Bonjour ou bonsoir à toutes. Voici la suite. J'ai vu dans mes stats qu'il y avait quand même quelques lecteurs, mais qui n'avaient pas laissé la moindre trace, même pas une alerte.

/!\ Pour ceux qui connaissent la série, vous devez penser que cette fic n'est qu'un copié-collé des épisodes. Effectivement, les trois premiers chapitres servent à planter le décor, l'univers, pour qu'une personne qui ne connaît pas puisse la lire comme une histoire à part entière sans être perdue.

Donc, j'ai décidé de vous poster les quatre premiers chapitres pour que vous puissiez vous faire une meilleure idée de la direction que je vais prendre par la suite.

En espérant que celle-ci vous plaise. N'hésitez pas à me laisser votre avis, même négatif.

Sur ce, bonne lecture !


.

.

2.

.

.

― Non, avait-il répondu, vaincu.

Ce simple mot lui écorcha la gorge. C'est des yeux pleins de détresse qui se croisèrent. Ils savaient tous les deux qu'ils étaient dans une impasse. Zero ne pouvait pas offrir à Jude ce qu'il attendait et ce dernier ne pouvait pas faire une croix sur sa définition d'un couple et de l'amour en général.

Il balança son attaché-case sur la banquette arrière et démarra sa voiture en trombe, refusant ostensiblement de regarder le blond. Il ne craquerait pas, pas cette fois. La situation avait assez durée. Il se faisait la promesse de passer à autre chose.

Et quelques jours plus tard, c'est lui qui invitait Lucas à dîner. Zero les vit plusieurs fois ensemble et bien qu'il ait conscience d'être responsable de tout ceci, il ne supportait pas de voir le brun avec quelqu'un d'autre.

D'ailleurs Jude le lui fit remarquer, alors que Zero avait encore écourté l'un de ses rendez-vous.

― Laisses-moi régler l'addition, lui dit-il alors qu'ils esquissaient le même mouvement.

La main de Jude se posa sur celle du blond qui fut plus rapide. Ce simple geste lui envoya des frissons. Leurs regards se croisèrent et il put lire un trouble identique dans celui de son vis-à-vis. Sa colère redoubla.

― Tu ne veux pas être avec moi, mais je n'ai pas le droit d'être avec quelqu'un d'autre, se sentit-il obligé de lui faire remarquer l'absurdité de la situation.

Zero le savait, mais il ne pouvait s'en empêcher. Il aurait tellement aimé que Jude puisse se satisfaire de ce qu'il pouvait lui offrir.

Après leur petit cinq à sept dans l'un des placards de l'Aréna et cette phrase malheureuse prononcée par Zero alors que le moment était parfait. Ils étaient euphoriques et profitaient pleinement des sensations post-orgasmiques.

L'instant était complice. Zero avoua à Jude qu'il lui avait manqué et il vit fleurir un sourire sincère sur le visage du jeune homme. Tandis qu'ils se rhabillaient, Jude l'air gêné se racla la gorge.

― Je crois que j'ai pris ton boxer, dit-il penaud.

Et Zero rigola, affirmant que ça n'avait aucune importance. Il pouvait tout partager avec Jude. Un simple bout de tissus pouvait sembler sans importance, mais ça signifiait bien plus pour Zero.

Mais voilà qu'il prononça cette malheureuse phrase.

― Tu sors et je te suis un peu après ou…

Mais il n'eut pas le temps de finir que Jude s'énerva derechef. Il pensait que c'était différent cette fois, quelle ne fut pas sa déception quand il comprit qu'il était toujours son secret.

Ils se quittèrent pour le moins fâchés. Il ne semblait plus y avoir d'issus favorable à leur histoire. Sa rencontre avec Lucas le soir d'un match à l'Aréna allait tout changer. Alors qu'il allait prendre place sur le terrain, il croisa son nouvel agent, dans les couloirs, qui semblait pressé.

Ce dernier un peu trop confiant, se ventât d'avoir couché avec Jude. Il ajouta quelques commentaires graveleux avant de s'empresser de partir pour éviter Jude, prétextant que ce dernier avait bien trop de problèmes et qu'il n'avait pas envie de se lancer dans ce genre d'histoire. Bref, un connard, pensa Zero.

C'est comme ça qu'il en était arrivé là. Répondant à l'interview d'une journaliste alors que le match n'était fini que depuis quelques minutes, son regard cherchait désespérément Jude. Quand il le vit enfin, il semblait chercher quelqu'un, la mine maussade et Zero prit sa décision.

Il coupa court aux questions de la jeune femme et s'avança vers le brun.

― Je ne peux pas te parler maintenant, j'ai un rendez-vous, dit Jude continuant de scruter les environs.

― Lucas ne viendra pas, affirma Zero.

― Pourquoi, demanda Jude, se tournant enfin, pour faire face à son ancien « client ».

― Parce que je lui ai dit de ne pas le faire, s'exclama le blond avant de s'élancer vers Jude, plaçant une main ferme et implacable sur sa nuque et scella leurs lèvres.

D'abord surpris, le brun mit quelques secondes à réagir. Il posa ses mains sur les bras de l'homme qu'il aime et remonta lentement, telle une caresse jusqu'à son visage qu'il prit en coupe. Il était si proche, son corps musclé épousait le sien à la perfection. Cette sensation lui avait tellement manqué. Peu importe ce qu'il ait pu dire ou faire, ça n'a toujours été que Zero, depuis le début. Un frisson courra le long de sa colonne, le faisant doucement gémir et se cambrer pour se rapprocher de son compagnon.

Ils n'avaient conscience de rien. Rien hormis les mains et les lèvres de l'autre. Ni des centaines de personnes qui les regardaient, et encore moins que leur baiser était projeté sur les écrans géants qui surplombaient le terrain. Le bruit alentour se calma imperceptiblement tandis que dans les gradins et sur le parquet de l'Aréna toute l'attention fut focalisée sur eux.

Tous les regardaient avec des expressions différentes. Lionel fut surprise, mais un petit sourire prit place sur ses lèvres. Elle venait enfin de comprendre. Jelena, la capitaine des Devils Girls paraissait choquée, plus que quiconque, si on prenait en compte son passé commun avec Zero. Les joueurs, quant à eux semblaient juste étonnés.

C'est Lionel et Pete, le coach, qui les firent sortir du bâtiment. Zero ne prit même pas la peine de se changer. Ils récupérèrent leurs affaires et encadrés de la présidente et de son ex-mari, ils quittèrent le stade par derrière alors que les journalistes étaient retenus par les agents de sécurité.

L'adrénaline se muât en excitation et en arrivant à l'appartement de Jude, ils eurent une façon bien à eux de faire retomber la pression. Leurs vêtements furent évincés rapidement. Comme des drogués, ils ressentaient le besoin frénétique de sentir la peau de l'autre. Ils n'étaient plus que grognements, gémissements et plaintes. Les langues se liaient, les mains caressaient, les dents mordaient. Le souffle erratique et le cœur palpitant, ils voulaient faire durer. Ce n'était jamais assez. Pas assez fort, pas assez proches, mais leur étreinte était tellement passionnée qu'ils ne purent retarder la fin.

Les membres enchevêtrés, la peau ruisselante de sueur, les cheveux en bataille et un sourire béat plaqué sur leurs lèvres, ils profitaient des premières lueurs du jour.

Jude regardait les rayons du soleil se refléter sur les mèches blondes de son amant. C'était une première pour eux. Il connaissait le sexe avec Zero, la cohabitation, puisqu'il avait passé le plus clair de son temps à squatter son appartement. C'est d'ailleurs pour ça qu'il lui avait fait faire un double des clés, c'était plus simple. Mais se réveiller contre lui, ça, il ne connaissait pas. Enfin, se réveiller était un bien grand mot, ils n'avaient pas vraiment dormi.

― Je n'arrive pas à croire que tu aies fait ça ! s'exclama-t-il en le fixant avec un sourire enfantin. M'embrasser devant des millions de personnes. Maintenant, on peut aller où on veut, déclara-t-il plein d'espoir.

Zero s'en voulait de devoir mettre un terme à ses rêveries et mettre fin à ce moment d'euphorie.

― Sauf que ce n'est pas possible, dit-il dans un souffle alors que son portable vibra pour la énième fois. J'ai reçu des centaines de demande d'interview depuis hier soir. On a été dans les infos des chaines sportives pendant douze heures, lui expliqua-t-il en montrant son téléphone.

― Que vas-tu faire ?

Maintenant Jude était inquiet. Bien qu'il ne soit plus son agent et que ce n'était pas son rôle de gérer ce genre de crise, il s'inquiétait d'autant plus. En qualité de « petit-ami » il était directement concerné, mais Zero devait avoir un plan. Il avait toujours un plan. En sondant le regard de son ami, il comprit. Ce dernier se redressa et s'appuya contre la tête de lit. Il balança son téléphone sur la table de chevet et soupira lourdement.

― Jusqu'à présent tout ce que je faisais était planifié à l'avance…t'embrasser ne l'était pas.

Depuis qu'il le connaissait, il n'avait jamais rien fait sur un coup de tête, une impulsion. Chaque geste était réfléchi et calculé. C'est d'ailleurs l'une des choses qu'il lui avait tant reprochées et en cet instant, il le regrettait. C'était uniquement de sa faute. Égoïstement, il n'avait pas pensé aux conséquences. Il avait agi en petit-ami capricieux. Zero coupa court à ses lamentations.

― Mais tout ça devra attendre, sourit le blond, espiègle.

― Pourquoi ?

― Parce que j'ai autre chose à faire, déclara-t-il en soulevant la couette et en jetant un regard furtif à l'entrejambe de Jude. Ce dernier rougi légèrement. Décidemment, il ne s'habituerait jamais aux commentaires lubriques de son amant. Il avait une facilité à dire tout ce qui lui passait par la tête, quand il s'agissait de sexe.

Il attrapa Jude par la taille et le fit basculer sur lui. Ils s'embrassèrent à perdre haleine. Le baiser lent et sensuel devint passionné et frénétique. Leurs dents s'entrechoquaient. Ils semblaient vouloir rattraper le temps perdu.

Ils passèrent une bonne partie de la journée enfermés dans l'appartement. Après leur énième séance de sexe, ils dormirent quelques heures. Prirent une douche ensemble. Douche qui dura bien plus longtemps que nécessaire.

Jude souriait en voyant Zero se trimbaler en sous-vêtement, un bol de céréales à la main. Hormis son corps, qui n'avait rien de « petit », on aurait dit un enfant. Parlant la bouche pleine et rigolant devant la télé. Les pieds croisés sur la table basse, il s'étonnant encore de le voir si détendu. Il n'avait plus rien du grand méchant basketteur et Jude aimait aussi cette facette de sa personnalité. Celle qu'il était le seul à connaitre et c'était bien ainsi.

Il avait contacté Lionel pour lui demander un service.

― Tu as des choses à me raconter, lui dit-elle derechef en décrochant.

― Bonjour à toi aussi. Comment je vais ? Merci de poser la question, ça va bien et toi ?

― Je sais que tu vas bien. Tu te tapes l'un des gars les plus chauds que je connaisse, comment il pourrait en être autrement. Je suis jalouse. Je croyais être ta meilleure amie en plus d'être ta belle-mère, tu as intérêt à me donner des détails pour te faire pardonner, termina-t-elle avec un sourire dans la voix.

― Lionel, la réprimanda Jude, je suis désolé de ne pas t'en avoir parlé et c'est tout ce que tu auras.

Elle soupira faussement vexée et passa à un sujet plus sérieux. Elle promit à Jude de s'occuper des journalistes. Elle allait organiser une conférence de presse pour mettre les choses au clair et assurer son soutien, ainsi que celui de toute l'équipe, à Zero. Il promit de la recontacter ultérieurement et, le cas échéant, d'être à l'heure le lendemain pour le match amical que devait jouer l'équipe en faveur d'une œuvre caritative. Les festivités se dérouleraient à Venice Beach et il y aurait plein de journalistes.

Sentant un mal de tête poindre, il décida de ne plus y penser. Ils auraient tout le temps de se prendre la tête le lendemain et il partit rejoindre son amant sur le canapé.

Il leur restait encore plus d'une douzaine d'heures devant eux et ils avaient bien l'intention d'en profiter. Le blond cessa toute activité en voyant Jude approcher.

Ils étaient sur la même longueur d'onde. Peu importe le sujet, ils avaient bien mieux à faire que de s'occuper de ces foutus paparazzis. Zero se félicitait d'avoir laissé quelques vêtements chez Jude, parce que ces vautours campaient devant son loft depuis la veille.

.

.


Je vous poste la suite !

A bientôt

Sarah