Disclaimers : Oliver, Rei, Kaï et Yuri ne m'appartiennent pas… T_T. Ils viennent d'un manga ou anime Beyblade scénarisé par Takao Aoki.
Cependant, cette fiction est mienne !
Bonne lecture à vous et merci encore !

L'homme au cœur de femme

Chapitre deux : Adonis (1)

«Eh ben dis donc, on peut dire que tu en as mis du temps !»

Oliver ouvrit des yeux ronds.
«Euh… Bonsoir…»

...

«Bon, alors je réserve okay ? »
Rei était très excité à l'idée de passer sa toute première soirée avec ce nouvel ami. Oui, oui un nouveau bon… Mais il a l'air d'être génial. Il sortit son plus beau sourire.
« Oui. Je t'accompagne après j'irai me chercher une veste.
- Ben on ira ensemble s'tu veux. »
Voilà, il est génial ce type, super gentil, un peu râleur, mais ça donne du piquant… Et ces tatouages !

...

Le jeune homme ne s'y attendant pas du tout, se demandait bien quelle attitude adoptée, reculer, les laisser passer, les laisser sur le seuil de sa porte… Oui « les ». Mais qui sont-ils d'ailleurs ? Oliver n'en avait aucune idée, non, il n'avait aucune idée de ce que ces quatre gars faisaient devant le studio qu'il louait… à deux. Peut-être étaient-ils amis de Rei ? Peut-être, mais… Ils n'avaient pas l'air d'être de son style à Rei, enfin pour ce qu'il connaissait de lui.

...

La douceur d'une voiture, ronronnant du moteur, diffusant un peu d'ambiance blues intime. Les deux jeunes hommes discutèrent :

«Ah je ne savais pas que tu conduisais Kaï.
- J'trouve que ça aide des fois.
- Ouais mais sur Paris, c'est pas super…
- Dépend sur quelle secteur.»

Kaï braqua à droite, finit par griller un feu, jeta un coup d'œil au rétro et fit demi-tour, rattrapa un grand boulevard et adoucit sa conduite.
« Okay… j'ai compris maintenant ! »
En plus d'être pas mal, il est super conducteur, la classe !

...

« Il paraît que t'as fait du mal à mon bro' »

Oliver resta quelques secondes sans voix. Quoi ?
« P-.. Pardon ? »

...

«J'vais prévenir Oli que je vais dormir chez toi après, juste j'passe vite fait prendre une veste. »

...

Il resta profondément abasourdi, il recula insensiblement.

« Attendez mais, on s'connaît déjà ? J'vous connais pas ? Et c'est qui votre frère ? Il est c- »
Le jeune serveur se reçut une puissante droite au menton qui le fit trébucher. Dans sa chute, le téléphone fixe se décrocha.
«Wowowowowoooh ! Eh Y a erreur sur la personne là ! »

...

« Ah tiens ! c'est bizarre, ça n'a pas l'air de marcher le téléphone, j'essaie son portable.

...

Le pauvre Parisien recula à quatre pattes. Puis, il se releva la main au menton. Inutile de répliquer victime sacrificielle. Deux des agresseurs lui prirent chacun un bras, et les deux autres l'assenèrent de forts coups de poings dans l'estomac, dans les côtes, sur les joues. Ils le lâchèrent, admirant ainsi Oliver se ramasser comme un ver de terre en plein soleil. Et comme ça ne leur suffisait apparemment pas, ils le terminèrent en le fouettant de violents coups de pieds, sur le pauvre Parisien qui se mit en boule pour minimiser les dégâts.
« Nous, on supporte pas les bâtards de ton genre, sale…»

Un peu de vide dans cet espace de chair saignante…

...

« Dis… On est encore loin ? »
Kaï leva un sourcil et son poing se crispa sur le pommeau de vitesse. Il massa de l'autre son front.
« Rei, j'sais pas si tu l'as remarqué, mais là, tu vois, c'est un bouchon, un embouteillage, tu peux pas avancer.
- Tu m'aurais écouté on y serai arrivé, moi je commence à m'inquiéter, Oli répond même pas sur son portable, j'lui ai envoyé trois sms. C'est pas normal.
- Ptêt qu'il dort !»
Rei baissa la tête. J'm'en fais trop pour rien, c'est ça ?... Oui Mais Oli, enfin, c'est Oli. Un rien lui ronge les sangs, le cerveau, le cœur et tout ce qui s'en suit… Mais non, je ne suis pas en train de me décrire !

Il resta inconscient pendant une heure ou deux. Il ne sut le deviner. Ah… alors, était-ce pour ça ?... Il ouvrit très lentement les yeux. Il lécha d'un coup de langue le filet de sang qui coulait de sa bouche. Je ne sais pas ce que j'avais pourtant fait. Il se figea en boule, en serrant très, très fort ces membres endoloris. Je ne compris pas jusqu'à, je pense, ce moment-là. Il rétracta son corps, puis le détendit progressivement. Comme une limace, il se déplaçait en accordéon. Il atteignit le divan, s'y cramponna en lâchant un cri de douleur, laissa alors tomber sa tête dessus.
« Ah.. La vache ! ça fait mal ! »
Il se prit le ventre et resta comme ça encore quelques minutes.
« Les cons… Ils m'ont pissé dessus ! »
Il fit un bref effort, allongea le bras, attrapa la bouteille de Vodka à trois-quarts pleine puis se rassit dos au canapé. Expliquez-moi pourquoi, nous, oui j'ai bien dit nous, on est capable des pires massacres sur notre propre espèce ? Il commença par une petite gorgée, se déplaça en accordéon assis, les jambes ramenant le corps en se pliant, et ce, jusque dans la salle de bain. Il regarda d'abord la bouteille translucide, lécha le goulot. Sérieusement, s'ils veulent des défis, un méga défi, des hyper durs, moi j'en ai. J'en ai pleiiiiiiiin. La paix par exemple, ou la tolérance, hein ! Pas pour rien qu'il existe des prix Nobel, parce que hein, ça n'existe pas des prix Nobel de la guerre ! Aah.. Comment ça fait mal leurs conneries… Mais est-ce que j'l'ai vraiment vu, même… effleurer, pfff… toucher... Ce type, et ce grand frère ? Ils auraient pu me laisser un nom, non ? Un prénom, quelque chose quoi… Que je les rappelle… Il reprit la bouteille et la but, doucement, progressivement, puis, franchement… Ah… ça requinque, j'voudrais pas dire mais rien de mieux… J'ai déjà moins mal ! Il fit même l'effort de se relever d'un coup. La tête fit un tour de diabolo spirituel… Ouh la… Doucement mec. Il s'accrocha au lavabo. A peine distingua-t-il ses propres traits. Eh ben mon vieux, t'as vu un peu ta tête de looser aussi ? Il laissa ses yeux se balader sur le blanc de l'émail, jetant un coup d'œil sur la baignoire. Il se mit face à cette grosse bassine ivoire. Ouaiiiis… J'ai une envie de piscine, mais trooooop ! Il ouvrit le robinet d'eau à fond les ballons ! Il observait calmement l'eau monter. Il enleva son pantalon, sa cravate, sa montre et sa chaîne d'argent, ses chaussettes, en fit un tas grossier puis le poussa d'un coup de pied sur le côté de la pièce. Il regarda la limpidité aquatique quelques secondes et se scruta de nouveau devant le miroir…. Allez, au lit parce que t'as vraiment une sale tête Oli ! AH ah ah ah ah ah … Au lit Oli, Au lit, Oli, Au lit Oli, Au lit Oli !
Il entra vivement dans la baignoire, dans un silence de neige éternelle…
Ah… Ouiii, ainsi, je me sens en vie… Comme ça, il posa un instant sa tête sur le rebord de la baignoire… C'est ça, je ressens chaque cellule de ma peau… Presque. Le robinet continua de couler à fort jet, et l'eau continua son ascension tranquillement… Comme ça, je vais te rejoindre Thétys… Prends moi dans tes bras, ma douce, montres-moi l'Au-delà. Il laissa l'eau couler de la baignoire se renverser tout doucement sur le carrelage, il se laissa tout doucement couler dans ses nuages… Son corps à demi-nu se ramassa sur le fond de la baignoire, la tête plongée sous l'eau, ses cheveux tentaient de retrouver la surface. Le bruit de la télé, l'eau l'avaient absorbé. L'eau source de toute vie. Le téléphone sonnait dans le vide aquatique. Source primordiale, les Japonais disaient qu'elle véhiculait l'âme des morts. Les sons de Paris n'existent plus. Les Grecs disaient qu'Elle les gardait en lieu sûr. Mais cette eau-là circulait, vivait. Tandis qu'ici, l'eau stagnait. Elle restait figée, gisante. Elle était gelée. Non, qu'est ce que je raconte, je l'ai fait vivre, je lui laisse mon cœur et son sang coule, je l'entends. L'eau, très légèrement rosée, suite des hématomes qu'il venait de recevoir, effectivement, coulait encore et encore. Cette fois-ci, doucement, en plongeant dans les tréfonds de sa baignoire, la tête d'Oliver cogna le robinet, du coup, l'eau s'écoulait tout doucement comme un filet de limbes sur une fine cicatrice. Océanides, prenez-moi, c'est moi Héphaïstos, celui que tous les perfectibles ont rejeté, ne m'abandonnez pas… La froideur de votre peau m'attire, votre regard de glace me remplit… Laissez-moi tomber dans vos bras… La froideur de l'eau commença par mortifier les extrêmes charnels devenus d'un bleu grisé comme les nuages au-dessus du ciel de Paris. Elle s'attaquait nonchalamment aux pores, un à un, et rongea doucement les marques des injures physiques qu'Oliver avait reçus. Pourquoi m'attaquez-vous ? Dix milles lames fortement aiguisées tinrent le corps d'Oliver prisonnier, s'enfonçant délicatement dans la peau violaçant. Alors, devrais-je souffrir également dans l'Au-delà ? Quel serait le péché que j'ai commis ? Le squelette arrêta tout mouvement, les muscles se rétractèrent une ultime fois. La Paix ! La Paix ! Pourquoi murmurez-vous ? La Paix demande silence dans sa conquête… L'eau s'infiltra dans les oreilles, le nez, les cheveux, seuls, restèrent à se débattre.
J'arrive enfin à toucher de mes doigts les tiens si gelés…
J'arrive enfin à saisir ce temps euphorique que l'on m'a volé…

Je te vois, Néréide, à rire devant moi,
Qu'aimerai-je devenir comme toi…
Je me transforme…. Je… Je me reforme…

« OLI ! »
Rei arriva en courant, la porte d'entrée était ouverte. Le jeune Chinois, venu pourtant récupérer simplement une veste plus chaude en ce mois d'Octobre, aperçut le dérangement dans le salon-cuisine. Ce qui l'inquiéta, ce fut ces petites gouttes de sang criminelles. Au départ, j'croyais qu'il s'était coupé, comme d'habitude. C'est qu'il a des mains en cristal mais il s'amuse à jongler avec des assiettes, normal ! Mais ce qui confirme sa crainte, c'était l'eau qui avait comblé les stries devant la salle de bain, rejoignant lentement le salon. Il courut alors les chaussettes dans la grande flaque grossissante. Il ouvrit brusquement la porte de la salle de bain, réflexe immédiat pour un maniaque, Rei prit le premier tissu épais et en couvrit l'inondation et se jeta précipitamment sur la baignoire.
« OLI ! OLI ! Mais, mais qu'est-ce tu fous ?
Il plongea ses bras pour rattraper son ami.
« 'tain, mais c'est GLACE ! »
Il se dépêcha illico de relever le torse exsangue du jeune Parisien.
« Oli… Mais c'est quoi ça ? Et.. Qu…»
Il enroula le corps bleui sous la froideur aquatique dans une grande serviette sèche prise dans le placard, et courut jusque près du radiateur, allongea, en tremblant, le corps, si près. Rei paniqua.
« Qu'est ce j'dois faire ? Qu'est-ce j'fais ? mince, mince, mince…. »
Il tapota les joues violacées, le torse inerte, lui ramassa machinalement les cheveux en fouillis, puis reçut un appel. C'est pas l'moment !
« QUOI ? QUOI ?
- Euh mec, tu la fabriques ta veste ou quoi ?
- Kaï j't'en supplie faut qu'tu montes viiiite ! VITE ! »
Rei sentit un encombrement martelé son ventre. Oli… Pourquoi t'ouvres pas les yeux ? S'il te plaît… J'sais pas quoi faire… fais ch… Il se frotta la tête, puis se mit à secouer les épaules d'Oliver frénétiquement…

« Oulà… C'est quoi c'te boxon ? »
Rei lâcha le corps inconscient et se jeta sur Kaï, le beau jeune homme tatoué.
«Fais quelque chose ! N'importe quoi ! Faut l'sauver ! J'sais pas quoi faire… J'sais pas pourquoi il m'fait ça ! J'comprends pas… C'est vrai qu'il était pas bien à midi, mais, là.. Là c'est pas normal, pas comme ça, il.. Et tu vois, en plus, il- il s'est pas fait ça tout seul et-
- Rei.. REI TA GUEULE ! »
Le Chinois obéit. Son jeune compagnon lui tendit son portable.
« Appelle une ambulance, pour les questions techniques, tu me les passeras, j'vais essayer quelques trucs, ok ? Ensuite, préviens mon frère….»
Rei ne chercha pas plus loin, puis, dans son angoisse, son cerveau devint vide :
« C-c'est quoi le numéro ? »
Kaï soupira, c'est pourtant ce qu'il aimait le plus chez Rei mais seulement, quand ils sont tous les deux ! Sentir ce frémissement de peur près de lui, ce visage blême et quand il pose son regard sur lui, ce visage blême rosit de surprise et lui, superman arrive avec des idées pleins la tête, la responsabilité mature dans les cheveux, la classe pour rassurer cet être qu'il appréciait pour ce goût pour la vie…
« Tends l'oreille Reirei, j'l'ai déjà fait ! »
Pendant que Rei attendait qu'une assistance de Samu le prenne en charge, Kaï se remémora les gestes de secours, qu'il avait du suivre lors de son petit service militaire obligatoire, avec une vingtaine de majeurs comme lui. Le corps humide gisant sur le sol vitrifié faisait vraiment peur à voir. Kaï avala sa salive puis mit la tête d'Oliver en arrière et sur le côté. Et c'est parti pour un massage cardiaque d'une minute.
« Voici notre adresse… Oui, euh… On peut dire ça comme ça… Comment j'lai trouvé ?.. Ben j'sais pas trop… Oui, j'fais ce que j'peux aussi hein… EH MAIS DITES, PENDANT QUON CAUSE LA VOUS L'AVEZ ENVOYEE CETTE AMBULANCE ?!»
'Tain, tu peux pas te ranimer tout seul là bordel… ça me soule ! Avec une minable moue de dégoût, il s'approcha du doux visage d'Oliver… Fucké ouais ! C'est pas mon jour !
« EH.. Mais qu'esse tu fous là ?
- TA GUEULE HEIN ! Il m'laisse pas le choix non plus ! »
Kaï se concentra et surtout calma ses nerfs parce que le bouche-à-bouche c'est pas le souffle court qu'on le fait !
Putain que ça me fait chier ! Il posa ses lèvres sèches sur celles blanches d'Oliver et tenta bien malgré lui, de lui insuffler un semblant de vie… Il souffla une fois, releva la tête. T'sais, t'as le droit de me faire peur hein, style, tu te relèves à la Dracula. Deuxième fois, ou Ramsès aussi, c'est pas grave, j'accepte tout ! Troisième fois… Tu te rends compte là que tu nous fous dans la merde quand même si tu crèves ici ? Quatrième fois… On s'retrouvera tous au commissariat par ta putain de faute là… Cinqu-
« Pourquoi il s'relève pas hein ? Pourquoi il bouge pas là ? »
Cinquième fois.
« Arrêtes de me faire bouger Rei, j'peux rien faire comme ça ! »
Sixième fois… Il y eut un violent rejet d'eau gluante sur le parquet vitrifié, suivi d'une secousse corporelle.
« OH Oli ! OLI ! »
Kaï s'enleva bien vite de l'ex-cadavre, avec un immense soulagement. Pas de commissariat, ouf !
Deux infirmiers arrivèrent un brancard à la main et une grande trousse de secours de l'autre, avec un médecin quinquagénaire. Les deux trentenaires saisirent le jeune Parisien à bras-le-corps et le mirent vivement sur le brancard. Pendant que le médecin scruta la moindre des cellules de ce mineur, les infirmiers s'entretenaient avec les deux autres jeunes hommes désemparés par la situation. Les yeux d'Oliver papillotèrent, il eut mal partout se sentant vraiment pas bien du tout. Du monde autour de lui. Le monde, quelque chose l'en faisait dégoûter…
« Eh !.. Mais… Mais vous faîtes quoi là ? »
On lui prit la température, la tension, on le palpa, on le toucha, on remarqua ses hématomes, on les identifia. On devint de plus en plus suspicieux, on lui posa des questions que son esprit ne parvint à peine à en saisir le sens, on lui ouvrit alors les boutons de sa chemise quand soudain :
« EH MAIS FOUTEZ MOI LA PAIX HEIN ! »
Le jeune étudiant se fâcha tout rouge. Personne ne touche à MON corps ! Je ne suis pas malade. Mon excursion s'est tellement mal passé.. Elle s'est tellement foiré que j'en rage. Et c'est cela qui le plongea dans la colère la plus noire… Les infirmiers tentèrent de le rassurer, mais, sous l'emprise de l'alcool encore présent dans ses veines, Oliver se débattit. Il appela à l'aide, cria à la liberté, hurla Rei à la rescousse. Ce dernier, dépassé par les événements, réussit simplement à garder un semblant de raison pour se dépêcher d'essuyer discrètement le sol, ferma également la porte de la salle de bain. Puis quand il comprit que son colocataire ne se calma pas, il le rejoignit, pensant ainsi arranger la situation. Mais, il s'arrêta net, ses yeux s'agrandirent. Au seuil de la porte du studio, il aperçut un grand rouquin qui venait de terminer de fumer une cigarette. Ah, c'est vrai, mais je ne l'avais pas encore appelé… Comment a-t-il su ? Peut-être qu'il s'inquiétait pour son frère…
« Laissez-le, je m'en occupe. »
Cette voix…
Il y eut subitement un vent glacial qui réduisit tous les autres protagonistes au silence, laissant ainsi Yuri s'avancer à l'intérieur du studio mentalement dérangé. Il prit place sur une des chaises de la cuisine. Kaï fut le second à réagir. Il apostropha son frère, s'approcha des deux infirmiers pour les congédier en prétextant que l'arrivant n'était pas moins qu'un interne de l'Hôpital Bichat. Le médecin interpella tout de même Kaï, devant Oliver qui était absent pour ces personnes.
« Vous devriez tout de même prendre rendez-vous avec un psychologue, pour plus de sécurité, tenez, je vous passe un collègue qui est très patient, voici son numéro. »
On s'agite devant lui, on ne le voit pas, on ne l'entend pas.. ne pas l'entendre vraiment. Oliver fronça les sourcils.
« VOUS POUVEZ VOUS LE M-«
Rei courut bâillonner la bouche bouillonnante du jeune Parisien qui crispa ses doigts sur ceux de Rei. A Kaï de prendre la suite.
« Ne vous en faîtes pas, on y avait penser.»

Il mentit parfaitement, à tel point que les deux trentenaires dégagèrent le plancher vite fait, bien fait et le médecin donnait quelques recommandations avec une ordonnance à Rei. Le jeune chinois la prit, mit Oliver complètement à l'Ouest sur le divan, calmant ainsi l'esprit de son ami et le sien avec. Pendant ce temps là, Kaï négociait avec Yuri :
«Allez ! steuplaît restes ici. La flemme de faire baby-sitter. En plus, j'ai réservé moi au bowling

- Et… en échange ?

- Quoi en échange ? Mais j'suis ton frangin !
- Justement… »
Kaï soupira, il devrait pourtant avoir l'habitude. Puis, il se mit près du grand roux et glissa à l'oreille :
« Tu peux pas m'dire qu'il t'plaît pas ? »
Yuriy se tût. Mais juste avant que son petit frère ne lui tourne le dos :
«A charge de revanche.»
Dans la tête de Kaï ça sonnait comme un « YES » jusqu'à :
« Mais, ça m'ennuie de le laisser comme ça. »
Rei fut face au jeune alcoolique faisant tanguer sa tête comme une balle de tennis prise entre deux raquettes proches l'une de l'autre.
« Bon.. Rei, j't'assure il est pas tout seul !
- Oui mais j'voulais pas déranger ton frère.
- T'inquiète pas pour ça, vas te changer, on va prendre un peu l'air tous les deux.»
Le Chinois obéit pour faire plaisir à ce qui deviendrait certainement un chouette compagnon.

Une fois le duo de rigolos partis, il régna une étrange ambiance. Sur le canapé brun, Oliver, dont la tête valsait avec l'alcool, scrutait de ses yeux mi-clos, Yuri qui, entre – temps, s'était fait du café et en avait fait une deuxième tasse qu'il posa sur la table basse près du canapé.
« Vous gênez pas surtout ! »
Le grand homme ouvrit ses yeux et ferma ceux du jeune étudiant. Un temps de soupir qui ne fit pas digérer la mésaventure du pauvre Français, il se tendit de douleur un instant. Puis se redressa doucement.
«Et… euh… Sinon, vous êtes qui ? »
Trois minutes d'attente, quatre, bientôt sept. Une pause absente de parole qui irrita Oliver.
« J'peux savoir pourquoi vous répondez pas ? Et puis fermez les yeux quand vous m'regardez hein ! »
L'ombre d'un silence s'immisça entre les lèvres des deux jeunes hommes. Le jeune français se fâcha tout rouge.
« C'est pas la maison de dieu ici ?! J'VOUS AI PAS INVITE D'ABORD ! »

Il se leva d'un coup, la colère enleva certes la douleur qui l'assaillait mais fit remonter les vapeurs alcooliques.
« Oh oh ! ça tourne… »
Yuri se déplaça lentement, suivit Oliver qui marchait, comme s'il évitait des crevasses parsemées sur sa route, pendant quelques secondes. Le jeune Parisien fit volte-face et se trouva nez-à-nez avec une forte poitrine masculine. Oliver posa un doigt dessus et tapota :
« Toc toc, y a quelqu'un là-dedans ? »
Le jeune insouciant leva ses yeux malicieux, ses mains agrippèrent les épaules de Yuri, il se mit sur la pointe des pieds et atteignit lentement le visage franc du grand roux. Oliver crispa ses mains, sa tête devint subitement chaude. Il arriva alors à la joue de Yuri, posa ses lèvres et n'eut le temps que de glisser complètement. Son corps totalement inerte coula, mais le grand homme le rattrapa de ses puissantes mains, il le porta un instant et le reposa sur le divan. Accroupi, il observa cet étrange jeune homme qui n'avait pas encore atteint la majorité. Il recouvrit le corps inanimé d'une bien chaude couverture, c'est ainsi qu'il découvrit d'un œil neuf les admirables hématomes lorgnant fièrement leur cocarde. On peut dire qu'ils t'ont drôlement arrangé… Yuri referma les boutons de la chemise constatant également la blancheur de la peau d'Oliver. Il ne savait pas pourquoi mais ce garçon l'intriguait, il l'intriguait énormément même. Dès l'instant qu'il l'avait aperçu, cet air, qui émanait de ses yeux, était immensément profond. C'est ce mystère qui m'impressionne, j'aimerai bien le comprendre. Ses manières si délicates, trop délicates et ce duvet encore présent sur ses joues. Il semblait tellement étrange que Yuri en était comblé. Percevoir cette aura qui entoure cet être apparemment si sensible.

Oliver toussa et éternua. La tête paraissait tournoyer comme une toupie qui éclaterait à tout instant, à l'intérieur, ça vrombissait et les bruits extérieurs s'amplifièrent. Le pauvre Parisien grelottait intensément tout en ayant extrêmement chaud. Il avait raison l'autre abruti ! J'devrai vraiment faire gaffe ! Et maintenant mon bonhomme, tu vas devoir assumer tes bêtises, espèce d'imbécile… Il s'assit lentement, à cause de sa lourdeur cérébrale. Il se massa les tempes et les paupières. Il aurait pu se lever, prendre un médicament, une bonne douche pour, cette fois, s'allonger dans son lit pour de bon. Seulement son corps se figea. Hein ? Mais… Mais, que fait-il là ? Ah mon dieu…. Il ouvrit grand les yeux. Dîtes-moi que je n'ai pas fait d'conneries. Il tenta de se remémorer les derniers instants passés. Je suis rentré à la maison… D'accord, j'ai bu un coup… Des mecs… Serait-il de ceux-là ?... Il prit la tête entre ses mains… Il me semblait qu'il y avait une histoire de petit frère ou quelque chose comme ça… Aïeaïeaïeaïe… J'ai super mal à la tête et je ne me souviens de rien, et lui. LUI, il est là ! Il est là, chez moi, en face de moi ! Oliver, pendant un instant, ne sut que faire. Il tenta, tout de même, de ramasser le peu de courage qui s'éparpillait, lorsqu'il se trouva en face de ce grand homme.
« Euh… je… Et bien c'est que…. J'ai dû certainement… vous ennuyer…vu que…. Hm…. J'étaisplutôtbourré… Enfin, bref… Si c'était le cas… je… Je… Ben enfin…. Désolé ! »
L'absence de son soudain, déstabilisa quelque peu le pauvre Oliver, toujours assis sur le divan. L'horloge lumineuse afficha trois heures quarante-sept. Ah… Quarante-huit maintenant. On est Dim…
Lundi et je me suis donc bien fait éclater la tête par de parfaits inconnus… Heureusement que mon corps parle de lui-même. S'il n'avait pas eu le courage d'affronter le regard nu de cet homme assis dans la cuisine il avait eu assez de force pour prendre ses jambes gélatineuses et les balader sinueusement jusque dans la salle de bain… et en train de faire quoi ? En train de faire du ménage à moins de quatre heure du mat. Oui plutôt rattraper ma propre connerie… Parce que oui, Oliver se rappela un instant, un tout petit instant de l'immortalité acquise lors de son plongeon dans cette baignoire pleine à ras-bord… Après avoir rendu l'endroit à peu près correct, c'est-à-dire, enlever ses vêtements trempés et dégoulinants puis nettoyer l'eau sur le sol. Il put cette fois-ci prendre un bon bain d'eau chaude histoire de détendre ses muscles et son esprit. Salope de Néréide… Elle n'a même pas voulu de moi… Le savon termina de laver la conscience de ce jeune homme. Oli, s'rait ptêt temps d'arrêter de boire !
Soudain, on entra dans la salle de bain :

« Eh ! Mais ça va pas non ?! »
Le jeune étudiant se dépêcha de tirer le rideau en laissant uniquement un espace pour sa tête pleine de shampoing.
« Téléphone pour toi. »
La tête se retira brusquement.
« Je suis sous la douche.
- C'est bien ce qui inquiète ton ami. »
Rei…
« Ah… euh… »
Rei… Mon ami…
« Oui, je…. Je me dépêche de sortir. »

Oliver se souvient. La fois où il a connu Rei. La première fois qu'il l'avait vu. Enfin, il était dans son université, c'est vrai. Au départ, ça devait être un de ces étudiants étranger venant continuer sa scolarité en France. Et puis après, il y a eu des histoires de visa et de je ne sais quoi d'autres de tellement patriotique parfois ! Que Rei a balayé d'un motif : la naturalisation. Du coup, il est Franco-chinois. Seulement, il ne savait ni où dormir, ni comment payer ce toit qu'il n'avait plus. Alors, Rei avait épinglé une annonce sur le tableau d'affichage du couloir au département des Lettres. Je suppose qu'il avait fait ça un peu partout. Et Oliver était tombé dessus par hasard. Une annonce avec deux demandes. La première : 'Cherche petit boulot dans la restauration', et la deuxième : 'Cherche studio au prix abordable'. Oliver s'était un peu moqué de cette dernière. Chercher un studio abordable sur Paris… Abordable n'est pas un adjectif usité de la ville des Lumières. Et puis, plus les jours passent, plus, il devenaient amis. Un peu, beaucoup. Ils étaient même comme deux frères. Et plus, lui-même se rapprochait de ce frère, plus il s'éloignait de sa famille qui l'étouffait beaucoup trop. Pourtant, nourri, logé, vêtu luxueusement, tel était le rêve de n'importe quel jeune adulte en devenir… Peut-être, mais pas Oliver qui avait une philosophie plutôt Epicurienne. Alors, du coup, ce qui n'était qu'un vague rêve, un écrit flou dans son cerveau se concrétisa. Avec ce qu'il avait amassé comme argent de poche, plus le salaire des week-ends et des vacances, il avait proposé à Rei d'emménager dans un studio dans lequel ils vivraient tous les deux en colocation. Rei était très ravi et accepta tout de suite. Enfin, puisqu'ils étaient amis, ils n'avaient qu'à travailler dans la même boîte. Du coup, Oliver avait demandé au patron d'embaucher Rei. Et ce Rei, brilla nettement plus que lui, ce qui lui valait les foudres nommées 'retour à l'envoyeur' ! Le jeune Parisien n'en voulait pas du tout à Rei qui n'y était pour rien. Non, Rei est doué, très doué pour travailler dans la restauration et lui-même, bien trop délicat, n'avait vraiment pas sa place là-bas. Moi, je suis plutôt intellectuel. C'est bien pour ça que Rei s'est retrouvé en filière professionnelle de l'Hôtellerie- Restauration tandis que moi, je suis resté en filière générale avec… Aucun but dans ma vie… Non, je ne lui en veux pas. Non, je l'envie, c'est tout !

Pris d'une quinte de toux, il ne répondit pas tout de suite.
« Oli ? ça va mieux ?
- Pff m'en parles pas.
- C'est bien fait hein ?! Toi aussi.
- Oui, bon j'ai compris…
- Ecoutes, Oliver, je m'en veux de ne pas être là quand t'en as besoin m-
- Mais qu'est-ce tu racontes ?

- Eh dis donc, je tiens à te préciser que tu as fait une tentative de suicide tu t'en souviens ? »
Il y eut pendant quelques secondes un vide absorbant toute la pensée du jeune Parisien. Puis, en ce bref instant, il se ressaisit.
« Mais, non Rei, n'importe quoi ! Je… Je me suis endormi voilà tout !
- Ah ouais dans l'eau froide, tu m'prends pas pour un débile des fois ?
- Euh… Non… non mais écoutes Rei… »
C'était pas se suicider, c'était ne plus souffrir en restant vivant, mais si je… Ah, oui, c'était pourtant ça que je ressentais… étrange que je m'en souvienne.
« Euh dis donc Rei, au fait, j'ai une question à te poser.
- Ouaiiiiiis.
- Tu comptes rester longtemps là-bas ? mmh… Tu m'en as pas parlé de ton copain là ! »
En entendant le rire ironique de son ami Chinois, Oliver se détendit. Allongé sur le canapé, une serviette enrobant ses cheveux mouillés, il se couvrit avec la chaude couverture et écouta :
« Ah… Kaï, ben tu le sais, j'l'ai capté au resto.
- Oh tu sais déjà son prénom, c'est cool ça ! Et t'en est où sinon ?
- Eh Oh ! t'es trop jeune pour les détails !
- QUOI ! Eh j'te signale que t'as juste un an et trois mois et demi de plus que moi hein !
- Ben c'est bien ce qu'j'te dis, t'es encore mineur. »
Oliver bouda, s'énervant sur le téléphone, il se rassit subitement et fut pris d'une crampe à la poitrine.
« Oli, ça va ?
- Ouais… ouais, ouais.
- Et sinon, en ce qui te concerne ?
- comment ça ?
- Ben ton copain là, comment ça se passe ?
- Eh mais c'est pas du tout mon copain ! »
Oliver jeta un coup d'œil dans la cuisine. Oui, le grand rouquin le fixa de son regard gelant tout sur son passage.
« Hm, fit le jeune étudiant, enfin c'est pas vraiment comme ça qu'il faut l'voir »
Il se déplaça jusque dans la chambre.
« Et pourquoi tu m'parles de lui d'abord ?
- Ben tu commences, moi j'termine.
- J'ai rien dit !

- Mais arrête de faire le gamin Oli. Ce mec est pour toi, c'est sûr !
- Qu'est ce tu racontes !
- Roooh sii… La preuve ! T'arrives même pas à le regarder ! »
Oliver étalé sur le lit scruta le plafond. Je n'ai jamais réussi à tenir face à son regard mais…
« Mais Rei, c'est pas une preuve ça, rien du tout ! Ce type de mec impressionne toujours, même toi j'suis sûr !
- J'en ai une autre : demandes lui pourquoi il ne vient QUE quand t'es en service parce que, à ce que je sache, quand t'es pas là, m'sieur fais demi-tour ! »
Le jeune étudiant rougit… Ah… J'avais oublié ce détail…
« Eh bien ! Allez demandes lui !
- Mais ça va pas non, murmura Oliver, non mais t'es pas bien toi hein !
- Mais alleeeez comme ça on s'ras sûrs tous les deux et j't'embêterai plus avec.
- Ouais, c'est ça, toi je te connais. Dès qu'on lève les yeux sur moi, tu me les colles comme amoureux, fille ou garçon !
- Ah ben d'ailleurs, ça me fait penser qu'il y avait effectivement une fille ce soir-là je me trompe ?
-AH CA Y EST ! Tu recommences ! Le grand roux n'a pas fait long feu !
- AH ! donc tu ressens ben quelque chose pour lui !
- MAIS REIIII….. Non….. »
Oliver soupira.
« Ecoutes Rei, je suis crevé ! Tout à l'heure, j'ai cours alors on s'voit après, enfin… Si cher Kaï t'autorise à te libérer ! »
Il y eut un blanc entre eux.
« Oh.. Oli, j'voulais dire quelque chose. Tout à l'heure, j'veux dire, tu sais… En fait ptêt que tu t'en rappelles pas. Mais un ambulancier nous a dit que peut-être, j'ai bien dit peut-être que tu aurais besoin d'un psychologue.. Enfin, dans le sens où-

- Rei j't'assure j'vais bien .

- D'accord, mais t'arrêtes l'alcool pendant une semaine ok !
- Aaaaah tu vas pas remettre ça, si ?
- Mais à chaque fois qu'tu bois y a une connerie. »
Oliver protesta doucement.
« Non c'est faux.
- OK, dis-moi une fois où il s'est rien passé. »
Oliver se doutait bien qu'il y en avait pas, qu'il se passait toujours quelque chose que ça dérivait toujours, soit vers le bas, soit vers le haut. Il n'abusait pas tout le temps, pourtant. Mais c'est comme ça… Au bout du troisième verre, c'était parti pour une autre dimension !

« Bon, j'ai compris, se résigna le plus jeune.
- Oli, j'suis sérieux. Hypothermie, tu sais ce que c'est ? hein ? »
Rei… Il est chiant quand il s'y met… Pire que maman !
« Oui, j'ai dit, j'ai compris.
- Okay, j'te rappellerai plus tard de toute façon.
- C'est inutile, je dormirai
- Je passerai alors, insista Rei. »
Pire que mon père même !
« Bon ça y est c'est bon t'as fini ? »
ça finissait toujours comme ça sur ce sujet. Bouder ! Chacun de leur côté ! C'est de ma faute si j'aime les petites fêtes arrosées ? C'est super chouette. Et les jeux sont géniaux. C'est une tradition Parisienne d'abord…. Bon Occidentale ! Mais Rei, il peut pas comprendre. Et l'alcool, ah oui l'alcool.. Ben l'alcool décuple mon audace, efface ma timidité, en tout cas, elle l'enterre un moment. Je me suis fait des amis, comme ça. Filles ou garçons, j'ai réussi à les aborder. Enfin… Sauf Rei. Rei, c'était différent, c'était étrange. Sauf que maintenant, maintenant. Maintenant, j'ai l'impression de patauger dans la boue à coté de lui. Oliver sentit une vague de chaleur l'enveloppant tout entier. C'est qu'il ne comprend pas ce que je ressent parfois. Nous n'arrivons pas à nous entendre, je veux dire, nous n'avons absolument pas la même conception des choses. Et c'est normal. Normal, nous sommes complètement différent l'un de l'autre. Lui, lui…. Ah, il est tellement cool. Il s'est tellement bien se faire voir, il est ouvert, extraverti, complètement communiquant avec n'importe qui. Moi… Moi, qui je suis …. J'en sais trop rien.

Il s'était allongé sur son lit, se rassit immédiatement. Je l'ai oublié, oh.. quel idiot ! Il se leva d'un coup puis se dirigea vers le salon-cuisine. Plus personne ? Etrange… Mais soit il avait rêvé, merci vodka, soit, soit… Pourquoi son cœur se pinçait-il ? Il se passa la main sur le visage. Bon, au dodo, et on verra tout à l'heure…

...

« Allo ? »
Trop de décibels dans son oreille chaude, sa tête fustigeait et son corps semblait complètement assommé. Il toussa de nouveau et son nez coula. Ah nooon pas ça…
« Pas trop fort steuplé Rei…
- Oh toi, ça va pas fort… »
Ah ça non, pas du tout même. Oliver eut un mal de tête très prononcé. Ce lundi matin … était-ce lundi matin ? Une nouvelle semaine en perspective qui promettait d'être aussi mouvementée que la dernière… Aïeaïeaïeaïeaïe… je te le dis c'est mal barré.
« Plus tard Rei, j'suis trop malade…»

wtfwtftfwtfwtfwtfwtfwtfwtfwt fwtfwtfwtfwtfwtfwtfwtfwtfwtf wtfwtfwtfvwtf….

Reviewwwwws siouplaiiiiiiit..

(1) Adonis fut un compagnon de jeux d'Apollon fort joli qui dédaigna Aphrodite. Cette dernière piquée à vif décide de se venger. Lorsqu'au cours d'un jeu Apollon lance un disque, Aphrodite dévie la trajectoire, Adonis se la prend en pleine tête et meurt sur le coup. Apollon recueille le corps terriblement affligé et décide d'en faire une fleur : l'Adonis :D !