C'est partit pour le chapitre 2, mais je préviens dès maintenant que ma fic va être très très longue, j'ai un grand projet pour.

Les caractères en italique, ce sont les pensées des personnages.


Chapter 2

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~Sanji~

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Voila maintenant une semaine que je faisais la même chose. Réfléchir. Réfléchir. Cela en devenait presque malsain de continuer ainsi à se remuer les méninges. Voilà aussi maintenant une semaine que le "courant" était passé à la salle d'eau et revenait à chaque fois que je croisais son regard ou que son corps était à proximité du mien ou les peu de fois où l'on s'était battu cette semaine. Cela arrivait dès que je m'approchais de lui, je me sentais à chaque fois rougir comme un idiot. Je ne me comprenais plus, je voulais juste que cela s'arrête. Je l'évitais à tout prix, le temps que tout revienne en ordre, à l'exception du fait que l'on se croisait à chaque repas.

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Voila donc une semaine que la distance entre nous se faisait ressentir. Et lui est tellement con qu'il ne voyait rien, il est trop aveugle et borné pour comprendre ce que les gens ressentent.

Mais ressentir quoi justement? Moi même je ne savais pas analyser mes ressentis envers le Marimo. Dès que je le voyais, mon ventre me faisait délicieusement mal. Une sensation de chaleur qui m'était encore inconnue avait pris possession de mon bas ventre. Je pouvais sentir le rouge me monter aux joues dès que je croisais son regard, mes mains tremblaient et devenaient moites; et tout ce que j'entreprenais foirait lamentablement.

Puis plus les jours passaient, plus je m'étais questionné sur le pourquoi du comment. Cette sensation était apparue si soudainement, gâchant par la même occasion mon quotidien. « ...ji... » Pourquoi cela m'était devenu difficile de le regarder en face. « ...anji... » Mais aussi, je n'arrivais toujours pas à mettre de mots sur cela, un simple mot qui éclaircirait enfin mon esprit.

« SANJI! »

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Je sursautai et repris mes esprits à l'entente de mon prénom énoncé par le sniper. Moi, un couteau dans la main, une carotte dans l'autre, étais en train de couper des légumes, une montagne de ces derniers se dressait devant moi. Étant ailleurs, je n'avais pas remarqué la monstrueuse pile de rondelles que j'étais en train de trancher, la frustration ayant sûrement aidé.

Je me retournai donc vers la table autour de laquelle chacun de mes nakamas étaient attablés. Tous devant des plats donnant la bonne impression d'être chacun meilleur que l'autre. Mes compagnons me regardaient cependant d'une drôle de façon.

« ...Oui Usopp? Si c'est par rapport aux légumes que je suis en train de couper, c'est que je compte en faire de la soupe. »

..Mais oui, c'est ça mon p'tit Sanji, tu crois qu'il vont gober ton petit mensonge...Tu as très bien remarqué qu'ils savent que tu es bizarre en ce moment... Mais ce fut la belle brune qui me répondit.

« La marmite, cook-san. »

La marmite?...Puis je compris et écarquillai mes yeux avant de me retourner précipitamment vers les fourneaux, manquant au passage de me ramasser par terre en glissant sur une épluchure de pomme de terre qui traînait là. Je me rappelai enfin que mon bouillon était sur le feu.

Lorsque précédemment, j'étais perdu dans mes pensées, le liquide épais qui était entré en ébullition, débordait maintenant du récipient pour s'écouler le long de la gazinière et des placards du bas, pour enfin finir sa course au sol.

J'éteins en vitesse le feu, bien que cela fut trop tard pour sauver ma préparation. Le liquide s'arrêta de bouillonner et diminua. Je n'aurais qu'à le donner à Luffy(1) à la fin du dîner. Je regardais les dégâts du désastre ayant eu lieu sur les portes du placard qui resteraient sûrement tachées et je n'osa pas imaginer le temps que cela me prendra pour nettoyer les plaques de cuissons.

« Je me demande à quoi tu nous sers si tu ne sais même pas nous faire à bouffer. »

Alors que je prenais une éponge, mes yeux s'écarquillèrent de tristesse comme d'habitude depuis ces derniers jours où il me taquinait, comme on le faisait pourtant si souvent...avant.

Et comme je le fait depuis ce fameux jour où ma vie se troubla, je ne répondis pas et continua ma tâche. J'imaginais sa surprise que je ne veuille pas me battre. Ce n'était pas l'envie qui me manquait, mais l'idée de me retrouver en face de lui et qu'il puisse remarquer mon trouble me dissuadait de répondre à sa remarque plus que blessante.

« ..Oï, je te cause, shitty-cook.

— ... »

Je m'appliquais pour nettoyer le liquide collant au bois de ma cuisine et essayai par la même occasion d'oublier le marimo. L'équipage avait fini de manger et je les entendis sortir, je ne pris pas la peine de me retourner, pensant évidement que chacun était retourné à ses occupations.

Quel fut mon étonnement lorsque j'entendis un peu plus tard une énième chaise racler le sol et des bruits de pas venir dans ma direction. Je pouvais sentir l'approche d'une personne dont je devinais être une plante maritime connu sous le nom de marimo.

Puis l'odeur de la personne si peu convoitée envahit mes narines, cette odeur que je refoulais tant. Un mélange de chaud et de son savon aux orties pimenté par son odeur naturelle que je pouvais qualifier comme ressemblant à...du poivron...vert évidement. Une main se posa sur mon épaule, je me mis debout de moi-même, sans prendre la peine de lui faire face. D'une poigne ferme, cette main me retourna et mon corps suivit le mouvement, je n'aurais de toute façon, pas pu m'opposer à lui.

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Je me retrouvais donc face au Marimo, qui me regardait d'un mauvais œil. Avec ses incontournables cheveux verts, il arborait sur lui un pantalon noir légèrement ample et une veste bleue marine, au poche légèrement plus claires et laissée négligemment ouverte. Son torse brillait à la lumière des lampes. Et merde, ça recommençait. Mon ventre me faisait de nouveau diablement du bien, entre autre. Cela aurait presque pu être plaisant si je n'avais pas senti mes joues se mettre au feu rouge.*(2)

Et l'algue se mit sans attendre à déballer tout ce qu'il avait à me dire, comme ça, sans préliminaire.

"Tu nous fais quoi là? Tu ne parles plus à personne. Tu ne me provoques même plus et tu évites tout contact avec moi particulièrement. Tu ne réponds même plus à mes reproches, pourtant j'ai beau t'en faire plus que d'habitude, tu ne réagis même pas. Alors j'attend que tu me donnes une bonne excuse."

Je me retirai de son emprise et me retournai, prêt à retourner à ma précédente occupation. Mais comme je m'y étais attendu, il ne lâcha pas l'histoire. Il fallait dire que du jour au lendemain, j'avais clairement montré que je ne voulais plus entretenir le peu de relations amicales qu'il y avait entre nous. Et je pense qu'il l'avait effectivement très mal pris.

Cela faisait normalement partie de notre quotidien de se battre et de se chercher. Mais il pourrait m'être un minimum reconnaissant, au moins, Nami-swan le laissait tranquille niveau bosses ces derniers temps.

« Tu pourrais au moins me donner une excuse décente. plaida Zoro

— Quoi! Me dis pas que tu aimais tant que ça que l'on se batte? Moi en tout cas j'en ai plus que marre, ça ne m'apportait absolument rien et ça m'ennuyait plus qu'autre chose. » Mensonge

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~Zoro~

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Quoi!

Je le regardais ébahi, j'étais stupéfait. Si je me retenais pas un minimum, il risquait d'y avoir un bain de sang.

« Tu n'aimais pas que l'on se batte? demandais-je en retenant des tremblements tant j'étais enragé.

— Non, c'était stupide. Avoir perdu autant de temps à me battre avec toi...ridicule comme je disais, c'était vraiment chiant. »

Je ne rétorquai rien, une petite voix me disait de lui répondre, de lui foutre mon poing dans sa putain de gueule. J'arrivais pas à y croire, j'avais toujours pensé qu'il y avait un truc entre nous que les autres ne percevaient pas, je trouvais ça drôle, même si c'était con de le dire, de se taquiner.

Même si on le reniait devant les autres, je me disais qu'on était vraiment nakamas, qu'on se respectait en tant qu'hommes que nous étions. Qu'une complicité était née entre nous à chaque échange de sabres et de coups de lattes. Mais savoir qu'il s'en était toujours foutu et que cela le faisait vraiment chier... Mais c'est moi qui n'avais été qu'un gros con pour croire qu'une chose pareil serait possible avec lui.

Il me décevait, le nombre de fois où l'on s'était bagarrés était incalculable. Jamais je ne m'étais dit que ça le saoulait. On s'était envoyés des défis, des pics, des insultes, qui pleuve, qu'il vente. C'était toujours la même chose. S'il détestait tant ça, pourquoi ne l'a-t-il pas dit plus tôt? Au lieu d'attendre 2 ans?

Et il n'attendit pas le dégèle pour le demander clairement à son rival.

« Pourquoi ne me le dire que maintenant? »

Il me regarda de haut en bas, un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres.

« Je voyais que tu t'acharnais, à la place de laisser tomber, je complétais un peu tes journées. Tu avais l'air de tenir à ça. En un mot, je dirais que c'était de la 'pitié'. »

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~Sanji~

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J'ai essayé de lui mentir, pour sauver mon honneur, mais lui dire que je l'avais pris en pitié...j'y avais été fort, c'était quelque chose à ne pas lui dire. Puis j'avais d'un coup pris confiance. Mais pour une raison inconnue, des larmes menaçaient de pointer le bout de leur nez. Il ne fallait pas, je ne devais surtout pas lui montrer que j'avais menti, pour rien au monde je ne voulais qu'il sache mon "secret". C'était trop dur à admettre. J'ai trop de fierté pour montrer ma faiblesse et surtout devant lui.

Je le regardai toujours avec mon nouvel air confiant. J'étais presque choqué de sa réaction, je m'attendais à ce qu'il me frappe, m'insulte. Qu'il hurle. Mais pas à ça.

Il avait laissé tomber le katana qu'il tenait dans la main, l'œil écarquillé. La bouche légèrement ouverte, d'où aucun son ne sortait. Puis au bout de plusieurs secondes, il s'accroupit, prit son sabre, le tourna dans tous les sens pour voir s'il n'avait rien. Il se releva, et sans un regard, sortit de la pièce.

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Cela faisait maintenant une heure que le Marimo avait quitté la cuisine. Depuis, je ne faisais que ressasser les événements. J'avais nettoyé les dégâts de mon bouillon et j'étais maintenant en train de nettoyer la vaisselle. Mes larmes salées coulaient lentement et silencieusement sur mes joues pour atterrir dans l'assiette que j'avais entre les mains.

Je n'arrivais pas à m'arrêter. Toutes mes émotions revenaient d'un coup. Mais qu'est-ce qui m'avait pris? Et puis pourquoi je pleurais, d'abord? *reniflement*

Je rangeais les couverts, casseroles et ustensiles de cuisines à leurs places. Et après, j'ai pris mon temps sous la douche. Cela faisait bien deux Heures que j'avais envoyé bouler Zoro. Il faisait nuit, nous avions mangé tard, et chacun était allé se coucher...ou presque. Robin-chwan étudiait et Brook écrivait des compositions. Je remarquai en sortant que la vigie était allumée, une vague de remords me prit mais je tentai de vite l'oublier

Je retournai une dernière fois en cuisine chercher du café que j'apportai ensuite à ma princesse. Ceci fait, je pris la direction de la chambre et fus enchanté de pouvoir m'allonger, la soirée m'ayant éreinté.

Mais le sommeil ne venait pas. Et merde, tout allait de travers en ce moment. Non, pas que depuis l'incident de se soir, mais plutôt depuis ce fameux jours. Et à cet instant, je me rendis compte que ce n'était pas seulement depuis l'incident de la salle de bain non plus. J'étirai mes bras perpendiculairement à mon corps. Non, pas que depuis une semaine, cela remontait à plus loin encore. Maintenant que j'y pensais, cela m'a pris futilement, comme une ombre. Rapide et discrète. Ce sentiment bizarre s'était emparé de moi depuis ce jour où...

~Flash-back : 1mois en arrière.~

Un sourire...Un coup de pied d'envoyé...un regard provocateur...une lame qui fend l'air...un autre sourire carnassier... et tout est arrivé.

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(1): c'est comme un chien, on lui donne les déchets X).

(2): Si ça passe au vert, c'est qu'il est malade XD. (oui oui, mon humour de merde est resté tel quel^-^)

Voila pour ce chapitre, le prochain sortira dans 2 ou 3 semaines. Voir plus tôt, mais pour cela, il faut de reviews encourageantes ;). Et un petit merci à Nathdawn pour avoir pris le temps de corriger cette fic.