Il avait tout gâché. Il le savait.
Les blessures qu'il avait provoqué ne pourraient jamais guérir…
Il n'aurait jamais dut lui en parler. Il n'aurait jamais dut lui prêter ce livre…
Elle qui avait toujours été si doué pour calmer les tentions.
Il savait qu'elle ne saurait pas arranger les choses. Pas alors qu'elle se sentait responsable de l'éclat qu'il y avait eut dans la cuisine familiale ce soir là…
Il vit une larme solitaire couler le long de la peau tendre de la joue de la jeune fille. Il résista de justesse à la tentation de l'essuyer.
C'était le pris qu'il avait à payer pour lui avoir fait ces confidence. Pour lui avoir tout raconter à propos de ses parents. Et pour avoir involontairement provoqué le drame auquel il venait d'assister…
Ils frissonnèrent tout les deux lorsque son frère parla.
Il lui en voulut pour sa remarque. Il était presque sur que depuis quinze ans qu'elle était de ce monde, la jeune adolescente n'avait jamais laisser couler une seule larme.
Il aurait voulu le lui dire, mais il savait qu'il n'avait pas vraiment son mot à dire. Il avait été clairement dis durant la dispute qu'il avait été celui qui avait cafté sur l'identité des parents de la jeune fille. En somme il avait sa part de responsabilité dans la tournure des évènements de la soirée. Il ne servait à rien d'en rajouter.
Par ailleurs il avait cru entendre le bruit sourd mais remarquablement distinct des ténèbres dans la voix de son « potentiel » beau-frère…
Il pouvait reconnaitre le son des ténèbres dans n'importe quelle voix. Il s'était habitué à en entendre les échos dans celle, pourtant mélodieuse, de son père…
Soudain la panique l'étreint.
Si les ténèbres était perceptibles dans la voix du jeune homme, qu'allait-il advenir de cette famille ? Et si cette dispute avait été trop violente pour être pardonnée ? Ou oubliée ?
Non les mots n'étaient pas justes… Ils ne pourraient jamais oublier les parole de sa chère amie.
Et ils allaient surement mettre beaucoup, beaucoup de temps avant de lui pardonner…
« De NOUS pardonner », rectifiât-il dans sa tête. Il était responsable de ce qui s'était passé.
Il se maudit. Mais pourquoi diable avait-il fallut qu'il s'implique dans les règles de cette famille ?! Pourquoi avait-il fallut qu'il dévoile le secret ?
Et puis brusquement sa colère se retourna non vers lui mais vers le père de la jeune fille. Pourquoi, au nom de Merlin, avait-il caché une chose aussi primordiale, aussi importante, aussi… officielle ?
Il était de notoriété publique qu'une guerre (non Deux guerres) avaient eut lieu au siècle dernier.
Il était de notoriété publique que Harry Potter était le Héros de cette guerre !
Que sa femme, son beau-frère, sa belle-sœur et bien d'autres encore (la totalité de sa belle-famille ainsi que nombre de ses amis) avaient activement participés à la résistance dès la première heure !
Il était de notoriété publique que Harry Potter était le Survivant ! L'Élu ! Celui-qui-a-vaincu-celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom !
Il était l'homme ayant mit en déroute le pire mage noir qu'avait connu le XXème siècle !
Même la manière dont il s'en était débarrassé (un simple sortilège de désarmement… C'était désarment…) était connu de tout le monde dans le monde magique…
Pourquoi le cacher à ses enfants ? Pourquoi ne rien leur dire ?
Qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'une fois projetés dans le monde de Hogwarts ses enfants n'en entendraient jamais parler ?
Il croyait quoi ? Qu'ils n'avaient jamais remarqué les regards tantôt craintifs, tantôt admiratifs, tantôt intimidés des autres élèves à chaque fois que le nom des Potter était prononcé ou que les enfants Potter apparaissaient ?
Bon sang son père avait raison… Parole de Malefoy, Potter était complètement à côté de ses pompes !
