Quatre saisons

Base : FMA (manga)

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont l'exclusive propriété de Hiromu Arakawa. Je ne fais que les emprunter pour vous offrir une petite histoire :3

Genre : Romance – Humor – OS – Shônen-Ai (Edvy)

Résumé : Laissez-vous retomber en enfance l'espace de quelques lignes.

Musiques : « Daylight in Amestris » (OST 2, FMAB), « At the beginning with you » (Anastasia), « Theme of Lutie » (SoundTeMP)

Note : Voilà un petit OS sans prétention, dont l'idée m'est venue il y a de cela bien des années (oui, dit comme ça, on dirait que je suis centenaire... x) Rassurez-vous, ça ne fait « que » cinq ans) en écoutant la chanson dont j'ai emprunté le titre, mais que je n'avais jusque là jamais couché sur le papier. Peut-être par manque d'inspiration ou de confiance en moi, ou tout simplement car, le temps n'aidant pas, j'ai fini par trouver l'histoire trop niaise ou que sais-je... Et après, je me suis dit : « et pourquoi pas ? » Un peu d'amour dans ce monde de brutes, un peu d'air frais, juste un moment de détente... C'est vrai, après tout, pourquoi pas ?

Alors voilà. Une petite intrigue bateau, rien de bien folichon... Juste de quoi s'aérer l'esprit quelques minutes, et faire vivre pendant quelques lignes ce couple que j'adore ^o^


OS 2 : At the beginning with you


Un claquement lointain se fit brusquement entendre dans la maison, délicieusement chauffée en ce mois de décembre. Envy ouvrit lentement les yeux, embués du sommeil qu'il s'était accordé pour accompagner Edward dans le monde des rêves. D'ordinaire, il n'avait pas besoin de dormir. Cependant, comme les nuits étaient longues quand on se retrouvait seul avec nos pensées tourmentées, il préférait, parfois, sombrer dans la douce inconscience d'un univers onirique. La nuit dernière, par contre, c'était plutôt dans un esprit serein qu'il avait fermé les yeux, plutôt que pour simplement faire passer le temps. En effet, il avait pu s'endormir, une fois n'est pas coutume, auprès de l'alchimiste, après avoir longuement veillé sur lui en l'absence momentanée de son petit frère. Edward était en fait tombé malade quelques jours auparavant à cause du mauvais temps. Il avait choppé une grippe ou dieu savait quoi... Enfin bref, une bonne saloperie qui lui avait filé une joyeuse crève et une fièvre de cheval. Pourquoi ? Car depuis le début de la semaine soufflait sur la ville de Central une forte tempête de neige, qui avait même surpris bon nombre de météorologues par sa violence et sa soudaineté inouïes, surtout en ce mois-ci, et surtout dans cette région du pays. Habituellement, les fortes chutes de neige avaient lieu en janvier ou en février, et surtout... bien plus haut, au nord, dans les régions frontalières de celle de Briggs, où un froid polaire régnait sans discontinuer.

Du coup, peu de citadins, et Edward en premier, avaient pu prendre leurs précautions pour faire face à un tel climat. Certains s'étaient parfois même retrouvés coincés loin de chez eux, et d'autres... Chez eux. Quant aux rares, aux plus braves -ou aux plus idiots-, et Edward en premier, qui avaient osé affronter la tempête malgré les recommandations tardives des spécialistes... Ils avaient constitué des proies de choix pour les virulentes épidémies de grippe, angine ou trachéite qui sévissaient dans les rues désertes.

De plus, pour ne rien arranger, de nombreux magasins s'étaient vite retrouvés en rupture de stock de bois, qui avait été pris d'assaut par des foules déchaînées et frigorifiées. Fort heureusement, Envy, lui, avait pu dégoter du bois pour le vaillant poêle de la maison de son amant. Eh ouais. Avoir accès à des souterrains nullement encombrés par des flocons à la con, ça aidait, parfois. Néanmoins, certains convois n'avaient pas pu bénéficier d'un tel traitement de faveur : là où ça devenait embêtant, c'était qu'ils étaient censés transporter des denrées importantes, ainsi que des médicaments, qui n'avaient pu parvenir à destination. Il faudrait bien plusieurs jours aux ouvriers pour déblayer les routes et, en attendant, il fallait faire avec.

En bref, une jolie pagaille dont le seul point positif, pour Envy tout du moins, était le calme plat qui en résultait dans les rues enneigées de la ville. L'androgyne, d'ailleurs, sourit en appréciant le silence peu commun que leur offrait ce début de matinée : même si le soleil était à peine levé, à cette heure-ci généralement, nombre de personnes se pressaient de ci de là pour se rendre au travail ou faire leurs courses. Mais là, rien. Un agréable silence qui ne lui donnait que plus envie de se rouler en boule dans cette couette chaude qu'il partageait avec...

Avec...

Minute.

Il était où, son petit blond ?

Envy se redressa brusquement, envoyant bouler la couette au bout du lit d'un seul geste. Par mesure de précaution toutefois, il vérifia en catastrophe sous celle-ci. Mais rien. Edward ne se trouvait pas avec lui, dans le lit.

Où était-il passé ?

L'homonculus se leva avec précipitation, et enfila en toute hâte ses habits délaissés la veille au soir (White : Pour tenir plus chaud à Ed, évidemment. Les couvertures, c'est so has been. Envy : T'y connais rien.). Ce faisant, il appela à plusieurs reprises l'alchimiste... Sans obtenir aucune réponse en retour. Il était sous la douche ? La main sur la poignée de la porte qu'il refermait déjà derrière lui, il tendit l'oreille. Non, rien. Il serait descendu ? Étonnant, quand même... Certes, il allait un peu mieux depuis hier, et sa fièvre avait largement baissé, mais tout de même... Il ne l'aurait pas pensé capable de se mettre si vite debout.

Ah mais... Il avait oublié une chose : Edward était un ventre sur pattes. Et comme il n'avait pu boire, au mieux, que quelques maigres bols de soupe ou de bouillon ces derniers temps... Le connaissant, s'il s'était senti suffisamment ragaillardi pour pouvoir se lever sans tituber, il avait dû filer en cuisine engloutir le peu qu'il lui avait ramené malgré la pénurie passagère. Quel petit goinfre.

Envy leva les yeux au ciel tout en descendant l'escalier en bois. Il frissonna lorsque ses pieds se posèrent sur le carrelage froid de la cuisine... Complètement vide. Personne ne s'y trouvait. Par contre, il y avait bien un bol de sorti. Il se pencha et en regarda le contenu : un chocolat chaud à moitié bu, aux côtés duquel se trouvaient deux petites tartines de beurre à moitié consommées. Edward se serait interrompu en plein repas ? EDWARD ?

Là, il commença à s'inquiéter. Il appela encore quelques fois son amant, vérifia dans chacune des pièces de la maison s'il s'y trouvait ou non, mais dut se rendre à l'évidence : Edward avait tout bonnement disparu.

Paniqué, Envy se précipita dans l'entrée, d'où il sentait déjà la fraîcheur de l'air extérieur se glisser par les fins interstices qui se trouvaient près des gonds de la lourde porte en bois. Il constata avec surprise que les chaussures d'Edward, ainsi que son habituel manteau rouge, se trouvaient bien à leur place. Par contre, les clefs de la porte n'étaient plus dans la serrure comme il les y avait laissées la veille au soir, mais posées sur un coin du buffet, non loin.

« Non, il n'aurait quand même pas... » murmura l'androgyne en écarquillant les yeux, horrifié. Il ouvrit la porte d'entrée à la volée et se précipita dehors. Il eut à peine franchi le seuil qu'un vent glacial mordit sa peau, et que le froid saisissant de la neige, dans laquelle il manqua de tomber, l'étreignit jusqu'aux os. Un violent frisson hérissa sa peau laiteuse tandis qu'il restait quelques secondes saisi par le violent changement de température. Il referma avec précaution la porte derrière lui, respirant lentement pour s'acclimater de son mieux à ce froid terrible. Il extirpa avec lenteur son pied gauche, puis le droit, et essaya de se frayer un chemin dans la neige qui lui arrivait aux genoux, non sans trembloter. Quelques volutes du peu de chaleur qui lui restait s'échappèrent de sa bouche alors que ses dents commençaient, doucement mais sûrement, à claquer.

« B-Bordel... ED ! » s'exclama-t-il en apercevant, plus loin, quelques trous dans la neige. Visiblement, quelqu'un était passé par là il y avait peu, et avait contourné la maison pour se rendre dans le jardin qui se trouvait à l'arrière. Assurément, le petit alchimiste. Qui d'autre ?

Envy marcha d'un pas décidé mais maladroit jusqu'à l'arrière de la maison, jouant un peu sur ses pouvoirs d'homonculus pour atténuer le froid. Malheureusement, dans ce corps humain, il ne pouvait pas vraiment supporter sans broncher de si basses températures. Sinon, il allait finir congelé.

« Ed ! Je peux savoir ce que tu fous ?! » s'exclama l'androgyne en découvrant le petit blond en pyjama qui s'activait dans la neige.

L'interpellé fit volte face, comme un enfant pris en faute, laissant voir à Envy ce qu'il trafiquait : avec application et abnégation, il faisait rouler une grosse boule de neige au creux de ses mains gelées.

« Ah, Envy... » souffla, d'une petite voix coupable l'alchimiste tout en se redressant. « Ça va ? » demanda-t-il avec un petit sourire embarrassé.

« Non, ça va pas », gronda le brun en se rapprochant de lui d'un pas ferme et agacé. « Tu es dingue ou quoi ? Sortir en PYJAMA alors qu'il fait un froid de canard ! T'aimes pas la vie ou la fièvre t'a fait perdre l'esprit ? Je te jure que t'as intérêt à être rentré dans trois secondes, sinon, je t'attrape par la peau des fesses et CROIS-MOI, je ferai en sorte que tu ne puisses plus te lever pour de bon. Tu m'as saisi ? » fit l'androgyne, non sans une certaine lueur d'intérêt à présent. Faites qu'Edward refuse... ~

« Mais attends... ! » se défendit l'adolescent tout en s'écartant prudemment. « Tu vois bien qu'il fait beau, je peux sortir, quand même, non ? »

Envy sourit. Il ne croyait pas en dieu, mais il remercia une entité supérieure d'avoir bien voulu lui accorder une occasion de fatiguer le petit blond.

« Regarde ! » insista le plus petit en pointant de son doigt métallique le ciel vers le soleil levant. « Ils ont annoncé à la radio, ce matin, que la tempête était terminée pour de bon, et que le soleil allait revenir. Du coup... » La mine de l'alchimiste se fit brusquement sombre, et une moue dépitée lui arracha toute joie du visage. « … La neige va fondre. Il n'en restera probablement plus grand chose d'ici la fin de la journée.

- Tu plaisantes ? Tu as vu la hauteur ?

- Oui, non mais t'as compris ! Demain, s'il en reste, ce ne sera que deux pauvres centimètres ! Ou alors, des montagnes de boue informe, parce que tout le monde aura roulé dessus avec sa voiture pour aller au boulot ! »

« Oui, non mais. » La meilleur explication du monde, pensa Envy.

« Du coup, je n'aurai pas pu en profiter. J'ai envie de faire un bonhomme de neige », expliqua tristement l'adolescent... Qui, vraiment, ressemblait en fait plus à un gosse.

« Et c'est pour ça que tu t'es interrompu en plein repas et que tu sors en pyjama dehors, même s'il fait beau ? » insista l'homonculus en levant les yeux vers le ciel. Effectivement, les rayons du soleil étaient assez forts pour la saison, et surtout pour ce début de matinée. Une belle journée en perspective.

« Rah, mais tu me les brises, avec ce pyjama ! » s'énerva le plus petit. « Si y'a que ça, je l'enlève et je reste à poil, voil-... Euh, non, laisse, oublie. Finalement, je vais le garder », s'interrompit-il précipitamment en voyant le haussement de sourcil plus qu'intéressé d'Envy qui, bizarrement, avait brusquement reporté son attention sur lui. Dommage. Il aurait bien aimé voir ça ~

« Je suppose que si je te ramène de force à la maison, tu m'en voudras ?

- Oui.

- Ça marche », fit l'homonculus en haussant les épaules, et en se dirigeant vers lui sans plus tarder. Néanmoins, Edward ne bougea pas et ajouta d'un ton incisif :

« Et non seulement je t'en voudrai, mais en plus, tu t'en voudras aussi.

- Oh ? Et pourquoi ? Explique, ça m'intéresse.

- Parce que », rétorqua simplement l'adolescent, avant de lui offrir un sourire carnassier, bieeeeen grand, afin de découvrir toutes ses jolies petites dents.

« Oh.

- Moi, je ne peux pas t'empêcher de marcher, mais je te mets à genoux quand tu veux.

- Ok, ok, ça va, j'abandonne ! » râla l'homonculus en levant les mains au ciel en signe d'abandon, et en se dirigeant vers la maison. Tss. Foutues canines. Il ne s'en souvenait que trop bien.

« Yes ! » s'exclama le plus petit, qui pouvait enfin profiter de cette jolie neige poudreuse pour réaliser l'un de ses rêves. Il reprit avec soin son intense travail jusqu'à recevoir quelque chose de chaud sur la tête. Intrigué, il leva les yeux, et vit qu'Envy, revenu, lui avait posé son manteau sur le dos.

« Mais d'abord, tu me fais le plaisir d'enfiler ça. Et ce pull. Et ces chaussettes. Et ces gants. Et surtout, tes bottes », ordonna son aîné en ponctuant chaque mot par le don de l'un desdits vêtements. Edward s'exécuta sans trop se faire prier, et laissa même Envy lui enrouler grossièrement une écharpe autour du cou tandis qu'il enfilait son manteau, qui traînait largement dans la neige. L'alchimiste dégagea ses cheveux blonds de la douce et épaisse laine chaude qui étreignait son cou glacé, puis souffla :

« Merci...

- Remercie tes dents, plutôt. Allez, hop. Fais-le, ton bonhomme de neige. Je vais t'aider. »

« Même si je n'ai foutrement aucune idée de ce que c'est », pensa l'androgyne. Bah. Il improviserait en regardant Edward faire. Ce dernier fut vraisemblablement enchanté à cette idée, puisqu'un sourire franc vint éclairer son visage juvénile.

Pendant une bonne heure, les deux adolescents s'activèrent dans le manteau blanc de l'hiver, construisant peu à peu l'ébauche de ce qui se révéla finalement être un bonhomme de neige bien rebondi... Et un peu bizarre. Évidemment, Edward n'avait pu s'empêcher de rajouter quelques touches personnelles dans la construction -à l'aide d'un peu d'alchimie-. Envy avait beau trouver que ces bras enneigés couverts de genre de pics était le summum du mauvais goût... Il n'était pas peu fier de lui. Ça leur avait pris du temps, mais finalement, ça s'était révélé assez amusant de faire ce...

« HEAD SHOT ! » hurla soudain le petit blond. Envy se retourna juste à temps pour se prendre une boule de neige en plein entre les deux yeux, puis un petit blond ébouriffé qui lui sauta au cou, les projetant tous les deux au sol. La neige poussa un grondement sinistre en se sentant ainsi écrasée, et Envy, complètement submergé par celle-ci, ne vit plus que le visage hilare de l'alchimiste, et un bout de soleil qui se frayait un chemin entre la neige et la tête de son amant. Le souffle coupé par le froid, il resta figé et dit d'une voix tremblante :

« Je sais pas si tu sais, chibi, mais la neige, c'est un peu beaucoup froid et là, je te jure que le mien doit faire à peu près la taille du ti-... »

Il se garda de terminer sa phrase en voyant le regard assassin du petit blond qui se releva, vexé. Peuh.

Envy ne se fit pas prier pour s'extirper, lui aussi, de la neige. Il épousseta son dos glacé pour en enlever les flocons viscéralement accrochés... Lorsque la voix d'Edward, étonnamment douce, lui parvint :

« Je suis content que tu m'aies laissé le faire. »

Envy se rapprocha de lui et, voyant que l'adolescent grelottait un peu, passa ses bras autour de sa taille. Edward tourna la tête et le regarda, intrigué. Un geste comme ça de la part d'Envy, c'était suffisamment rare pour attirer son attention.

« Oui, je suis trop gentil. Après, tu vas encore te plaindre car tu auras choppé une bronchite. Tu le sais, ça, que tu es... Hm... Déraisonnable ? Oui, ça sonne bien, ça. « Déraisonnable » », commenta l'homonculus d'un air pensif.

Le petit blond sourit et répliqua :

« On dit souvent que le rire est le propre de l'Homme... Mais le fait d'être « déraisonnable », comme tu dis, aussi.

- Ce n'est pas faux. C'est ça, aussi, qui fait que je ne pourrai jamais comprendre les hu-...

- Que tu dis. Qui est sorti à moitié nu -franchement : t'appelles ça des vêtements ?- pour me sermonner car j'étais sorti dehors en pyjama ? Qui m'a autorisé à rester parce qu'il avait peur pour son...

- Oui, bon, ça va ! » rétorqua avec humeur, l'homonculus. Tss.

Edward sourit, se retourna, et embrassa fougueusement son aîné, avant de déclarer :

« Tu vois. Tu n'es pas moins fou que moi. »

Il laissa ses mains relâcher le visage de l'androgyne, puis se dirigea vers la maison d'un pas sautillant. Envy fut heureux de constater que la nuit passée avait requinqué son amant.

Edward lui demanda :

« Tu sais ce qui serait plus fou encore ?

- Non, mais étrangement, je sens que tu vas me le dire.

- Déjà, ne pas finir mon petit déjeuner... » Son ventre acquiesça bruyamment. « Ensuite, ne pas faire de bonhommes de pain d'épice le jour de Noël ! Allez, viens ! On va profiter du beau temps pour aller faire des emplettes à l'épicerie ! »

Envy eut à peine le temps de donner son accord qu'Edward s'était déjà précipité dans la maison pour assouvir la faim monstre qui le taraudait depuis un moment, et contre laquelle il avait vaillamment lutté tout du long de la création du bonhomme de neige.

Quant aux bonhommes de pain d'épice...

Envy, qui suivit Edward jusque dans le hall d'entrée, n'avait foutrement aucune idée de ce que ça pouvait bien être.

Mais bon.

Ce ne serait pas la première fois.


FIN


Voilà ! Comme je l'ai dit, ce n'était pas riche en péripéties ou en action. Juste une scène plutôt banale du quotidien... Mais j'espère quand même que ça aura pu vous tirer un sourire et vous offrir un bon moment de lecture.

N'hésitez pas à poster un petit quelque chose pour me donner votre avis ! :3

Bisous à tous et à toutes, et à la semaine prochaine avec le printemps ! ^o^ (croyez-moi, vous aurez de quoi lire ;p)

White Assassin