Coucou à tous! Vous allez bien?
Merci pour vos reviews et avis, contente que ce début de fic vous plaise.
D'ailleurs, le nombre de chapitres de cette fic dépendra de votre avis et motivation lol. J'ai de quoi faire une quinzaine de chapitre, mais si je vois que ça vous lasse, je peut réduire à 8-10, donc je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez ;)
Merci aux 2 Guest, à Bouhouhou (je compte mettre à jour mes 3 fics environ tous les 10 jours, quoique là je suis un peu démotivée par le manque d'entrain sur secrets et faux semblants, du coup j'ai une panne d'inspiration ^^) et à Lulu (le Flarke, je comprends pas non plus, aucune alchimie entre les 2 acteurs, j'ai détesté dès le début, limite j'ai éclaté de rire quand ils ont couché ensemble :p)
Bref, place au chapitre 2, qui n'est vraiment que le début de mon histoire ;)
Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie,
il n'y a pas de signalisation…
Ernest Hemingway
« Bellamy… » murmura Clarke en exerçant une légère pression sur le bras de son compagnon, tout en tenant les rênes de l'autre main. « Tu ne dois pas t'endormir » lui dit-elle en le secouant un peu plus fort.
« Mmmh » maugréa-t-il en se redressant légèrement.
Clarke soupira. Elle se demanda ce qu'elle faisait là, à essayer de maintenir en vie ce type qu'elle ne connaissait même pas. Loin de son camp, loin de sa famille, loin des gens qu'elle aimait. Elle secoua la tête en évacuant la vague de morosité qui s'apprêtait à l'assaillir.
Il ne tiendrait pas longtemps, il devait avoir de la fièvre. Elle se mordilla la lèvre. De tous c'était sans doute le moins hostile, peut être que le garder en vie pourrait lui être utile…
Elle s'approcha du cheval de Lincoln « Il ne va pas bien » lui dit-elle en essayant de le suivre. « Est-ce qu'on peut s'arrêter ? Juste quelques minutes ? » l'implora-t-elle.
Lincoln la balaya du regard avant de porter son attention sur Bellamy. Il semblait soucieux. Clarke se demanda quel lien unissait les 2 hommes. Il hocha la tête et fit signe aux autres de s'arrêter.
Il aida Clarke à faire descendre le jeune homme blessé de son cheval et l'allongea sur le sol.
Bellamy était brûlant. Elle avait vraiment besoin d'un bon désinfectant, et d'un pansement propre, sinon, il ne passerait pas la semaine.
« Quand est ce qu'on arrive ? » demanda-t-elle en sortant la bourrache de son sac.
« Environ 3h » lui répondit Lincoln en regardant la position du soleil.
Elle reporta son attention sur Bellamy qui avait ouvert les yeux. Il était dans un état pitoyable, et pourtant, elle pouvait lire toute la force et la fierté au fin fond de ses yeux.
Elle lui prépara rapidement une décoction à base de bourrache et la lui tendit, alors qu'il regardait la mixture d'un air suspect.
« C'est pour la fièvre » soupira-t-elle en l'enfournant dans sa bouche.
Ils reprirent la route et les 3h de voyage se firent dans un profond silence. Ils stoppèrent leur route à l'entrée d'un village entouré de remparts qu'ils franchirent à cheval. Arrivée à l'intérieur, Lincoln et un autre de ses acolytes aidèrent Bellamy à descendre.
Clarke se passa la main dans ses longs cheveux blonds, incertaine de ce qu'il allait désormais advenir d'elle.
Une jeune fille brune sortit précipitamment d'une des maisons et se jeta dans les bras de Bellamy, lui arrachant un cri de douleur par la même occasion.
Clarke s'approcha avec prudence alors que la jeune fille lui parlait dans leur dialecte.
« Attention il est blessé ! » se crut-elle obligé de préciser.
Bellamy se tourna vers elle et essaya de sourire malgré la douleur qui devait le lanciner.
« Je vais mieux » lui dit-il d'une voix plus stable qu'auparavant. « Merci…Clarke ? C'est ça ? »
Clarke le regarda d'un air interdit.
« Ton…compagnon, c'est comme ça qu'il t'a appelé »
Elle hocha la tête. Finn…se dit-elle en en mordant la lèvre.
« Qui est-ce Bell? » demanda la jeune brune avec curiosité en faisant l'effort de parler la langue de Clarke.
« Octavia, voici Clarke, la guérisseuse qui m'a soigné… Clarke, je te présente Octavia, ma petite sœur. »
Octavia lui adressa un franc sourire, avant de reporter son attention sur son frère. « Qu'est ce qui s'est passé ? » lui demanda-t-elle le regard sombre.
« Les hommes de Gustus ont failli nous attraper » lui dit-il d'un ton morne.
« Mais vous avez récupéré Linc' » sourit-elle en attrapant son regard.
Clarke suivit Bellamy qui marchait en claudiquant jusqu'à ce qui semblait être sa propre maison. Elle se demanda d'où il tenait sa force.
Elle se retrouva au calme dans une chambre surdimensionnée, avec un grand lit à Baldaquin, des tentures sur le mur, et quelques photos éparpillées ça et là.
Elle put enfin tirer parti du calme et de tout le matériel nécessaire à refaire son pansement proprement. Sa fièvre avait déjà baissé grâce à la bourrache, mais elle lui en redonna un peu, avant qu'il ne se couche dans son lit en fermant les yeux.
Prise de panique à l'idée qu'elle soit désormais livrée à elle-même, elle s'éclaircit la gorge bruyamment, lui faisant rouvrir les yeux.
« J'ai demandé à Octavia de te préparer une chambre dans la maison » murmura-t-il, visiblement à bout de fatigue. « Ici, tu ne crains rien Clarke » lui dit-il d'une voix ferme.
Malgré tout, Clarke ne put empêcher un frisson de parcourir sa colonne vertébrale. Après l'adrénaline de la journée, elle appréhendait de se retrouver seule dans cet endroit hostile…
A sa grande surprise, une fois dans sa chambre, elle trouva instantanément la voie du sommeil, ses rêves néanmoins peuplés de grounders et de sang…
Elle se réveilla le lendemain matin, un peu perdue, découvrant sa chambre à la lueur du jour pour la 1ère fois. Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Leur camp était plutôt grand, et les remparts étaient certes un obstacle à sa fuite, mais elle pourrait, non sans mal, récupérer un cheval lorsqu'elle aurait déterminé où se trouvait les écuries, et franchir les portes rapidement pour rentrer chez elle…
Revigorée par la simple pensée de s'enfuir, elle se sentit tout de suite mieux. Mais avant cela, elle devait trouver Bellamy, après tout, le plus simple serait sans doute qu'il la laisse repartir de lui-même…
Elle sortit de sa chambre, et se retrouva avec surprise nez à nez avec Lincoln.
Elle pesta de s'être cognée contre lui mais lui, garda son air renfrogné. Elle n'en croyait pas ses yeux. Bellamy l'avait faite surveiller. Il avait posté un garde devant sa porte. Elle était donc réellement sa prisonnière.
Elle se dirigea d'un pas décidé vers la chambre de Bellamy, prête à le mettre devant le fait accomplie, mais elle trouva sa chambre déserte.
« Où est ce qu'il est ? » demanda-t-elle à Lincoln, furieuse.
Lincoln la dévisagea un instant avant d'avoir la courtoisie de lui répondre. « Notre roi avait beaucoup de travail. » lui dit-il en haussant les épaules.
Roi…
Bellamy était donc leur roi. Elle en était à peine surprise. Elle avait donc sauvé leur roi, ça méritait bien une récompense. La récompense de pouvoir, enfin, retourner chez elle.
Clarke passa la matinée à errer dans le village, Lincoln collé à ses traces, subissant les regards suspicieux des gens du village. Elle partagea son repas du midi avec Octavia, qui était sans doute la seule personne hospitalière de ce foutu camp.
« Tu es jeune pour une guérisseuse » lui dit-elle avec un sourire.
« Ma mère est médecin. Guérisseuse comme on dit ici. Elle m'a tout apprit… » lui avoua-t-elle, songeuse.
« Bell m'a dit que sans toi, il ne serait sans doute plus de ce monde »
« Ton frère a l'air coriace, je suis sure qu'il s'en serait sortit tout seul » lui dit-elle en esquissant un sourire, au souvenir de la ténacité du jeune homme. De son inconscience plutôt… se reprit-elle…
C'est à ce moment là que le dit frère fit son entrée, alors qu'elles étaient en plein milieu de leur repas. Contre toute attente, il semblait relativement en forme, seuls ses traits tirés rappelaient la dure journée de la veille.
« Quand est ce que je peux rentrer chez moi ? » demanda Clarke en entrant dans le vif du sujet.
« Bonjour à toi aussi princesse » la nargua-t-il avec un petit sourire narquois.
Elle soupira et leva les yeux au ciel.
« Demain. Ok ? J'enverrais un de mes hommes pour t'escorter. Tu survivras ici jusqu'à demain ? » lui demanda-t-il avec amusement.
« Il faudra bien » grogna-t-elle en se réjouissant de ne pas avoir à s'enfuir d'ici.
Elle passa l'après midi avec le roi, le cœur bien plus léger. Elle apprécia toutes ses petites anecdotes sur la maison royale et ses anciens occupants, et il lui fit faire le tour des jardins du château, où elle pu se pavaner au milieu des plantes et des fleurs.
« Ohh ! Vous avez même de l'eupatoire ! » s'extasia-t-elle en cueillant la plante.
« Oui. C'est un excellent anti venin de serpent. Certains clans de Grounders se servent du venin de serpent pour empoisonner leurs flèches » lui dit-il pensivement.
Elle hocha la tête, elle avait déjà vu des corps transpercés de flèches empoisonnées, et ce n'était pas très reluisant.
Ils rentrèrent sous un silence agréable vers la fin du jour, toute trace d'angoisse ayant disparu de l'esprit de Clarke. Elle avait même trouvé du plaisir à être à ses côtés cette après midi, à son grand étonnement.
2 des hommes qui étaient présents la veille vinrent à leur rencontre. Dans leurs gestes, dans leur attitude, Clarke put déceler que quelquechose n'allait pas. Elle se tourna vers Bellamy, qui les écouta parler sans rien dire, mais ses traits s'étaient durcis.
« Lincoln va t'emmener visiter le reste du village » lui dit-il en lui accordant à peine un regard.
« Pourquoi ? Qu'est ce qu'il se passe ? »
Bellamy soupira. « Il semble qu'on ait un invité » lui dit-il. « Ici, tu es sous ma protection, il ne t'arrivera rien Clarke. Ne t'éloigne pas de moi, ou de Lincoln, et tout ira bien. C'est compris ? » lui demanda-t-il, légèrement soucieux. Elle hocha la tête et le regarda s'éloigner, impuissante.
La présence de Lincoln à ses côtés était certes une protection non négligeable, mais aussi beaucoup moins agréable que Bellamy , qui parlait avec beaucoup plus de facilité.
« Pas par là » lui dit-il tandis qu'elle entendait des enfants tousser.
« Pourquoi ? Qu'est ce qu'il y a là bas ? »
« Disons que c'est une sorte de dispensaire. Un guérisseur y passe de tant en temps, mais il ne vit pas au village. »
Clarke se dit en elle-même que c'était la phrase la plus longue qu'elle n'ait jamais entendue de sa part. Une part d'elle-même aurait voulu proposer son aide, mais elle était bien trop préoccupée par ce qui se passait dans la maison de Bellamy. Ils y retournèrent une petite heure plus tard. Un homme en sortit, accompagné de Bellamy.
Il était grand, costaud même, un grounder sans aucun doute, les épaules larges et le torse bombé.
Clarke se pétrifia quand il se retourna. Gustus. Elle l'avait rencontré une fois, et elle ne pourrait jamais oublier la scène de torture qui s'était jouée devant ses yeux ce jour là. Il était… sans merci…
Bellamy semblait crispé, il passa une main dans ses cheveux, en intense réflexion, il ne sembla même pas avoir remarqué sa présence. Mais Gustus si.
Il dévisagea Clarke intensément, comme s'il cherchait à se rappeler… puis ses yeux semblèrent s'animer d'une lueur de compréhension. Il l'avait reconnu…
« Qu'avons-nous donc là ? » demanda-t-il de sa voix de carnassier.
Bellamy sembla revenir vers la réalité et posa ses yeux sur Clarke. Il semblait presque furieux de sa présence. Ses yeux passèrent de Gustus à Clarke, et un petit rictus de mépris s'afficha sur son visage tandis qu'il observait Gustus.
« On se connait jeune fille du peuple du ciel » lui dit-il avec un sourire mauvais.
Clarke chancela légèrement sous le regard étonné de Bellamy.
Il ne lui avait pas demandé d'où elle venait, et dans tous les cas, ça ne changeait pas le fait que rien ne pouvait prédire sa rencontre avec Gustus.
Si le camp Jaha vivait en autarcie, c'était bien pour éviter des situations comme celles-ci. Ils avaient plus ou moins maintenu un statut co, un pacte de non agression avec plusieurs tributs des alentours, en échange de quelques armes. Ils ne demandaient rien d'autre à la place… Mais le peuple de glace était connu pour être cruel, et heureusement assez éloigné d'eux géographiquement pour qu'ils n'aient pas à faire à eux fréquemment. Clarke se refusa à se remettre en mémoire la scène de torture qu'elle avait observé la seule fois où elle avait été en leur présence, pourtant elle ne pouvait l'oublier.
C'était il y a plus d'un an. Si la justice au camp Jaha était sans pitié, à l'image de ce qui se passer des dizaines d'années auparavant sur l'Arche, ça n'était rien en comparaison de la justice cruelle des Grounders.
Alex, un des membres du camp Jaha, s'était fait surprendre à l'extérieur du camp et avait tué un grounder du peuple de glace par inadvertance en essayant de s'enfuir. Le procés, qui n'en était pas vraiment un, avait duré en tout et pour tout, moins de 2 min. Ensuite Alex avait été attaché pieds et poings liés à un poteau. Le sang réclame le sang. C'était leur devise. S'en était suivi une série de tortures perpétrée par tous ceux qui se sentaient concerné par ce crime.
Abby avait essayé de protéger Clarke en l'envoyant à l'autre bout du clan, mais l'impitoyable Gustus s'en était mêlé, tenant sadiquement à ce que la jeune noble du peuple du ciel observe toute la scène dans ses moindres détails. Et elle n'avait pas eu le choix.
D'instinct, Bellamy se rapprocha d'elle et la maintint derrière lui. « Cette jeune fille est mon invitée »
« Peut être qu'on peut trouver un arrangement » lui dit Gustus en réfléchissant.
Clarke sentit Bellamy se contracter, mais ce n'était rien en comparaison de l'effroi qu'elle ressentie instantanément.
« Confie la moi Bellamy, je la ramènerais jusqu'à son camp »
« Je te remercie mais je vais m'en charger personnellement » lui indiqua-t-il aimablement.
« Je te propose d'adhérer à ton traité de paix si tu me la laisses » insista-t-il.
Bellamy déglutit péniblement sans lui répondre.
« Je te laisse 2 jours pour te décider. Réfléchit bien aux conséquences Bellamy » lui dit Gustus en tirant sa révérence.
« Bellamy, tu m'as donné ta parole » chuchota Clarke au bord des larmes.
« Fais la rentrer Linc', et demande à Miller de la surveiller. Ensuite tu reviens. » dit-il à Lincoln sans adresser un regard à Clarke.
« Bellamy ! » hurla-t-elle apeurée tandis que Miller la tirait vers l'intérieur.
Bellamy se prit la tête entre les mains, incapable de réfléchir rationnellement. Dans la pièce avec lui s'élevait les voix de Lincoln, Murphy et Kane.
« C'est à double tranchant » commença Lincoln « A la fois une chance à ne pas rater Bellamy, la seule chance de maintenir une paix durable, mais c'est aussi le moyen le plus sur de la voir torturée, ou pire» ajouta-t-il.
« Tu ne vas pas hésiter pour une putain de guérisseuse que tu connais à peine ! Qu'est ce qu'une vie contre des centaines d'autres ! » disait Murphy.
Seul Kane restait silencieux.
« Assez ! » hurla Bellamy. Il avait besoin de silence. « Elle m'a sauvé la vie, je ne vais pas sacrifier la sienne ! Personne ici ne décide qui doit vivre ou mourir ! J'ai donné ma parole » murmura-t-il en cherchant des réponses dans les yeux de Kane. « Qu'en penses-tu ? » lui demanda-t-il, épuisé.
« Qu'il te faut trouver une excuse qui tienne la route si tu ne veux pas déclencher une guerre » lui répondit-il les yeux dans les yeux.
« Tu sais très bien ce qu'il adviendra d'elle si je lui laisse »
Kane hocha la tête. Il comprenait parfaitement bien quel sort attendait la jeune fille au beau milieu du peuple de glace.
« Il n'y a pas 36 façons de la protéger et… ça pourrait bien arranger nos affaires dans le même processus… » lui dit Kane avec un petit sourire en coin.
Bellamy ferma les yeux un instant. Il se devait de la protéger, quitte à rompre sa parole.
« Encore faut-il qu'elle soit d'accord. »
« Depuis quand demande-t-on l'avis d'une femme pour la marier ? » demanda Kane, un petit air malicieux dans les yeux.
Bellamy sourit. Il savait que Kane ne pensait pas un traitre mot de ce qu'il venait de dire… Quant à lui, il allait au devant de complications auxquelles il n'était pas préparé…
Alors alors? Vous ne vous attendiez pas trop à ça hein? :)
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