Bonjour,
Voilà l'arrivé de Castiel. Non, il ne rencontre par Dean tout de suite, soyez patientes, vous allez devoir attendre un petit peu !
Et tout cas, je suis ravie de l'accueille de cette fic. Sachez qu'il y aura trois partie à cette histoire, je vous en informerai quand on en entamera une (dans ce cas, attendez-vous à un gros rebondissement).
A bientôt pour la suite.
Ps : Je corrige une deuxième cet idiot de chapitre, parce que je me suis plantée et que j'ai fermé le mauvais onglet sans sauvegarder (en mode méga saoulée)
Pimpiericky : J'ai pas l'habitude de faire des Crowley gentils, donc l'utiliser pour servir notre couple préféré, ça me fait tout drôle. J'espère être à la hauteur.
Angelyoru : Effectivement, tu peux faire confiance à Castiel pour lui tenir la draché haute ! Je promets quelques étincelles.
Barjy02 : J'ai rajouté une couche à le réputation de Dean... Je suis en train de le transformer en oignon, qui sera très dur à éplucher !
Kathexia-Castiel156 : Merci, encore plus d'intrigue dans ce chapitre !
BerrySnake : Contente que tu suives, même si c'est pas ton premier choix.
Kesyla : Ravi de voir une nouvelle revieweuse (ça se dit ?lol). J'espère que la suite te plaira.
Castiel Novak acheva enfin son un voyage qui fut difficile. Il avait dû quitter les grandes lignes commerciales plutôt confortables, pour des petites lignes privées qui laissaient vraiment à désirer. Il venait juste d'atterrir dans un tout petit aéroport, après un long vol chaotique. Il se sentait sale et fatigué. Il ramassa ses bagages, un grand sac avec le strict nécessaire en vêtement. Il n'avait pas besoin de plus, il recommençait une nouvelle vie, il ne voulait absolument rien garder qui puisse le relier à son passé. Il achèterait ce dont il avait besoin au fur et à mesure, sans superflu. C'était derrière lui tout ça. A terre, il sourit. Le spectacle était splendide, aucune habitation à des kilomètres, une visibilité incroyable sur un ciel dégagé, des plaines herbeuses, quelques arbres, un petit bout de paradis. Bon sang, il ne regrettait vraiment pas New York. Même l'air était différent ici, il était plus chaud déjà, et paradoxalement plus vif et surtout plus pure…
Il ajusta son sac sur son épaule et se dirigea vers le seul petit bâtiment accueillant le public. Derrière lui, l'avion qui l'avait déposé, faisait le plein pour reprendre son envol, il était le seul passager qui était descendu ici. Il entra dans l'aérogare, il fût surpris par l'obscurité du lieu, qui contrastait visiblement avec l'extérieur. Le sol était sale et mal entretenu, le mobilier semblait dater du début de l'aviation, l'ensemble dégageait une impression misérable et pouilleux, qu'il fut pris de l'envie de faire demi-tour.
_ Le nouveau vétérinaire !
Castiel se retourna et vit un homme noir à la mine patibulaire s'approcher de lui. Ses vêtements aussi sales que le reste de l'aéroport. Le voyant tendre sa main, il se sentit obligé de la serrer. Il n'aima pas cette poigne, forte mais du bout des doigts. Le new-yorkais éprouva immédiatement un malaise à son contact.
_ Soyez pas surpris, on voit pas arriver beaucoup de monde à cette période. Évidemment c'est différent à la pleine saison où ces fichus touristes viennent.
_ Vous attirez beaucoup de monde ?" demanda Castiel. Il était passablement étonné au vue de l'état des lieux.
_ Pas vraiment, dit l'homme ne haussant les épaules. C'est surtout le fait du Winchester qui a transformé son ranch en hôtel.
_ Intéressant, ça a dû être difficile…" Le vétérinaire regardait un peu partout, se demandant comment échapper à ce type.
_ Pas tant que ça. Il a attendu que son père crève, ensuite il a volé la part d'héritage de son frère. Il avait plus qu'à transformer sa ferme en hôtel de luxe.
Castiel fut assez choqué des propos que tenaient cet homme devant, admettons-le, un parfait étranger.
_ Voilà votre chauffeur, dit-il en voyant Bobby se garer avec son vieux pick-up. Méfiez-vous de Dean Winchester, je vous le dit. C'est à cause de lui que votre prédécesseur, c'est barré après tout.
Il s'éloigna ensuite sans autres explication. Castiel ne savait trop quoi penser de cette étrange conversation, mais en général, il préférait rencontrer les gens avant de les juger. Il se concentra donc sur le vieil homme qui s'approchait de lui. Il reconnut Bobby Singer. Ils avaient déjà échangé à plusieurs reprises par téléphone et par courrier, mais il s'agissait de leur première rencontre. Il fut plutôt étonné de ce personnage, il avait un air bourru, un barbe fourni, mais il dégageait une sincère gentillesse. Il fut tout de suite séduit et lui serra la main avec enthousiasme.
_ Bon, on va pas traîner dans le coin à se faire des courbettes, on va chercher vos bagages et on y va.
_ Toutes mes affaires sont là.
Bobby regarda le garçon, avec son seul sac à dos et un sourire plus grand que son visage. La première impression était plutôt bonne, et il avait appris à s'y fier avec le temps. Jusqu'à présent le vétérinaire était resté inquiet, même si le garçon était compétent, s'il n'arrivait à s'entendre avec le reste de la communauté, il ne ferait pas long feu. Il avait prit un pari risqué en faisant venir un gars de la ville. Mais il avait en face de lui, un garçon simple et aimable. De bons points pour se faire accepter, il devrait probablement s'endurcir un peu, pour supporter les conditions de travail très difficiles, mais surtout le caractère un peu bourru des locaux. Il se demanda même si ses petites manigances avec ses amis seraient bien nécessaires…
_ Ok, alors allons-y, avant que Gordon ait la mauvaise idée de venir nous parler.
Castiel le suivit jusqu'à sa voiture et s'installa sur le siège passager.
_ Gordon ? demanda-t-il une fois qu'ils furent tous deux, dans l'habitacle.
_ Un grand type noir, qui possède cette aéroport.
Dès la voiture en route vers leur destination, le jeune aborda le sujet du travail, il était enthousiaste à l'idée de bosser à la campagne, il voulait en apprendre le plus possible pour être à la hauteur.
_ Avant toute chose, est-ce qu'on pourrait se tutoyer, Castiel ? On va devoir travailler ensemble les trois quart du temps, et le quart qui reste, on va se croiser à tout bout de champs dans le village. Ça simplifierait les choses…
_ Bien sûr, Bobby.
_ Bien, de toute façon, à Lawrence, il n'y a que les étrangers qu'on vouvoie.
_ Donc, si les gens me tutoies, c'est une bonne chose, ça veut dire qu'ils m'aiment bien ?
_ C'est ça.
_ Je suis content de voir que tu m'apprécies, Bobby ! lança malicieusement le jeune homme.
_ Idjit.
Castiel n'était pas certain de la signification de ce mot, mais il voyait bien que son chauffeur était amusé, il ne s'en inquiéta donc pas plus que ça.
_ Alors, mon garçon, j'ai vu que tu as suivi avec succès un cours de spécialisation sur les animaux de production sur ton CV.
_ Exact.
_ C'est pas vraiment habituel chez les véto de la ville, si ?
_ Non, pas du tout. A la base, je m'étais inscrit à un cours sur les NAC.
_ Vraiment ? les serpents, mygales et autres bestioles du même genre ?
_ Perroquet aussi, tortue, furet, etc…
_ Eh ben. Sacrément intéressant, je dois reconnaître.
_ Oui, on en recevait beaucoup au cabinet, et j'ai pensé, que même si j'avais déjà de l'expérience à ce niveaux, un diplôme serait un vrai plus.
_ Alors, pourquoi t'être ravisé ?
_ Parce que je voulais changer de vie, dit Castiel en haussant les épaules.
Sujet tabous, bien compris, pensa Bobby.
_ J'ai eu de la chance, poursuivit le jeune homme, les NAC ont une liste d'attente longue comme le bras, mais pour les animaux de la ferme, le cours était à moitié vide.
_ Ouais, les jeunes gens qui entrent dans le métier veulent rarement exercer à la campagne, les conditions de travail sont dures, les horaires horribles et la paye minable.
_ Mais tu n'échangerais pas ta place contre celui d'un citadin, n'est-ce pas ?
_ Pour traiter mes clients comme des numéros ? Je connais toutes les personnes que je vais voir personnellement, et si jamais leur animal a besoin de soin plus important que je peux pas fournir, je vérifie qu'on s'occupe bien d'eux, et je gère ensuite le suivi à la maison. En ville, on regarde la pauvre bête quinze minutes, on lui refourgue des médocs, ou on l'opère, et on l'a revoit plus jamais. Et ose pas me dire, que c'est pas comme ça.
_ Si, c'est pratiquement ça.
Le silence s'installa pendant un instant dans l'habitacle. Castiel repensait à son travail, il n'y a pas si longtemps. Il est vrai qu'à part quelques cas particuliers, il ne voyait que rarement deux fois le même animal. Au début, il avait eu du mal à se faire à ce travail si différent de ce qu'il imaginait. Il s'y était finalement habitué, et avait arrêté de s'inquiéter pour ces animaux, à peine avaient-ils quitté le cabinet.
_ J'idéalise peut-être un peu trop, marmonna Bobby.
_ Pourquoi ?
_ Dans les Ranchs… Un animal, c'est avant tout un revenu. Un veau vaut tant, un cheval tant, etc. Si les frais dépassent ce qu'il rapporte… La plupart des éleveurs refusent de les soigner. Vous devrez vous y faire, c'est pas toujours évident.
_ En ville aussi.
_ Vraiment ?
_ Oui. Devant le coût d'une opération, les gens préfèrent souvent l'euthanasie. Et eux, ils n'ont pas l'excuse de la rentabilité de leur exploitation.
Un nouveau silence pesant s'installa dans la voiture, et Castiel jugea préférable de changer de sujet.
_ Tu m'as parlé d'un logement meublé fourni avec le poste ?
_ Oui, mais je te préviens, c'est pas le grand luxe…
_ Ça me va, je préfère même.
_ Bien, dans ce cas tu vas être comblé ! Il est juste au dessus du cabinet. Je te ferai visiter.
_ Et toi ? Je suppose que tu dois avoir ta propre maison dans le coin…
_ Pas du tout ! J'ai emménagé dans une chambre au RoadHouse, le bar de la ville, il fait aussi auberge. Comme ça, je rentre tard le soir, tout est propre sans que je m'en occupe. La bouffe est plus correct, leur steak frite est une vraie tuerie. En plus, ça fait un petit revenu supplémentaire à Ellen...
Bobby n'en revenait pas, il se confiait un peu trop facilement à ce p'tit jeune. Il avait une qualité rare, il savait écouter et du coup, on avait envie de lui parler.
_ Ellen ?
_ La proprio. C'est quelqu'un de bien. Elle élève seule sa fille, aussi belle que sa mère" suggéra doucement le conducteur, il n'oubliait pas qu'il espérait le caser avec Jo, surtout que maintenant qu'il le voyait, il ne doutait plus qu'il ferait un bon partie pour la jeune fille. "Ce qui me rappelle… J'ai organisé une petite réception pour fêter ton arrivée à Lawrence.
_ Vraiment ? demanda Castiel, sincèrement étonné.
_ Oui, rien d'extravagant… J'ai invité quelques amis au bar… Vous pourrez voir comme ça les habitants hors du travail. C'est aussi très important d'avoir une bonne relation avec eux, et bonne réputation surtout. S'ils vous aiment pas, même si vous êtes le meilleur des vétos, ils voudront pas de vous !
_ D'accord."
Le jeune homme se demanda si c'est, ce qui était arrivé à celui qu'il remplaçait.
_ Mais tu es peut-être fatigué ?
_ Non, non.
_ J'aurais dû attendre avant d'organiser cette soirée…
_ Non, je t'assure, ça me fait très plaisir ! Et je serais heureux de rencontrer tes amis. Il faudrait juste que je me change avant…
_ Bien sûr, bien sûr. On va aller au cabinet, tu t'installes et je reviens te chercher en début de soirée, ok ?
_ Super. J'ai hâte d'y être !
_ Oh, ce n'est pas grand chose, tu sais… Juste quelques coups à boire avec des amis, et un bon repas, bien de chez nous. Tu dois être sûrement habitué à plus de raffinement à New York.
_ Je suis sûr que ce sera très bien. Et honnêtement, on n'a jamais organisé de réception en mon honneur, et ça me touche beaucoup. Donc le raffinement, tu sais, je m'en contrefiche !
Bobby sourit. Oui, le jeune homme conviendra parfaitement...
