Coucou à toutes !
Merci à larosesurleau, crazybells, Linou2701, Pims10, xTenShiax et Catbl2014 pour leur review qui me font très très plaisir !
J'espère que le nombre de commentaire ne fera qu'augmenter avec le temps ! Je vous remercie aussi pour le bon accueil que vous avez réservées à cette histoire !
Catbl2014 : Merci pour tous ces compliments qui me touchent beaucoup ! Alors pour répondre un peu à ta question, je suis moi-même féministe et j'aime les femmes fortes qui ne se laissent pas faire, je me permets donc de te recommander un autre de mes écrits "OS: Dix ans plus tard" dans lequel il y a cinq histoires avec des femmes fortes !
Et aussi un grand merci à crazybells qui corrige mes petites et grandes fautes ;)
Je vous dis bonne lecture et on se retrouve en bas !
Après ma rencontre avec Alice et Leah, je posai mes bagages sur le lit qui m'avait été assigné, pas la peine de défaire ma valise, d'ici trois jours je serais repartie. Je fis mon lit, et à 8 h, j'étais de retour dans le hangar, je savais que mon travail serait relativement calme durant le mois à venir. Je m'occupais pendant la journée en faisant la rencontre des autres artistes. C'est ainsi que je fis la connaissance de Jacob, le fiancé de Leah, sa tête mais surtout sa voix me disait quelque chose mais je n'arrivais pas à la replacer, c'est souvent le cas et en général, tout me revenait à des moments inattendus. Je rencontrais aussi Irina, Tanya et Kate, les trois sœurs qui avaient monté un groupe. Toutes les trois des beautés blondes, je ne fus pas surprise en apprenant leur origine russe, elles correspondent aux stéréotypes de la beauté d'Europe de l'Est avec leur yeux clairs, leur cheveux blonds et leur haute taille. Toutes les trois étaient en couple avec un membre de leur groupe Laurent, un métisse d'origine française était le mari d'Irina, Killian est le compagnon de Tanya et Garrett est le mari de Kate. J'ai été étonnée d'apprendre qu'elles approchaient de la quarantaine.
Les techniciens étaient tous des militaires et au déjeuner je fis la rencontre du sergent Embry Call, de l'adjudant Eric Yorkie, du sergent Marc Volturi et de son frère l'adjudant Arnaud Volturi. Parmi tout ces hommes, il y avait toutefois deux femmes, le sergent Rachel Lahote et le sergent Zafrina Amazie. Nous déjeunions dans la bonne ambiance, le major doc, comme l'appelle le sergent Hunter déjeunait dans son coin avec d'autres autres gradés, il nous lançait des regards noirs lorsque l'une des personnes parlait un peu fort. J'avais participé un peu, surtout lorsqu'on me demandait si je m'attendais à des urgences, c'est vrai que cela me changerait des gardes à l'hôpital mais j'étais bien contente d'avoir un peu de calme, je leur appris que je n'étais pas urgentiste, mais chirurgien général. J'avais fini mes études théoriques avec un an d'avance ce qui m'avait permis de ne pas accumuler de retard mais de finir mon internat plus tôt. C'est pour cela qu'à 28 ans, on me proposait un poste de chef de clinique dans un prestigieux hôpital, mon véritable examen final aurait lieu dans deux ans où je serais promus titulaire mais d'ici là, je pouvais me permettre de passer un mois sans opérer, parce que je n'ai pas envie de voir une des personnes autour de cette table, ouverte sur une table d'opération.
L'après midi se déroula comme la matinée et j'observais, fascinée les répétitions, je n'avais jamais assisté à cette partie du show, c'était étrange de ressentir le trac, l'excitation de tous et aussi le plaisir avant même le spectacle. C'était comme assister à tous les préparatifs d'une lourde ou novatrice opération. Les sensations étaient semblables. Je restais dans mon coin, n'étant pas la personne la plus sociable qui existe, j'étais aussi pas mal intimidée, dans ma bulle en somme et puis je voulais éviter le major Cullen. Il ne m'aimait pas et en un mois j'aurais bien assez l'occasion de le côtoyer sans vouloir forcer des rencontres.
Une fois que le major fut satisfait des résultats et du travail produit par tous, nous pûmes enfin disposer de repos, je m'éloignais de tous et je sortis mon portable. Je vérifiai l'heure avant de composer le numéro, il serait tard à Seattle mais j'aurais peut-être l'espoir de lui parler. Jasper décrocha à la première sonnerie.
-Salut toi, alors comment s'est passée cette première journée ?
-Coucou, ça va, Ben est encore réveillé ? Et avant que tu penses que je vais t'engueuler, passe le moi.
-Ben, je l'entends appeler, bon je te le passe. Tu as intérêt de tout me raconter ensuite.
-MAMAN, j'entends Ben hurler de joie dans le téléphone.
-Bonjour mon chéri, alors raconte moi ta journée avec ton oncle, il a été sage ?
-Oui ! C'était bien mais pas autant que quant tu es avec nous. Tu me manques maman,il renifle après m'avoir avoué tout ça.
-Tu me manques aussi mon grand mais tu sais maman doit travailler. Et puis tu verras un mois entre hommes avec tonton Jazz cela va vite passer et puis tu auras droit à pleins de bisous lorsque je rentrerai.
-Des bisous baveux, beurk ! J'aime pas les bisous baveux maman.
-Je ne fais pas de bisous baveux ! Qui a dit une bêtise pareille ? Je demande.
-Hum, dis pas que je l'ai dit mais c'est tonton et parrain qui disent que les bisous des filles sont baveux et t'es bien une fille alors tes bisous sont baveux.
Je suis toujours impressionnée par la logique dont fait preuve mon fils de trois ans. Il est très intelligent pour son âge et je ne dis pas seulement parce que je suis sa mère mais à trois ans il sait déjà compter jusqu'à dix et commence à vouloir lire. Mon frère Jasper passe beaucoup de temps avec lui, il est prof de psychologie à la fac et trouve bien que Ben soit un enfant éveillé. Son parrain Emmett qui n'est autre que mon meilleur ami depuis le bac à sable, est quant à lui prof de mathématique en lycée et c'est au travail qu'il a rencontré sa fiancée Rosalie qui est professeur de littérature. Les deux hommes aiment bien jouer les figures paternelles pour Benjamin qui les adore et ils lui rendent bien.
-Et bien tonton et parrain ont tord, les bisous d'une maman ne sont jamais baveux alors je t'en ferai pleins quand je rentrerai.
-Tu me feras aussi des câlins ? Me demande-t-il plein d'espoir.
-Et pleins de câlins aussi mais seulement si tu es sage avec tonton, ça marche ?
-Oui, tu sais aujourd'hui à l'école, la maîtresse est devenue toute rouge quant tonton est venu me chercher. Je crois qu'elle est amoureuse de lui.
-Et comment tu sais ça toi ?
-Bah tonton a dit que lorsqu'une fille devient comme une tomate devant un garçon, c'est qu'elle est amoureuse, mais toi t'es souvent rouge devant tonton. Mais Emily est souvent rouge devant moi, je crois qu'elle est amoureuse de moi. C'est pour ça que tonton a dit que les bisous des filles sont baveux mais je comprends pas, parrain fait souvent des bisous à tatie Rosie. Il doit bien aimer les bisous de tatie, dit-il après un temps de réflexion.
-Chéri tu me repasse tonton, c'est l'heure d'aller au lit. Bonne nuit mon cœur, je t'aime.
-Je t'aime aussi maman.
Je sens mon cœur se serrer tandis que mon fils me repasse son oncle. Demain c'est samedi alors je sais qu'il pourra dormir mais il est plus de 21h pour lui, alors même si ça me déchire le cœur, je dois le laisser partir se coucher.
-Alors comme ça Em et toi apprenez à mon fils de trois ans que les bisous des filles sont baveux ? Et je ne suis partie que depuis moins de 24h heures, cela promet pour les trente jours restants, je taquine Jasper qui mord à l'hameçon comme un poisson affamé.
-C'est pas ce que tu crois, il y a cette petite, Emily qui veut que ton fils lui fasse un bisou d'amoureux alors pour que ton fils reste encore un peu innocent, nous lui avons dit cela avec Emmett. Je te promets que Ben attendait ton appelle et que c'est la seule raison qui fait qu'il est encore debout et puis, il pourra dormir demain matin, parce que ce sera samedi. Je t'ai promis de bien m'occuper de lui et je le ferais.
-Je sais Jazz, je te taquinais. Je sais que tu l'aimes comme ton propre fils. Je te fais confiance sinon, je ne te l'aurais pas confié. C'est seulement que vous me manquez alors je t'embête.
-Tu nous manques aussi, Ben est têtu comme toi il ne voulait pas aller au lit tant que tu n'avais pas appelé. D'ailleurs tu appelles tard.
-Oui, un des responsables ne voulait pas que nous partions avant que cela soit assez bien pour lui. J'ai bien eu une pause pour déjeuner mais tu étais au travail. Sinon tout le monde est assez sympa.
-Tu as rencontré des personnes célèbres ? Il y a Katy Perry ?
-Non, je rigole. Je ne sais pas si ce nom t'est familier mais il me semble que tu connais Jacob Black ?
-Tu rigoles, il y a Jacob Black ? Bien sûr que je connais. C'est le gars qui chante le générique du dessin animé préféré de ton fils mais c'est aussi un chanteur plutôt connu ! Ses chansons passent en boucle à la TV et à la radio !
-Et je présume que tu es fan ?
-Pas du générique mais oui, ses chansons sont bien, j'aime bien.
-J'essayerai de t'avoir un autographe dans ce cas, je réponds.
Nous bavardons encore cinq minutes avant que je ne raccroche, l'heure du dîner arrive bientôt et il faut que je rejoigne le major un peu avant pour débriefer de la journée. Honnêtement, je ne sais pas à quoi cela va servir mais je me plie à ses exigences, il a plus l'habitude que moi. Aujourd'hui la seule blessure que j'ai soigné est une coupure superficielle chez un des techniciens son.
J'arrive à la cantine dix minutes avant l'heure du rendez vous, le major est déjà attablé. Je souffle un bon coup avant de me diriger vers lui. Je me racle la gorge pour faire remarquer ma présence.
-Docteur Swan, vous êtes en avance, dit-il après avoir consulté sa montre.
-Major, il faudrait savoir ce que vous voulez, être à l'heure est considéré comme du retard pour vous, et vous n'êtes pas content non plus lorsque j'arrive à l'avance. Vous êtes heureux quand dans ce cas ?
Je le vois esquisser une grimace qui ressemble étrangement à un sourire, ou ce qu'il s'y rapproche le plus.
-Vous feriez une très mauvaise militaire vous savez ? Allez asseyez vous contrairement à ce qu'on vous a dit, je ne vais pas vous mordre.
Je m'assoie donc en face de lui sans discuter.
-Alors cette première journée ? Qu'en avez vous pensé ?
-C'est relativement calme. C'est tout le temps comme ça ? Je l'interroge.
-Dans l'ensemble oui, c'est pour cela que je n'étais pas ravi d'avoir un médecin extérieur, c'est payer une personne à ne rien faire.
-Mais je suppose que le gouvernement ou un comité a trouvé que c'était beaucoup de potentiel futur patient pour un seul médecin, et que les médecins militaires sont déjà réquisitionnés pour les hôpitaux militaires ou sur le terrain et que puisque la plupart de ces futurs patients sont des civils autant faire appel à un médecin civil et c'est là que j'entre en jeu.
-Vous avez tout compris, admet-t-il, étonné.
-Votre étonnement est extrêmement vexant vous savez. Et vous m'en voulez parce que je vous pique votre travail ? Sauf que cela n'est pas mon intention et avouez que si jamais une catastrophe devait avoir lieu, deux médecins dont un chirurgien ne serait pas du luxe.
Il me regard et me lance à nouveau son regard noir, apparemment la trêve est déjà terminée, elle aurait été brève. Et j'avais raison, ses yeux, de près, sont d'un beau vert proche de la couleur des émeraudes et celle des pierres de jade. Si il a toujours des sautes d'humeurs comme cela, la collaboration ne sera pas aisé.
Je vais pour me lever lorsqu'il me rappelle, je me retourne pour lui faire face.
-Un de mes hommes vous a vu au téléphone, n'oubliez pas que vous avez signé un contrat de confidentialité, la prochaine évitez d'aller vers les champs d'entraînement ou vous aurez des ennuis. N'oubliez pas non plus que vous êtes seulement l'invitée de l'armée des États-Unis d'Amérique.
-Ne vous en faites pas pour moi, major, je l'ai parfaitement compris. Maintenant je vais aller manger pour que je sois en forme pour être payer à ne rien faire.
J'ai envie de le frapper et de lui sauter dessus, décidément, cela fait trop longtemps que je n'ai pas couché avec un homme. Le dernier était le père de Ben…
Le mystère sur l'identité de Ben et de Jasper est donc révélé, qu'en pensez vous ? L'aviez vous vu venir ?
Et surtout n'oubliez pas de laisser une petite trace de votre passage ;)
