Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima. La chanson est de "Marie-Mai".

Voilà la suite ! Après la "Haine" du premier jour, je vous laisse découvrir le monde, plus court, des "Faux-semblants". Je continue demain. N'hésitez pas à laisser un avis ! :)

Note: Si quelqu'un a remarqué, sait-on jamais, mais le nom du titre.. Oui, "Rouge Cendre" fait bien référence à l'auteur de fic Fairy Tail. Parce que je l'adule. Noilà. Parce que j'aime ces deux mots ensembles, aussi. Héhé.. Bref. Encore une fois, ce jour est dédié au forum Fairy Fans ! (Label SPPS, en passant, non? Yeaaah, une fic SPPS de plus ! \o/) Venez nous passer un petit coucou, on mord pas ! Du moins, pas tout le temps :D!

Bonne lecture.


Rouge cendre; lumière bleutée.


Jour 2 – Faux-semblants.


« Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d'être immortels. » Eric-Emmanuel Schmitt


« Tu vas bien ?

- Oui, mon roi. »

Ton monotone. Habitué. Se voiler la face. Depuis quand il l'a tutoie ? Non. Il a dû se tromper. Encore une fois. C'est tout.

Mentir.

Ne rien laisser au hasard, repérer une faute. La corriger. Ils ne doivent rien savoir, de ce qu'elle pense de lui. Elle est sans émotions, fille morte-née de Haine. Et surtout.. Lui. Il ne doit rien savoir. Surtout lui. Elle ne pourrait pas assumer les conséquences d'une troisième fissure dans son cœur. Il ne lui reste pas grand-chose à cette femme forte. Quelques souvenirs douloureux, des faits d'armes, des morts. Si elle ne pouvait plus servir son roi, à quoi servirait-elle ?

Elle est comme la Main du roi sur un Trône de fer. Il ordonne, elle exécute. Elle n'est qu'un instrument.

Et pour ça, elle n'a pas le droit aux sentiments. Alors, elle ment.


« La vie nous force parfois à faire des détours,
Cacher la vérité en l'habillant de velours.
Manipuler les uns pour protéger les autres..
Sans jamais dévoiler à qui revient la faute ! » ~

Mentir – Marie-Mai.


Réparer ses erreurs, c'est toujours plus difficile que de fabriquer des mensonges. Du moins pour elle. Inventer une histoire qui paraît naturelle, pense à l'impensable. Surprendre, se faire surprendre. Justifier, éviter, fuir. Ordonner des troupes, ignorer des pensées. Le voir, faire son rapport – Partir. Faire semblant de ne pas entendre son appel. Sortir de la salle du trône. Sortir à l'air libre, mentir.

Faux-semblants. Ces pimbêches qui lui font les yeux doux ? Faire semblant de ne pas les voir. S'énerver intérieurement. Mentir sur ce qui se passe. Mentir, jusqu'à ce qu'un des deux se brise.


Le croiser dans un couloir – Duel de regard.

« Erza !

- Non. »

Au diable les ordres, les faits, les lois et les devoirs.

Partir. Fuir. Sortir. Ils finissent tous comme le verbe mentir.


Elle s'énerve dans ses quartiers. Elle a craqué, cette fois. Erza lui a répondit « non. » alors qu'elle n'en avait pas le droit. C'est son prince, son roi, son tout. Elle n'est rien, n'a pas le droit de lui ordonner quelque chose, ni de le contredire. Qu'a-t-elle fait ? Il semblait surpris. La femme rousse n'a pas vu son regard quand elle est partie. Elle l'a évité, tout comme lui, comme ce qu'elle fait depuis des semaines. Elle ignore délibérément la tension qu'il y a entre eux, s'énerve contre ses hommes même s'ils n'ont rien faits.

Elle craque.

Habituellement, personne ne voit à travers son masque derrière lequel elle se cache furtivement. Qu'il la comprenne d'un regard, et aussi bien.. Non. Non, ce n'était plus possible. Quelque chose devait arriver, car elle n'en pouvait plus de tout ces faux-semblants. Ce n'était pas elle ! Knightwalker était directe, franche, indomptable.

Il ne la fera pas tomber et surtout pas en amour – Déni.


« Mentir pour fuir son reflet dans le miroir,

Mentir pour ne pas décevoir..

Se fondre dans le décor !

Jamais arrêter de..

.

Mentir pour fuir son reflet dans le miroir,

Mentir pour ne plus se voir..

Se fondre dans le décor !

Jamais arrêter de mentir, MENTIR ! » ~

Mentir – Marie-Mai.


Mais voilà. À force de mentir, on fini par oublier points de certaines histoires. On se trahi soi-même. Les mauvaises personnes posent les mauvaises questions; les sourcils se froncent. Les chuchotements commencent. Erza aurait dû quitter ce foutu château. Elle avait bien essayé, d'ailleurs, mais n'avait pas réussi.

Son roi, sans même un regard ou un geste, la retenait par sa simple présence – Elle grince des dents. Que devait-elle faire ? Continuer à jouer le jeu ou.. Ou se rendre ? Non. Elle ne se rendrait pas. Jamais !


« Erza.

- Oui, mon roi ? » Ton monotone, vide, terne. Masque.

Elle devenait presque habituée à ce petit jeu. Question? Réponse. Discussion. Rapport. Rien de personnel. Non, il ne la tutoyait pas. Non, il ne l'appelait pas par son prénom. Les gens pouvaient murmurer ce qu'ils voulaient; elle ne l'entendait pas - Son masque filtrait les paroles de cette lumière bleutée et ses cheveux rouges cendres n'y changeront rien. Ils sont trop différents.

« J'aimerais que tu viennes avec moi au bal organisé la semaine prochaine.

- Mon roi ?

- En tant que ma cavalière.

- J-Je.. »

Mentir, elle devait mentir, vite. Très vite. Elle devait MENTIR ! Ses joues devaient arrêter de chauffer, ses émotions devaient disparaître immédiatement et – Et non, elle n'était pas touchée par ce qu'il venait de dire ! Leur jeu ne s'arrêterait pas, pas là, pas comme ça. Elle devait mentir, partir, fu–

« Ne fuis pas. »

Il faut être deux pour jouer à ce jeu. Lui, visiblement, il ne veut plus. Elle a été capturée par ses yeux. Ils la regarde avec confiance, fierté et sérieux. Ils sont droits, ne flanchent pas alors c'est elle qui arrête de se voiler la face. Le masque tombe. Elle abdique, se rend – Elle n'en peut plus, de tout ses faux-semblants.

« Bien. »

Elle repart en sens inverse, les yeux rivés vers l'avant. Erza Knightwalker allait plonger dans un abysse sans fond, elle qui n'a jamais dansé – Mais qu'importe, non ?


Elle ne le hait plus; lui non plus.

Et ce samedi.. Ce samedi prochain, ils laisseront tomber ensemble les faux-semblants.