Bonjour à tous.
Je ne vais pas m'éterniser. Je rappelle seulement les avertissements :
-les personnages et les décors ne m'appartiennent pas : ils appartiennent à J.K. Rowling
-c'est une fic classée M pour lemons à venir.
-normalement, je publierai un chapitre par jour.
-dernières choses : je suis nouvelle sur le site, ce qui veut dire que je ne maîtrise pas tous les outils de « fanfiction ». C'est également ma première fiction. Donc, d'avance, je vous présente mes excuses pour mes petites maladresses à venir.
Je tiens à remercier Eirelav et Paprika Star pour leur review !
Bonne lecture et… à demain ! :-)
Chapitre 2
Biiip ! Biiiiip ! Biiiip ! Biiiip !
Monsieur Weasley éteignit son radio-réveil moldu. Il s'étira longuement dans son lit en bâillant bruyamment, puis se leva, fredonnant un air de Célestina Moldubec.
Molly était déjà levée depuis une demie heure et s'activait à préparer un bon et copieux déjeuner pour son mari.
Arthur se dirigea vers son épouse qui était en train de cuire quelques saucisses et l'embrassa sur la joue.
« Bonjour ma Mollynette ! Tu as bien dormi, ma chérie ? », demanda joyeusement l'homme.
« J'aurais mieux dormi si tu n'avais pas ronflé comme un dragon toute la nuit ! », râle-t-elle.
« Oh, Molly, je suis vraiment désolé », répondit l'homme, navré pour sa femme.
Mais Molly répondit avec un sourire :
« Ne t'inquiète pas, mon chéri, je plaisantais. Bien ! Comment veux-tu tes œufs ? Sur le plat ? En omelette ? À la coque ?
-Sur le plat, merci », répondit-il distraitement en s'asseyant, l'esprit déjà fort occupé. « Il ne faut pas que je traine, j'ai une tonne de papiers qui m'attendent au bureau. D'ailleurs, je ne sais pas quand est-ce que je vais rentrer, Molly…
-Cela ne fait rien, mon chéri », dit-elle gentiment en posant les saucisses grillées dans l'assiette posée devant son époux. « De toute façon, aujourd'hui, comme je suis seule, j'avais prévu de cirer le sol. » Mrs Weasley menaça alors son mari avec la spatule qu'elle avait en main et lança d'un ton faussement menaçant: « Mais, attention ! Si tu rentres trop tôt, tu resteras dehors ! Pas question que tu poses un pied sur mon parquet tant que le bois n'est pas sec ! »
Hilare, Arthur rassura son épouse :
« Ne t'inquiète pas, Molly chérie, je rentrerai tard, c'est promis. »
oooooooooo
Arthur Weasley arriva une heure plus tard au Ministère de la Magie. Après avoir salué ses collègues, il s'installa derrière son bureau et se mit rapidement au travail. Cependant, il ne pouvait cesser de penser à ce qu'il avait dit au jeune Malefoy quelques jours plus tôt et d'en ressentir un certain malaise…
Il secoua la tête, comme pour chasser ses pensées, et entreprit la lecture d'un dossier qu'il n'avait pas encore eu le temps d'examiner et qui traitait d'un certain Eugène Mondulfus et de photocopieuses ensorcelées.
« … la dite photocopieuse imprima des documents en feuilles dites « A3 » et non en « A4 » comme le voulaient les Moldus de l'école communale de N. Après la vérification des paramètres, la photocopieuse réimprima des documents en format « A4 », puis se dérégla une seconde fois sans que les Moldus ne puissent l'expliquer. Ladite photocopieuse a fait l'objet de révisions par un technicien agréé… »
«Vous êtes un garçon intelligent, Malefoy. Malheureusement pour vous, vous manquez totalement de savoir-vivre ! »
Monsieur Weasley prit une profonde inspiration et tenta de se reconcentrer.
« … lança soudainement toutes les feuilles contenues dans le casier sur les enseignants… »
« Retenez, Monsieur Malefoy, que vous n'êtes pas seul sur terre … »
« … poudre noire recouvrait les murs, ainsi que les membres du personnel se trouvant auprès de ladite photocopieuse… »
« Que vous le vouliez ou non… »
Arthur grogna, se redressa, s'appuya contre le dossier de sa chaise et regarda droit devant lui, les deux mains à plat sur son bureau. Il fallait absolument qu'il chasse Malefoy de sa tête. Pour l'instant, il n'avançait pas grandement et il ne pouvait certainement pas se permettre de perdre une matinée de travail, surtout pour de telles futilités !
Il décida qu'il prendrait le temps de réfléchir à… ses remords… - Voilà ! C'était cela qu'il ressentait : du remords ! – à sa pause-dîner.
Maintenant qu'il avait pu mettre un nom sur le malaise qu'il éprouvait chaque fois qu'il repensait à sa rencontre avec le garçon, l'homme se pencha une nouvelle fois sur le document qu'il avait sous les yeux et reprit sa lecture, bien décidé à avancer.
« … se sont fait fournir une autre photocopieuse auprès d'un autre commerçant. Cette nouvelle photocopieuse (qui sera ici nommée « photocopieuse B ») a été installée dans le même local que la précédente. La photocopieuse B apportait satisfaction jusqu'à ce que l'entièreté des phénomènes cités ci-dessus se reproduise. Les Moldus de l'école communale de N. ont… »
« Maintenant, sortez de mon bureau et ne revenez que quand vous aurez un peu plus de jugeote !»
Malefoy avait de la jugeote ! La preuve : son projet de rénovation des transports magiques était brillant ! Tout avait été merveilleusement pensé. Ce projet n'avait que pour défauts l'emplacement des portes de téléportation et la taille de ces dernières.
Et voilà ! Il était à nouveau en train de penser à ce qu'il avait dit à Malefoy !
Mr. Weasley regarda sa pendule. Il était déjà presque 10h et il n'avait clôturé aucun dossier.
Il préféra alors changer de tactique : s'il résolvait le souci « Malefoy » maintenant, il pourrait terminer son travail sans encombre.
Bien ! Alors… quel était le problème ? Il avait dit des choses affreuses au fils de Lucius, sous prétexte qu'il était un Malefoy…
Le gamin n'était pas responsable des agissements de son père. Arthur n'avait pas le droit d'être agressif avec lui, alors que le jeune homme ne lui avait rien fait. Il avait bien entendu de ses enfants et de Harry quel genre de personne était Draco, mais il ne fallait pas associer les querelles que ses enfants entretenaient avec le garçon à leurs relations professionnelles. Draco s'était d'ailleurs toujours montré courtois avec lui. Mais, parce qu'il était un Malefoy, Arthur Weasley s'était naturellement méfié, au point de se braquer complètement. Combien de fois, Lucius lui avait fait comprendre qu'il était une quantité négligeable ! Oui, mais voilà : Draco n'était pas Lucius. Le problème, c'est qu'il ne parvenait pas à dissocier les deux. Pour lui, un Malefoy restait un Malefoy, c'est-à-dire une personne dont il faut se méfier constamment, une personne qui pouvait vous attaquer au moindre signe de faiblesse, qui usait de tous les moyens, aussi vils soient-ils, pour parvenir à ses fins… Un ennemi… Un danger…
Draco était-il comme cela ? Méritait-il cette méfiance ? Cette agression ?
Non, assurément. Arthur s'était montré injuste avec le garçon. Il était en tort. Mais Mr. Weasley ne voulait – ne devait - montrer aucune faiblesse à un Malefoy. Il devait montrer que c'était lui qui dominait, que c'était lui le supérieur, que c'était lui qui avait le pouvoir sur l'autre.
Cependant, son comportement restait intolérable. La bienséance voudrait qu'il présente ses excuses, mais s'excuser revenait à se rabaisser. Or, Mr. Weasley ne le pouvait pas, même avec la meilleure volonté du monde.
Que faire ? Il voulait se racheter pour la conduite qu'il avait eue avec le garçon, mais il ne voulait pas non plus donner l'impression de perdre la face, de s'écraser.
Mr. Weasley réfléchit à son problème quelque temps encore, mais il n'était jamais satisfait des solutions qu'il trouvait.
Finalement, il se dit qu'il y penserait plus tard. Maintenant qu'il avait mis ses pensées au clair, il pourrait enfin se concentrer sur ses dossiers.
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Midi. La pause arriva enfin. Arthur Weasley était parvenu à rattraper le temps perdu et plusieurs dossiers avaient été clôturés.
Il se leva, s'étira et traversa la pièce pour aller chercher son sandwich qui se trouvait dans sa musette, à l'autre bout de la pièce.
Il sortit de son bureau et se dirigea vers les ascenseurs, pour se rendre au réfectoire du Ministère.
Il s'assit à une table, seul. Ses collègues avaient préféré terminer quelques rapports avant de manger.
Tandis qu'il croquait dans ses tartines au corned beef, ses pensées le menèrent à nouveau vers Malefoy.
Oui, le projet du jeune homme était vraiment édifiant ! Malefoy était un employé compétent. Il utilisait sa cervelle pour briller, et non son pognon, comme le faisait son père… Il avait accompli un travail monstre en peu de temps. Le ministère aurait déjà pu concrétiser son projet, si Malefoy n'avait pas eu des lacunes en matière de Moldus…
Oh ! Il avait trouvé ! Arthur savait comment se racheter une conduite sans se dévaloriser. Au contraire, ce qu'il avait prévu le mettrait en avant !
Il allait, lui, Arthur Weasley, expert en Moldus, proposer à Draco Malefoy d'aider ce dernier à finaliser son projet !
Malefoy ne pouvait qu'accepter. Une aide comme celle-là ne se refusait pas ! Surtout que le projet du garçon était au point mort depuis quelques temps.
Mmh… Quoique… Sa fierté pourrait l'amener à décliner l'offre…
Peu importait ! Après tout, c'était lui, le chef, dans cette histoire ! De manière détournée, il obligerait Malefoy à accepter son aide. Il ne laisserait pas le choix au garçon.
Arthur prit une nouvelle bouchée.
Il ne restait que la question « Comment aborder le jeune homme ? ». Le mieux serait de le contacter dans son bureau. Mais aucun des deux n'avait un horaire qui correspondait : quand l'un avait du temps libre, l'autre ne l'avait pas et vice-versa. Il faudrait donc convenir d'un rendez-vous… Ça les amènerait à se rencontrer dans plusieurs semaines et Arthur ne voulait pas attendre.
Tant pis ! Il proposerait – il imposerait - son aide quand il verrait Malefoy.
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L'après-midi passa rapidement, sans que les pensées de Mr. Weasley ne viennent une seule fois perturber le travail de l'homme.
À 18h37, il signa le rapport qu'il venait d'achever, mit de l'ordre dans ses dossiers, rassembla ses affaires et se leva. Il enfila son manteau, prit sa musette qu'il posa sur son épaule et se dirigea vers les ascenseurs qui l'amenèrent à l'Atrium, bondé à cette heure-ci. Arthur se dirigea calmement vers la sortie, lorsqu'il vit Malefoy, près d'une zone de transplanage, à quelques mètres plus loin. Il l'interpela plusieurs fois, mais la foule couvrait ses cris et le jeune homme ne l'entendait pas. Ce dernier allait transplaner d'un moment à un autre et Arthur ne savait pas quand est-ce qu'il le reverrait. Il se mit donc à courir et, in extremis, attrapa le coude du garçon pour le tirer vers l'arrière, juste avant que celui-ci ne pose un pied dans le cercle délimitant la zone de transplanage. Le garçon, étonné, se retourna vers la personne qui lui agrippait le bras de la sorte.
« Mr. Malefoy, avant que vous ne partiez, j'aimerais m'entretenir avec vous au sujet de votre projet d'installer des murs de téléportation. » Le ton était formel. C'était là sa façon de dominer son interlocuteur.
Draco se libéra de la prise de son supérieur et demanda, légèrement irrité :
« Ne pourrions-nous pas parler de cela un autre jour ? Les heures de bureau sont déjà passées…
-Impossible ! Vous savez bien qu'il nous est difficile de fixer un rendez-vous qui nous convienne. Il se trouve que j'ai les moyens de faire avancer votre projet. Que diriez-vous d'aller Au Chaudron Baveur pour en discuter ?
-Mr. Weasley, j'ai eu une longue journée et j'ai vraiment envie de rentrer chez moi maintenant. », répondit le jeune homme avec mauvaise humeur.
Ben voyons ! C'est Weasley qui lui mettait des bâtons dans les roues depuis le début et là, il lui annonçait qu'il avait les moyens de faire progresser son projet! Il se foutait vraiment du monde !
Draco Malefoy avança à nouveau vers le cercle, mais Weasley lui agrippa le bras une nouvelle fois.
« J'insiste, Mr. Malefoy… »
Draco perçut la menace derrière ces paroles. Il ne pouvait pas refuser.
« Très bien… De toute façon, vous ne me laissez pas le choix, n'est-ce pas ?
-En effet ! On se retrouve là-bas. »
Mr. Weasley avança vers le cercle et disparut, laissant derrière lui un Draco Malefoy très contrarié.
À suivre …
