Bonjour chers lecteurs !
Voici le chapitre 1, qui a mis beaucoup plus de temps que prévu à être écrit, je suis désolé.
Note :
- L'histoire se déroule entre le FNAF2 (environ une dizaine d'année après la fermeture de la pizzeria) et le FNAF1, donc elle se déroule dans la pizzeria de FNAF2, qui est abandonnée depuis sa fermeture.
- Pour rendre l'histoire de ma fanfiction un minimum crédible, j'ai préféré mettre l'histoire de FNAF1 plus tard que ce que les théories laissent supposer.
Chapitre 1
Une douleur lancinante me tira brutalement de mon inconscience. L'origine provenait de mon genou droit et se propageait lentement dans mon corps. Je sentis un liquide tiède glissait le long de ma jambe. J'ouvris difficilement les yeux, tout semblait flou et sombre autour de moi, pourtant j'aperçus distinctement une faible lueur devant moi.
Je me redressai et m'assis contre un mur qui me paraissait aussi froid et dur que le sol. La pièce semblait petite dans la pénombre, une chaise était renversé près de moi, un ordinateur, d'où émanait la faible lueur, trônait sur un bureau délabré, j'aperçus deux vieux conduits de part et d'autre de la pièce et un trou béant s'ouvrant sur une autre salle plongée dans l'obscurité totale.
Je baissai mon regard vers ma jambe ensanglantée, un fin morceau de métal dépassait de mon genou. Je passai ma main près de la blessure, le morceau de métal était peu enfoncé et la plaie plutôt mince.
J'allai le retirer quand des bruits résonnèrent devant moi. Des bruits provenant de lents mouvements mécaniques, ressemblant à deux plaques métalliques qu'on frotte entre elles. Quelque chose avançait dans le couloir et s'arrêta à quelques dizaines de centimètres de la porte. Je ne le vis pas, mais j'eus l'impression de voir une silhouette se détacher des ténèbres. Tout était plongé dans un silence mortel, j'entendais à peine le grésillement de la tour de l'ordinateur à travers les battements de mon cœur affolé qui résonnaient dans mes oreilles.
Tu nous as manqué...
La chose se remit à bouger lentement et fit demi-tour. Tout ceci n'avait duré qu'une dizaine de secondes mais, plongé dans la terreur, ça m'avait semblé égal à l'éternité. J'avais cru percevoir une voix à l'intérieur de mon crâne, mais c'était sûrement ma conscience qui mourrait de peur.
Qu'est-ce que j'étais censé faire dans ce genre de situation ? Quelque chose me paraissait familier dans ce qui venait de se passer. Mais quoi ? La peur ? Cette silhouette qui n'avait probablement rien d'humain ? Je n'arrivai pas à trouver, comme si quelque chose c'était passé avant, dans cet endroit, et que ça avait été effacé de ma mémoire.
Ma main glissa sur mon genou et arracha le morceau de métal, des gémissements de douleur s'échappèrent de mes lèvres. Une nouvelle vague de douleur me submergea et du sang gicla un peu. Ma vision se troubla quelques instants. Il fallait que je trouve un morceau de tissu pour faire un bandage, mais il n'avait rien à ma porté à part une vieille veste en lambeaux dans un coin de la pièce que je n'avais pas remarquée.
J'essayai tant bien que mal de me déplacer en bougeant le moins possible ma jambe blessée. En attrapant la veste, j'entendis des bruits dans les conduits. Je déchirai une partie de la manche et entourai mon genou avec. J'essayai de me détendre quelques secondes, pour faire passer la douleur, mais impossible avec tous ces bruits autour de moi, cette pression qui s'accumulait, ce stress et cette peur qui me tordaient l'estomac.
Quelque chose s'approcha doucement de la porte. Ce n'était pas l'une de ses créatures : il y n'avait pas ce frottement de métal qui avait l'air de caractériser leurs déplacements. Une silhouette humaine se détacha de l'obscurité.
« Lethal ? »
Une voix hésitante prononça, murmura mon prénom. Mon cœur rata un battement en la reconnaissant.
« Willy ? »
Je le vis contourner le bureau, il jeta un coup d'œil presque craintif sur le vieil ordinateur, comme si c'était un objet possédé par un esprit maléfique, et vient s'agenouiller près de moi. Je regardai son visage, éclairé par l'ordinateur, ses cheveux blonds tombant mollement sur son front, sa bouche formant un sourire rassurant et ses yeux bleus injectés de sang trahissant sa terreur.
« C'est quoi cet endroit ? Pourquoi on est là ? Questionnai-je
- Je sais pas, je me suis réveillé ici avec les autres, dans une pièce plus loin. Répondit-il en se levant pour remettre la chaise renversée à sa place, devant le bureau. Comment tu te sens ?
- J'ai une entaille à mon genou mais sinon ça va. C'est qui, les autres ? »
Il m'aida à me relever et à marcher jusqu'à la chaise.
« Bastien, Leslie et Gabriel. Avec toi et moi, nous sommes cinq.
- Où sont-ils ? Tu es parti seul ? Répondai-je pendant que je m'asseyais en grimaçant de douleur.
- Pas très loin d'ici, mais Leslie est blessée, Gabriel est terrorisé et... et il fallait bien quelqu'un pour les garder en sécurité. Je vais les chercher pendant que toi, tu fouilles l'ordinateur pour trouver des informations sur cet endroit, parce que la probabilité qui ait une connexion internet pour appeler de l'aide est proche de 0... Quand on sera réunis ici, j'irai vérifier les portes de sortie. »
Je hochai positivement la tête, qu'est-ce que je pourrai faire d'autre ? En passant près de la porte, Willy appuya sur un interrupteur et une ampoule aux fils dénudés déversa sa lumière dans la pièce depuis le plafond. Le blond disparut dans la salle plongé dans les ténèbres. Et si les créatures le trouver ? Et s'ils avaient déjà trouvé les autres ? La peur revient rapidement et me tordit l'estomac encore plus violemment qu'avant.
J'appuyai sur une touche du clavier et, pendant que l'écran de veille laisser place à l'écran d'accueil, j'observai de nouveau la pièce. Deux boîtes à pizzas ont été abandonnées sur le sol près d'un conduit, un vieux masque reposait contre la porte, de vieux posters sur les murs se décollait lentement, des boulettes de papier traînaient sur le bureau ainsi qu'une tablette tactile cassée. Si cet endroit a été abandonné, pourquoi avait-il encore des objets et l'électricité ?
Quand l'écran d'accueil apparut, je regardai immédiatement s'il y avait une connexion internet. Et comme l'avait pensait Willy, il n'en avait pas. Le disque dur de l'ordinateur était quasiment vide. Il y avait seulement trois dossiers : le premier était nommé Freddy Fazbear Pizza et contenait seulement une vidéo et un document qui dataient de dix ans, le second, nommé BGLLW, ainsi que le troisième, qui était sans nom, étaient verrouillés par un mot de passe.
J'ouvris le document du premier dossier, il n'avait qu'une seule phrase, écrite en violet, avec une police et une taille normales : « Cette journée fut fantastique ».
J'ouvris le fichier vidéo, c'était issu d'une caméra de surveillance, la qualité était mauvaise, le son inexistant et il y n'avait ni date ni heure. On aperçoit une scène de spectacle illuminait par des projecteurs, avec trois robots, à l'apparence d'animaux, dansant et chantant dessus, à en juger par leurs instruments et les micros. Devant la scène, plusieurs rangées de tables sont alignées, avec plusieurs dizaines d'enfants autour, et un autre robot venait les voir. Plusieurs minutes passèrent et alors que j'allai fermer le fichier, les trois robots quittèrent la scène pour aller dans les coulisses. Quelques secondes après, un cinquième robot vient voir une table de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Il commença à se diriger vers les coulisses, suivit des cinq enfants. La porte se referma derrière eux.
Je restai perplexe devant la fin de la vidéo.
J'avais cru reconnaître l'un des cinq enfants. Une fillette. Mais je n'arrivais pas à remettre un nom sur son visage défiguré par la mauvaise qualité de la vidéo.
Souviens-toi...
