Mrs Esmee Cullen = Merci pour ta review, ça m'a bien fait plaisir. Voilà le deuxième chapitre. Je l'ai re-écrit trois fois, j'ai choisi cette version ci, mais je ne suis pas entièrement satisfaite. J'ai bloquée à plusieurs reprises. Mais pour les prochains ça devrait le faire.
Chapitre 2 :
Vous avez dit Vampire ?
Je me trouvais encore dans les bois, près de la falaise. J'étais trempée de la tête aux pieds, je tremblais tellement que j'avais l'impression de convulser et mes dents s'entrechoquaient violemment. Il faisait nuit et la seule lumière venait de la lune qui était pleine. J'aurais bien sauté dans tous les sens pour me réchauffer, mais mon instinct m'exhortait de rester calme. Je ressentis encore cette sensation d'être épiée, mais je n'osais pas me retourner par peur de ce que je pourrais découvrir. C'est alors que j'entendis un rire qui semblait sortir d'outre-tombe. Une plainte sortie de ma gorge et mes tremblements se firent encore plus violents, tellement violents que j'aurai pu percer un trou dans le sol. Ma respiration s'accéléra, j'étais à la limite de pleurer. Des bruits de pas se firent entendre, ils fendaient le silence à travers les bois. Je me retrouvais alors encerclée par ces loups immenses dont les yeux brillaient dans l'obscurité. Là je pleurais vraiment. L'homme et les bêtes s'avancèrent vers moi dans un même temps à pas feutrés...
Je me réveillais en sursaut dans un cri d'effroi, haletante et complètement perdue.
Je regardais autour de moi affolée, ne connaissant pas l'endroit où je me trouvais. Je rejetais la couverture et me levais du lit non sans difficulté, je me sentais nauséeuse et une fois debout, la tête me tourna, je me rattrapais au lit juste à temps.
Je pris une grande respiration et lâchais le lit qui me permettait de rester debout. Je sur-estimais ma force car dès que je fis un pas, je trébuchais et m'étalais par terre en emportant avec moi une table de chevet et sa lampe.
Un instant plus tard, des pas précipités se firent entendre. J'essayais de me relever, sans succès.
« Mais qu'est-ce que tu fous ? » S'étonna une voix masculine.
Allongée sur le ventre, je me retournais et fit face à un garçon d'environ 25 ans, un amérindien, immense et baraqué qui me regardait d'un air ahurit.
« Ne me touchez pas ! Hurlais-je. Laissez-moi tranquille ! »
Il s'approcha de moi et entreprit de me prendre dans ses bras. Je me débattis comme une folle, frappant de mes poings pour qu'il me lâche.
« Calme-toi voyons. Je ne vais pas te faire mal. » Me dit-il.
Sa poigne était trop forte, il ne servait à rien que je ne gaspille le peu de force qu'il me restait. Lasse, des larmes coulèrent sur mes joues. J'étais toujours dans ses bras, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre, il me dévisagea de ses grands yeux marrons, des yeux qui me disaient étrangement quelque chose.
« N'ai pas peur. Il ne t'arrivera rien. » Me dit-il.
Mon regard s'enfonça dans ses prunelles et je ne sais pas pourquoi, mais je le crus. J'entourais son cou de mes bras et me blottis contre lui, pleurant de plus belle. Son torse nu était brûlant, cela me fit du bien et j'avais vraiment besoin de relâcher la pression.
On resta ainsi quelques minutes, le temps que mes sanglots veuillent bien s'arrêter.
Enfin je me calmais, je reniflai bruyamment et détachai mes bras de son cou.
« Désolée... » Dis-je timidement.
« Ça va mieux ? » Me demanda-t-il.
« Un peu, oui. »
Il me posa délicatement sur le lit et s'assit à côté de moi.
« Je m'appelle Jacob Black. »
« Amy Caldwell. Heu... où est-ce que je suis ?
« Chez moi, dans une réserve indienne Quileute. D'où est-ce que tu viens ? »
« Seattle. »
« Qu'est-ce que tu faisais dans la forêt toute seule ? »
« Je... j'étais en voiture. Je roulais tranquillement quand j'ai vu un homme planté au milieu de la route. J'ai donné un coup de volant pour l'éviter et je me suis retrouvé contre un arbre, la voiture était complètement foutue. Je me suis précipitée dehors, mais il n'y avait personne, pourtant j'étais sure de ne pas avoir halluciné. J'ai donc décidé de marcher pour rejoindre la ville la plus proche. Mais je ne sais pas, je ne me sentais pas tranquille, pas seule... un homme m'a poursuivit à travers les bois. J'ai essayé de retourner vers la route pour arrêter une voiture, mais à chaque fois il me rabattait plus profondément dans les bois. J'ai fais une mauvaise chute, puis il est venu à moi, il était très pâle, très froid et dure, ses yeux étaient... rouge. Il était sur le point de me tuer, mais au dernier moment il s'est volatilisé et j'ai perdu connaissance. »
Je décidais de taire ma rencontre avec les loups géants, il devait déjà me trouver très étrange.
Pendant mon récit, Jacob était très attentif à ce que je disais, puis il se perdit dans ses pensées.
« Jacob ? »
« Hum ? »
« Celui qui a essayé de me tuer, il n'est pas vraiment... normal, hein ? »
Il me regarda un peu étonné.
« Non, pas vraiment. »
J'allais en demander plus, mais quelqu'un entra.
« Jacob ? » Cria une voix.
« Je suis dans la chambre des filles papa. »
Un homme en fauteuil roulant apparu dans l'encadrement de la porte. Un homme corpulent, à la peau brune et fripée et aux yeux noirs.
« Enfin tu es réveillée ! » Me dit-il avec un petit sourire. « Billy Black. » Me dit-il en s'avançant et en me tendant la main.
« Amy. » Dis-je en serrant sa grande main. « Je vous remercie de m'avoir sauvé et de vous être occupé de moi. »
« C'est normal. Tu es la bienvenue et tu peux rester ici autant que tu veux. La chambre de mes filles est inoccupée. »
« Merci, mais je ne peux pas rester. »
Jacob me regarda surpris.
« Tu ne peux pas et ne doit pas partir ! »
« Pardon ? » Dis-je étonnée.
Jacob et son père échangèrent un regard entendu.
« Tu m'as demandé si celui qui avait essayé de te tuer était normal et je t'ai répondu que non. Anormal, n'est pas le mot le plus approprié... »
Il semblait chercher ses mots.
« Les yeux écarlates, la peau froide et dure... »
Il attendait que je réagisse.
« Jake, elle est à mille lieux de la réalité. » Dit son père.
« C'est un sang-froid, Amy... un vampire. Et il est là dehors, à l'affut. »
La bombe était lancée. Billy se racla la gorge.
Je regardais les deux hommes tour à tour et tout ce qui me venait c'était « ...? »
« Heu... je ne me sens pas très bien et je suis fatiguée, j'aurais besoin de me reposer. » Dis-je.
Je savais bien que ce n'était pas la réponse qu'ils attendaient, mais que répondre à ça ?
Ils se regardèrent inquiets et sortirent de la chambre.
Je n'en revenais pas de ce que je venais d'entendre. Après le psychopathe aux yeux vermillons et les loups géants, j'avais le droit à des fous. Quelle veine !
Je me levais du lit et ouvrait l'armoire d'une des sœurs de Jacob. Il ne restait pas grand-chose. Je trouvais néanmoins un bas de survêtement et un vieux sweat-shirt. Je regardais par la fenêtre, les bois n'étaient qu'à quelques mètres et le soleil aller bientôt décliné. C'était décidé, je quitterais cet endroit de fous ce soir. Ça n'est pas que j'avais envie de retourner dans ces bois effrayants, mais il était hors de question que je ne m'éternise ici.
J'enfilais les habits trouvés dans l'armoire et me glissais sous les draps. Je fis semblant de dormir quand on entra dans la chambre.
Dès que la nuit fut tombée, je me faufilais hors du lit. J'ouvris la fenêtre délicatement et me figeais quand elle grinça, rompant le silence. Je l'ouvris entièrement et enjambais le rebord de la fenêtre, me retrouvant dehors.
Je regardais les fenêtres, aucune lumière. Je m'élançais alors vers les bois aussi vite que mes jambes pouvaient aller car, elles étaient encore douloureuses et engourdies. J'atteignis les premiers arbres en quelques enjambées. Je regardais derrière moi, pour être sure que personne ne m'avait vu. Bon ! Aucun signe de vie.
Je repris ma course en prenant garde de ne pas trébucher cette fois. Il faisait froid mais qu'importe, je devais m'éloigner d'ici le plus vite possible.
Je sautais par-dessus une grosse branche tombée au sol quand je percutais violemment ce qui me sembla être un mur. Je m'effondrais en arrière dans un hoquet de douleur. J'avais terriblement envie de vomir après le coup que je venais de prendre, mais vu que je n'avais rien dans l'estomac, je ne crachais que de la bile. Je me levais et me retrouvais face à Jacob (c'était donc lui le « mur »), qui me regardait le visage fermé et les bras croisés. Il était encore torse nu, mais bon sang, il voulait attraper la mort où quoi ?
Il avait l'air en colère et je risquais un sourire, ce qui ne le dérida pas.
Une ombre immense se dessina derrière Jacob. Je reculais de quelques pas, effrayé. Jacob lui ne cilla pas.
« Ja-jacob... il y a un énorme loup juste derrière toi.... »
