RAR guest : merci Zeugma, en espérant que tu trouves la suite toujours à ton goût !
CHAPITRE II.
LA MARE AUX LARMES.
— Vous grandissez tellement que je ne pourrai bientôt plus distinguer votre visage ! s'exclama Hermione tandis que l'homme s'allongeait de plus en plus. Vous ne vous êtes pas fait mal ? s'écria-t-elle, entourant sa bouche avec ses mains pour en faire un porte-voix, lorsque sa tête finit par heurter le plafond de la salle.
— A votre avis, espèce de sotte ?! cracha sèchement Snape en se frottant l'arrière du crâne.
— J'en ai plus qu'assez que vous me traitiez comme une gamine stupide, monsieur.
— Qu'avez-vous dit ? Vous êtes trop petite pour que je puisse vous entendre correctement.
Piquée directement dans son orgueil, la jeune femme ramassa le reste de gâteau et mordit rageusement dedans. Ce qui eut le même effet sur elle que sur lui : sa taille s'agrandit. Cependant, elle eut la prévoyance de se protéger la tête de ses bras avant qu'elle n'heurte également le plafond.
— J'ai dit : j'en ai plus qu'assez que vous me traitiez comme une gamine stupide, monsieur.
— Bien. Alors dites-moi : comment qualifieriez-vous une personne qui agirait constamment sans réfléchir aux conséquences de ses actes ? Attendez, laissez-moi être plus précis : comment qualifieriez-vous une personne qui agrandirait sa taille sur un coup de tête en ne pensant pas une minute au fait qu'elle était la seule à pouvoir encore emprunter la porte de sortie?
Son regard se posa alors sur ladite porte effectivement devenue inaccessible pour tous les deux. « Tu n'es qu'une gamine stupide, Hermione Granger » se fustigea-t-elle mentalement. « Tu devrais déposer un brevet de gaminerie stupide et devenir ta propre égérie. Et puis tu serais poursuivie par des paparazzis et tu te retrouverais en photographie dans des magazines people au lieu d'apparaître dans des articles scientifiques. Mais avant tout ça, tu devrais quand même lui répondre quelque chose, histoire de ne pas passer pour plus bêtasse que tu ne l'as déjà fait jusque là. »
— De Gryffondor : je qualifierais cette personne de Gryffondor, finit-elle par débiter d'une seule traite.
— Je ne suis pas d'humeur à me livrer à un concours de synonyme, siffla-t-il entre ses dents serrées.
Il saisit la petite clé d'or et se contorsionna pour atteindre la serrure. « Je n'aurais jamais imaginé qu'il pouvait mettre son corps dans cette position » songea Hermione que cette découverte amena à une série de considérations peu avouables.
— Il faut voir le bon côté des choses… commença-t-elle avant d'être interrompue par le maître es potions.
— Je ne m'étais pas aperçu qu'il pouvait y avoir un bon côté à être coincé dans cette salle avec une insupportable mademoiselle-je-sais-tout.
— … au moins, la porte est ouverte maintenant, reprit-elle sans relever sa remarque. Sachez bien que d'être coincée ici avec le bâ… avec vous, n'est pas l'idée que je me fais d'un moment agréable.
— Sur que vous trouveriez le moment autrement plus agréable s'il se passait de vêtements. N'est-ce-pas ?
« Fais comme si de rien n'était, ma fille. » se conseilla-t-elle intérieurement. « Cligne des yeux, ne les garde pas grand ouverts comme ça ! Et ferme la bouche, on voit presque tes amygdales ! Respire… ! C'est pas bientôt fini cette apnée ? Respire et surtout, ne lui demande pas ce qui lui fait dire ça. »
— Que… qu'est-ce… qui vous fait dire ça ? balbutia-t-elle en dépit de sa propre recommandation.
— Peut-être le fait que je me sache tellement irrésistible avec mon charme, mon humour et ma gentillesse, que je ne peux que penser que vous me désirez ardemment ? lança-t-il, un sourire sadique étirant de plus en plus ses lèvres vibrantes de malveillance tandis qu'il la regardait droit dans les yeux. A moins que ce ne soit plutôt le visionnage répété de ces scènes intempestives que l'on peut voir se dérouler dans votre esprit et qui chaque fois nous engagent tous les deux dans des situations érotiques ?
— Vous avez osé utiliser la légimencie sur moi ?! s'indigna-t-elle à défaut de pouvoir démentir. Vous n'êtes qu'un… un sale porc !
— Je veux bien croire que vous sachiez de quoi vous parlez puisque que pour ce que j'ai pu en voir, vous vous y connaissez en matière de cochonnerie… ricana-t-il, manifestement amusé par sa réaction.
Partagée entre colère et frustration, elle se rassit et se remit à pleurer. Elle ne trouva pas cela très glorieux, d'autant que c'était la seconde fois, mais considéra qu'après tout, elle en avait bien le droit : l'homme qu'elle aimait venait de l'humilier plus rudement que jamais et elle était bloquée avec lui dans une pièce dont ils ne pouvaient par sa faute plus sortir. Elle versa des torrents de larmes, si bien qu'elle se retrouva entourée d'une grande mare dans laquelle pataugeait Snape et qui s'étendait jusqu'au milieu de la salle.
— Granger, écoutez… je…
— Taisez-vous !
— Je ne voulais pas… enfin pas vraiment…
— Taisez-vous, je vous dis !
Elle avait entendu un petit bruit de pas qu'il couvrait avec ses tentatives d'elle ne savait trop quoi sachant qu'il était allergique aux excuses. Elle s'essuya les yeux pour voir ce que c'était. Il s'agissait du pitiponk blanc qui tenait d'une main une paire de gants et de l'autre un large éventail. L'air préoccupé, il accourait en marmonnant : « Oh ! la Duchesse, la Duchesse ! Elle sera en colère si je l'ai fait attendre ! » Hermione attendit qu'il passe près d'elle pour l'apostropher, imitée en cela par le maître es potions. La créature sursauta de peur, laissa tomber ses accessoires, se mit à courir et disparut dans une zone d'ombre.
— Donc, vous n'êtes pas plus capable de vous taire que moi… ronchonna la jeune femme qui ramassa les gants et l'éventail avec lequel elle s'éventa comme il commençait à faire chaud dans la salle.
— Il faut le comprendre, n'importe qui aurait été effrayé d'être interpellé par une sanglotante harpie aux yeux rouges et gonflés, dit-il durement en lui tendant paradoxalement un mouchoir avec délicatesse.
— Ça vous amuse, hein ? assura-t-elle après s'en être saisie pour sécher les sillons humides sur ses joues.
— Franchement, je mentirais si j'affirmais le contraire. Vous êtes très… distrayante, Granger.
Ignorant si elle devait le prendre comme un compliment ou une nouvelle moquerie, elle ne fit montre d'aucune réaction. « In dubitatione, abstine », se rappela-t-elle avoir lu alors que le maître es potions lui arrachait l'éventail d'un geste vif. Elle fut surprise de voir un peu plus tard qu'elle avait distraitement mis un des gants du pitiponk. Réalisant qu'elle n'avait pu le faire qu'à la seule condition d'avoir raccourci, elle fit le rapprochement avec l'éventail. D'autant plus qu'elle vit son professeur, qui le tenait encore, rétrécir à son tour. Inquiète à l'idée qu'il finisse par disparaître, elle le lui fit tomber des mains à la hâte.
Ils se consultèrent brièvement du regard et s'élancèrent vers la petite porte. Malheureusement, elle s'était refermée et la petite clé d'or était retournée sur la table de verre, comme plus tôt.
— Bon, ça commence à bien faire ! s'exaspéra-t-elle en gesticulant si brusquement qu'elle tomba dans la mare qu'avaient formée ses larmes et y dériva. Il doit bien y avoir un sort pour changer les tailles…
— S'il y en avait un sans risque pour les humains, je ne vous aurais pas laissé boire à la bouteille tout à l'heure, assura Snape en s'avançant jusqu'au bord de l'eau vers lequel elle essayait de nager à contre courant. Même malgré tout l'intérêt que j'aurais pu trouver à l'éventualité d'être débarrassé d'une élève de chez Gryffondor, précisa-t-il. En tout cas, je n'aurais certainement pas mangé de ce gâteau après ça.
Un bruit derrière elle attira son attention et elle se retourna. Ainsi découvrit-elle qu'un doxy avait lui-aussi glissé dans la mare. La jeune femme trouva naturel de lui parler, estimant que si les pitiponks pouvaient le faire, - ce qui, maintenant qu'elle y repensait, aurait du l'étonner - alors ces créatures le pourraient aussi.
— Monsieur le doxy, sauriez-vous me dire comment sortir de cette mare ? le questionna-t-elle poliment sans obtenir d'autre réponse qu'un bruyant soupir provenant d'un Snape qui, elle le vit en jetant un regard par-dessus son épaule, était sidéré par sa tentative d'établir un contact.
— Peut-être qu'il ne comprend pas notre langue, ne put-il s'empêcher de lui lancer d'un ton narquois.
— Ah oui ! le prit-elle évidemment au sérieux. Je vais essayer l'italien : « Dove è il mio gatto ? » récita-t-elle les seuls mots qu'elle connaissait.
Le doxy couina en faisant un bond hors de l'eau, tremblant de tous ses membres et Hermione s'excusa précipitamment d'avoir oublié que les doxy n'aimaient pas les chats.
— Aimer les chats ! cria la créature d'une voix outragée. Vous les aimeriez à ma place ?
— Sans doute pas, admit la jeune femme. Je voudrais bien que vous rencontriez mon Pattenrond. Si vous le voyiez, je suis sûre que vous changeriez d'avis sur eux. Il est tellement doux et gentil, il se tient sagement sur mes genoux quand je lis devant la cheminée de ma salle commune et ne s'agite que pour faire sa toilette. Et comme il attrape bien les doxy !
— Granger, vous ne pouvez pas réfléchir un peu à ce que vous dites pour changer ? lui souffla Snape alors que la fourrure noire de son interlocuteur s'était hérissée.
— Oh, pardon. N'en parlons plus. Aimez-vous les chiens ? J'avais un ami qui pouvait se changer en chien. Enfin, quand je dis un ami… en fait, c'était le parrain d'un de mes amis…
— Et voilà qu'elle parle de Black… s'énerva son professeur en se passant une main lasse sur la nuque.
— Sous sa forme animale, il ressemblait au Sinistros : il était noir avec de longs poils et plein de puces. Il se plaignait d'ailleurs très souvent qu'elles restaient sur lui après qu'il ait retrouvé son apparence humaine. Et c'était vrai : elles me sautaient parfois dessus quand il me prenait dans ses bras.
Toute à sa tirade, elle ne vit pas le maître es potions se jeter à l'eau. Par contre, elle ne perdit pas une miette de la vision qu'il offrit à sa remontée à la surface, quand il rejeta ses cheveux trempés en arrière dans un secouement de tête. « Dommage qu'il soit aussi récalcitrant aux shampoings, les marques se battraient pour le faire tourner dans une de leurs publicités » se fit-elle remarquer avant de retourner à son monologue tandis qu'il nageait vers elle.
— Il savait aussi faire plus de tours que le meilleur des chiens savants…
— Juste par curiosité, la coupa Snape, une fois parvenu jusqu'à elle. A quelles occasions exactement vous retrouviez vous dans les bras de ce clébard puant ?
— Sirius, dit-elle en se réjouissant de le voir tiquer à la mention de ce prénom. M'apportait du réconfort certains soirs où j'avais eu cours de potions dans la journée.
— Et jusqu'où allait ce réconfort, je vous prie ? l'interrogea-t-il dans un rictus plus contrarié que menaçant.
— Il pouvait chasser des doxy même dans la nuit noire… reprit-elle. Oh, je vous ai encore offensé !
— Oui, vous l'avez offensé, confirma rapidement l'homme. Alors si nous reparlions de ce qu'il faisait d'autre dans la nuit noire justement ? Et plus précisément avec vous.
— Revenez, monsieur le doxy ! tenta-t-elle de le retenir alors qu'il s'éloignait en nageant si vigoureusement qu'il en créait des vagues. Nous n'évoquerons plus ni chat ni chien, puisque vous ne les aimez pas !
— Gagnons la rive, et je vous expliquerai pourquoi je les hais, répondit la créature.
La jeune femme allait se mettre à nager à sa suite quand Snape l'attrapa par la taille et la retourna vivement vers lui pour qu'elle lui fasse face. Ne sachant alors que faire des ses bras, elle les replia dans l'espace séparant leurs deux bustes et constata ainsi qu'ils étaient vraiment très proches l'un de l'autre.
— Est-ce que, oui ou non, vous avez baisé avec Black ?
— Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Ce n'est pas comme si je vous intéressais.
— Je veux simplement disposer d'une information supplémentaire pour évaluer votre degré de bêtise.
— Continuez de me prendre pour une idiote, je m'en voudrais de changer vos habitudes.
— Venez ! les interrompit le doxy en leur faisant signe de se presser à le suivre.
Il était en effet temps de s'en aller, car la mare se couvrait d'oiseaux et de toutes sortes d'animaux qui y étaient tombés. Le professeur et son élève prirent les devants, et toute la troupe nagea vers la rive.
Note de sevy4ever : Et bien, Je crois que Severus n'est pas si inintéressé qu'il veut bien nous laisser le laisser croire … D'ailleurs, ses sous-entendus sont aussi discrets qu'un char au milieu d'une prairie ^^ Mmmmh, tout ça promet de grands moments entre lui et Hermione. J'aime beaucoup la tension (sexuelle en autre) qui règne entre eux tout le long du chapitre. J'ai trouvé ça très drôle. Particulièrement Hermione et ses monologues intérieurs. Et bien, je peux dire que tu as de nouveau fait un excellent travail, merci, c'est toujours très agréable de te lire ^^
Note de DaPlok : Eh oui, c'est tendu, tendu, tendu, hein ! Qui sait ce qu'il va se passer entre eux pendant cette parenthèse « paysdesmerveillesque » où finalement tout est possible… ! Merci pour tes remarques qui viennent toujours fort à propos. Allez les enfants, bientôt le chapitre trois. Vous en avez de la chance que DaPlok soit là pour vous raconter des histoires !
*** Sevy4eveR Touch ***
- Qu'avez-vous dit ? Vous êtes trop petite pour que je puisse vous entendre correctement. (Severus ou la mauvaise foi incarnée XD)
- Alors dites-moi : comment qualifieriez-vous une personne qui agirait constamment sans réfléchir aux conséquences de ses actes ? Attendez, laissez-moi être plus précis : comment qualifieriez-vous une personne qui agrandirait sa taille sur un coup de tête en ne pensant pas une minute au fait qu'elle était la seule à pouvoir encore emprunter la porte de sortie? (Oups ^^ c'est qu'il fait mouche, le bougre …)
- De Gryffondor : je qualifierais cette personne de Gryffondor, finit-elle par débiter d'une seule traite. (Bravo Hermione … quelle originalité ^^)
- « Je n'aurais jamais imaginé qu'il pouvait mettre son corps dans cette position » songea Hermione que cette découverte amena à une série de considérations peu avouables. (Heu... on aimerait bien savoir lesquelles XD)
- Sur que vous trouveriez le moment autrement plus agréable s'il se passait de vêtements. N'est-ce-pas ? (Rooooh ^^ Daplok, on dirait que ton Severus est chaud boulette... j'aime XD)
- « Fais comme si de rien n'était, ma fille. » se conseilla-t-elle intérieurement. (Pas facile quand on te tend une perche aussi énoooorme ^^ hum... sans mauvais jeu de mot, hein... c'est pas du tout mon genre, non, non, non XD)
- « Cligne des yeux, ne les garde pas grand ouverts comme ça ! Et ferme la bouche, on voit presque tes amygdales ! Respire… ! C'est pas bientôt fini cette apnée ? Respire et surtout, ne lui demande pas ce qui lui fait dire ça. » (Pour info, là, je suis écroulée ^^)
- A moins que ce ne soit plutôt le visionnage répété de ces scènes intempestives que l'on peut voir se dérouler dans votre esprit et qui chaque fois nous engagent tous les deux dans des situations érotiques ? (bon, ça c'est fait ^^)
- Je veux bien croire que vous savez de quoi vous parlez puisque que pour ce que j'ai pu en voir, vous vous y connaissez en matière de cochonnerie… ricana-t-il, manifestement amusé par sa réaction. (T'es gaulée, Hermione XD)
- Il faut le comprendre, n'importe qui aurait été effrayé d'être interpellé par une sanglotante harpie aux yeux rouges et gonflés, dit-il durement en lui tendant paradoxalement un mouchoir avec délicatesse. (Moooh, que c'est mignon... enfin, la deuxième moitié de la phrase ^^)
- Il doit bien y avoir un sort pour changer les tailles… (Ahaaa, t'aimerais bien, hein, petite coquine *a un peu honte, mais tant pis* XD)
- Même malgré tout l'intérêt que j'aurais pu trouver à l'éventualité d'être débarrassé d'une élève de chez Gryffondor, précisa-t-il.(Pas vraiment crédible, le Sev, sur ce coup-là ^^)
- Ah oui ! le prit-elle évidemment au sérieux. (J'y crois pas ?! elle marche pas … elle court ^^)
- Et comme il attrape bien les doxy ! (XD)
- « Dommage qu'il soit aussi récalcitrant aux shampoings, les marques se battraient pour le faire tourner dans une de leurs publicités » (XD ... parce qu'il le vaut bien *facile, celle-là*)
- Juste par curiosité, la coupa Snape, une fois parvenu jusqu'à elle. A quelles occasions exactement vous retrouviez vous dans les bras de ce clébard puant ? (Jaloux, mon petit Severus ? XD)
- Alors si nous reparlions de ce qu'il faisait d'autre dans la nuit noire justement ? Et plus précisément avec vous. (Ah, oui, très jaloux même ^^)
- Je veux simplement disposer d'une information supplémentaire pour évaluer votre degré de bêtise. (C'est ça... cause toujours XD)
