La vie et la mort
Point de vue de Bella
Ci-git :
Amélia Isabella Marie Gabrielle Conor née Swan.
(1920-1953)
Stephen Ludovic Conor
(1953)
Evrad Augustin Conor
(1955)
« L'amour véritable est éternel, rien ne peut le briser ; l'amour est fort comme la mort. »
Comme chaque année depuis l'âge de trois ans je me trouvais dans le cimetière familial pour honorer la mort de mes proches. La seule et unique tombe demeurait dans une petite clairière à une centaine de mètres derrière la villa. Nous sommes le 13 septembre et cela fait exactement cinquante huit ans que ma mère et mon frère ne sont plus que des lettres gravées sur de la pierre. Stephen... mon petit frère. Alors que je poussais mon premier cri, lui poussait son dernier soupir. Mon père et mon oncle les ont enterrés le lendemain de leur mort. Deux ans plus tard lorsque mon père a lui aussi disparu, Henri a inscrit son nom sur le marbre pour que l'on puisse avoir un endroit où se recueillir. Et l'ironie du sort c'est que je suis née un vendredi. Et aujourd'hui aussi on est vendredi...
Exceptionnellement mon oncle m'avait autorisé à louper les cours. J'étais parti la nuit dernière dans son jet privé. Il me devait bien ça car ce soir c'était décidé. J'avouais tout au Cullen. Je n'avais plus le choix. Il valait mieux pour moi qu'ils le sachent. Ce soir Alice avait organisé une petite réception pour mon anniversaire. C'est à cette occasion que je révélerais tout.
Je déposais une gerbe de tulipes rouge (les fleurs préférées de ma mère) sur la tombe. Je sentis la main de mon oncle sur mon épaule.
-Bella si tu veux être à l'heure chez les Cullen il faut mieux partir maintenant. Il est presque midi.
-Oui tu as raison, soupirai-je.
Après une dernière pensée pour ma famille, je sortis de la forêt. Avant de monter dans la voiture, je laissais une dernière fois le soleil me réchauffer le visage.
Quelques heure plus tard nous étions installés, mon oncle et moi dans son « petit » avion privé. Il n'utilisait ce dernier que pour ses voyages d'affaires.
Alors que nous survolions l'Oregon, je composais mon discours de ce soir. Le stress commençant à monter, je me pris un verre d'alcool. Comme je m'y attendais cette boisson ne me détendit en rien. Le venin présent dans mon sang détruit toute substance illicite. Il me faudrait plusieurs litres pour que je sois un tout petit peu éméché. Je partis ensuite dans ma cabine pour me changer. J'avais choisi une robe noire, à fine bretelle et qui m'arrivait au niveau des genoux. C'était simple, classique.
L'avion se posa sur la piste de l'aéroport de Portland.
Une fois sortis de l'appareil, nous montâmes mon oncle et moi dans la voiture de ce dernier. Le trajet jusqu'à la villa des Cullen se passa en silence. Seul le battement de plus en plus effréné de mon cœur résonnait. (J'avais renoncé à le maîtriser, c'était devenu pratiquement impossible.) Le véhicule s'arrêta devant la maison. Je m'apprêtais à sortir, mais Henri me retint le bras.
-Je sais que tu n'aimes pas les cadeaux, mais je tiens à te donner celui-ci.
-Mon oncle...
Il ouvrit la boîte à gants et sortit un coffret recouvert de cuir rouge. Je pris ce dernier et en soulevais le couvercle. Lorsque je vis ce qui était à l'intérieur je restais sans voix. Sur du velours blanc était posé le bijou le plus beau que j'ai jamais vu.
La chaîne était en or blanc et le pendentif était serti d'une topaze bleue taillée en poire. J'allais dire quelques chose du genre : « C'est trop, je ne peux pas accepter » Mais il me prit de court.
-Il appartenait à ta mère. Les femmes de la famille Swan se transmettaient ce pendentif de génération en génération. Maintenant il te revient. Avant de mourir, Amélia la donnait à ton père et lui a fait promettre de te le transmettre un jour. Aujourd'hui je remplace Evrad.
Il prit la chaîne et me l'accrocha autour du cou. Avant de me laisser sortir, il m'embrassa une dernière fois sur le front.
Je marchais lentement jusqu'à la porte d'entrée. Cette dernière fut ouverte par Edward. Après un baiser de bienvenue, il m'invita à entrer au salon. Alice s'était surpassée. Toute la pièce était remplie de guirlandes, de bougies, de ballons... Sur une table dans un coin de la salle, trônait un gigantesque gâteau d'anniversaire. Toute la famille était réunit. Sans le savoir, en organisant cette fête, en étant tous présent, ils avaient scellé mon destin et le leur. Dans moins d'une heure ils sauraient tout.
Désolé pour cette si longue attente mais en plus d'une petite panne d'inspiration, j'avais le Bac blanc à réviser. Le second devrait normalement être plus rapide. Bonne lecture ! Bisous
