Oliver

Je trouve Felicity allongée dans le canapé, un édredon posé sur elle. Elle n'a pas l'air en forme, je m'approche d'elle, elle semble fatiguée et ne se relève même pas lorsque j'arrive à ses côtés.

Je me baisse et l'embrasse, elle pousse une petit gémissement.

- (Oliver) Bonsoir ma chérie, alors tu as trouvé une solution à ton problème ?

- Oui... Mais depuis que je suis rentrée je me sens mal... J'espère que je n'ai pas attrapé froid.

- Tu es pâle... Tu as mangé au moins ?

- Oui j'ai mangé... Des raviolis à la vapeur...

Je la relève doucement et je m'assois dans le canapé, sa tête repose sur mes genoux. Je commence à lui masser le crâne, elle ferme les yeux et semble apprécier ce moment de détente. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, demain il faut que nous nous levions tôt, nous avons rendez vous avec l'équipe avant que le soleil se lève.

Je la prends dans mes bras, elle pose sa tête contre mon torse comme elle a l'habitude de faire depuis que nous sommes ensemble, elle me caresse doucement mais s'arrête rapidement, bien trop à mon goût. Je pense qu'elle a du s'endormir, je sens sa respiration ralentir. Je dépose un baiser dans ses cheveux et tente de trouver le sommeil à mon tour.

Je suis réveillé par la pluie qui bat rageusement sur la fenêtre, je me redresse dans le lit, regarde à l'extérieur, il pleut à torrent, le ciel s'illumine de temps en temps d'un éclair et un grondement sourd se fait entendre au loin. Je me rallonge et me colle contre Felicity, elle est bouillante, son corps est moite et elle semble avoir des difficultés pour respirer. Je passe une main sur son front, elle ne semble pas avoir de fièvre pourtant son corps est parcouru de frisson. Je tente de la réveiller en l'appelant mais elle ne réagit pas vraiment, elle peine à ouvrir les yeux. Je pose mon oreille sur son cœur, il bat lentement, bien trop lentement. J'attrape le téléphone qui traîne sur la table de nuit et compose le 911. Je me lève et passe rapidement quelques vêtements tout en ayant le regard rivé sur la poitrine de Felicity.

Je suis inquiet, je me demande ce qu'elle peut bien avoir... Je m'assois sur le lit et pose une main sur son visage, je tente de la réveiller encore mais elle gémit simplement. Elle tente de me dire quelque chose mais c'est incompréhensible. Elle est livide, ses yeux son clos, sa tête repose sur un côté et elle respire péniblement. J'entends la sonnette de l'entrée, je descends rapidement en jetant un regard sur elle, j'ouvre et demande aux ambulanciers de se dépêcher. Ils montent à l'étage, l'un d'eux redescend tandis que le second prend sa tension, vérifie si elle n'a pas de fièvre. Le second revient rapidement avec une bonbonne d'oxygène, il lui pose le masque sur le visage puis l'un d'eux envisage de la porter au rez-de-chaussée.

- Je vais le faire, je vais la descendre.

L'ambulancier se recule et me laisse prendre Felicity dans mes bras, je la soulève puis avance doucement, un des deux hommes me passe devant et le second se tient derrière moi tenant la bouteille d'oxygène. Je la pose sur le brancard situé dans le couloir. Les deux hommes s'activent autour d'elle, ils lui font une intra veineuse et lui administrent quelque chose qui est censé l'aider à respirer, ensuite ils poussent le brancard vers l'extérieur pour emmener Felicity dans l'ambulance, je les suis, il est hors de question que je la laisse seule. L'ambulance file sirène hurlante, un des ambulancier est resté avec moi à l'arrière, il vérifie sans cesse les constantes vitales de Felicity.

- Vous savez ce qu'elle a ?

- Nous avons notre petite idée... Mais c'est au médecin de faire le diagnostique.

Je tiens fermement la main de ma petite amie et je lui parle inlassablement, je lui demande de rester avec moi, de ne pas me laisser, que sans elle je serai perdu. Je verse une larme que j'essuie rapidement, je ne veux pas que l'ambulancier me voit pleurer. Oliver Queen est censé être une personne forte, je ne pleure pas facilement mais l'angoisse me ronge et je l'aime tellement que si il lui arrivait quelque chose, je ne sais pas comment je survivrai.

A notre arrivée à l'hôpital elle est de suite prise en charge et mise dans une pièce, une infirmière me demande de rester dehors, elle me dit que je ne peux pas entrer mais qu'ils feront le maximum. Durant trente minutes je les regarde s'acharner sur le corps de Felicity, je les vois même utiliser le défibrillateur. Je regarde par la petite fenêtre de la porte choqué, je ne pensais pas qu'elle allait aussi mal... Je recule contre le mur et m'écroule sur le sol. Je reste la un moment, la tête entre les genoux et je prie silencieusement pour qu'on me la laisse, elle ne peut pas mourir, elle ne peut pas m'abandonner.

La porte s'ouvre enfin et l'infirmière de toute à l'heure m'interpelle.

- Monsieur Queen ?

Je me relève et lui fait face, je n'arrive pas à déchiffrer l'expression de son visage. Elle ne laisse rien transparaître.

- Mademoiselle Smoak est pour le moment dans le coma, nous ne savons pas quand elle se réveillera et si elle le fera... Je ne voudrai pas être alarmiste mais vous devez savoir que ce n'est pas le premier patient qui nous recevons avec les mêmes symptômes... Nous avons déjà eut cinq cas similaires au cour de ses trois derniers mois. Les deux premiers patients n'ont pas survécu, les deux suivants ont tenu un peu plus de deux jours mais ont fini par nous quitter et le dernier est dans le coma depuis six jours. Je vais être honnête, nous n'avons aucun moyen de la soigner.

- Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?

- Elle a été empoisonné. Est-ce que vous savez ce qu'elle a mangé hier soir ?

- Elle a commandé des raviolis au restaurant chinois... Attendez vous pensez qu'ils l'ont empoisonné ?

- Non pas eux mais quelqu'un la fait... C'était le même scénarios pour les autres patients. Empoisonné après avoir mangé de la nourriture livrée et la plupart du temps sur leur lieu de travail. Est-ce le cas de votre amie ?

- Oui ça l'est...

- Je suis désolée monsieur Queen, vous pouvez rester à son chevet.

Je la regarde s'éloigner, je pousse la porte de la chambre et part m'installer près de Felicity, elle est reliée à tout un tas de machine, elle est perfusée et intubée. Je lui prends la main et la pose sur ma joue, elle est tiède. Je ferme les yeux à son contact, je laisse couler mes larmes et je prie encore et encore pour qu'elle vive et se rétablisse rapidement, nous avons déjà traversé tellement d'épreuves tout les deux, nous commencions juste à être heureux ensemble, elle n'a pas le droit de me laisser, pas le droit de me quitter... Je le refuse ! Je regarde l'heure sur mon téléphone, il est plus de quatre heure. Déjà deux heures que nous sommes arrivés ici et je n'ai prévenu personne. Je réfléchi à ce qu'a dit l'infirmière, ils n'ont pas trouvé de remède, ne savent pas comment la sauver, les sauver, parce qu'ils sont deux pour le moment. Je décroche mon téléphone et appelle la seule personne qui je pense pourra nous aider.