m'en fous mais ne fais pas ça !

Hermione sourit tristement tout en baissant la tête.

_Tu sais que je dois le faire.

_Pendant près de quatre mois, commença-t-il douloureusement, quatre mois, où je ne pensais qu'à toi, vingt quatre heures sur vingt quatre. J'avais peur qu'il ne t'arrive quelque chose maintenant que je n'étais plus là pour garder un œil sur toi. Tu me manquais, j'avais l'impression de devenir fou. Tu me manquais vingt quatre heures sur vingt quatre, tu me manquais tellement que j'avais l'impression de mourir. Et maintenant, même lorsque tu es à cinq centimètres de moi, tu me manques encore... Donne-moi une solution pour que la douleur s'estompe. Je ne demande même pas qu'elle s'arrête, juste qu'elle s'estompe, acheva-t-il douloureusement.

Il eut un sanglot qu'il ne put réprimer. Hermione le prit dans ses bras alors qu'il passait les siens autour de la taille frêle de la jeune fille, enfouissant sa tête dans le cou qui sentait la figue, cette odeur si particulière qui l'envoutait complètement.

_On m'a appris à être un bon Malefoy, un bon soldat, cependant... Ces sentiments, qui me broient le cœur, on ne m'a pas appris à les contrôler, ni même à les comprendre. On ne m'a pas appris à aimer, Hermione.

_Je croyais que tu me détestais ?, sourit-elle contre son torse.

_Il faut croire que je t'aime plus que je ne te déteste.

Elle se détacha de lui, en reniflant bruyamment avant qu'il ne lui relève la tête, plongeant son regard azur dans celui noisette et serein de la jeune fille. Elle avait décidé.

_Pendant quatre mois aussi tu m'as hanté, je n'ai cessé de penser à tes paroles. Tu me hantais, Drago. Et j'avais peur, peur parce que tu prenais ces risques à cause de moi, hoqueta-t-elle.

_Viens, on s'enfuie. Loin de cette guerre, loin de ce monde.

_Je dois le faire, pour que vous puissiez vivre en paix, sourit Hermione à travers ses larmes.

_Tiens ! Si ce n'est pas dégoûtant. Mon traître de neveu avec cette déchéance de Sang-de-Bourbe, ricana Bellatrix Lestrange.

Drago mit Hermione derrière lui, et se dressa fermement en face de sa tante.

_Tu sais ce qu'il te dit ton traître de neveu ?

_Tu sais ce que je dis moi ?, sourit-elle l'air démoniaque. Accio !, cria-t-elle en prenant le sac.

_Expelliarmus !, crièrent en même temps Hermione et Drago.

Si Bellatrix fut désarmée, le sac, lui, vola très haut avant de s'écraser dans un tas de boue visqueuse quelques mètres plus loin. Hermione et Bellatrix se regardèrent un instant avant de toutes les deux courir vers la sacoche imbibée de boue. Hermione fut la plus rapide et fit rouler le sac, l'Orbe apparu aux yeux de tous, brillant d'une forte lueur couleur améthyste.

Hermione leva la main gauche et l'apposa fortement sur la sphère avant de se sentir englobée par une forte magie. La dernière chose qu'elle vit, fut sa main sur l'Orbe, le bracelet aux initiales de Drago Malefoy ornant toujours son poignet. Elle perçut un cri déchirant avant de sombrer définitivement dans l'inconscient.

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Drago se ressaisit rapidement en voyant sa tante, presque arrivée à l'Orbe. Il la stupéfixa et s'empara du globe, au préalable recouvert de son sweat, courant à vive allure tout en gardant son précieux fardeau, tout en se rendant vers la réserve de balais de l'école. Il en attrapa un ancien qui jonchait le sol et décolla difficilement de la pelouse boueuse.

_Malefoy, où est Hermione ?, beugla Harry en l'apercevant au dessus de lui.

_Elle fait son travail, prépare toi à faire le tien.

Le brun comprit la gravité de la situation face au ton inhabituellement sérieux de Drago. Il hocha la tête, signifiant toutefois qu'il avait compris et partit vers le château, où le Seigneur des Ténèbres préparait déjà la Grande Salle comme celle de son futur trône...

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Hermione papillonna des yeux, un violent mal de tête la clouant sur le sol. Il lui semblait que la pièce tournoyait vivement, et des murmures étranges la firent frissonner. Elle se releva avec difficulté et lissa le bas de sa nuisette, presque comme un reflex.

_Qui es-tu pour venir me déranger ?

Elle se tourna vers la provenance de cette douce voix grave et fit surprise de voix un homme plutôt grand, debout, mains jointes dans le dos, regardant les spirales améthyste tournoyer lentement autour d'eux, tandis qu'ils se trouvaient sur une plate-forme en verre violet.

Il réitéra sa question, toujours avec le même ton détaché.

_Je suis Hermione Granger, répondit-elle la voix chevrotante.

_Et que veux-tu, Hermione Granger ?

_Pour tout vous avouer, vous tuer afin que le monde et ceux que j'aime puissent aspirer à avoir la vie paisible qu'ils méritent.

_Alors fais.

Hermione fronça les sourcils, surprise par son ton las.

_Juste comme ça... Juste, fais ?

_Tu préfèrerais que je lute et que je me batte comme un damné dans un magnifique duel sorcier ? Je suis las de tout cela, tu veux me tuer, vas-y, tue-moi, soupira-t-il en se retournant.

Hermione fut frappée par l'immense tristesse qui dominait son regard azur. Le même que celui de Drago, songea-t-elle en souriant, le cœur lourd.

_Pourquoi cette lassitude ?

_J'ai vécu très longtemps, Hermione Granger, je suis fatigué de tout cela, je n'ai plus rien à apprendre.

_Il y a toujours a apprendre, sourit-elle.

_Alors apprend-moi ta vie, Hermione Granger, et après nous mourrons tous les deux, proposa-t-il en s'asseyant parterre.

_Ma vie n'a rien d'intéressant, apprenez-moi la vôtre.

Il fit un léger sourire et son regard parti loin, très loin... Plus de six cent trente ans plutôt, alors que la peste Noire ravageait l'Angleterre...

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Réponses aux reviews Anonymes :

Chut : Je t'en prie :D.

Nis : Voilà ta suite =).

M : Ravie que ça te plaise =).

morgane : Merci beaucoup pour ta review :). J'espère que cette suite t'a plu :D.

Andrea Malefoy : Ravie de te retrouver aussi sur cette histoire :D. N'hésite pas à me dire ce que tu en as pensé :).

Misty : Ta review m'a énormément fait plaisir, alors je te sors de cette panade et te poste cette suite. J'espère vraiment qu'elle t'a plu [Croise les doigts.]

Lisou : Salut, te voilà servie x).

Chichoux : Merci pour ton compliment =$. J'espère vraiment que cette suite t'a plu :D.

JaneeV : Ravie que ça t'ait plu, j'espère vraiment que cette suite te convient =D.

Anna : Te voilà servie, en espérant que ça t'a plu :).

Amandine : Ma chère Amandine, je suis enchantée que ça t'ait plu ^^. Je ne sais pas quoi dire à part, merci :$. (Et j'espère franchement que ça t'a plu x).

Aerann : Voilà cette fameuse suite, j'espère que ça t'a aussi plu :D.

Les petits potins de l'Auteur : Diluculo a été super bien accueilli et pour ça, je tiens encore à vous remercier, c'était juste... Génial. Vous êtes géniaux soir j'ai donc relu cette histoire ainsi que vos superbes reviews et j'ai écris cette suite qui trottait dans ma tête. Je l'ai fait en un seul jet, mais je la trouvais assez bien comme ça, même si je doute de vos réactions. (Ely et ses coups de tête à écrire une histoire comme ça... M'enfin, on me changera pas x)).

J'espère franchement que ça vous a plu, si c'est le cas, dites le moi, si ce n'est pas le cas, dites le moi aussi. Mais en tout cas, cet OS peut soit le rester (si vous décidez de ne lire qu'un seul chapitre) ou vraiment être une fiction à part entière si vous la suivez =).

Bref quoiqu'il en soit n'hésitez pas à reviewer, bisous,

Votre Ely Sword (Qui vous aime pire qu'à la folie et qui attends vos avis :D.)