Décidément, je suis inspirée… Deuxième chapitre dans la même journée ! ^^
Rien ne m'appartient, bla bla bla… Malheureusement, j'ai déjà reçu mes cadeaux de Noël et CSI n'est toujours pas à moi !
Je le répète, cette fic n'est pas relue par une bêta. Si vous voyez des erreurs ou autres, c'est à cause de moi.
Bonne lecture !
La semaine passa rapidement et avant que les deux experts n'en aient réellement conscience, Noël était déjà là. Enfin… Façon de parler.
Les sapins décorés, brillant de mille feux, peuplaient la ville et partout, on pouvait entendre des chants de Noël. Les magasins faisaient leur habituelle publicité pour les cadeaux, espérant forcés la population à l'excès et à la surconsommation. Ce qui était le plus drôle, c'était sans doute de voir les gens mettre dessiner des flocons de neige dans les vitres, alors que les gens se baladaient en short et en t-shirt à manches courtes.
Pendant ce temps, Gil n'avait pas chaumé. Durant toute la semaine, il avait acheté décorations de Noël, cadeaux et nourriture pour le réveillon. Il n'avait pas oublié la promesse qu'il avait fait à Sara et il prit tous les moyens pour que cette année soit mémorable.
De son côté, Sara se laissa entraîner dans les magasins. Elle regarda Griss glisser un disque dans le lecteur Cd et écouta la douce mélodie de Noël s'élever doucement de l'appareil. Elle avait du mal à saisir l'importance de cette fête. Elle avait souvent participé à des échanges de cadeaux et Grissom lui en donnait toujours un, personnellement, chaque année. Mais ce n'était que de la surconsommation, vrai ? Ce qu'ils appelaient tous l'esprit de Noël ne se trouvait pas dans un objet, tout de même ? Et puis… On mettait de l'argent sur quelque chose qu'on achetait, on l'emballait… Seulement pour regarder un jeune énervé déchirer le papier d'emballage en deux temps, trois mouvements. Était-ce ça qu'on appelait la magie de Noël ? De voir des gens s'extasier devant une nouvelle possession ?
Elle ferma les yeux, se rappelant la scène qui avait pris place dans la salle de repos, quelques jours plus tôt…
Gil était arrivé dans la pièce, où toute son équipe se trouvait. « Bonsoir. » dit-il en déposant les assignations sur la table.
Tous mirent ce qu'ils faisaient de côté pour accorder toute leur attention à leur superviseur. Ce dernier reprit la parole.
« Avant que je ne donne les assignations, on doit régler l'horaire pour la veille de Noël et le jour de Noël. Je dois avoir au moins deux CSI pour chaque soir. Quelqu'un de volontaire pour travailler ? »
Alors que Sara allait ouvrir la bouche pour dire qu'elle pouvait travailler durant les deux soirs, mais elle fut prise de vitesse. Nick, Greg, Warrick et Catherine levèrent leur main précipitamment.
« Greg et moi, on pourrait faire la veille de Noël… N'est-ce pas Greggo ? » fit Nick. Le jeune CSI, plus loin, acquiesça rapidement.
Grissom le nota sur une feuille de papier, avant de demander si ça marchait pour Catherine et Warrick de travailler le soir de Noël. Les deux experts acquiescèrent rapidement.
Grissom distribua les assignations et tout le monde se dispersa, mais Sara resta assise dans sa chaise. Elle avait du mal à croire la scène qui s'était produite sous ses yeux. Personne ne voulait travailler ces deux soirs-là, habituellement. À chaque année depuis son arrivée dans cette ville, elle était toujours la seule à lever la main pendant de longues minutes, alors que les autres se lançaient des regards pour voir qui céderaient en premier. Et finalement, quelqu'un finissait invariablement à se sacrifier afin de travailler pendant ces deux soirs.
On aurait dit… que cette année, ça avait été prévu d'avance. Arrangé. Truqué. Sara avait fermé les yeux. Grissom devait avoir prévu cette petite mise en scène… Ça ne pouvait être que lui. Et encore une fois, elle se questionna sur ce qu'il y avait de si spécial avec Noël, pour que Gil déploie tant d'efforts afin qu'elle célèbre cette fête annuelle…
« Chérie… tu veux m'aider ? »
Sara était assise sur le sofa du salon, lisant un roman policier qu'elle avait commencé quelques semaines plus tôt, mais qu'elle n'avait jamais le temps de lire. Lorsqu'elle entendit la question de Gil, elle releva lentement la tête…et pouffa de rire à cause de la scène devant ses yeux.
Grissom venait tout juste de sortir un sapin artificiel de sa boîte de carton. Il avait emboîté les différentes parties et avait replacé les branches pour qu'il ait une forme à peu près normale. Ensuite, il avait été cherché les lumières de Noël récemment acquises. Évidemment, les lumières étaient toutes emmêlées, alors Gil s'était donné la mission de les démêler…
Tout ce qu'il avait réussi à faire, c'est emmêler encore plus les lumières. Il était aussi coincé, les lumières toutes enroulées autour de son corps… Hank, leur chien, marchait autour de Gil et le renifla même, comme s'il n'était plus sûr que c'était encore son maître.
« Je peux savoir comment tu as fait ça, Gil ? » demanda-t-elle en posant son livre sur la table basse et en se levant.
« Peu importe, mon cœur… Peux-tu juste m'aider à me libérer … ? On décorera le sapin ensuite… » Il eut la joie de voir un sourire sincère se dessiner sur les lèvres de Sara, alors qu'elle commença, avec patience, à enlever les lumières.
Quand elle l'eut libérer, il la prit doucement dans ses bras. « Je me demande parfois ce que je ferais sans toi… » murmura-t-il avec humour.
« Moi aussi, moi aussi, Gil… » fit-elle avant de poser ses lèvres sur les siennes.
« Toi aussi tu te demandes ce que tu ferais sans moi ? » s'enquit-il lorsqu'ils se furent séparés, à cause du manque d'air.
« Non, chéri. Je me demande aussi ce que tu ferais sans moi. » clarifia-t-elle, une expression moqueuse au visage. Grissom soupira.
« Ho la la… Tu ris de moi ou quoi ? » Lorsqu'elle éclata de rire, il la serra un peu plus contre lui. « Oui, définitivement… C'est pas gentil de rire des autres, chérie… Il faudrait bien que quelqu'un te punisse… » Sara fronça un sourcil, surprise. Griss, quant à lui, embrassa de nouveau Sara avec passion. Ses mains glissèrent, se positionnant sur ses hanches. Ils se laissèrent emporter dans le baiser et avant que Sara ne comprenne ce qui se passait, elle était coincée entre Gil et un mur.
Un seul regard à son amant et elle comprit ce qui allait suivre. « Dans la chambre… » murmura fiévreusement Griss. Sara acquiesça, avant que ses yeux ne se posent sur le sapin, qui trônait au milieu du salon. Il paraissait hors contexte, sans décorations, sans lumières, sans boules.
« Et le sapin ? » demanda Sara, alors que les mains de Gil jouaient avec le rebord de son chandail.
« Il peut bien attendre quelques heures… » répondit Grissom en la guidant dans leur chambre à coucher.
Devait-elle ?
Elle ne croyait pas à Noël, à son supposé esprit ou à sa prétendue magie. Mais… Griss faisait tellement pour elle dans la dernière année… Et puis, il aurait sûrement un cadeau pour elle, non ? Elle pouvait bien faire un effort, pour lui, n'est-ce pas ?
Elle souhaitait acheter quelque chose à Gil.
Ce n'était pas obligé d'être appelé un « cadeau de Noël » parce que c'était acheté dans le temps de Noël, non ? Même à quelques jours de Noël, même emballé avec du papier d'emballage…
Hum…
Elle se rendit compte qu'une vieille femme l'observait plus loin. C'est vrai que Sara était arrêtée depuis un bon quinze minutes devant une boutique de vêtements pour homme, subissant un interminable combat mental. Mais ça, pour le combat mental, la vieille ne le savait pas, c'est certain.
Sara poussa un soupir. Gil serait sûrement déçu si elle ne lui donnait rien. C'était une tradition à Noël, d'échanger des cadeaux. Et Gil… Et bien, il était assez tenace sur les traditions. Alors…
Elle devait lui acheter un cadeau. C'était aussi simple que ça.
Simple ? Pas vraiment en fait. Qu'êtes-vous supposée acheter à un homme qui dit tout avoir et ne veut rien ? Cet été, quand elle lui avait demandé ce qu'il souhaitait recevoir pour son anniversaire, il avait répondu : « Moi, qu'est-ce que je veux ? Mais rien, chérie. En fait, oui, je veux bien une chose. (Sara avait eu un peu espoir de ne pas être obligée de se creuser la tête pendant des heures pour lui trouver un présent convenable, mais, Griss étant Griss..) Toi, c'est ça que je veux pour mon anniversaire. Toi. Si je t'ai, je n'ai pas besoin de rien d'autre. »
Bon, c'était gentil et même touchant qu'il lui ait dit ça – petit secret entre nous, Gil Grissom était un très grand romantique, bien qu'il n'aimait pas le montrer à tous. Mais aussi charmant que ça semblait, ça n'aidait pas vraiment Sara dans sa recherche de cadeau pour son homme.
Finalement, elle était rentrée à la maison avec un chien.
Mais cette fois, il lui faudrait être originale et trouver une bonne idée. Quelque chose d'inattendu. Qui plairait à Gil. Et quelque chose qui ne semblerait pas être un cadeau de Noël. Car ça n'en serait pas un.
Prenant son courage à deux mains, Sara entra dans le magasin. Aussitôt, un employé s'approcha.
« Je peux vous aider, madame ? »
Sara faillit grincer des dents. S'il y avait une chose à laquelle elle ne s'habituait pas, c'était bien de se faire appeler « madame ». Elle avait l'impression d'être âgée de soixante-dix ans et de marcher avec une canne dans ces moments-là.
Avant de répondre, elle jeta un œil aux articles devant elle, avant de prendre une grande inspiration. Son regard revint vers le vendeur qui, mains jointes devant lui, attendaient sa réponse.
« Peut-être. »
Gil marchait dans le centre d'achats, se dirigeant vers un supermarché non loin, quand quelque chose attira son attention. En fait, c'était plutôt une boutique.
Un serrurier pour être plus précis.
Il arrêta de marcher et regarda l'intérieur de la boutique. Hormis l'homme derrière le comptoir, il n'y avait personne. Il regarda autour de lui. C'était comme s'il s'attendait à la voir parmi la foule se pressant dans tel ou tel magasin. Mais que ferait-elle ici, de toute façon ? Elle détestait le magasinage, comme on déteste son ennemi. Elle n'avait absolument aucune raison de venir acheter quoique ce soit dans n'importe quelle boutique.
Après une longue hésitation, il entra enfin. Le vendeur le salua aussitôt et lui demanda s'il pouvait l'aider. Gil prit une bonne minute avant de répondre.
Il voulait faire ça depuis un moment. Il y avait pensé pour son anniversaire, mais ça ne faisait que trois mois et quelques semaines qu'ils sortaient ensemble et il avait eu peur de la brusquer. Alors, il avait mis ça de côté, se disant qu'il aurait une autre chance très bientôt. Malheureusement, aucune autre chance ne s'était présentée et Gil se disait que Noël était une très belle occasion. Après tout, sept mois s'étaient écoulés depuis ce dimanche où ils avaient fait l'amour pour la première fois.
À moins que ce ne soit lors du premier rendez-vous qu'on devait commencer à compter ? Leur premier rendez-vous ayant été… deux semaines après leur première nuit ensemble – des fois, Gil détestait vraiment son travail.
Fallait-il aussi compter le fait qu'ils s'embrassaient et passaient régulièrement du temps ensemble avant de commencer à dormir ensemble, à manger ensemble ? Était-ce à partir du premier baiser que Gil… ?
« Je crois que vous pouvez m'aider… » répondit enfin Gil au vendeur qui commençait à s'impatienter.
« Que pouvons-nous faire pour vous, monsieur ? »
Griss se mordit la lèvre légèrement. Ok, ça suffisait les indécisions ! Depuis qu'il voyait Sara en dehors du travail, il n'avait jamais été plus heureux. Il aimait l'embrasser, la serrer dans ses bras, lui faire l'amour, enfouir sa tête dans ses cheveux. Ciel ! Il l'aimait même tout dépeignée, cernée et avec une mauvaise haleine quand elle se réveillait…
Il sortit son trousse de clés de sa poche et retira la clé de sa maison. Il la tendit à l'employé, tout en disant :
« J'aimerais… un double de cette clé. »
